L. 18. — Fonds de la Principauté d'Oranqe. — Vaucluse
1375 1358 — 15 mai.
Guillaume de Baux, chevaher, coseigneur d'Arpavon, déclare
en présence de témoins, à son frère Raymond de Baux V, prince d'Orange et baron d'Ancezune, qu'en 1355 il a reçu en don une partie du château d'Arpavon et de son territoire, consistant en certains droits juridictionnels sur les hommes-liges, divers cens, services, terres cultes et incultes, etc., des mains de feu Guillaume de Sayssio, héritier de son épouse Briancie, fille de Pierre Artilhau de Piégon, nièce et héritière de noble Guignes Guirand, en son vivant coseigneur d'Arpavon ; en conséquence de cette donation, Guillaume de Baux prête hommage et serment de fidélité à son frère (la fin de la charte n'existe pas).
Copie sur papier dans les mains de M. Tollon, juge à Marseille.
1376 1358 — 16 mai.
Lettre de Foulques d'Agout, seigneur de Sault et Reillane, sénéchal de Provence, ordonnant aux bailli et officiers de Toulon de n'exiger aucun cens, ni service, des propriétaires des maisons du marché et de la poissonnerie, démolies pour la sûreté et défense de leur ville à l'occasion des désordres commis au mois d'août dernier, par Araiel de Baux qui, suivi d'une armée composée d'ennemis du Roi et delà Reine de Sicile, s'empara du château de Saint-Maximin, soumit Brignoles à sa tyrannique obéissance, et brûla en grande partie Draguignan; et parce que les chevaliers Gaillard de Bazarino et Galfarin, après avoir pris Theniers, s'avancèrent jusqu'à une lieue du territoire de Toulon. — Donné à Toulon.
Reg. B. 2053, i" 270. — B.-du-R.
1377 1358 — 25 mai.
Raymond de Baux V, prince d'Orange, après avoir écouté les plaintes des syndics prétendant que les habitants de la ville et des faubourgs sont surchargés d'impositions pour les réparations actuelles des remparts et des fossés, pour la construction de nouveaux murs, les droits de gabelles et la garde de la
ville et des bourgs, déclare faire remise aux liabitants des peines encourues pour le non payement des tailles, et diminue pour l'avenir les droits de bans à imposer aux nouveaux délinquants. — Acte à Orange dans le chemin public qui va vers l'église de Saint-Eutrope, près de la porte de Saint-Marc.
Sîn'ie A. A. — Reg. n" 11, f" 92. — Arch. munie. d'Orange.
1378 1358 — 10 novembre.
Les biens de Raymond de Baux II, comte d'Avellin, étant dévolus à la Cour par droit de commise, à cause de sa rébellion ; Jacques Arnanès, seul juge royal d'Aix, commissaire député par Foulques d'Agout, sénéchal de Provence, se transporte à Ceireste pour prendre connaissance des droits du Comte sur ce château, et ceux de La Cadière et de La Giotat, et y établir de nouveaux officiers tels que juges et baillis, après s'être entendu toutefois avec l'abbé de Saint- Victor, coseigneur de ces localités. Le procureur de l'abbé déclare faire opposition à tout ce qui sera contraire aux conventions passées entre les seigneurs de Baux et le monastère, il permet cependant à Jacques Arnanès de pouvoir s'acquitter de son mandat pendant une semaine seulement. — Acte à Ceireste dans le fort de l'abbé.