L. 3. — Principauté d'Orange. — Vaucluse
1082 1328 — 16 octobre.
Compromis passé par les arbitres de Guide de Remoles, chanoine d'Arles, prieur de Saint-Vincens de Canois, et de Raymond de Baux m, d'Orange, seigneur de Courtheson, en qualité de mari de Constance de Montolieu, et de Jacques de Montolieu, curateur de Marguerite, sœur de Constance, à propos du dizain exigé par le prieur sur le revenu des terres des dames de Montolieu, situées dans le territoire de Canois et sous la mouvance de son prieuré. Les arbitres déclarent que les propriétaires terriers payeront seulement le vingtième de tous les fruits et revenus. — Acte à Arles, Chartrier des Chapelles, ch. 311. — B.-clu-R.
1083 1329 — 12 janvier.
Lettre des conseillers de Florence reprochant à Bertrand de Baux de Bavre (Beltrarno7iu?n de Baucio) de parcourir certaines parties de la province pour vaincre plus promptement les ennemis de l'Église et du Roi avec l'armée qui lui a été confiée par les Florentins, malgré la recommandation de s'arrêter jusqu'à nouvel ordre et de se borner à défendre la frontière. Dans le cas où l'ennemi
menacerait d'avancer contre Florence ou ses alliés, on le laisse libre d'agir comme il le jugera à propos. — Donné à Florence.
Reg. litt. H. f" 3. Arch. de Florence. — Documents sur la cam-j pagne de Louis de Bavière en Italie, puhliC'S par M. Jules Ficker.| un vol. in-S", p. 175. — luspiiick, 18(J5.
Les conseillers de Florence écrivent aux douze de San-Minialo que les Pisans et leurs autres ennemis ont connu l'expédition projetée la veille par Bertrand de Baux de Berre, commandant l'armée florentine et leurs propres soldats, et qu'il aurait trouvé le territoire de Pise occupé par les Bavarois, si ces derniers avaient été payés de leurs gages. Les Pisans se tenant sur leurs gardes, les ofiiciers de San Miniato devront montrer cette lettre à Bertrand de Baux et prévenir tous les chefs de l'armée, que le conseil vient d'écrire à Bertranc> de s'abstenir pour le moment de toute expédition. — Doiiné à Florence.
Reg. litt. H. f" 17. Arch. de Florence. — Documents sur la campagne de Louis de Bavière en Italie, publiés par M. Jules FIcker. un vol. ia-8°, p. 117. — Inspruck, 1865.
1085 1329 — 3 mai.
Lettre du roi Robert prévenant le notaire Ricard de Altavilla du payement d'un mois de gage fait au chevalier Bertrand de Baux de Berre, capitaine général pour le Roi en Toscane, suivi de 400 cavaliers, y compris sa personne, avec ordre de payer un nouveau mois de solde, et plus si cela était nécessaire pour éteindre toute dette due aux soldats. Sitôt lettre reçue, il se transportera à Florence, où réside cette troupe, et prendra chez les banquiers ayant des correspondants à Naples958 onces d'or, en florins du même métal, et 12 tarins, dont chaque once d'or vaut 60 carlins d'argent, et distribuera cette solde d'un mois après avoir visité le nombre de chevaux et les armes des cavaliers. — Donné à Naples.
Reg. ang. n" 27G, f° 91. G. arch. do Naples. — Documents sur la campagne de Louis de Bavière en Italie, publics par Jules Ficker. un vol. in-8% p. Vil. —Inspruck, 18(55,
1086 1329 — 24 juin.
Lettre des conseillers de la commune de Florence au roi Robert pour le prévenir de leur intention de détruire sans délai les moissons des Pisans et leur faire subir les plus grandes pertes, que
l'ordre en a été donné à Bertrand de Baux de Berre et a déjà reçu un commencement d'exécution pour le plus grand avantage du Roi et de leur ville. Les conseillers prient le Roi de ne pas éloigner les navires qui sont devant le port de Pise, et d'écrire à Bertrand de Baux de se mettre aux ordres de la commune, et d'agir suivant les circonstances et les ordres qui lui seront transmis. — Donné à Florence.
Reg. litt. IL f" 64. Arch. de Florence. — Documents sur la campagne de Louis de Bavière en Italie, publiés \)a.v M. Jules Ficker, un vol. in-8\ p. 137. — Inspruck, 1865.
1087 1329 — 28 juin.
Les magistrats de Florence écrivent à Bertrand de Baux de Berre, que le conseil de la ville, confiant en sa sagesse et expérience, lui ordonne d'attaquer vigoureusement et avec prudence les Pisans, et de leur faire le plus de mal qu'il pourra sajis trop de danger pour ses troupes. — Donné à Florence.
Reg. litt. IL f" 66. Arch. de Florence. — Documents sur la campagne de Louis de Bavière en Italie, publiés par M. Jules Ficker. un vol. in-8% p. 138. — Inspruck, 1865.
1088 1330 — 29 mars.
Guignes VIII, dauphin viennois, voulant reconnaître les service rendus à lui et à ses prédécesseurs par Raymond de Baux, seigneur de Suze, lui donne à viager les possessions de feu Guillaume de Péan, dans les châteaux de Rochegude, d'Albamunet et Saint- André. Raymond, après avoir reçu l'investiture, prête hommage et serment de fidélité au prince. — Acte dans le château de Visan, en présence de Raymond de Baux IV, prince d'Orange, et d'Agout de Baux d'Avellin.
Reg. B. 2612, IL Pilât, n% f 273. —Isère.
1089 1331-22 mars.
Noble Marguerite de Baux , femme de Bertrand de Baux, d'Orange, coseigneur de Courtheson, donne procuration au chevalier Pierre Martin, pour vendre tout ce qu'elle possède à Avignon en propriétés, cens et services. — Acte à Avignon. CÎK du Tlior. — Vaucluse.
Hommage-lige et serment de fidélité prêtés par Raymond de Baux de Puyricard, prévôt de Glandève, à Philippe de Sanguinet,
sénéchal de Provence, procureur des princesses Jeanne et Marie, petites filles du roi Robert, pour tout ce que son église possède sous la suzeraineté du roi de Sicile ; sauf et réservé les donations, cessions, libertés et privilèges concédés à cette église. — Acte ^ Aix dans le palais du roi.
(imnd l'oulcau d'hommages, ir 4S8. — B.-du-R.
1091 1331 — juin-juilleL
Dans une enquête faite, en 1331, sur les biens et droits de la Cour royale dans l'ile de Saint-Geniès, on rappelle un acte par lequel tout seigneur de Berre est tenu de donner annuellement au Roi 50 livres de royaux coronats à prendre sur les revenus du port de Saint-Gcniès, parce que Hugues de Baux, seigneur de Berre (1)» k l'époque où Raymond-Bérenger était Comte de Provence, détruisit un sien château appelé Pavie, et construisit Marignane; et parce qu'il est d'usage en Provence que nul baron ne puisse construire un château sans l'autorisation du Comte, il fut convenu que Hugues et ses successeurs payeraient à l'avenir cette somme à Raymond-Bérenger et à ses descendants, comtes de Provence.
Il est dit aussi que Guillaume de Baux II, seigneur de Berre (f 212, v°), doit donner annuellement à la Cour 50 livres royaux, à cause des pêcheries ou bourdigues.
Reg. B. 1109, f 179 v». — Arc/i. des B.-du-R.
(1) Ei'iTiir ilii copiste; il no pont êtro question ici que de Hugues de Baux, fils de Pons le jeune, mais les princes Catalans n'étaient point alors comtes de Provence.
1092 1331 — 4 septembre.
Lettre du roi Robert, accordant à Raymond de Baux de Courtheson, capitaine général et justicier de la principauté ultérieure, s'il est obligé, pour rendre la justice, de parcourir la province, lo pouvoir de l'exercer môme sur les terres de la Reine, pourvu qu'il n'abuse pas de son pouvoir. — Donné à Naples. Rcg. ang. 28G, l" 131. — G. arch. de Naples.
1093 1331 — 20 novembre.
Lettre du roi Robert ordonnant do rendre justice à Altegrinia de Luco, veuve de Barrai de Baux d'Avellin, qui se prétend léser dans ses intérêts, à cause de l'échange fait par son mari du château de Loreto, situé dans le ressort judiciaire des Abruzzes, sur lequel est assigné son douaire, pour certaines parties du château
de Gicinalis, cédées par Berard d'Aquino, et dont les revenus furent affectés pour sa pension dotale. Altegrinia déclare que son fils aîné Jacques, héritier de son père, ne peut lui payer intégralement sa pension de 80 onces d'or avec les revenus d'un château qui n'en produit que vingt. — Acte à Naples. Reg-. ang. 28G, [■> 35. — G. arch, de Naples.
Bertrand de Baux de Berre, dac d' And rie, reçoit une procuration de Marguerite d'Aulnay, son épouse, et la présente à Benoît Ruffo, juge de la ville d'Aversa.
Reg. ang. 1332-33, (p. m.). — G. arch. de Naples.
Hugues de Baux, comte d'Avellin, fils de feu Raymond de Baux I, reçoit du Roi la dispense du service féodal en Italie. (Mention d'acte.)
Reg. 1332-3 (p. m,). — G. arch. de Naples.
109G 1332—11 février.
Confirmation par le roi Robert de l'assignation faite par Raymond de Baux, son chambellan, du douaire de Marguerite d'Aquino, son épouse, sur le château de Soletto et sur plusieurs parties de celui de Castrignano, dans le diocèse d'Otrante, qu'il tient en fief au nom du Roi et sous l'obligation du service militaire. — Acte à Naples.
Reg. ang. 286, [" 51. — G. arch. de Naples.
1097 1332 — 2 mars.
Philippe, prince de Tarente, ne pouvant se rendre auprès du roi Robert, son frère, pour cause de maladie, donne procuration devant témoins à Bertrand de Baux, comte de Montescaglioso et d'Andrie, son parent, à l'effet de déclarer au Roi qu'il reconnaît les princesses Jeanne et Marie, filles du feu Duc de Calabre, son neveu, pour ses héritières directes, et leur prête hommagelige et serment de fidélité et de vasselage. — Acte à Pouzzoles.
I<. B. 483. — B.-du-R.
lO'JS 1332 - G mars.
Confirmalion par le roi Robert de la nomination faite pour deux mois, par Raymond de Baux, son capitaine général et justicier de la principauté ultérieure, de la charge delieutenaut de juge à Auge Traza d'Escalis, avec ordre de juger certains hommes détenus en prison. — Acte à Naples.
Reg. ang. 280, f" 176. — G. arch. de Naples.
1099 1332 — 17 mars.
Hugues de Baux, seigneur de Trébillane, et Jean Durand, drapier d'Aix, procureur de noble Blacas de Beaudinard, coseigneur du plan d'Aups, gendre du dit Hugues, présentent au juge d'Aix une lettre de Philippe de Sanguinet, sénéchal de Provence, adressée aux péagers de Meyrargues pour les prévenir que Blacas l'a supplié de faire régler la valeur actuelle des livres de royaux coronats donnés en dot à sa femme Huguette de Baux, alias Bauceta, ei montrent au juge un acte du 2G janvier 1250, constatant que Bertrand de Baux I, seigneur de Puyricard et de Meyrargues, donna à son frère Gilbert de Baux, père du dit Hugues, plusieurs biens et droits, et spécialement 100 livres de royaux coronats sur le péage de Meyrargues, plus la troisième partie du dit péage
Le dernier mars 1332, le juge déclare que les 100 livres de royaux coronats de 1250 ne valent aujourd'hui que 85 livres et 5 sous de la nouvelle monnaie de coronats. — Acte à Aix.