L. 28. — Principauté d'oranrie. — Vauclnse
520 12G6 — 20 décembre.
Lettre de Charles d'Anjou, roi de Sicile, nommant Bertrand de Baux II, de Berre, au justiciariat des Abruzzes pour gouverner les affaires générales de la Province. — Donné à Capoue.
Cod. Diplom. de Giudice, t. 1", p. 255.
521 1267 — 13 janvier.
Lettre du roi Charles d'Anjou nommant Philippe de Borisiaco *aujusticiariat des Abruzzes en remplacement de Bertrand de Baux î appelé à gérer d'autres affaires plus importantes et non déterminées. — Donné à Naples.
i Cod. Diplom. de Giudice, t. 1". p. 225.
522 12G7 — 25 avril.
1 Raymond de la Baume, bailli de Ti-inqaetaille pour Barrai de .Baux, contirme à Bertrand de Romand, la vente à lui faite d'une !terre à Azégat, lui concède le droit de la vendre à toute personne, lexcepté aux chevaliers et maisons religieuses ; sauf et réservé le
} droit de seigneurie de Barrai de Baux cl le cfuart des revenus de {
cette terre, après qu'il en aura prélevé la semence, la dime des ■
moissons, et celle du dépicage des grains par les juments, — Acte i
sur la place de Trinquetaille. ji
Reg. B. 1009, f^ 23U. — B.-du-R. P
523 1267 — 27 mai. 1
Barrai de Baux, grand justicier du royaume de Sicile, assistej comme témoin au traité d'alliance entre Charles I, d'Anjou, et Bau-Î douin, empereur de Gonstanlinople, chassé de ses états par Micheli Paléologue ; par ce traité, le prince Charles promet de lui faire! recouvrer ses états, de donner en mariage sa fdleBéatrix à Philippe; fils de Baudouin, lorsqu'elle sera arrivée à l'âge de puberté, à la' condition que ce dernier lui cédera en toute souveraineté les prin-t cipautés d'Achaie et de Morée que possède Guillaume de Villehardoin, et diverses terres en Grèce. — Acte à Viterbe,
Cod. Diplom. de Giudicc, t. 2, p. 30.
524 1267 — 8 juin
Bertrand de Baux, fds de Barrai, et Bertrand Albe, seigneur d'| Roquemartine, voulant terminer leurs contestations à propos dei territoires des châteaux de Mouriès et d'Aureille, nomment pou! arbitre Gulraud de Luire, qui devra en opérer la limitation. — Act sur les lieux. — Le 22 août, l'arbitre pose les termes nécessaire après avoir pris connaissance des actes et entendu les témoins di parties.
Repr. 10G9, f^ 219 v\ — B.-du-R.
525 1267 — 10 juii
Reconnaissance par Bertrand de Baux II, fds de feu Guillaun de Baux, seigneur de Berrc, Châteauneuf, Istres et Lançon, à E arclievêquc d'Arles, pour tout ce qu'il tient en fief de son églis et pour tous les droits qu'il possède dans son domaine du po Saint-Geniés, dans ses eaux, et dans Unîtes ses terres de laCrai suivie de l'hommage et serment de fidélité. — Acte à Tarascoi dans le cloître de Sainte-Marthe, en présence de Bertrand deBau fils de Barrai.
Rocr. B. inOO, f" 3Gi. — B.-dn-R.
52G 1267 — 1" août.
Vente par Pierre Coclonel, bailli de Mouriès, en présence de B. Romand, lieutenant de Barrai de Baux, à frère Durand Cler, précepteur de la maison de Bertaud, pour le prix de 40 livres de provençaux coronats, des pâturages du domaine de Mouriès, du jour de Saint-Michel prochain à la fête des saints Philippe et Jacques, avec la permission d'y prendre du bois à brûler et pour faire une cabane à l'usage des troupeaux paissants dans ces pâturages. — Acte dans la maison de Bertrand de Romanil. Reg. B. 1069, i" 222 v\ — B.-du-R.
527 1267 — 23 novembre.
Lettre de Clément IV à Barrai de Baux, seigneur des Baux, grand justicier du royaume de Sicile, pour le prévenir que Laurens Tiepolo, le plus grand ennemi de l'église, vient d'être nommé podestat de Fermo, et montre des lettres de Barrai considérant cette nomination comme très-utile à Charles d'Anjou. Il espère conserver son amitié à cause de sa constante bienveillance pour lui, mais il déclare que si ses anciens amis l'abandonnent, il s'en procurera de nouveaux ; que dans tous les cas, il est décidé à soutenir la guerre qui lui est faite, quoiqu'il puisse en arriver, parce qu'il sait que Dieu n'abandonne jamais son église. — Donné à Viterbe. Thés, anecd. de Martène, t. 2. p. 543. — Cod. Dipl. de Giudice t. 2, p. 97.
528 1267 — 19 décembre.
Vente par Vicedominus, archevêque d'Aix, à Alix, veuve de Bertrand de Baux I, seigneur de Meyrargues, tutrice de Raymond ^ de Baux, son fils, de la barque du Puy-Sainte-Réparade, sur I la Durance, dont il possède les cinq parts sur six, pour le prix de 35 livres de cens annuel, sous la condition d'exemption du cens, si 1 la circulation de cette barque venait à être empêchée, ou cessait totalement. L'archevêque promet qu'il n'y aura jamais d'autre bar- . que sur la Durance, le long du territoire du Puy , et que dès aujour- , d'hui Alix peut percevoir le péage et autres droits de tous les passagers, de leurs bêtes et marchandises, suivant la coutume; excepté ■ des vassaux de l'archevêque, de lui même et de ses familiers. Si ces accords ne conviennent pas à Raymond de Baux, lorsqu'il aura
25 ans, il pourra faire annuler la vente, — Acte dans le château de Meyrargues, en présence de Gilbert de Baux, etc.
Reg. Thésaurus de l'arc/i. d'Aix, f^ 107. — Reg. B. lii, l'Zïl.— B.-du-R.
529 1267 — 19 décembre.
Convention entre Vicedominus , archevêque d'Aix , et Alix , veuve de Bertrand de Baux de Meyrargues, tutrice de Raymond de Baux son fils, aidée du conseil de Gilbert de Baux et autres, à propos de la prise des eaux de la Durance pour l'utilité des deux parties. Alix aura la faculté de prendre l'eau sur les confins du territoire de Peyrolles, et de la conduire par ce territoire pour les moulins et paroirs de son fils. L'archevêque, ou autres pour lui, prendront l'eau aux dits moulins, et la conduiront jusque dans le territoire du Puy-Sainte-Réparade. Alix payera une indemnité aux hommes dont les terres seront traversées et accordera à l'archevêque la liberté de prendre cette eau sortant des moulins de Raymond, situés sur la rive de la Durance, pour la conduire dans le territoire de Meyrargues. Les dépenses à faire pour la dérivation de cette eau par le moyen d'une écluse seront faites en commun. — Acte dans l'église du château de Meyrargues, en présence de Gilbert de Baux , etc....
Beg. Thésaurus de l'arc/i. d'Aiv. i" 109. — B.-du-R.
530 1268— 11 mars.
Bertrand de Baux de Pertuis, seigneur de la terre de Troja, déclare avoir reçu en prêt de Charles d'Anjou la somme de 120 onces d'or qu'il s'oblige à rendre au Roi à Pâques. — Acte à Naples. Reg. ang. des dépenses, n" 1, f° 3. — G. arch. de Naples.
Lettre du roi Charles d'Anjou ordonnant à son justicier de la
terre de Bari en Basilicate, d'acheter, aux dépens de la Cour, un
bon cheval pour Barrai de Baux, justicier du royaume de Sicile.—
Donné à Lucera pendant le siège.
Cod. Diplom. de G. Giudice, 1. 1, p. 152. —Reg. ang., n- 2, f» 11. — G. arch. de Naples.
532 1268 — 22 juin.
Lettre de Charles I" d'Anjou au justicier des Abruzzes, pour lui recommander de traiter avec beaucoup d'égards Bertrand de Baux
de Berre, son conseiller, s'il l'appelle devant lui ainsi que les autres barons feudataires soumis à sa juridiction, de ne prendre aucune détermination avant sa rentrée dans le royaume ; avec ordre de faire rendre à Bertrand les châteaux qui lui ont été saisis.— Donné à Sora, dans la Terre de Labour.
Reg. ang., 11° 1, l" 50. — G. arch. de Naples.
533 1268 — 24 juillet.
Guillaume de Foromville, prévôt de l'église de , notifie au
sénéchal du royaume de Sicile que Raymond de Baux, fils de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, est reçu membre de la maison du roi avec cinq chevaux, dont trois pour sa personne et deux pour un domestique demeurant avec lui. — Acte à Lagopesole. Reg. aog., n» 2, i" 45. — G. arch. de Naples.
534 1268 — dernier juillet.
Codicille du testament de Barrai de Baux. — (Mention d'acte.) Reg. Inveut. B. 1209. — B.-du-R.
Pons Rogat, bailli des Baux, vend, par l'ordre de Bertrand de Baux d'Avellin, à frère Guillaume Vallet du monastère de Lure, et à Martin Godonel de celui de Gruis, pour le prix de 40 livres tournois, les herbes, pâturages, et la faculté de faire paitre tous leurs troupeaux dans la vallée de Mouriès, dans la Grau et sur toutes les montagnes de ses domaines, de ce jour à Saint-Michel et jusqu'après la quinzaine de Pâques. — Acte aux Baux. Reg. B. 1069, f= 22G. — R.-du-R.
536 1268 — 1" septembre.
Pierre, évêque d'Orange, ayant protesté vainement dans son
église contre l'ordonnance des seigneurs de Baux, oncle et neveu,
princes d'Orange, portant création d'école sans en avoir demandé
l'autorisation à l'évêque, au mépris des droits de l'Eglise, et de plus
I contre le non-payement d'une somme importante qui lui était due
' par Raymond oncle , menace d'excommunication et d'interdit les
professeurs, s'ils continuent à enseigner, et les élèves s'ils se ren-
t dent à leurs leçons. Des amis communs des parties interviennent
dans le débat, et obtiennent de l'un des seig-neurs qu'il déclarera en
assemblée publique que rordonnanco a été publiée à son insu, qu'elle est contraire aux droits de l'Eglise et de l'évêque, et qu'il la révoque complètement. L'évoque promet à son tour de ne plus mettre aucun empêchement aux études. L'archevêque d'Arles, Bertrand, présent à la transaction, ratifie la promesse de l'évêque et déclare qu'après la révocation de l'ordonnance, les professeurs auront la liberté d'enseigner, et que l'évêque aura le droit d'appréciation pour tout ce qui concerne les études, les maîtres et les j élèves. — Acte à Orange, dans l'église de Saint-Jean. I
cil. orig. — Ai'cli, munie. d'Orange, publiée par le D' Millet.
Bulle du pape Clément IV confirmant à Raymond de Baux I et i'
à Guillaume son fils, princes d'Orange, les châteaux et territoires !
de Sablet, Seguret, Camaret, Serignan, Travaillans, et toutes !
leurs autres possessions, avec défense à toute personne de les ;
troubler dans la jouissance de leurs biens. — Donné à Viterbe. ;