L. B. 381.- B.-du-R
594 1276 — II décembre.
Lettre de Charles I prévenant Jean de Maira de la donation faite àBertrand de Baux II, seigneur de Berre, et à ses descendants, des terres Trogessanes, dans les Abruzzes, qui étaient du domaine de
Bertrand de Baux de Pertuis, et sont revenues à la Cour par sa mort sans liéritiers légitimes, à la condition que certains droits et possessions déjà donnés sur ces terres à quelques particuliers soient libres de toute charge ; et sous la réserve, en faveur de la Cour, des salins, droits de navigation, coupes de bois, et des teudataires qu'elle pourrait avoir sur cette baronnie. — Donné à Viterbe. Reg. ang. 25, f^ 23. — G. arch. de Naples.
595 1276 ~ 29 décembre.
En présence de Raymond de Baux I, prince d'Orange, de Bertrand de Reillane, procureur de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, de Guillaume de Sabran, des évêques de Carpentras, Vaison et Cavaillon et des autres seigneurs du Comtat, le Commandeur d'Orange, sénéchal du comtat, sous le rectorat de Guillaume de Villaret, grand prieur de Saint-Gilles, ordonne, après avoir pris l'avis des assistants, que pour éviter les fraudes commises contre leurs créanciers par les débiteurs qui font cession de leurs biens, cette cession sera faite désormais devant le juge, et qu'après avoir énuméré, devant le peuple assemblé, l'état exact de ses biens, meubles et immeubles, le débiteur se dépouillera de ses vêtements les mettra sur la tête, et frappant trois fois de la partie postérieure de son corps, mise à découvert, sur une pierre placée en un lieu élevé, il prononcera à haute voix et à chaque fois les mots : Je fais cession de mes biens, après quoi, cette cession deviendra irrévocable. — Acte à Cavaillon.
Série AA. I. n" 13. — Arch. munie, de Cavaillon. — Origine histor. d'un dicton populaire. — Mémoires de la Société de Statistique de Mars., 1879, parle D' Barthélémy.
Ordonnance de Martin, bailli de Raymond de Baux I, seigneur de Puyricard et de Gardannc, aux habitants de ces localités, d( faire reconnaissance et inscrire leurs biens et les cens qu'ils doivent au seigneur pour l'année 1277. fl
Reconnaissances faites à Pierre Rebolli, bailli d'Hugues de" Baux, seigneur de Meyrargues, de toutes les possessions des habi-- lants de Gardanne pour les années 1280 à 1292 {mûme registre). i^ Reg. B. 1417. — B.-ilu-R.
597 1277 — 3 février.
Donation en fief noble, suivant les usages du royaume de Sicile, par Charles I, à Bertrand de Baux, comte d'Avellin et à ses successeurs, en récompense de ses services, et en échange d'un revenu annuel de 600 onces d'or, des terres d'Avellino, Calvi, Lauro et autres domaines dans le ressort judiciaire de la Terre de Labour avec tous leurs droits et dépendances, enterres, vignes, prés, moulins, etc., et tous droits de juridiction, le Comte sera tenu envers le Roi et ses successeurs au service de 32 chevaliers y compris sa personne, avec les émoluments de 20 onces d'or par chevalier suivant l'usage. Bertrand se soumet au désir du Roi, sous la condition que si cet échange ne convenait plus à ses héritiers, le Roi et ses successeurs reprendront ces terres, et leur fourniront la pension annuelle de 600 onces d'or. — Acte à Belvédère en Calabre. Reg. ang. 31, f° 2. — G, arch. de Naplcs
598 1277 — 20 avril.
Testament d'Aymar de Poitiers III, comte du Valentinois, instituant sa fdle Philippine, épouse de Bertrand de Baux, comte d'Avelin, son héritière particulière pour dix livres de viennois à prendre sur le péage de l'Etoile, et son héritière universelle dans le cas du décès sans enfant de son frère Aymar, sous l'obligation de laisser son héritage à son petit fils Raymond de Baux. — Acte à Rochemaure.
Preuves, p. 11. — Hist. des Dauji! dus viennois et des Comtes de Valentinois, par Dnchesne.
599 1277 — 4 mai.
Convention entre le comte d'Avellin et Guillaume de Pertuis, avec confirmation du testament de Bertrand de Baux de Pertuis, son fils, et de la substitution faite en faveur du Comte, si Guillaume décédait sans enfant, de deux parties du château et de la juridiction de Pertuis.
Reg. Invent, B. 1209. — B.-du-R.
600 1277 — 25 septembre.
Lettre de Charles 1 à son procureur des principauté et Terre de Labour pour le prévenir de la donation faite dernièrement à Bertrand de Baux, comte d'Avellin, son fidèle conseiller, en récom-
pense de ses services, d'un revenu annuel de (JOO onces d'or assigné sur les terres d'Avellino et Calvi, y compris tous leurs droits et appartenances ; et du nouveau don fait gracieusement au Comte pour plus forte assurance de ce revenu, du château de Lauro dans la Terre de Labour, appartenant au comte de Caserte, et de la terre d'Ostie avec leurs dépendances. Pour ces diverses donations, le comte d'Avellin s'oblige à fournir trente-deux cavaliers au Roi et à ses successeurs, lorsqu'il en sera requis. — Donné à Melfi. Reg. aiiR. 18, i" ':0. — G. areh. de Naples.
GOl 1277 - 28 décembre.
Gilbert de Baux, seigneur de Marignane, lègue en mourant 50 livres de provençaux pour un anniversaire à célébrer dans l'église Saint-Sauveur d'Aix.
Martyrologe d'Adon, l' 7. —Ms^. d'Aix. — Bil)liot. de la ville.
Acte d'assignation de la somme de quarante mille sous de dot pour le mariage d'Alasacie de Baux fille d'Alix, veuve de Bertrand) de Baux I de Meyrargues.
Rcg. Invent. B. 1209. — B.-dii-R.
603 1278 — 28 janvier.
Demande faite à G. Finaud, juge de Marseille , par Ricard Bérenger prêtre, syndic et procureur du monastère Notre- Dame-de-Sion, agissant au nom de Mabile de Baux, religieuse, et d'Adalacie, son abbesse, pour être autorisé à prendre copie du testament de Bertrand de Baux I, seigneur de Meyrargues, pari lequel sa fille Mabile est instituée héritière de certaines sommes,i dont elle veut poursuivre le payement. — Acte à Marseille.
Ch. du Fonds de Saint-Sauveur d'Aix. — B.-du-R.
604 1278 — 8 avril.
Délivrance par Bertrand de Baux, comte d'Avellin, à l'archevô-! que d'Arles, du produit commun de toutes les condamnations prc noncécs dans la troisième partie du château de Mouriès et se territoire, et des droits de lasque sur les novales et les pâturage qui leur sont indivis, des trézains, acaptes, droits de chasse, ctc^] sous la réserve, en sa faveur, du produit des amendes comme hai
seigneur , suivant les accords passés autrefois entre Barrai de Baux et l'arobevèque d'Arles. — Actes à Mouriès. Liv. roufje d'Arles, i" 4Gy. — B.-du-R.
605 1278 — 6 mai.
Déclaration de Raymond de Baux I, seigneur de Meyrargues, avec le consentement de son curateur Pierre de Cadaval , par laquelle il reconnaît que les juges de l'archevêque d'Aix, ont le droit de punir les juges et baillis de Puyricard manquant à leur devoir. Le procureur de l'archevêque reconnaît de son côté que les juges et baillis, commettant quelques délits connue hommes privés, sont soumis de droit à la juridiction de Raymond de Baux, seigneur du lieu. Si les noms de juge et bailli venaient à changer, pour prendre ceux de viguier, podestat ou juge assesseur, la connaissance des délits connnis par ces officiers dans l'exercice de leur charge appartiendra à l'archevêque comme seigneur suzerain. — Acte à Aix.
Reg. Thésaurus de l'arch. d'Aic, i" 22 v". — B-du.-R.
606 1278 — 31 octobre.
Transaction entre Raymond de Baux I, son neveu Raymond de Baux II, prince et co-prince d'Orange, etisnard Albi, chanoine de l'église de la même ville, agissant avec le consentement et au nom d'Hugues, prévôt de la dite église, et des chanoines. Raymoiid de Baux donne à Isnard Albi diverses terres franches de tous droits situées à Travaillans et dans le territoire de Vêlage. Isnard donne en échange divers droits de tasque et cens que possède son église dans le château de Travaillans. — Acte à Orange.