janvier
Hugues de Baux s'engage à observer les termes de la reconnaissance faite par Raymond V, comte de Toulouse, en son nom et pour son frère Alphonse, à Raymond, évêque de Carpentras, de toutes les possessions de son église depuis la rivière d'Ouvèze jusques à la Sorgue, promet de défendre sa personne et ses biens, et de lui faire restituer les droits de lods que les seigneurs et habitants de Monteux ont usurpés sur son évêché.— Acte sur le pont du Vidourle. Gallia christ., t. 1, p. 149. — Pièces justiL
Bertrand de Baux est témoin de la donation par Raymond V, comte de Toulouse, à Raymond, évêque de Carpentras, pour le prix de 2,000 sous de melgoriens, du château de Venasque avec ses dépendances, qui sont les châteaux de Baux et de Malemort, les domaines Saint-Didier et Saint-Félix ; sauf et réservé pour lui et son frère Alphonse, les droits d'albergue et de cavalcade sur ces châteaux.
Layette du trésor des Chartes, t. 1, p. 82:
62 1162 — 18 août.
Lettre d'investiture de l'empereur Frédéric!", en faveur de Raymond-Bérenger III, des comtés de Provence et de Forcalquier, des villes d'Avignon, Arles, et autres châteaux étant du domaine de l'empire, à la condition d'un cens annuel. Il déclare que les deux diplômes d'inféodation dont se prévaut Hugues de Baux sont sans valeur, 1° parce que Conrad, auteur du premier acte, n'avait jamais vu Hugues, et n'avait pu lui donner l'investiture tangible; 2° Parce que lui, Frédéric, auteur du deuxième acte, en investissant Hugues des terres du comte Gilbert et de la comtesse Gerberge, son aïeul et aïeule, ignorait que ces domaines étaient le comté de Provence. — Acte à Turin.
L. B. 285. — B.-du-R.— Recherches sur AvÏQnon, par Pfeffel n" 2, — Bouche, Hist. de Proc, p. 132.
63 1162 — 18 août.
Accord passé entre l'empereur Frédéric, et les comtes de Provence et de Barcelone. Il est dit dans cette charte que s'il plait aux comtes de poursuivre comme parjure et homicide Hugues de Baux, et qu'il ne veuille pas se défendre, ou se reconnaisse coupable, l'empereur fera justice de cette accusation en sa cour ; s'ils le traitent de traître et félon, et que Hugues de Baux ne veuille pas tenter l'épreuve du duel, ou y soit vaincu, ou s'avoue coupable pendant, ou hors du combat ; l'empereur donnera les Baux en fief au comte de Provence, et Hugues perdra tout son héritage.
Si Hugues accepte le duel, les comtes de Provence et de Barcelone lui feront justice devant la cour de l'empereur ; mais dès maintenant, ils rendront le château des Baux aux délégués impériaux, et non-seulement ne tâcheront pas de le leur reprendre, mais ils les aideront à s'y maintenir.
L. B. 285. — B.-du-R. — Cougr. archéol. d'Arles, 1776, p. 393, D' Barthélémy.
64 1167 — 8 mai.
Hugues de Baux et Piaymoiid son fils assistent à l'acte de donation d'Ildefonse I, roi d'Aragon, comte de Barcelone, duc de Provence, au monastère Saint-Victor de Marseille et aux religieuses du monastère de la Celle, dépenflant de Saint-Victor, des églises et domaines de Conips, Pierrefeu, Collobrières, les Arcs, Saints-
Benoit, et Georges de Bormette, et de toutes leurs possessions de Borraes, Bras, Saint-Pierre de Brignoles et Sainte-Marie de Cabasse. — Acte à la Celle, en présence de Guillaume, prieur du lieu, et de dame Boniface, prieure.
Gall. christ., t. 1", p. 67. — Pièces justif.
65 1170—7 septembre.
Testament de Raymond de Baux, fils de Hugues. Il laisse à l'hôpital de Saint- Jean, son château de la Galla et toute la vallée de Marignane, excepté le four et le moulin qu'il donne aux frères Pierre et Bertrand Bérengier ; il réserve le revenu de ses biens pour vêtir cinquante pauvres, en nourrir mille pendant vingt ans, et dire mille messes pour son âme; lègue à Raymond de Villeneuve > à Pierre de Lambesc , son cousin , ce qu'il possède à Puyricard et à Meyrargues, donne la liberté de pâturage sur toutes ses terres aux maisons religieuses qui y sont établies ; lègue à Pierre Garnier, ses possessions d'Istres. Il nomme son oncle Bertrand de Baux, héritier de toutes ses terres à Vitrolle, Châteauneuf, au Port et au pont Saint-Geniès, Istres, Miramas, Cornillon, Lançon, Berre, La Fare, La Garde, Ventabren, etc.; lègue au comte Raymond ce qu'il possède sur ses domaines et les parts de Bertrand, son oncle, et de Pierre de Lambesc, s'ils attaquaient son testament.
Mss. du D' M. Millet, d'Orange.
Division en deux parts des biens communs entre Bertrand de Baux I, prince d'Orange, et Raymond de Baux, son neveu. Sont placés à la première partie, le château d'Istres et ses dépendances ; à la deuxième, le château des Baux, ses dépendances et les pâturages de la Crau. Ce partage est fait pour cinq ans, à l'expiration desquels, Raymond choisira la part qui lui conviendra. En cas de mort de part et d'autre sans enfants, les biens reviendront au dernier survivant. Guillaume de Sabran, Dragonet et les fils de Pierre de
Lambesc approuvent cet accord. — Acte fait en présence de
et d'Hugues de Baux.
Reg. B. 10G9, l" 215. — B.-du-R. Congr. archéol. d'Arles, 1776, p. 389, D' Barthélémy.
Bertrand de Baux et Guillaume de JuUans se rendent garants du prêt de 2,000 sous de melgoriens fait par Raymond, archevêque d'Arles, à Guillaume de Beaulieu, procureur du roi d'Aragon, à la condition de recevoir en gage le château d'Eyguières, avec droit d'albergue, de faire ratifier cet acte par le roi, et de pouvoir garder en leur possession ce château jusqu'à entier payement.
Livie noir d'Arles, i" 40 v. — B.-cUi-R.
Testament de RaimbaudIV, d'Orange, par lequel il donne à Bertrand de Baux, son beau-frère, mari de Tiburge, et à ses enfants Guillaume, Bertrand et Hugues de Baux, tout ce qu'il possède à Orange, Courtheson, et en deçà du Rhône ; à Adhemar de Murvieux et aux enfants qu'il a eus de sa sœur Tiburgette, ses possessions d'au delà du Rhône, et à l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem, deux condamines à Orange.
Mss. du D' Martial Millet, d'Oraage.
Par suite de discussions soulevées entre Bertrand de Baux, Autart Guillaume et sa sœur Douceline, sur la possession de diverses terres, Raynaud Arvier, nommé arbitre, déclare, que parmi ces terres, situées à Badasacs, la petite appartient par droit de fief à Autard et à sa sœur, et que Bertrand de Baux ne doit posséder que la moitié de la grande terre.
Reg. B. 1UG9, f- 236. — B.-du-R.
70 1177 — 1" mai.
Bertrand de Baux donne, pour le salut de son âme, à l'église de Sainte-Marie d'Ulmet,une condamine sur les bords du Rhône, sous le cens de 4 deniers. — Acte fait dans la maison d'Ulmet.
Reg. B. 1069, f° 235 \-». - B.-du-R.
71 1178 — juillet.
L'empereur Frédéric I siégeant sur son tribunal, Bertrand de Baux I, prince d'Orange, prouve par divers témoins les dernières volontés de feu Raimbaud d'Orange, par lesquelles il donnait à
Bertrand et à ses fils toutes ses possessions d'Orange, Courtlieson et autres lieux, avec ordre, en mariant ses liUes, de leur donner en dot seulement de l'argent et des immeubles, et nuls châteaux et seigneuries. L'Empereur approuve les dernières volontés du testateur, et en concède acte à Bertrand et à ses successeurs. — Acte à Orange.
Mss. du D'- M. Millet, d'Orange,
72 1178 — 22 juillet.
Frédéric I, empereur, siégeant sur son tribunal, Bertrand de Baux fait certifier par témoins que Hugues de Baux, son frère, institua héritier par son testament Raymond, son fils, avec ordre, s"il venait à mourir sans enfants, de laisser son héritage à Bertrand et à ses fils. Bertrand de Baux jure de respecter la volonté du testateur, et l'Empereur lui concède acte de sa déclaration. — Acte à Arles.
Mss. du D"' M. Millet, d'Orange.
73 1180 — avril.
Des discussions s'étant élevées entre Odin, prieur de Saint- Gilles, et Bertrand de Baux, à propos de l'héritage de Raymond de Baux, son neveu, le légat du Saint-Siège, après avoir pris connaissance du testament et des conventions passées entre Bertrand et Raymond de Baux, déclare que le Prieur remettra à Bertrand, en présence des religieux, les sommes déjà touchées, et abandonnera ses prétentions sur le legs concernant les châteaux d'Eguilles et de Marignane.
Bertrand de Baux cède à l'hôpital Saint-Jean, pour la rédemption de son àme et celle de son neveu, sa condamine du petit PJiône, une terre à Marignane, la moitié des vignes qu'il y possède, des places pour bâtir des maisons autour du château, et la faculté de tenir une barque sur l'étang de Bolmon sans payer aucun cens. — Acte à Avignon.
Ordre de Malte, Trinquetaille, domaine, ch. 1. — B.-du-R.
Le même jour, Odin, en présence de ses frères en religion et de Guillaume de Baux, déclare abandonner sa demande en délivrance de legs sur les châteaux d'Eguilles et Marignane. — Acte à Avignon.
Reg. B. 1069, P 238 r. - B.-du-R.
74 1180 - 31 octobre.
L'archevêque d'Arles et son chapitre donnent au prévôt de Saint-Paul du Mausolée, avec le consentement de Tiburge d'Orange, dame des Baux, les églises de Saint-André, Saint-Vincent, et de la Vierge-Marie, existant dans le château des Baux, sous le cens annuel de 40 sous.
Tiburge , dame des Baux, et ses fds , abandonnent au prévôt de Saint-Paul leur droit de lods sur ces églises données par l'archevêque, à la condition par le donataire, de ne tenir dans le territoire que des officiers de probité.