‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de Baux, accompagné ... cinq tableaux généalogiques ... relatif à la branche des Baux d'ArboreéChapitre 37 sur 243 · juin · texte numérisé non relu

juin

Partage entre Raymond de Baux I et Guillaume lîl son neveu, prince et co-prince d'Orange. Raymond prend pour sa part le Chàteauneuf d'Orange, la moitié de l'étang d'Aglan et des terres voisines, de Frigolet, des revenus du péage du grand et petit Rhône, de la monnaie au cornet battue à Orange, la moitié du fief d'Esclans, Jonquières, Gigondas, Causans, Violes, Saint-André des Ramières, Prébayon, Montmirail, Suzette et Chàteauneuf de Redortier, le domaine de Seguret, la moitié des cavalcades de Tulette, de Barbaras, des droits seigneuriaux des enfants de Dragonetde Montauban, de Solerieux, et lOOsaumées à prendre sur le château de Courtheson. — Guillaume reçoit la grosse tour et le restant du château d'Orange, l'autre moitié de tout ce qui a été spécifié dans la part de Raymond son oncle, le château de Courtheson et ses dépendances, la seigneurie de Barbaras et 10 mille sous de raymondins pour égaliser le pai-tage. Il promet de le faire agi'éer à ses frères Bertrand et Raymond, et à Précieuse de Baux leur sœur. — La seigneurie d'Orange, la ville et les cavalcades à exiger restent par indivis d'un commun accord entre les copartageants.

Mss. du U' M. Millet.

321 1240— 11 juillet.

Barrai de Baux, seigneur des Baux, reçoit en prêt des syndics de Marseille la somme de 200 livres de royaux coronats, et donne en gage diverses créances aux mêmes conditions de l'acte de 1-240. Les syndics lui livreront les deux parties du château d'Aubagne et le château de Roquefort, lorsque cette somme de 200 livres sera rendue. — Acte dans la claverie de Marseille.

cil. — Arcfi. iindiic. de Marseille.

322 124G — 23jiiillot. '

Barrai de Baux donne à Bertrand Gantelme rinvestiture d'un fief que possédaient les parents de sa femme dans le territoire de Mouriès et reçoit de lui l'hommage et serment de fidélité, — Acle à Trinquetaille.

Reg. B. lOGO, l" 203 v\ — B.-du-R.

323 124G— 16 août.

Donation par Isoard d'Aix, seiii^nsur de Chàtillon, à Raymond de Baux I, son gendre, prince d'Orange, des châteaux de Chàtillon, Ravel, Mensac, Treschenu et sa vallée, des seigneuries de Boule i avec le collet de Glandage, des châteaux de Borne, Bonneval, de la | bastide de Beauvoir et du château de Valdrôme ave;-, tous les droits qu'il y possède. Si cette donation n'est pas valable, il déclare substituer son petit-fils Guillaume de Baux, fils de Raymond et de Malberjone sa fille, et faire toute réserve pour les droits que pourraient avoir à exercer sur ces localités l'évoque et le chapitre de Die. — Acte à Die, devant les chanoines. Mss. du D' M. Millet.

324 1247 — 1" janvier.

Barrai de Baux, seigneur des Baux, i)romet de payer à Guillaumette, femme du chevalier G. Carbonel, la somme de trois mille sous de raymondins, en sa qualité d'héritier de son père Hugues de Baux, et lui cède à viager la mergue Baussenque qui lui fat donnée en garantie, à la condition de ne jamais l'aliéner en tout ou en partie.

Reg. B. 10G9, f^ 229 v°. — b.-du-R.

325 1247 — 9 février.

Achat par Barrai de Baux de la troisième partie de la juridiction d'Entraigues.

Reg. lavent. B. 1209. - B.-du-R.

326 1247 — 18 avril. '

Confirmation par Mabile et sa fille Eudiarde, épouse de Bertrand de Baux de Meyrargues, dames de Roquevaire, au monastère de Saint-Pons de Gémenos, dont Nicholave est abbesse, de la posses-'

sioii de tous les domaines situés à Roquevaire, tenus en arrière-fief et reconnus au couvent par les frères Audibert et Hugues d'Auriol. — Acte au monastère de Saint-Pons, tlans la cliambre de Mabile.

Ch. orir/ de la Major acec les sceaux en cire de Mabile et d'Eudiarde. — B.-du-R,

327 1247 — 29 février.

Rostaing de Mouriès reconnaît tenir en fief de Barrai de Baux la sixième partie de la ville de Moin-iès et de ses dépendances, et certains droits de bans, tasques, décimes..., etc., pour lesquels il fait hommage. — Acte à Arles.

Reg. B. 10G9, f^ mj. - Reg. B. lOGS, f Vt v". — B.-du-R.

328 12i7— mai.

Traité d'alliance offensive et défensive entre les villes de Marseille, Arles, Avignon et Barrai de Baux. Les signataires s'engagent à se prêter un mutuel appui pendant cinquante ans, et à se défendre réciproquement, en cas de guerre, contre toute puissance, à l'exception seulement de la cour de Rome, envers laquelle les parties doivent rester neutres. — Acte fait à Arles.

Série A. A. n" 41 hls. — Arc/i. munie, de Mars. — Ch. orig. — L. B. 3il. — B.-du-R.

329 1247 — 6 mai.

Ratification par Barrai de Baux, à la demande de R.,abbé de Montmajour, de l'acte d'accord passé par son père Hugues à G., abbé dudit monastère en 1230. — Acte dans l'église de Saint-Isidore. (Indication d'acte.)

Hist. niss. de Montmajour, par Cliautelon, p. "291.

330 • 1247 — limai.

Barrai de Baux, après avoir déclaré à l'abbé de Montmajour que tout le terroir de la Visclède appartient à soii abbaye depuis les accords passés entre le monastère et son père Hugues de Baux, reçoit de l'abbé Raymond la confirmation de la propriété du tiers de ce territtnre.

lavent, de Montmajour. — Visclède ii" lîS. — B.-du-R.

331 l-2i7 — 2Gmni.

En présence des procureurs de la coniuiunaulc d'Orange et des habitants révoltés contre leurs seigneurs Raymond I, et Guillaume de Baux III, prince et co-prince d'Orange, et Giraud-Arnic, précepteur de l'Iiùpital Saint-Jean de Jérusalem , Françoisde Barcanto prieur de Saint-Gilles, arbitre des parties, déclare à l'assemblée que les princes iiardonnent au peuple sa révolte à main armée. En signe de réconciliation, les seigneurs endurassent ies syndics, le peuple à genouK demande pardon, jure serment de fidélité, et reçoit l'absolution des mains d'Amie, évoque d'Orange ; après ces préliminaires, l'arbitre ajoute que désormais le peuple ne contractera plus aucune alliance sans le consentement des princes, qu'il prêtera serment tous les dix ans, que mil n'aura les clefs de la ville, que celui ou ceux à cpù le prince ou son bailli les confiera, que les habitants ne pourront faire ni mur, ni barrière dans la ville et ses faubourgs, que celles faites par eux seront conservées ou détruites à la volonté des princes, et qu'ils lie feront aucun mur de clôture, pouvant empêcher leurs seigneurs d'entrer ou sortir de leur château. — Acte à Orange, M" Rostaing Benoit.

C/'. ''"'"j. ni'c'c .^fcaii. rii plrmih aii-v arch. île Lo Ila-je.

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