L. B. j53. — B.-(lu-K
Sentence arbitrale de Raymond de Mévouillon qui termine les différends survenus entre Barrai de Baux, seigneur des Baux, et Dragonet, seigneur de Montauban, en condamnant Barrai à donner à son neveu Bertrand de Baux de Pertuis, incontinent après son mariage avec Dragonette de Montauban, les châteaux, territoires et appartenances de Mirabel, Vinsobres et Nyons qui lui ont été cédés par l'abbesse de Saint-Césaire d'Arles, sous I obligation d'en recevoir l'investiture et d'en passer hommage et reconnaissance au monastère.
'"■/>. o/'K/, art''' ■<':cai' de Barrai ''le Bou-c, — I.séi'f.
Aulorisaliou donnée à Bertrand de Baux de Pertuis de faire transporter en Sicile six cent sauuiées de blé pour l'usage de sa maison.
Beg. aug. de l'2i'J, l'° ll'l. — Brcvi Notizie, extraites des arcliices (uujevines de A'ajde^, par C. Minicri Riccio. — Napoli, 1802.
17 127Ô — 5 juin.
Sentence arbitrale de l'archevêque d'Arles terminant le procès intenté par Rostaing de Saint-Jal, prieur du monastère de Saint- Saturnin du Port, contre Bertrand de Baux, comte d'Avellin, qui prétendait avoir le droit de suzeraineté sur les châteaux de Sarrians et de Piécard, et celui de lever des tailles, d'exiger descavalcades, cent saumées de blé, et 6 livres melgoriennes pour droit d'albergue ; l'arbitre déboute le comte d'Avellin de toutes ses prétentions, reconnaît la légitimité des titres du prieur à la possession des deux châteaux et de leurs dépendances, et déclare que ce dernier payera au comte 2,000 livres de tournois, et lui donnera quittance des 3,000 sous de la même monnaie qui lui sont dus. Bertrand de Baux s'engage à faire ratifier la sentence par sa mère Sibylle et à obtenir d'elle la renonciation à tous les droits qu'elle pourrait avoir sur Sarrians. — Acte à Beaucaire.
Considér. .-»)■ la direct, unie, (collée. Tissol). — Bibliul. de Carpentras. — Recherches histo)'irf(ic.< .-^lo- Sarrians. 1809, par M. l'abbé Bruyère, p. 10.
Philippe de Laveno déclare, en présence du juge de Gap , dans son procès contre Galburge, dame de Lachau, fdle de Bertrand de Mévouillon, seigneur deMison, etde Béatrix, que la mère de Galburge a donné, par ordre de sa fdle, à feu Barrai de Baux, seigneur des Baux, la somme de 500 marcs d'argent fin; cette somme était due à ce dernier pour dépenses faites par suite d'un projet de mariage entre son neveu Bertrand de Baux de Pertuis et Galburge, qui hypothéqua ses biens et revenus en faveur de Philippe de Laveno. — Acte à Upaix. L. D. 375. — B.-du-R.
19 1295 — 12 féviier.
Charles II, roi de Sicile, devant quitter momentanément ses états, nomme son fils Charles -Martel, vicaire général du royaume, et lui donne le 15 avril un conseil de régence composé de l'archevêcfue de Naples, de Jean de Montfort, de Raymond de Baux, fils du comte d'Avellin, et de Raymond d'Avella, son amiral.
Reg. aiig. 1295 D. f" 180. — G. arch. de Naples. — Dei grandi uffiziali ciel rerjno de Sicilia, par G. Miuierl Riccio. — NapoU, 1872, p. 168.
En considération de la cession du royaume de Vienne et d'Arles faite par Raymond de Baux I, prince d'Orange, à Charles I d'Anjou, sous la promesse par ce dernier de lui donner en compensation la haute et basse juridiction de la partie d'Orange possédée par les chevaliers de Saint-Jean, si le prince consent à reconnaître le Roi comme seigneur suzerain de la principauté et des châteaux de Visan, Mérindol et Condorcet; le roi Charles II cède, à la demande de Bertrand de Baux IV, prince d'Orange, fils de Raymond, la portion du territoire de Valréas, située hors des comtés, qui touche les domaines du prince, et donne l'ordre au sénéchal de Provence de traiter avec l'hôpital de Saint-Jean, pour la cession au Roi, à titre d'échange, des possessions des hospitaliers dans la ville d'Orange.
Reg. ang. 1302 G, f' 272. — G. arch. de Naples. — Studi Storici sopra 8i registri angioini deW arc/iivio di Napoli , par C. Minier! Riccio. — Napoli 1870, p. 11, O'i et 99.
21 1305 — 16 août.
Lettre de Ricard de Gambatesa, sénéchal de Provence, ordonnant aux viguier, juge et clavaire d'Aix, d'autoriser Raymond de Bauxl, seigneur de Puyricard, à demander àses vassaux le service obligatoire qui doit lui être payé en cas de guerre, suivant les conventions passées entre lui et l'archevêque d'Aix, et à l'exiger, si cela est nécessaire, afin d'éviter tout retard dans l'envoi en Piémont, de deux chevaux équipés pour le service du Roi. — Donné à Digne.