‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de Baux, accompagné ... cinq tableaux généalogiques ... relatif à la branche des Baux d'ArboreéChapitre 236 sur 243 · juillet · texte numérisé non relu

juillet

Donation en fief du judicat d'Arborée et des villes et chcâteaux qui le composent au vicomte de Baux Hugues III, par l'Infant Alphonse, au nom de son père Jacques, roi d'Aragon, sous la condition d'un cens de 3.000 florins d'or de Florence et de la prestation d'hommage et serment de fidélité. Hugues prête le serment demandé, et jure de reconnaître toujours le roi d'Aragon et ses descendants comme rois de Corse et de Sardaigne. — Acte au siège d'Iglesias.

Cod. diplom. t. 1, 1). G60. — Monuvi. patriœ.

37 1323— 12 octobre.

Lettre de l'Infant Alphonse, fils du roi d'Aragon, annonçant à Hugues de Baux III, juge d'Arborée, que l'on a vu en mer 40 navires ennemis naviguant vers le cap Carbonara, et qu'il a donné l'ordre à son amiral de prendre la mer. Il l'engage à préparer son armée, et à donner à ses messagers les instructions nécessaires pour pouvoir

correspondre avec lui au moyen de signaux déterminés. — Donné au siège d'Iglesias.

Cod.cliplom. t. 1, p. G71. — Cod. dlplom. Ecclesiensis, p. 379. — Monum. patfiœ.

Lettre du vicomte de Baux Hugues III, juge d'Arborée, annonçant à Jacques, roi d'Aragon, qu'après un siège très-bien ordonné, les PisaU'S réfugiés à Iglesias, pressés par la famine, ont été obligés de se soumettre. Il demande l'autorisation de rentrer à Oristano et d'y attendre ses ordres. —Donné à Iglesias.

Cod. diplom. t. ],p. 672. — Cod. diplom. Ecdesiensi?^]). 385.— Monum. patriœ.

39 13-24 — 13 février.

Lettre de l'Infant Alphonse annonçant à Hugues de Baux III (de Basso) qu'il a laissé à Iglesias l'Infante Thérèse et qu'il va'porter du secours aux assiégeants du château de Cagliari. Il demande au Juge d'Arborée l'envoi de vivres, et de l'argent pour le payement de ses troupes. — Donné â la maison neuve.

Cod diplom. Ecclesiensis, p. 386. — Mnniim. patriœ.

40 1324 — 19 février.

Lettre du vicomte Hugues de Baux III, à Jacques, roi d'Aragon, pour lui apprendre que l'armée navale des Pisans, composée de 3G galères et d'autres navires portant 1200 cavaliers et 5000 arbalétriers est arrivée au port de Terranova le 16 du courant, et que les ennemis sont favorisés par un grand nombre de partisans. Il s'excuse sur son infirmité acquise au dernier siège, pour ne pas se rendre auprès de l'Infant, et demande un secours immédiat de soldats et de galères armées. — Donné à Oristano.

Cod. diplom., t. 1, p. G72. — Monum. patricc.

41 1324 -19 juin.

Lettre de Hugues III, juge d'Arborée, annonçant à Jacques, roi d'Aragon, que les Pisans assiégés dans le château-fort de Cagliari par l'armée sardo-aragonaise renoncent à se défendre et demandent la paix à l'Infant Alphonse. Ils offrent de livrer tous les châteaux, villes, terres et salins qu'ils possèdent dans l'île, si on leur donne à titre de fief la ville de Cagliari, sa forteresse, le bourg et

le port. La demnndc des Pisans fut acrnrdée et rinfaii! lit son entrée solennelle dans la ville. — Donné au siège dn château de Cagliari.

Cod. diplom. t. 1, p. G74. — Moniun. jKctfiœ.

42 13-26 — 27 mai.

Lettre de l'Infant Alplionse, priant Hugues de Baux ÏII, jugegouverneur de Sardaigne, de favoriser de ses conseils Raymond de Montepaone, qui part pour prendre le commandement du château de Cagliari et exercer les fonctions de podestat de Sassari. — Donné à Barcelone.

Cod. diplom \. 1, [i. (]8l. — Monum. patrire.

43 1:328 — r- mai.

Alphonse, roi d'Aragon, confirme la possession du judicat d'Arborée donné par son père Jacques, en 1323, à Hugues de Baux III. Il ajoute à cette donation divers domaines hors de son judicat, tels que les châteaux de Bosa, Goceano, Monastir, etc. . . L'archevêque d'Arborée et Pierre de Baux, fds du juge, reçoivent l'investiture des terres concédées, et prêtent hommage-lige et serment de fidélité. — Donné à Saragosse.

Cod, diplom., t. 1, p. 600. — Moinnu. patriœ.

44 1328— 1" mai.

Autorisation donnée par Alphonse, roi d'Aragon, de Sardaigne, etc. . . à Hugues, vicomte de Baux, juge d'Arborée, de conférer à volonté à ses fds légitimes les dignités et titres de comte, vicomte et marquis, avec retour à ses héritiers, suivant sa convenance. — Donné à Saragosse.

Cod. diploin., t. 1. p. G91. — Monum. jtatrup.

45 1320 — 12, février.

Lettre de Louis V de Bavière, empereur des Romains, investissant Jacquemine, femme de Tedeci délia Gerardesca, comte de Donoratico, des biens féodaux de son premier mari Jean de Baux, juge d'Arborée, qui n'a laissé qu'une tille posthume du nom de Jeanne, décédée en bas âge, et dont elle est de droit héritière. Cette investiture est accordée : 1° parce que ces biens sont revenus à la cour par défaut d'héritier légitime, sans tenir compte de l'investiture donnée par l'empereur Henri VII , à Maria-

— Cuï —

]ms II, jiio'e d'Arborée, fils naturel de Jean de Baux; 2" parce que Hugues de Baux III, qui détient ces biens féodaux, est ennemi de l'empire et entaché de jjâtardise. — Donné à Pise.

Cod. diplom., t. 1, p. 092. — MoiiiDii. jjcitriœ.

46 1336 — 4 avril.

Testament de Hugues III, vicomte de Baux et juge d'Arborée, fds de Marianus II. Il veut être inhumé dans l'église Sainte-Marie d'Oristano où reposent ses prédécesseurs, et fait divers legs pour œuvres pies. Il ordonne à Pierre, son fils aine et héritier universel, de faire terminer une chapelle, et fait divers legs à sa femme Benedetta et à sa mère Paule de Serra ; il confirme la donation faiteàson fils Marianus, seigneur d'Ucciani et de Marmille, celle faite à son autre fils Jean, seigneur de Montacuto et du Puy deBarinella, et la donation en fief de plusieurs terres faite à ses fils Nicolas et François, après leur émancipation. Il désire que sa fille Marie entre dans un couvent de Catalogne, et lui donne 4.000 florinsde dot; il laisse un legs à l'enfant dont sa femme est enceinte, et confirme à Laurent d'Arborée, son fils naturel, les biens féodaux déjà donnés. Il accorde la liberté à tous les esclaves de son royaume, qui sont à son service et à celui de sa femme. Il fait divers legs aux enfants de ses sœurs, à son frère Guillaume, et les exempte de toute imposition et de tout tribut. Il confirme à ses filles naturelles Angiulse et Précieuse les biens qu'il leur a déjà donnés. Si tous ses enfants mâles meurent sans héritiers légitimes, sa fille Bonaventure d'Arborée héritera de tous leurs biens. — Acte à Orislano dans la chambre du juge.

Cod. diplom., t. l. p. Toi. — Monum. jicdriœ.

47 1339 — 11 septembre.

Pierre IV, roi d'Aragon, confère à Marianus d'Arborée, fils de Hugues III, le titre de comte de Goceano en récompense de sa fidélité, et en souvenir des grands services rendus par lui et son père Hugues, vicomte de Baux, juge d'Arborée, lors de la conquête de la Sardaigne ; il ordonne à ses officiers, à son gouverneur de Corse et de Sardaigne, et aux habitants de ces îles, de reconnaître Marianus en qualité de Comte sarde. — Donné à Barcelone.

Cod . diplom., t. 1. p. 713. — Monum. patriœ.

48 l;34()— lOmai.

Pierre II, vicomte de Baux, juge d'Arborée, refuse d'entendre les réclamations de Tarabassadeur de Pise, à propos de l'occupation faite par les Sardes de certaines terres de l'ile appartenant à des Pisans, sous prétexte qu'il est très occupé, et qu'il ne veut pas se mêler de cette affaire. — Acte à Oristano dans le palais, en présence de son frère Marianus.

Cod. clijtlom.,^ 1. p. 714. — Monum. jwtriœ.

49 1353 — 14 février.

Lettre de Pierre IV, roi d'A.ragon, ordonnant à Marianus III, juge d'Arborée, de décider définitivement une question de propriété entre un marchand de Barcelone et divers Pisans, habitant la Sardaigne. — Donné à Valence.

Cod. diploni., t. l,p. 746. — Monum. pat vice.

50 1353 — 10 août.

Le Doge de Gènes ordonne à l'aniiral Antoine de Grimaldi, d'assiéger Cagliari, d'envoyer secrètement des personnes de confiance auprès de Marianus III, juge d'Arborée, pour savoir s'il veut passer un traité d'alliance avec la République, et de lui promettre, dans ce cas, la souveraineté de la Sardaigne.

Cod. diplom., t. 1, p. 7G0. — Monum. patrlœ.

51 1353 — 16 août,,

Marianus, juge d'Arborée, seigneur de Goceanoet de Marniille, décide, à la demande de beaucoup d'étrangers, la création d'un nouveau Bourg près du château de Goceano, destiné à l'habitation de vingt-cinq familles auxquelles il donne l'autorisation de commencer à bâtir. Raccorde divers privilèges aux nouveaux habitants, et promet de leur donner des terres à cultiver, et la place nécessaire à la construction de leurs maisons.

Cad. diploin., t. l,p. 762. — MoiitDn. patruv.

52 1355 — 1 4 mars.

Emancipation accordée par Marianus III, juge d'Arborée, comte

deGoceano et vicomte deBaux,àson fils aîné Hugues, avec pouvoir d'agir à sa volonté dans l'administration de ses jjieus. — Acte à Oristano.

Cod. diplom., t. 1. jK 768. — Mnnion. patriir.

5'^ 1355 — 8 juin.

Lettre de Pierre IV, roi d'Arai^on, demandant à Marianns III, juge d'Arborée, comte deGoceapo, vicomte de Baux, la restitution de divers châteaux et de leurs territoires, qu'il détient injustement et dont il perçoit les revenus, parce qu'il veut en disposer à sa volonté ; faute par lui d'obéir, le Roi promet de lui faire sentir les effets de sa vengeance. — Donné au château de Cagliari.

Co'l. diplom., t. 1, ]j. 7G8. — Monum . patrire.

54 1355 — 14 et 15 juillet.

Pierre IV, roi d'Aragon, ordonne à ses officiers et gouverneurs de faire exécuter les clauses suivantes d'un traité passé entre lui et Marianus III, j.uge d'Arborée : le juge restituera les châteaux désignés par le Roi, et ce dernier livrera au juge divers autres cliâteaux avec leurs munitions, et cessera toutes poursuites commencées contre lui. Le roi d'Aragon accorderaun pardon général à tous les vassaux de Marianus qui ont pris les armes, et les deux parties mettront en liberté leurs prisonniers, à l'exception de Jean, fils de Marianus, qui restera entre les mains du prince d'Aragon. Le juge se déclarera vassal du Roi et promettra de le servir avec fidélité, etc., etc. — Acte dans le château de Cagliari.

Cad. diplom., t. 1, p. 769. — Moninn. patriœ.

55 1355 — 23 juillet

Lettre de Pierre IV, roi d'Aragon, priant Marianus III, juge d'Arborée, de permettre aux marins du judicat d'entrer à son service à bord des deux navires qu'il fait armer à Alghero. — Donné à Cagliari.

Cod. diplom., t. 1, p. 773. — Monvm . patriœ.

56 1355 — 21 octobre.

Lettre de Marianus III, d'Arborée, suppliant le roi d'Aragon de lui faire restituer un navire chargé naviguant pour le compte d'un habitant de Bosa,et commandé par le capitaine français Barthélémy Bardier d'Agde ; lequel navire fut enlevé pendant la nuit dans le port d'Oristano par l'abbé de Trapani. Dans un cas semblable, le juge promet au Roi de lui faire rendre ce qui aura été pris à ses vassaux. — Donné à Oristano.

Cod . diplom,, t. 1, p. 773. — Monum. patriœ.

57 1357 — 7 février.

Lettre de Pierre IV, roi d'Aragon, priant Marianus III, juge d'Arborée, comte deGoceano et vicomte de Baux, de laisser sortir de ses domaines le blé et l'orge nécessaires à son armée de Valence, destinée à faire la guerre au roi de Castille. — Daté de Saragosse.

Cod. dipïom., t. 1, ji. 775. — Montim, patrUe.

58 1374 — 7 août.

Par suite d'une convention passée à Aix, le 21 juillet 1374, entre Philippe Reynaldi, citoyen de Bosa, procureur de Marianus III, par la grâce de Dieu, juge d'Arborée, et Jean Casse, marchand de Marseille, traitant au nom de la ville, Philippe s'engage à livrer à Jean Casse la quantité de 25 à 30 mille starelles de blé, mesm^e d'Oristano, au prix de 25 florins d'or, au coing de Florence, les cent starelles ; plus les droits d'un gros par starelle, perçu par le juge, et de 12 deniers par semblable mesure etc., etc. Suit la procuration de Marianus, juge d'Arborée, comte de Goceano et vicomte de Baux, — Acte à Oristano dans le palaisdu comte.

charte. — Série H. IL, — Afc/iio munie, de Marseille.

Hugues de Baux IV, juge d'Arborée, à la demande de Louis I d'Anjou, passe un traité d'alliance offensive avec ce prince contre le roi d'Aragon. Il le fait proclamer publiquement à Oristano, et envoie des troupes sardes au'prince d'Anjou pour l'aider à conquérir Mayorque. Ce traité ne fut pas observé par la faute du prince français qui écoula les propositions de paix qui lui furent faites par les ambassadeurs du roi d'Aragon.

Cad. diplom., t. I, p. Y)i. — K-vt. du .U--s latin h" 8't'iS de la hihliothi'que nation.

60 ^ 1377 --8 juin.

Testament de Béatrix d'Arborée, vicomtesse de Narbonne, femme du vicomte Aymar IX. Elle fait divers legs pour œuvres pies aux couvents et hôpilaux de la ville, et lègue i .000 francs d'or à son mari ; elle fait un legs à la nourrice de sa fille Eléonore, et affranchit de l'esclavage, après sa mort, son esclave Marcha, à laquelle elle donne 5U florins d'or ; elle lègue à ses fds Aymar et Pierre. 1.000 florins d'or, et 2.U00 florins poui- la dot de

sa fille Eléoiiore. Sa fille Béatrix recevra 300 florins de dot pour entrer en religion ; elle ordonne que l'on partage ses bagues et joyaux entre ses deux filles Esmenjarde et Bourguina, et nomme pour héritier universel son fils Guillaume (1). Suivent diverses substitutions en cas de mort de Guillaume. — Acte à Narbonne dans une chambre du palais.

Thésaurus, anecd,, t. 1, p. Vibi). — jmr Dom Martene.

(l) Le testament de Guillaume est à la date du 17 août 1397. (Même ouvrage, p. 1029.)

Hugues de Baux IV, juge d'Arborée, témoigne son mécontentement aux ambassadeurs que Louis I d'Anjou, lui avait envoyés pour faire un nouveau traité d'alliance et lui demander la main de sa fille Benedetta pour un de ses fils , né le 7 octobre 1377, Il leur déclare qu'il n'a nul besoin pour continuer la guerre des secours d'un prince qui s'est parjuré une première fois envers lui, en traitant secrètement de la paix avec son ennemi le roi d'Aragon, — Acte à Oristano.

Cod. diplom. t. 1, p. 492, — Ext. du Mss latin W 8448. — Bibliotlièque nationale.

62 1378 — 31 aoiit.

Hugues de Baux IV, juge d'Arborée, refuse d'écouter les ambassadeurs du prince d'Anjou, en présence du peuple et de ses officiers assemblés dans la cour du palais, après avoir prouvé à ces derniers l'infidélité du prince par la lecture du premier traité d'alliance. Il intime l'ordre aux ambassadeurs de sortir de ses états dans la journée, et leur fait savoir qu'ils recevront à bord de leur navire la réponse du juge à la demande du prince d'Anjou. — Acte à Oristano.

Cod. diplom. t. 1, p. 493. —Ext. du Mss latin n« 84i8. — Bihliothèque nation.

63 1387 — 31 aoiit.

Hugues de Baux IV, juge d'Arborée, écrit à Louis d'Anjou que depuis 14 ans il a fait la guerre au roi d'Aragon avec son père Marianus, sans autre secours que celui de Dieu, de la Vierge et de ses sujets Sardes, qu'il la continuera vigoureusement sans

jamais tromper personne, et qu'il n"a nul besoin de l'aide d'un prince qui s'est parjuré une première fois, et pourrait le faire encore. Il déclare à Louis d'Anjou qu'il renonce non-seulement à toutes les propositions qui lui sont faites, mais qu'il se réserve de démontrer en temps et lieu, à tous les princes du monde, sa mauvaise foi, et de leur prouver comment un duc d'Anjou se fait un jeu de la tenue des traités. — Donné à Oristano.

Cod. dijilum., t. 1, p. 493, — jMonam. patriœ.

64 1382 — lli septembre.

Nicolas de Guarco, doge de Gènes, reconnaît avoir reçu de l'envoyé d'Eléonore d'Arborée, femme de Brancaléon Doria, la somme de 4.000 florins d'or, qu'il promet de rendre avant dix ans, si Bianchina, lille du doge, n'épouse Frédéric, fils de Brancaléon et d'Eléonore (1). Il déclare qu'il consentira à celte union lorsque leurs enfants seront arrivés à l'âge de puberté. — Acte à Gènes.

Cod,diploin. L. 1, p. 814. — Montun. patriœ. (1) Frédéric luoiirul eu 1387.

65 1384 —juin.

Lettre d'Eléonore, juge d'Arborée, priant la reine d'Aragon d'être sa médiatrice auprès du R.oi, auquel elle a exposé la malheureuse position de la Sardaigne depuis la mort de son frère Hugues IV, juge d'Arborée (1). Elle la supplie d'intercéder auprès I de son mari pour qu'il rende la paix à ce pays tourmenté par les factions. — Donné à Oristano.

Cod. diploni. t. 1, p,Sl5. — Mon ii m. patriœ. (1) Ou croiLque Hugues mourut assassiné eu 1383, à cause de sa tyrannie.

66 1388 — 24 jarivicr.

Traité de paix entre Pierre, roi d'Aragon, de 'Valence etc., et les ambassadeurs d'Eléonore d'Arborée elles communautés deSardaigne. Les franchises et libertés des Sardes seront maintenues, Bran-

!> caléon Doria elles pinsonniers sardes, détenus en Sardaigne ou hors du pays, seront délivrés, et leurs biens rendus, etc. Toute personne

pourra quitter les terres d'Eléonore pour habiter celles du Moi et réciproquement. Les terres possédées avant la guerre par le Juge

Marianus III seront laissées à Eléonore pourvu qu'elle paye au Roi ce qui lui est dû, etc., etc.. (suivent les serments d'obéissance au traité de paix par les communes SardesJ. — Acte à Barcelone,

Cod. dipïom., t. 1, p. 817. — Monuin. patriœ.

67 1388 — Janvier.

Les villes de Sassari et d'Iglesias acceptent l'article du traité de paix passé entre le roi d'Aragon et Eléonore d'Arborée, comtesse de Goceano et vicomtesse de Baux (de BassoJ, en vertu duquel ces deux villes sortent des mains d'Éléonore pour passer au pouvoir du Roi. — Acte à Sassari.

Cod. diplo)n. Ecclesiensis, p. 518.— Moniun patriœ.

68 1390— 1" janvier.

Convention entre .lean, roi d'Aragon, et Eléonore, juge d'Arborée, assistée de son mari Brancaléon Doria, déterminant le mode de délivrance de ce dernier, détenu prisonnier à Cagliari, et l'exécution des divers articles du traité de paix du 24 janvier 1388. Pierre d'Areno, gouverneur général du royaimie de Sardaigne et de Corse, député par le roi d'Aragon, jure d'observer les articles de paix. Brancaléon déclare, au nom de sa femme Eléonore, juge d'Arborée, qu'il observera ce traité et rendra les terres, villes et châteaux indiqués dans la convention, et payera lasonmie fixée.— Acte à Cagliari.

Cod. dipjloni ., L 1, ]i SGI . — Monum . patriœ.

69 139-2 — 1 mars.

Le procureur fiscal de Catalogne demande que le roi d'Aragon intente un procès à Eléonore, à son mari Brancaléon Doria, comte de Monteleone, et à leur fds mineur, Marianus IV, juge d'Arborée, nies accuse de rébellion contre leur souverain, et de divers actes criminels commis en Sardaigne par eux et leurs partisans, au mépris des anciens traités, en s'emparant de Sassari et de la totalité du judicat de Gallura.

Cod. diplom , t. 1, p. 867,808, — Moimm. patriœ.

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