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ladite châtellenie , portant que Louis Rousseau , éc. , sgr de La Boissère, procureur de n. et h. h. et s. m. Jean Tudert, lui a fait les trois hommages que celui-ci lui doit.
B 57. — Parchemin.
1468 , 7 septembre. — Aveu rendu au sgr du Bois-Pouvreau par Jean Tudert , cons' du roi , président à Bourdeaux « sgr de La Barre-Pou vreau , pour son baillage dudit lieu, pour rhfttel de La Barre et T hébergement de La Goustancière.
B 58. — Papier.
Vers 1470. — » Sensuyvent les cens et rentes deuz à mondit (( seigneur à cause de sadite seigneurie de La Barre-Pouvreau, « à la fête de Saint-Hillaire et à la Saint-Jean-Baptiste , » avec un état des dîmes des laines , agneaux , gorets , veaux , vesles « poix , fèves et blé dues au même seigneur.
1A73, 6 octobre. — Mandement de Jacques de Beaumont, signé de lui, portant que n. et h. h. et s. m. Jean Tudart, cons' au parlement de Bourdeaulx , comme suffisamment fondé de pouvoir de Catherine de Champdenier , sa mère , lui a fait quatre hommages pour ce qu elle tient dans la seigneurie du Bois-Pouvreau ; deux hommages liges : l'un pour le baillage sis paroisses de Menigouste et de Coustières , l'autre pour l'hébergement de La Barre , qui fut Laurens Sappin , et deux plains , l'un pour l'hôtel de La Barre-Pouvreau , l'autre pourl'arbergement de La Coustancère.
B 60. — Parchemin.
1A73 , 2à octobre. — Procuration donnée par Catherine de Champdenier, veuve de n. et h. h. et s. m. Jean Tudert, licencié en droit civil et canon , cons' du roi et premier président au parlement de Bordeaux , à m. Jean Tudert le jeune ,
licencié en lois , cons' audit parlement , pour recevoir les fois et hommages dus à ladite demoiselle à cause de sa seigneurie de La Barre.
B 61. — 2 pièces , parchemin.
1&75, 8 août. — Mandement de Jean d'Estissac, signé de lui , donné à Bourdeaulx , et adressé à son sénéchal du Bois- Pouvreau, portant que m. Jean Tudert, cons' au parlement de Bourdeauk , lui a fait quatre hommages , deux liges et deux plains , au nom de Catherine de Champdenier , sa mère.
Yidimus de cette pièce , donné par Aymeri Bourbeau , greffier du Bois-Pouvreau , à la requête de Pierre Mestaier, procureur de Catherine de Champdenier.
B 62. — Papier.
1177. — Faits et articles mis devant le sénéchal du Bois- Pouvreau au sujet de l'opposition que faisaient les officiers de la châtellenie dudit lieu à la tenue d'assises au lieu de La Pasgerie, au nom de Catherine de Champdenier, qui expose qu'elle a audit lieu de La Pasgerie tout droit de haute , moyenne et basse justice, quoiqu'elle ne soit que moyenne et basse en son lieu de La Barre-Pouvreau ; qu'en 1477, le 8 mai, ses officiers s' étant rendus à La Pasgerie, en la maison des Tabars, y auraient dressé des bans et autres préparatoires , lesquels auraient été renversés par les officiers du Bois-Pouvreau qui par ces faits auraient mis obstacle à la tenue de l'assise.
B 63. — 4 pièces, papier.
1A79 , 5 et 6 avril. — Enquêtes faites dans un procès entre le sgr du Bois-Pouvreau et celui de La Barre, au sujet de plusieurs points contestés entre eux :
l"" Enquête faite pour madame de La Barre , ayant pris le gariment de Perrette Desnoubes , sur le point de savoir si le
— âô —
lieu de La Hûsonneuve, paroisse de Coustiëres, dépend de La Barre.
Mathurin Boicean , marchand , demeurant au Pa3rron , dit qu'il a connu Guillaume de Lorrière , décédé il y a huit ans en La Maison-neuve , et Perrette Des Nohes , sa veuve ; que ledit Guillaume tenait sa maison du lieu de La Barre à cens et rentes, d'argent, de blé et de poulaille, qu'il était dans son fief, pouvoir, justice et juridiction , et qu'il était destrei^able et contraint à moudre ses blés et grains au moulin de La Barre; qu'audit lieu de La Barre, ladite demoiselle a juridiction moyenne et basse , et l'exercice de celle-ci avec sénéchal , procureur , sergent et greffier ; qu'il a tq aux assises , bailler tutelles , condamner les hommes à tenir mesures, et connaître des autres causes. Pierre Gaubert, laboareor, âgé de 95 ans, dit que ledit feu de Lorrière arrenta de feu Jacquart, sgr de La Barre, le lieu oii est La Maisonneuve, qui lors était en bois et en friches , avec certains autres lieux conUgus, à la rente perpétuelle, de 50 sous, de 4 provenderées de ~ seigle , de 2 provenderées d'avoine et de 2 chapons ; qu'aussitât il construisit ladite maison oii il demeura jusqu'à sa mort, qu'il a tenu mesures à blé et à vin de La Barre, moulu ses grains an moulin dudit lieu , et que l'inventaire après décès fîit ûiit par le sergent net le procureur de La Barre ; qu'il y a 9 ans on y tint les assises de ladite seigneurie, et qu'Hélie Sacher, sénéchal d'iceUe, nomma les tuteurs des mineurs. André Delorrière, laboureur, frère de feu Guillaume , dit que le lieu où est La Maisonneuve était en bois et « transchis », qu'il mena sa belle-sœur à Saint-Maixent vers Hélie Sachier pour la faire déclarer tutrice de ses enfants , et qu'il a vu tenir l'assise par un homme de Nyort pour Jean Jacquart , par Pierre Roigne pour Guillaume Grany , et depuis par ledit Bâcher.
2"^ Enquête pour savoir si le gué de la VuoDe , qui est entre les terres de La Grimaudière et des Grands-Maisons, appartenant à Catherine de Ghampdenier , est un chemin public ou non.
Guillaume Guerry le jeune croit que les lieux contestés sont da
domaine de ladite demoiselle, dépendant de l* hôtel de La Grimaudière , qu'il les a vus presque toujours clos et renfermés, et que les charrettes n*y peuvent passer , par suite d'un roc ou tertre qui est par lesdits lieux. André Sarson dit qu'à côté dudit gué il y a d'autres chemins publics où Ton peut passer.
3* Enquête faite par Pierre Lauvergnat et par Pierre Prévoust^ licencié en lois, commissaires, pour savoir si LaFougerie dépend de La Barre ou du Bois-Pouvreau , madame de La Barre , prenant le gariment de mss. Jean Beauchamp , prêtre.
Guillaume Bonneau, demeurant à Pamproul, dit qu'il sait que r hôtel de La Fougerie , paroisse de Menigouste , sis près de La Boutinière , dépendait de la seigneurie de la terre du Bois-Pouvreau , et qu'il était tenu, il y a 20 ans, par Guillaume Amblart. Robine Dabre , de La Botinère , qui paie pour ce 5 deniers de cens à La Barre, y a vu aussi mss. Jean Martin, prêtre, payer un denier de cens , qu'après sa mort a continué de payer Pemelle Martine , sa sœur et héritière. Pierre Derevau déclare que le fermier de La Fougerie fut condamné à faire moudre au moulin de La Mousnerie , et que quand celui-ci prenait des bétes en leurs méfaits il les menait dans les prisons de La Barre.
A" Enquête faite pour savoir si trois vergers sis à La Pasgerie, relèvent de La Barre , Catherine de Champdenier prenant le gariment de Jean Le Suire.
Jean Mareschal , dit Fellé , maréchal , de La Pasgerie , déclare ne rien savoir. Guillaume Bouraget dit que les trois vergers sont tenus à devoir noble de La Barre : les deux que tient Berlant à 20 sous de cens , et celui tenu par Louis Le Suire à 6 deniers , mais il ne sait s'ils font partie des 118 sous déclarés par La Barre au Bois-Pouvreau.
6* Enquête au sujet d'une pièce de terre près L'Ayraudiëre, la dame de La Barre prenant le gariment de Pierre Mareschal contre le sgr du Bois-Pouvreau.
Mathurin Arragon dépose que L'Ayrandière est tenue de La Barre, et que lorsqu'il allait y payer ses cens, il voyait aussi payer 5 deniers de cens pour une pièce de terre sise près dudit lieu. Jean Mareschal, dit Lefellé, âgé de 90 ans, demeurant à La Pasgerie oti il est né fait la môme déclaration.
6* Enquête faite pour madame de La Barre , touchant les devoirs qui lui sont demandés pour trois mutations.
Jean Yaslon, clerc et praticien en cour laie, du bourg de Sanxay, déclare c qu'il a oy dire et tenir notoyrement en plusieurs « et diverses cours du pays de Poictou , lesquelles il a fréquenté , « que par la coustume en stile du pays de Poytou , devoirs d'omc maiges sont deuz par mutacion de lome on vassal , et les serc vices par la mutacion du seigneur , si autrement expressément c n'est dit par les fiefs anciens rendus par les vassaulx, et se c recorde avoir veu joyr et user plusieurs en la forme susdite , » et mémement avoir vu ladite d*'* de Ghampdenier faire hommage à m*"* des Fourges , 'de laquelle elle tient noblement et par hommage lige certains domaines à certains devoirs , à la mutation de feu Antoine Du Pelle , mari de ladite dame , et comme dans ledit . hommage , il est contenu que le devoir était dû à muance d'homme seulement , ladite demoiselle qui faisait hommage pour cette mutation demeura quitte dudit devoir. Guillaume Motheau , clerc et praticien en cour laie , dit que par Tusance du pays de Poitou , devoirs d'hommages sont dus par la mutation d'homme ou vassal, et les services par mutation du seigneur , s'il n'est autrement expressément exprimé par les fiefs, et il n'est dû aucun devoir pour la mutation du seigneur, si ce n'est dit expressément. Macé Rousseau, marchand , dit que cet usage est notoire.
T Enquête pour madame de La Barre , touchant les droits de mesures et de tutelles qu elle possède à La Pasgerie.
liiathurin Goustereau, laboureur, dit qu'il sait que la maison de Jean et Pierre Gonstantin , dits Tabars , assise au bourg de La Pasgerie , tenant au chemin de la chapelle de La Pasgerie au pont Péager , d'autre au pré des Tabars et d'autre à la vieille maison
— sodés Tabars, est du ûef et juridiction de La Barre-Pouvreau , car il y a 30 ans, il vit feu Guillaume Grany faire tenir en ladite maison rassise de La Barre , et assister à son expédition ; il y a 1 6 ans , il la vit aussi tenir pour Jean Tudart ; les seigneurs de La Barre ont justice et juridiction moyenne et basse , ils y connaissent des actions réelles et personnelles , y baillent tutelles , baillent et taillent mesures À blé et à vin ; il y a deux ans , ladite demoiselle voulut faire tenir son assise audit lieu, et pour ce fit dresser tables et bancs , mais Jean Ghaigne, procureur du Bois-Pou vreau y vint avec quatre sergents en sa compagnie , lesquels firent tomber et mirent par terre les tables et bancs , et empochèrent que T assise ne fut tenue en ladite maison. Plusieurs potiers qui demeurent à La Garinère et à La Pagerie , déposent qu'ils ont vu l'assise de La Barre se tenir 15 ou 16 fois en ladite maison; Tun d'eux qui est sergent de La Barre dit qu'il a taillé des mesures aux habitants de ladite maison , et qu'il y a mis plusieurs fois des bêtes en prison pour méfaits commis sur les terres de La Barre. Mathurin Boiceau , clerc et marchand , dépose que Jean Ghaigne dit à Jean Maynier qu'il ne tiendrait pas l'assise dans ce lieu , et que ledit Ghaigne et Simonet , prévôt du Bois-Pouvreau lui jetèrent sur les jambes la table dressée pour expédier l'assise.
8° Enquête faite au sujet du péage prétendu par la dame de La Barre.
Golas Bourreau, laboureur, demeurant à La Bourrelière, dit qu'il y a 30 ans Guillaume Grany prétendait avoir droit des marchands passants avec leur marchandise par le grand gué de La Barre ; quant à lui il passa plusieurs fois par ledit gué avec des vaisseaux à mettre vin pour aller à Saint-Maixent , sans qu'on lui demandât aucun péage , parce qu'il était fort domestique et familier dudit Grany qui ne lui demandait aucun péage , bien qu'il ait ouï dire que les autres qui passaient payaient le droit; il y a 25 ans ayant mené un tonneau de Yaulifer à Saint-Maixent , il passa par le grand gué , et le sieur Etienne Texier pour lequel il le menait lui dit qu'il s'était abonné pour ledit péage ; enfin il ajoute qu'entre le grand gué de La Barre et un petit gué qui est près « le gardouer » dudit lieu , il y avait alors une billette ou enseigne faisant démon-
trance qu'audit lieu il y avait un péage , et qu'il & ouï dire i se: ayeul que les seigneurs de La Barre possédaient ce <lroît entre k Grands-Maisons et La Barre. Un autre témoin dédajie qa^Hyt 4 ou 5 ans , pour se rendre du lieu de Faugeré en la chÂtellec::; de Saint-Maixent où il demeurait , à La Béromière en ht cbàiellenie de Lezegnan , il lui convint de faire passer ses biens et ko ménage par la péagerie de La Barre qui est au grand gué^ et:, envoya son gendre vers Jean Beauchamp, receveur de La Barre. auquel il paya 7 sous 6 deniers ; il ajoute en outre que c'est i a connaissance le seul lieu où il sache que ladite demoiselle ait fût mettre et dresser une bille tte dans son héritage. Mathnrin Arra^ 1 dit que les marchandises qui avaient payé le péage au lieu de La J Barre ne le payaient ni au Bois-Pouvreau, ni aux autres péageries dudit lieu , comme La Pasgerie et Menigoute , et réciproquemeot ceux qui avaient payé auxdits lieux ne devaient rien à La Barre ; « il a ouï dire et tenir notoire en la compté de Poitou , que quant « aucun marchant ou aultre' passe ses danrées et marchandises par « aucune péagerie , il est amendable d'amende de 60 sous envers « les seigneurs de ladite péagerie , sauf sur ce la modération dn « juge , et que pour avoir paiement dudit péage et amende , il ne « peut saisir et arrêter sa dite marchandise; » il ne sait si les sgrs de La Barre ont droit de lever péage ailleurs qu'au grand gué, bien qu'il ait ouï dire que leur domaine s'étend depuis le péré de La Maynardère jusqu'à La Barre. Etienne Arragon dit que pour le paiement de l'amende on peut saisir les denrées et marchandises jusqu'à la valeur de 60 sous. Jean Plainasne dépose que plusieurs fois ceux qui passaient par ledit gué menant du bois et des vaisseaux à mettre vin de Benassay à Saint-Maixent lui donnaient le prix du péage pour porter à La Barre ; il a \ii aussi payer les droits par plusieurs marchands du Limousin , et a ouï dire que quand ils avaient payé là on ne leur demandait plus hen ailleurs. Guillaume Pétraud d|t que Guillaume Grany avait droit de péage sur les passants et repassants par le grand gué de La Barre et autres gués depuis ledit hôtel jusqu'au péré de La Maynardère; un jour il vit passer trois marchands auvergnats avec leurs marchandises sur des chevaux, vers lesquels ledit Grany envoya un de ses serviteurs qui les trouva au gué de Yeillechèze
et les contraignit de payer le péage , et le même serviteur aurait
aussi trouvé un autre marchant au coin du bois traversant en Ten-
droit dudit hôtel de La Barre ; il vit aussi payer le péage par une
charretée de planchons , et ajoute que le sgr de La Barre avait le
droit de suivre ceux qui passaient par la péagerie jusqu^â la mala-
derie de La Pagerie, de les contraindre, et de les mettre en amende
jasqu'à 60 sous. Etienne Bar, laboureur, dit avoir plusieurs fois
mené du bois quarré de Thôtel des Rivaux à Saint-Maixent pour
le vendre et qu'il passait par le grand gué ; il a ouï dire que les
officiers de La Barre-Pouvreau pouvaient saisir les marchandises
oultre passées , jusqu*à la valeur de leur péage , et que pour n'avoir
pas payé ledit péage les marchands sont amendables de 60 sous ,
laquelle amende appartient au sgr du Bois-Pouvreau , et le péage à
celui de La Barre.
O"" Enquête faite pour madame de La Barre, touchant les Constantin , Tabard et autres de La Pasgerie.
Tiphaine Gontaude , femme de Pierre Saborin , marchand ,' dit que son mari a loué lesdits lieux des héritiers de Pierre Tabart et de Jean Constantin, et qu'ils sont tenus de La Barre, chacun à 1 denier de cens ; qu'elle y tient mesures à blé et à vin dudit lieu , et elle y a vu tenir l'assise sauf il y a deux ans que la table fut renversée. Pierre Rouil, dit Guibert, âgé de 95 ans, y a vu tenir l'assise par Geoffroy Bonnin , sénéchal , pour un nommé Dacgard ; il dit aussi qu'il était dû à La Barre , un denier de cens pour la grange murée aujourd'hui en verger.
B 64. — Papier.
1479. — Objets et reproches de douze témoins, causes, faits et raisons donnés par Catherine de Champdenier dans son procès avec le procureur-général de la seigneurie de Bois- Pouvreau.
Elle dit : qu'elle est dame de la terre et seigneurie de La Barre- Pouvreau avec ses appartenances et dépendances , sise en la châtellenie du Bois-Pouvreau, et tenue à foi et hommage lige de
celle-ci en partie; qu'à cause de cette seigneurie elle a plusieurs hommes et sujets qui tiennent plusieurs héritages et domaines « es « fins et mèthes dMcelle seigneurie, a les uns à foi et hommage. et les autres à cens , rentes et autres devoirs , et sur ses hommes ei sujets elle a tout droit de justice et juridiction haute , moyenne et hasse , avec les droits qui en peuvent dépendre , fors de la corde qui est remise et renvoyée au sgr du Bois-Pouvreau et à ses officiers quand le cas y advient; que pour exercer sa justice elle a sénéchal, procureur, greffier, sergents et autres officiers par lesquels elle a coutume de faire tenir assises et exercer sa juridiction selon sa nature et qualité ; que pour lui faire perdre ses droits le procureur du Bois-Pouvreau lui a intenté plusieurs procès , les uns au sujet de sa justice, les autres à cause des cens, rentes et devoirs qui lui sont dus. Dans Tenquôte qui a été faite à ce sujet elle reproche Jean Rety , comme serviteur d'Huguet Peign , receveur et prévôt du Bois-Pouvreau, ei « par ce qu'il est tout notoire qu'il « est homme de poiivre et meschante vie , et de deshonnôte con- « versation, renommé larron et robeur d'estangs et de rivières, « et que jà soit ce qu'il soit homme marié , toutes voies il ne vyt c et ne s'entretient avecques sa femme, mais avecques autres c femmes dissolues de paillarde vie et deshonneste. s Elle récuse les sergents et autres hommes dépendants du Bois-Pouvreau , or car a ils sont tenus d'y obéir. » Quant à Vincent Simonnet , outre qu'il est péager du Bois-Pouvreau, elle dit « qu'il est personne infâme , c qu'il est vrai qu'en justice et par devant juge compétent il a été « autrefois accusé de crime public, c'est assavoir d'avoir forcé une a fille nommée Guillonne Ghaignelle , et dudit cas a esté actaint et a convaincu , et pugny publicquement. j» Jean Dupuys , dit Vaslet, c avoit autrefifoys commis homicide on village de Ck)U8c tëres , d'ung homme incogneu, dont il n'a eu aucune rémission , c et est toUéré demeurer en ladite seigneurie du Bois-Pouvreau , a sans en faire pugnicion, pour le service qu'il fait au procureur « de lui obéir en tous ses affères. 9 Quant à Jean Dupuys, dit Toppin , sergent du Bois-Pouvreau , il est récusé pour ce fait , et aussi c parce que par la commune renommée il est mal famé et c vyt en paillardise et ruffianérie , et a esté bruyt qu'il engroissa « autrefibis une sienne sœur, qui est chose de grande deshon-
c nesteté et digne de grande pugnition . » Olivier Morin a été déclaré parjure en la cour du Bois-Pouvreau , il est homme de mauvaise et déshonnôte vie et est renommé d'avoir commis le même crime que Jean Dupuys.
B 65. — Papier.
1479, — Inventaire des pièces mises par Catherine de Champdenier devant Jean Prévost , licencié en lois , sénéchal du Bois-Pouvreau , à rencontre du procureur dudit lieu, touchant le péage de La Barre-Pouvreau qu'elle prétend lui appartenir à cause de sa seigneurie , les cens et rentes des maisons des Tabars à La Pasgerie, le droit d*y nommer tuteurs , le village de La Maisonneufve qu'elle dit être de son fief, l'hébergement aux Frugiers et celui aux Boucaux, qui sont tenus d'elle à hommage plain , et enfin l'assise de La Pasgerie et l'hommage de La Brouinière au sujet desquels elle reproduit ses doléances.
Sa production se compose de Taveu rendu à mgr de Graon , sgr du Bois-Pouvreau , par Guillaume Pouvreau , valet , le 9 octobre 1369; un hommage de Simon Ghasteigner, sgr de La Barre au sgr de La Trémouille ; un féage ou aveu rendu par Jean Tudert le 7 septembre 1478, et enQn un appointement entre le même et Guyon de Puigirault, mari de Marguerite d'Hercourt, par lequel il lui est reconnu la jouissance du péage de La Barre, du 17 octobre 1463.
Extrait du registre des assises de La Barre-Pouvreau , indiquant les jours et lieux où Tassise s'est tenue de 1AA3 à 1A57.
En 1443, rassise est tenue à La Pasgerie sous le ballet et treille de derrière la maison de Jean Gonstantin dit Tabart, assise devant la chapelle , par Jean Yndré , sénéchal , et un autre jour dans le verger et préau de Jean d'Oyron , derrière sa maison , près de La GhapcUe, puis devant le moulin de L*Ayraudère, sur la Yousne au-dessus du pont Peager et au-dessous du village de La Pasgerie , et au soir en la grande maison neuve de Tabart ; à partir
du 29 mars 1446, Passise est tenue pour Guiliamne dany, k et pour Marguerite Gaschère , sa femme , par Pierre RoîgiK k jeune, sénéchal ^ et par Guillaume Sicart et Mathiix-in AnZfrineas, ses lieutenants-généraux; en 1457, Pierre Sachier est séDéchil et en 1461 , c'est Hélie Sachier, bachelier en lois.
B 66. — Parchemin.
1482, 18 novembre. — Mandement de Bertrand , sgr àîstissac , fils atné de feu n. et p. Jean , sgr d'Estissac et du Boîs- Pouvreau , portant que m. Léon Tudert , procureur de n. dme Catherine de Ghampdenier, sa mère, est venu lui faire les quatre hommages, deux liges et deux plains, qu'elle doit à soq très-cher cousin Jean de Caumont, éc, vicomte de Montbabus et sgr de Lauzun, comme tuteur de n. et p. Geoffroy d'Estissac, son frère , sgr du Bois-Pouvreau.
B 67. — Parchemin.
1&92, 1 juillet. — Notification faite au sénéchal du Bois- Pouvreau par Mathurin Jamet , sergent dudit lieu , de ce qu'en présence d'h. h. m. Joachim Tudert^ fils de Catherine de Champdenier et de feu Jean Tudert, aux lieu et grant gué de La Barre- Pouvreau , au gué du « payré )> de La Maynardëre , et au gué audessous La Grimaudère , tous les dits gués étant en la rivière de la Vousne, « il a affiché en terre une perche de boys, en (( laquelle il a mis une billette de boys pour signe et enseigne (( que illecques on palast à ladite demoiselle le péage des mar- « chandises subgètes à paier péage par ceulx qui les passece raient par lesdits gués, » en vertu d'une sentence des grandes assises du Bois-Pouvreau.
B 68.— Papier.
1515 , 28 décembre. — Reconnaissance donnée par Geoffroy d'Estissac, abbé de Cadouyn et de N.-D. de Celles, sgr de GouUonges-les-Réaulx et du Boyspouvreau , et signée de lui, portant que Nicoles Claveurier , élu en Poitou et sgr de La Barre-
Pouvreau à cause de Radegonde Tudert, sa femme, a voulu lui faire l'hommage lige et plain qu'il devait à la seigneurie du Bois-Pouvreau à cause de ladite terre de La Barre.
B 69.— Parchemifa.
1515-1516, 6 mars. — Mandement de Geoffroy d'Estissac, signé de lui , et portant que n. h. Nicoles Claveurier , élu en Poitou, est venu lui faire les quatre hommages qu'il lui doit à cause de la seigneurie de La Barre-Pouvreau.
B 70. — Parchemin, et copie en papier du 24 avril 1532.
1516, 12 juillet. — Aveu rendu au sgr du Boys-Pouvreau par Nicoles Claveurier , sgr de La Barre-Pouvreau.
Différences présentées par cet acte avec celui de 1369 (B 44} indiquées par paragraphes :
1® Les noms de personnes qui ont servi à établir les confrontations de lieux , ou qui les désignent spécialement comme en étant les propriétaires sont conservés mais précédés des mots : feu ou qui furent , ainsi , pasturaux qui furent Guillemot de Chamblay, la teiTe de feu mss. Jean Martin.
2® La dime des Gauteras est ainsi modifiée : la dîme des agneaux, veaux, gorreaux, laines a et laufects » chez les Plénasnes , les Guérins , à La Gautellerie , chez RenuncioUe , etc.; le moulin de Trey n^est pas dénommé , à la place on indique les deux moulins de La Mousnerie; après la mention des moulins ajouter ce qui est relatif à la justice (v. B 46).
3® Après sur les choses qu'il tient assises aux Places , aj.outer : les teneurs de La Bourrelière tiennent de lui à cens et devoirs de blé et argent, 15 provenderées de terre, qui sont Particle n. de Paveu de 1369, sur lesquelles il dit avoir à son domaine la dîme de toutes choses accoutumées à dimer; plus 12 deniers de rente dus par Aymeri Ghaillot à la mi-août sur une pièce de terre près du vivier de La Barre.
a. La Berroumère, tenue par Jacques Ghevalier, éc, sgr de La Goindardière ; lieux dits: Laubier, le grand Ghaigne, un pré
en « la ligence » dessus dite, le pré à Ouchiron ; Fautre hébergement est froust.
b. La Roche, tenue par Y von Du Fou, chev., sgr du Vigean.
e. La Vignonnère , tenue par Noël Bouher , abbé des Ghastellers. d. 0. La Curée, que soûlait tenir Clément Rousseau.
f. La Mimande, tenue avec La Gamerie par Charles de Lestangc, Bgr de Ry.
g. La Tesserie et La Brouynère , que soûlait tenir Aymerî de Longes.
h. Les terres que soûlait tenir Guillaume Pastureau.
i. La Pasgerie , tenue par Jean Mareschault , dit de Fellé.
j. La Pasgerie, tenue par mss. Etienne de Ghampallais, chev., comme tuteur de Nau Rousseau, éc, à 5 sous de devoir de mortemain ; au lieu de au genest fehue Lore , on lit : et ou genoist fontloye.
k. L'Ayraudière , tenue par Pierre Arragon.
/. Les terres de Menigouste que soûlait tenir Guyon Gouxjault.
m. Les six borderies tenues par Yvon Du Fou, chev., sgr du Vigean.
n. Les 15 provenderées sont réunies à l'article 3*.