‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de Baux, accompagné ... cinq tableaux généalogiques ... relatif à la branche des Baux d'ArboreéChapitre 150 sur 243 · Acte à Istres dans la maison de la Claverie où se tient la Cour · texte numérisé non relu

Acte à Istres dans la maison de la Claverie où se tient la Cour

Cliai-tes de Montma;joar. — Miramas, cli. 31. — B.-du-R.

1174 1339 — 27 novembre.

Lettre de Marie de Baux, daupliine du Viennois, cumlesse d'Andrie, et d'Henri de Villars, évêque de Valence, régents du Dauphiné, ordonnant aux baillis et juges de la Tour du Pin et de

Valbonne d'envoyer les nobles et quatre roturiers par paroisse à Crémieu pour traiter avec Tévôcfue de certaines affaires. — Acte à Beauvoir.

Hist. du Dauphinc, t. 2, p. 388. — Valbonuais.

1175 1339 — 28 novembre.

Transaction entre Guillaume de Baux I, seigneur de Sérignan, Camaret et Travaillans, d'une part, et la communauté de Sérignan, par laquelle la dite communauté cède à son seigneur les droits qu'elle pourrait avoir au Rameyron, avec réserve d'une partie des pâturages, à la condition que le seigneur fera construire divers ponts pour la facilité du passage des habitants et de leurs troupeaux. Guillaume déclare abandonner, moyennant une pension de cent sous, la poule de fouage que chaque vassal roturier payait annuellement, les 20 saumées de blé que chaque habitant donnait en temps de guerre, et le lit complet que la communauté était tenue de lui fournir le premier jour de carême. Si les nobles de Sérignan s'opposaient à l'exécution de ce contrat, Guillaume de Baux s'engage à défendre les contractants. — Acte dans le château de Sérignan.

Mss. des titres de Sérignan, f" 104. — Biblioth. de Marseille.

Raymond de Baux de Courtheson, maréchal de Sicile, tient en garde le château de Lucera en Capitanate. (Mention d'acte). Reg. ang. 1340. — G. arcli. de Naples.

Acte constatant que le douaire de Catherine fdle d'Amiel de Baux de Courtheson, épouse de Guillaume Scott, est assigné sur le château de San-Martino, près d'Avellino. Les nobles comtes d'Ariano, deBencvento, d'Apice et de Satriano figurent parmi les témoins, qui font une croix parce qu'ils ne savent écrire.

Reg. ang. 1340, A. (manque la feuille où se trouve cet acte). — fJ. arch. de Naples

117B 1340 — 7 janvier.

Agout de Baux d'Avellin, chevalier, seigneur de Branles et Plaisians, déclare qu'étant redevable à la libéralité de Jean I,

roi de France, d'une pension viagère de 400 livres tournois, à prendre tous les ans sur son trésor à Paris, il se reconnaît vassal du Roi actuel et fait hommage-lige et serment de tid élite à Philipe VI, à son fils Jean, duc de Normandie, et à leurs successeurs les Rois de France; il jure de le servir fidèlement dans les guerres qu'il a actuellement, ou qu'il aura contre l'Angleterre, à l'exception de celles qu'il pourrait avoir, contre l'église et le Dauphin viennois dont il était le vassal avant la susdite pension. — Acte à Paris.

Carton J. G24. — Hommages, ch. 29. — Arc/i. nation.

1179 1340 — 22 janvier.

Sibylle de Baux, comtesse des Valentinois et Diois, veuve d'Aymar de Poitiers V, déclare renoncer en faveur de son fils Louis, comte du Valentinois, à l'assignation de sa dot de 20 mille livres faite par son mari sur les châteaux de Chalançon, Gluiras et Durfort, dont elle possède à viager la seigneurie et les revenus. En reconnaissance de ce don, le prince Louis laisse les châteaux au pouvoir de sa mère et lui assigne une pension de 500 livres à prendre sur leurs revenus. — Acte à Bancel.

Fonds du Valentinois, il" 52. — Isère.

1180 1340 — 3 mars- Convention entre l'Evéque de Valence et de Die, et Raymond de

Baux IV, prince d'Orange, par laquelle, moyennant 15 mille livres viennoises payées par l'Evèque, le prince livrera à lui et à ses successeurs le château de Chatillon et autres seigneuries contenues en l'acte de donation du 12 mars 1294, excepté le Buis, Saint- Ferréol, Guisans, Gumiane etCondorcet; il déclare qu'il n'entend contrevenir en rien à la transaction de 1294, et prend le terme de huit ans pour savoir si le Chapitre voudra et pourra consentir à cette convention ; en attendant, il s'engage à mettre l'Evèque en possession des dits châteaux, et se retient annuellement sur les revenus du péage de Chatillon la quantité de 32 setiers de froment que l'Evèque donnera aux anniversaires de l'Eglise de Die. — Acte à Die.

Copie sur ])aiiier. — Fonds de la Principauté d'Oranfic . — Vauclusc.

1181 13iU — 9 luai.

Testament d'Agout de Baux, seigneur de Brantes et Plaisions, fils de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, par lequel il reconnaît avoir reçu toute la dot de Catherine, son épouse, des mains de Guillaume Artaud, son beau-frère , et plus de mille florins d'or pour ses joyaux et ornements, ainsi que 120 marcs d'argent fin en vaisselle, qu'il avait aliénés pour donner à Barrai de Baux son frère, lor&i> qu'il partit pour l'Italie. — Il lègue à sa femme tous ses droits sur les châteaux de la Rochete et Alauson ; si elle se remarie^ il lui donne 1000 livres viennoises, et nomme pour son héritier universel Bertrand de Baux son fils; s'il n'a point d'enfant de son mariage avec Catlierine de Baux, fille de Bertrand de Baux, seigneur de Courtheson, il institue pour héritier son autre fils Raymond, s'il n'est point entré en religion; dans le cas contraire, il lui sub- ; stitue son autre fils Louis, et à son défaut, son autre fils Dragonet de Baux ; si celui-ci n'a point d'enfant, il nomme pour son héritier Amiel son fils , auquel il substitue par égales parts, s'il meurt sans enfant, ses filles Agathe et Cécile, à la condition que leurs maris et enfants porteront le nom et les armes des Baux, mi-parties avec les leurs. Si aucun d'eux n'accepte cette condition, ou s'ils meurent sans enfants, il leur substitue Bertrand de i Budos, son neveu, et si ce dernier meurt sans enfants, Louis de | Poitiers, comte des Valentinois et Diois, et ses descendants. — Acte j à Brantes. I

Mss. du D' M. Millet.

1182 1340 — 18 mai.

Reconnaissance de Bertrand de Baux, chevalier, fils d'Agout de Baux, seigneur de Brantes et de Plaisians, à son épouse Catherine de Baux, fille de Bertrand de Baux, chevalier, seigneur de Courtheson, d'une couronne et d'un chapelet d'or qui contient plusieurs perles fines et pierres précieuses, d'une tresse d'or et autres

divers ornements de tète et d'une selle pour palefroi,

sur laquelle il y a plusieurs perles fines, une couverture ornée de diverses plumes; et plusieurs autres harnais; le tout estimé h 2000 fiorins d'or.

Mss. flLi U^ M. Millet.

1183 1340 — 29 août.

Testament de Raymond de Baux IV, prince d'Orange, par lequel

il déclare vouloir être inliumé dans le couvent des Cordeliers, où

I son père Bertrand est enseveli. Il consacre pour son âme, pendant

10 ans, les revenus du péage du Rhône et du lieu de Jonquières,

'et veut que l'on délivre tous les legs faits à sa sœur Catlierine,

; par ses père et mère, et aïeule Malberjone et par Henri de Baux,

\ son frère. Il fonde sept chapellenies dont une à Orange, et les

autres chez les religieuses de Saint-Pierre-du-Puy, à Condorcet,

Gigondas, Notre-Dame-des-Pallières, et une autre près du bois

de Galagaubie ; chaque prêtre desservant ces chapellenies recevra

10 livres tournois par an. Il lègue 3000 livres aux frères mineurs d'Orange, et diverses sommes en œuvres pies pour lame de ses frères, Guillaume et Henri, et veut que Jonquières jouisse de ses libertés. Il lègue entr'autres à ses filles Catherine et Marguerite 4000 florins pour dot ; à Eléonore sa fille, religieuse à Saint-André-de-Ramières, 25 livres par an; à Tiburgette et Annette ses filles, 25 livres par an, et veut qu'elles entrent en religion.

11 lègue à Guillaume, Guigues, Bertrandet, Guidon, et Jeannet de Baux, ses fils, 100 florins de rente à chacun. Il reconnaît à Anne du Viennois, son épouse, 12.000 florins d'or et lui laisse l'usufruit de ses biens, ainsi que le gouvernement de la principauté. Il désire que l'accord fait avec le vicomte de Tallard pour le mariage de son héritier avec Constance, fille du vicomte, soit exécuté, et institue pour son héritier universel Raymond de Baux son fils, auquel il laisse la principauté d'Orange, le péage du Rhône, les châteaux de Jonquières, Gigondas, Condorcet, les fiefs et la haute seigneurie des châteaux de Courtheson, Causans, Montmirail, Saint-Pierre-de-Pennes, Suze, Châteauneuf de Redortier, Derboux, les seigneuries, juridictions et territoires de Violés, Saint André-des-Ramières, la Bastide de Malijay, alias Suzette, et les droits qu'il possède sur les châteaux de Montbrison, Guisans, Saint-Ferréol, à Gumiane dans le diocèse de Die, et à Tulette ; et généralement toutes ses terres et dignités. — Fait au château d'Orange, touchant la chapelle de S'-Blaise.

Mss. du D' M. Millet. — Exl. sur iiarchcmiii L° 14 de la Principauté d'OraïKje. — Vaucliise.

1184 1340 — 9 septembre.

Codicille du testament de Raymond de Baux IV, prince d'Orange,

par lequel il déclare que les 4000 florins légués pour dot à ses filles Catherine et Marguerite, seront payés par la princesse Anne, son épouse, et qu'il persiste à donner la somme viagère de 100 florins, d'or à chacun de ses fils Guillaumet, Guigonnet, Bertrandet, Guidon; et Jeannet de Baux. Il ordonne à son héritier, de fournir, en susi du dit legs, les livres nécessaires à chacun de ses enfants qui voudra faire des études ; et si les 100 florins annuels ne sont pas suffisants pour leur entretien, il y sera pourvu avec le consentement de la princesse leur mère.

Mss. du D-- M. Millet.

1185 1340 — 18 octobre.,

Les députés du roi Robert, ayant intimé l'ordre à Hugues de! Baux II, seigneur des Baux, comte d'Avellin, de faiïe prêter hommage et serment de fidélité par ses vassaux, Hugaes demande du: temps afm d'obtenir du Roi que ces hommage et serment ne soit: point prêtés suivant la formule de l'acte passé entre le comte Charles I d'Anjou et Barrai de Baux, le 22 novembre 1251. Sur le refus des commissaires du Roi, les habitants des Baux, Mouriès,, Castillon et Montpaon prêtent hommage et serment de fidélité le! 14 novembre. — Acte aux Baux devant la chapelle de S'°-Marie.

Ces hommage et serment sont prêtés par les nobles et roturiers: d'Aubagne et de Saint-Marcel le 3G, par les habitants de Roque-' fort le 27, et par ceux du Castellet le 29, dans chacune de ces localités, en présence des officiers du lieu.

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