L. B. 318. — B.-du-R
366 1252 — 19 septembre.
Testament d'Amédée IV, comte de Savoie, dans lequel il est déclaré par le testateur que Cécile de Baux, son épouse, conservera les terres qu'elle possède dans le comté pendant son veuvage. Si elle vient à se remarier, ses héritiers lui restitueront sa dot, et lui donneront en sus mille livres viennoises à prendre sur ses biens. — Acte apicd Rwpetulam.
Hist. de Savoie de Guiclieaon, t. 7, p. G9.
Barrai de Baux achète de Bertrand de Cavaillon, la seigneurie de cette ville et des châteaux de Villars et Roussillon. Le droit de lods lui est concédé par le sénéchal du Venaissin, au nom d'Alphonse de Poitiers, fils du Pioi de France, marquis de Provence. Reg. B. 1209, - B.-du-R.
3C8 1253 —janvier.
Lettre d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, marquis de Provence, rendant à Barrai de Baux, à la sollicitation de sa mère et de son frère Charles , les terres du comtat Venaissin tombées en conmiise entre ses mains, et qu'il avait reçues de son beau-père Raymond VII, comte de Toulouse. — Donné à Vincennes.
Layettes du Trésor des Cliartes, t. 15, p. 173,
Hommage et serment de fidélité de Barrai de Baux à Alphonse, comte de Poitiers, de Toulouse et marquis de Provence, par lequel il reconnaît que c'est à sa bonté et aux prières de sa mère et de son frère Charles d'Anjou, comte de Provence, qu'il doit la restitution de ses terres du comtat qui lui furent données par son beau-père Raymond VII, comte de Toulouse, il jure de s'acquitter avec bonne foi de ses obligations de vassal, et de le reconnaître toujours comme son souverain seigneur. En cas de parjure, ses terres tomberont en commise aux mains de Charles d'Anjou, qui pourra le chasser de la Provence. Il s'engage à traverser la mer pour aller en terre sainte avec 10 chevaliers et 10 arbalétriers à cheval, équipés à ses frais, du mois d'août prochain en un an, à moins que le prince ne lui proroge le terme de son engagement. — Acte à Vincennes.
La;/ettes du Trésor des Chartes, t. 3. p. 17i.
370 1253 —janvier.
Lettre de Barrai de Baux accordant à ses vassaux du comtat, le pardon des offenses commises envers lui, d'après la demande de son très cher seigneur Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, qui vient de lui rendre ses domaines, sous la condition de ne causer aucun préjudice ni dommage aux habitants, pour cause du serment de fidélité juré au prince. — Donné à Vincennes.
Layettes du Trésor des Chartes, t. 3, p. 175.
371 1253 —janvier.
Barrai de Baux promet à Alphonse, comte de Poitiers, de partir du mois d'août prochain en un an pour son voyage en terre sainte, accompagné de dix chevaliers et dix arbalétriers à cheval, armés
à ses frais, suivant sa précédente promesse. S'il décédait dans cet espace de temps , il déclare que son iils Berti'and , ou tout autre à sa place, sera tenu de le remplacer avec les mêmes hommes d'armes, et suivant les mêmes conditions. — Acte à Vincennes.
Layettes du Trésor des Chartes, t. 3, p. 175.
372 1253 — 2 juin.
Pierre Vassal reconnaît tenir sous la suzeraineté de Barrai de Baux, représenté par Bertrand de R.omanil, une terre dans la correge de Trinquetaille, touchant le chemin de Saint-Gilles, sous l'obligation de donner à Barrai la moitié de la tasque et de la dime de l'avoine et de tous les fruits provenant de cette terre, après en avoir déduit les dépenses faites sur l'aire pour le dépicage et prélevé la dime des moissons. — Acte dans la maison de Raymond d'Aurillac, notaire d'Arles.
Reg. B. 1069, f" 235 v». — Arc//, de? D.-da-R.
373 1253 — 24 juin.
Partage des biens saisis sur les habitants de Monteux, emprisonnés pour cause d'hérésie vaudoise, par Raymond Etienne, bailli de Barrai de Baux, seigneur pour sept parts de la juridiction et seigneurie de Monteux, et les frères Rostang et Geoffroy de Vénasque, coseigneurs de la huitième partie. — Suit l'énumération des terres attribuées à chacun des copartageants. — Acte à Monteux.
Cai't, de l'Ecêchéde Carjientras, t. 2, f° ]9i.— Biblioth. de la ville.
374 1253 — 5 août
Barrai de Baux ratifie l'incarcération des hérétiques vaudois, la saisie et partage de leurs biens situés dans le territoire de Monteux, dont il est le seigneur pour sept parts. — Acte à Monteux.
Cart. de l'Evéché de Carpentras, t. 2, f" 190,— Biblioth. de la ville.
375 1253 — 23 août.
Bertrand de Baux de Meyrargues, d'une part , et Bérenger de Puyricard et autres coseigneurs, ayant nommé pour arbitres de leur différents Philippe, archevêque d'Aix, et Barrai de Baux, avec promesse d'obéir à leur sentence sous peine de payement d'une somme de 5000 livres tournois à la partie respectant l'arbitrage et
autres 5000 livres aux arbitres. Ces derniers, après avoir entendu les prétentions des parties, déclarent que la juridiction sur les habitants des domaines des coseigneurs de Trans sera commune aux parties, de telle sorte que Bertrand en aura une moitié et Bérenger et les coseigneurs auront l'autre. — Suivent d'autres décisions concernant les droits juridictionnels, ruraux et urbains, droits de chasse, etc., etc., etc.— Acte dans l'église de Saint- André, d'Aix.
Reg. Thésaurus de l'apcJi. d'Aix, f° 2. — B.-du-R.
376 1253 — 23 août.
Hommage et serment de fidélité prêtés par Bertrand de Baux I, seigneur de Meyrargues, à Philippe, archevêque d'Aix, pour ses domaines du château de Puyricard, pour les châteaux du Sambuc, d'Eguilles et leurs territoires, droits et appartenances, qu'il reconnaît tenir en lief de l'église d'Aix, ainsi que ses ancêtres. — Acte à Aix, dans la ville archiépiscopale des Tours, en présence de Barrai de Baux. — Le 20 septembre 1253 et le 27 mars 1258. Hommages prêtés â l'archevêque par les nobles de Puyricard pour toutes leurs possessions dans ce territoire, à l'exclusion toutefois de l'hommage dû au seigneur de Baux, qui se trouvait présent aux deux actes.
Reg. T/iesauru.' de l'arch. d'Aix, f° ô v et V i. — B.-du-R.
377 1253 — 16 novembre.
Hommage de Raymond de Baux I, prince d'Orange, à Guillaume, évêque de Carpentras, procureur d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, suivi de la reconnaissance en faveur du Comte, de la ville de Camaret avec ses droits et dépendancs, des vallées de Travaillans, Sérignan et autres lieux ou domaines, il reconnaît également avec Guillaume de Baux III, co-prince i d'Orange, les seigneuries d'Uchaux, Frigolet, Barbaras près de :| Courthéson, Barbaras près de Tulette, Montsegur, Montbrison, Mariignan et Valréas. — Acte à Orange dans la maison de Raymond :! de Baux. •
Rsg. B. 19, i' 19, — Yaucluse.
La veuve de Bertrand de Chàteauneuf, et ses nls Nicolas et Bertrand nomment Guillaume de Cavaillon, leur procureur pour
demander à la Cour Roinaine des lettres papales contre Guillaume de Baux, seigneur de Berre, baron de Provence, et toute personne les troublant dans leur seigneurie et droit de juridiction des châteaux de Chateauneuf. Carri et le Rouet, leurs territoires et dépendances, afin d'obtenir la perception de certains droits, et le payement de quelques dettes des habitants de leurs domaines. — Acte à Marseille.
cil. du monast. Saint-Sauveur de Marseille. — B.-du-R.
3T9 1254 — 23 janvier.
En présence de Guillaume Bremond, notaire, et de Guillaume, évêque de Carpentras, commissaires députés par Alphonse, comte
■ de Poitiers et de Toulouse, Barrai de Baux reconnaît tenir en fief sous la suzeraineté du Comte, le château de Monteux et ses dépen-
I dances. L'évêque proteste énergiquernent parce que les frères I Rostang et Geoffroy de Vénasque en possèdent un huitième qu'ils \ tiennent en fief de son évéché, et continuent à lui prêter hommage et serment de fidélité, et parce qu'un autre huitième, vendue ' Barrai de Baux, par Imbert d'Agout, sans le consentement obliga- I toire de l'évéché et malgré sa protestation, était soumis au même I hommage. — L'évêque demande acte au notaire de son acte pro- ! testatif. — Acte à Carpentras dans la maison de l'évéché.
Lie. rouge des Comtes de Toulouse. — Biblioth. de Carpentras.
: '^^^ 1254 — 26 janvier.
En présence de Guillaume Bremond, notaire, et de Guillaume, évêque de Carpentras, commissaires députés par Alphonse, comte ^ de Toulouse, Barrai de Baux reconnaît tenir en fief sous la suze- ; raineté du Comte, les châteaux et domaines de Loriol, Bsdarrides, I Entraigues, Caromb, Bédouin, Savoillans, Saint-Léger, Branles, I Guibert, Aulan, Saint-Saturnin, avec tous leurs droits et dépen-
■ dances. Il déclare être tenu de faire hommage, prêter serment de fidélité, et fournir les cavalcades en temps de paix ou de guerre, à la première réquisition du Comte. — Acte à Monteux.
Lie. rov'ji' des Comtes de 'roulousp. — Biljliolli. de «Carpentras.
1254 — 1" février.
Charles I, comte de Provence, étant seigneur d'Arles, il fut passé compromis entre Barrai de Baux, et le conseil de la ville d'Arles
— no —
à roccasion des droits à percevoir sur les ports de la ville et du bourg, et pour le passage du pont sur le Rhône. Barrai cède à la communauté de la ville tous ses droits sur la traversée des ports, et le passage sur le pont pour cause de gelée, vent, ou autre mauvais temps. Pendant que la ville sera propriétaire des ports et du pont, ses pontonniers pourront percevoir tous les droits que recevait Barrai, sous la condition d'un payement annuel de 15 livres tournois, et de la dispense en faveur de Barrai, et des gens de sa maison, de payer aucun droit de passage pour eux et leurs barques. — Acte à Arles.
Trinquetaille, t. 1" F. F. ch. 11. — Arch. munie. d'Arles.— Reg. B. 1(169, t" ^238. — B.-du-R,
382 1254 -- 25 mars.
Lettre de Barrai, seigneur des Baux, à son très illustre et très cher seigneur Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, pour lui apprendre que Jean de Monteux lui a rendu ce château, au vu des lettres du prince. — Datée de Monteux.
Laijeîîcs da Trésor des Cliarte.<, t. 3, p. 203.
383 1254 — 27 mai.
Barrai de Baux nomme Guillaume Castellan bailli de la vallée de Mouriès, et lui vend pour 4 ans, au prix de IGO livres tournois, les herbes, pâturages, abreuvoirs, droits de chasse...., etc., qu'il possède comme seigneur, à l'exception du produit des bans, et ii sous certaines conditions concernant le mode de pâturage des ' troupeaux, et le payement des dommages qu'ils pourraient occasionner sur ses domaines. — Acte au château des Baux touchant la i citerne.
Reg. B. 1069, f^ i\(j v» et 510. — B.-du-R.
384 1254 — 23 septembre,
Ratification par Bertrand de Baux, Bérenger de Puyricard et Guillaume de Trans, de la sentence arbitrale prononcée par ■ l'archevêque d'Aix et Barrai, seigneur des Baux, sur les droits respectifs qu'avait Bertrand sur les hommes du domaine de Trans, à Puyricard, sur d'autres domaines, et sur les droits prétendus de t Bérenger et autres co seigneurs sur les quistes, les droits de lods, f les trezains, acaptes, criées, cens, services et juridiction. Les parties s'engagent à l'observer sous peine de iOO marcs d'argent , et don-
lient chacune diverses cautions du nombre desquelles fat Barrai de Baux. — Acte à Aix dans la ville des Tours, en présence de Gilbert de Baux.
Après cette ratification, il fut déclaré par les arbitres que les clefs des deux portes de Puyricard seraient mises entre les mains des personnes choisies par les parties, et que Ton pourrait entrer et sortir à volonté, le jour et la nuit, sans payer aucun droit. — Acte à Aix.
Rerj. Thésaurus de l'arch. d'Ai.j:, t 3. — Arc/i. des B.-dti-B.
385 1254 — 23 septembre.
Philippe, archevêque d'Aix, et Barrai de Baux choisis comme arbitres pour terminer les différents survenus entre Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues, au nom de ses enfants Hugues et Mabile, et Raymond, chevalier de Gardanne, au nom des autres chevaliers et de la connuunauté, déclarent le consulat aboli et qu'à l'avenir la ville, les seigneurs et les chevaliers ne pourront créer des consuls, que Ton s'en rapportera pour Tadministration du lieu à l'acte donné par Roncelin, vicomte de Marseille, le 16 avril 1211 et daté du monastère de Saint-"Victor, dans lequel il est dit que les seigneurs de Gardanne n'ont jamais imposé aux habitants aucune taille, quiste, ou exaction quelconque ; qu'ils y ont administré la justice, reçus les cavalcades et perçus autres droits seigneuriaux. Les arbitres demandent l'oubli de toute haine, et maintiennent toutes les libertés et immunités du lieu, à l'exception du consulat qui vient d'être aboli. — Acte à ?
Le 15 novembre, Hugues de Baux jure d'observer la sentence.