Livre rouge d'Arles, 1° 45. — B.-du-R
340 1248 — 26 mars.
Accord et sentence arbitrale, entre Raymond, abbé de Montmajour et Guillaume des Baux I, seigneur de Berre, pour le pâturage de Miramas, de la Crau et d Istres, par lequel il est déclaré que Guillaume de Baux ne pourra faire paître son bétail que dans la Crau. — Acte du notaire Guillaume Barthélémy, d'Arles.
Reg. luvenL de Montmajour. — Miramas n" 10. — B.-du-R.
341 12i8 — l"juin.
Testament de Guillaume de Baux IIÏ, co-prince d'Orange, fds de. feu Guillaume II, prince, et de dame Précieuse. Il veut que toutes les dettes de son père et de ses ayeux soient payées sur son héri-' tage, suivant l'arbitrage de Barrai de Baux, seigneur des Baux, et de Giraud-Amic, seigneur de Chàteauneuf, ses exécuteurs testamentaires. Il choisit sa sépulture au cimetière de la maison Saint-Jean d'Orange, à la(|uelle il lègue un cheval et un palefroi, ou un nudel muni de toutes choses nécessaires à un che\alicr armé, et nomme puur son héritier universel, même pour les biens qu'il a en Sardaigne, «le ventre de sa femme » Galburge, si elle est enceinte d'un garrou ; si elle accouche d'une fille, il lui laisse 500 marcs d'argent. Il lègue à sa femme quinze mille sous de raymon . dins blancs que lui doit son beau-père Bertrand de Mévouilloli.
Si elle n'est point enceinte, il institue pour héritier Bertrand son frère, à condition d'être sécularisé par le Pape et de se marier; s'il ne peut obtenir dispense, ou si lui, testateur, meurt sans enfants, il nomme pour son héritier Raymond de Baux I, son oncle, prince d'Orange, sous la réserve, en faveur de Bertrand, de la jouissance des revenus de Courtheson et d'une partie de son domaine, à l'exception d'Orange et de Courtheson , qu'il lègue à Raymond de Baux son frère, seigneur de Suze, pourvu que ses deux frères approuvent le testament. — Acte au château de Raymond de Baux I. — N° Guill. Coste, d'Orange.
Mss. du D' M. Millet.
342 1248 — 18 juin.
Autorisation donnée au notaire par Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues, et Hugues son fds, de recevoir l'acte de donation au monastère de Silvacane d'un domaine dans le territoire de Puyricard, faite par Agnès, épouse de Guillaume de Molliers, seigneur d'Entrevennes. — Acte à Entrevennes.
Ch. 65. — Cartons de Silcarave. — B.-du-R.
343 1248 — 6 juillet.
Bertrand de Baux 1 de Meyrargues, lils de feu Raymond de Baux, donne à la maison religieuse de Val-Sainte et au couvent de Silvacane, la liberté de passage sur ses domaines, sans payement d'aucuns droits, pour tout ce qui appartiendra à cette maison. — Acte à Puyricard.
Ch. lie Sili-acane. — H.-du-R.
Donation par Raymond VII, comte de Toulouse, à Barrai de Baux de la cavalcade due par Bédarrides.
\\eg. lavent. B. 1209. — B.-du-R.
345 1249 — 1" mars.
Lettre de Barrai de Baux pr()mettant à Blanche, reine de France, que la ville d'Avignon se soumettra à Alphonse, comte de Toulouse, sa vie durant, et qu'il en percevra tous les revenus ; sauf et réservé les franchises des habitants, et à la condition qu'après la mort du Comte, la coumiune rentrera en possession
d'elle-même. La même promesse est faite pour la ville d'Arles, et aux mêmes couditious, en faveur du ])rince Charles I d'Anjou, comte de Provence. Il demande que les lilsde la Reine lui rendent leurs bonnes grâces, et que ses droits sur Arles et hors de cette ville lui soient maintenus.
Hist. du Languedoc de Dom Vaisséte, t. 3, page 479. — Layettes du trésor des Chartes, t. 2, p. 97.
346 1249 — 24 mai.
L'évêque d'Avignon ayant lancé une sentence d'excommunication contre Barrai de Baux, et d'interdit contre la ville et ses habitants, coupables d'avoir créé des consuls, podestats et recteurs sans sa participation, et au mépris des droits de son église, exercés par ses prédécesseurs et lui-même lors de la création des ofïiciers de la ville : frère Jean, cardinal de Saint-Laurens in Lucina, député du Pape, déclare qu'il n'y a pas lieu de lever l'interdit et l'excommunication, après avoir énuméré tous les méfaits commis par Barrai de Baux et la commune envers l'évêque et les prêtres de son église qu'ils ont troublés dans l'exercice de leurs fonctions sacerdotales. — Donné à Lyon.
Gh. orig. cotée 5. — Bullaire d'Avignon. — Vaucluse.
347 1249 — 1" juin.
Testament de Mabile, épouse de Giraud-Adhemar, seigneur de Monteil, vicomte de Marseille. Elle désire être inhumée dans le monastère de Saint-Pons, et lègue à Eudiarde sa fille, épouse de Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues, une rente annuelle de 50 livres de royaux coronats, et diverses sommes à la maison du Temple et aux monastères des frères Prêcheurs et Mineurs de Marseille, Elle donne à sa fille Giraude 25 livres à prendre sur les 100 livres qu'elle lui doit, et abandonne toutes ses prétentions sur le château d'Aubagne, à raison de la donation qu elle lui en a faite. Elle lègue à sa lille Marie, religieuse au monastère de Saint- Pons, la somme de vingt livres..., etc., etc., et nomme pour son héritier universel son fils Adhemar, auquel elle lègue sa dot de 31,000 sous de royaux, pour la sûreté desquels son mari lui avait donné en gage la seigneurie de Grignan. — Acte à Saint-Pons^ dans la chambre de Mabile. — CM" Bernard, de Geyreste.)
Arch. privées de M. de Gallior il Tain.
348 1249 — 4 juin.
Achat par Berlrand de Romanil, au nom de Barrai de Baux, et pour le prix de 13 livres de rayraondins, d'une partie des tasques et pâturages possédés par le chevalier Guasta, du chef de sa femme, dans le fief Cominal en Camargue. — Acte dans la maison de Pons de Roquemaure.
Reg. B. 1069, f- 231 v». — B.-du-R.
349 1249 — 18 août.
Barrai de Baux, voulant récompenser les services nombreux de Pierre d'Eyguières, confirme à lui et à ses héritiers tout ce qu'il possède en fief et juridiction àBarbegal, et tous ses droits de pèche et de chasse, avec pouvoir d'aliéner ses terres, sous la réserve en faveur de Barrai et de ses successeurs, de la haute seigneurie et du droit de trézain. Barrai s'engage à lui faire iDàtir un poste de défense et à le protéger contre toute attaque. Pierre d'Eyguières à son tour, oblige tous ses biens, et déclare faire hommage et reconnaissance. — Acte à Arles dans la maison de Barrai.
Chartes de Saint-Césaire d'Arles, t. 22, f^ 17.— Reg. B. 1069, i" 198 v". — B.-du-R.
350 1249 — 6 décembre.
Pierre de Caderousse reconnaît tenir en fief de Raymond de Baux I, prince d'Orange, tous les biens possédés par son père Bertrand de Taulignan et par lui dans les châteaux de Montbrison, Montaigu, Noveysan, Masiinac; il prête hommage et serment de fidélité, et déclare être tenu à servir le prince en temps de paix ou de guerre, et à lui remettre les dites places et forteresses pour en faire à son plaisir et volonté. Après la guerre, le prince les lui restituera, et promet de n'en rien aliéner, sans l'autorisation du sieur de Caderousse, qui restera toujours, lui et ses héritiers, hommageable au prince et à ses successeurs.
Donation à perpétuité, par Barrai de Baux I, seigneur des Baux, à Pierre Geoffroy, procureur-syndic et économe des habitants de Bédouin, du Mont-Ventoux, avec toutes les terres cultes, incultes
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et pûtLires, qu'il possède i\ quelque litre (|ue ce suil; avec autorisation pour eux et leurs descendants de mener paître leur bétail, gros et menu, sur la montagne, d'y établir des bergeries sans payer aucun droit de cens, de couper toute espèce de bois pour leur usage, d'extirper les garigues et de semer les terres défrichées. Il leur accorde en outre la banalité du four et moulin, et se réserve seulement le droit d'hommage, et le payement par la communauté d'un llorin d'or j)ùur albergue à sa première réquisition.
C'opie, aux Arr/i. munir, ilc Bcdotiiii.
352 1250 — 12 janvier.
Lettre de .Tean Baussan, archevêque d'Arles, aux prieurs et prêtres de la ville d'Arles, pour les prévenir que Barrai de Baux, au mépris du serment de fidélité et de l'hommage dus à l'archevêque, exerce la charge de podestat, qui lui confère le gouvernement de la ville, et que, par ce fait, il a encouru la peine d'excommunication, ainsi que ceux qui l'ont élu. Il leur ordonne, après avoir prévenu inutilement Barrai pendant trois jours consécutifs d'abandonner sa charge, sous peine de la perte du fief qu'il tient de son église, de signifier aux chefs des métiers, aux conseillers de la ville et au peuple d'enlever à Barrai son titre de podestat. — Donné à Saint- Pierre de Carapo-P abl'ico .
Reg. \y\(decia arelai . ch. 51. — FrJibliotli. d'Arles.
353 1250 —janvier.
Pierre et Motel, prêtres, P. Ferréol, prieur de Sainte-Croix d'Arles, après avoir reçu la lettre de l'archevêque d'Arles qui contient les peines résultant de la sentence d'excommunication encourue par Barrai de Baux et ses adhérents, s'ils ne réparent les préjudices causés à l'archevêque et à son église, se transportent dans le palais de la commune d'Arles et signifient à Barrai l'ordre reçu de l'archevêque de donner communication de cette lettre à lui, aux juges, au Grand-Conseil et aux chefs des métiers réunis en as.semblée. Barrai se fait livrer la lettre et le mandat, promet d'en faire la lecture au Grand-Conseil, d'en délibérer avec les semainiers et les juges, leur onlunne de partir el entre immédiatement dans la salle du Conseil.
Iles;". H" «Ji- — X'i^alcrUi c.rclar.. c!i. 'ri. — [)lb)iolli. dWrlcSi
354 1250 — 9 mai.
Excommunication lancée par Jean Baussan, archevêque d'Arles, contre les Arlésiens et Barrai de Baux, qui ne veulent venir à récipiscence,' contre la ville et son district, et spécialement contre le château d'Aureille, les habitants d'Arles, qui ont nommé Barrai, podestat de la ville, et tous ceux qui ont participé à la révolte contre l'aulorité de l'Eglise. L'archevêque frappe d'interdit tous les domaines de Barrai.