L. B. 309. — B.-du-R
108 1203 — 21 mars.
Guillaume de Baux I, prince d'Orange, Hugues de Baux, son frère, vicomte de Marseille^ et Raymond leur neveu, accordent diverses franchises à la maison de la Sainte- Trinité de Marseille, aux autres maisons du môme ordre, et à Jean de Matha ministre de Tordre. Ils ordonnent à leurs sujets et amis de prendre sous leur protection les frères de ces maisons voyageant en Provence, ainsi que leurs biens , meubles et immeubles — Acte à Fos en présence d'Ildefonse, marquis de Provence.
Antiquité de VEglise de Afarseille, t. 2, p. 13, Belsunce. — L. 636 Mss Peyresc ; Bibliot. de Carpentras.
109 1203 — avril.
Raymond de Baux U, seigneur de Berre, donne en aumône au monastère de Silvacane, 12 deniers de raymondins qu'il perçoit annuellement sur une maison située dans la dite ville, et qu'il a vendue au monastère ; elle sera affranchie à lavenir de tout droit de lods et trezains. — Acte à Marseille.
Sûtacane , avcfu Saint-Sauveur d*Aix. — B.-du-R.
110 1203— juillet.
Hommage par Hugues de Baux à Michel, archevêque d'Arles, pour ie château de Trinquetaiilc et ses dépendances, le domaine de Barbegal, les ports de Saint-Gilles et du petit Rtiôiie, et toutes les terres pour lesquelles ses ancêtres iirent hommage et serment de fldclité aux archevêques et ù l'église. — Acte à Arles, centre la porte Saint-Étienne.
Lic.aiitoij.d'Arlef.t' 111. — tû*. j-oiiûfirAWt'i, (■ 311. — B.-da-B.
Guillaume de Sainte-Marie et Guillaume Auriol, arbitres choisis pour aplanir les dlfïicultés survenues entre llerraeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, et Rodolphe, prOtre, précepteur de l'hùpital Sahit-Esprit de la nifime ville, déclarent qu'à l'avenir Rodolphe et ses successeurs n'administreront point les sacrements aux malades, qu'ils ne fourniront aucun linge pour l'ensevelissemcut des morts, et que les malades décédés dans ledit hôpital ne seront point inhumés hors du cimetière nouvellement construit. — Acte dans la cour du monastère.
Cil. du mon. Saint-Sauveur de Marseille, n'H. ~ B.-du-R.
112 1204 — 15 juin.
Guillaume de lîaux d'Orange, Hugues son l'rèrc, et Ronceliu, vicomtes et soigneurs de Marseille, assistent au mariage de Marie, fille de feu Guillaume, seigneur de Monliiellier, avec Pierre, roi d'Aragon, comte de Uarcelone, et servent de caution au comte pour l'exécution des clauses du contrat. — Acte dans la maison de la milice du Temple, près de Monipollier.
Le 17, ils sont témoins do l'acte d'hommage prêté à Guillaume, évêque de Montpellier, par Pierre, roi d'Aragon, seigneur de Montpellier.
Laijvttc:' do Trésor dc.< CV-ditcM. l. 1', jui^'e ÎjS.— ibidoui. page 251,
113 1204— 25 août.
llermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, donne à acaple, pour le prix de 'lO sous de royaux coronats, ft Guillaume Amat, le terniii prés du monastère sur lequel il a fait bâtir ipielques maisons, avec la faculté d'en faire bâtir
devra toujours en conserver la haute seigneurie, et toucher annuellement de Guillaume Amat six sous de cens, avec prohibition à toute personne de bâtir aucun four, ou église, sur les emplacements vendus. — Acte dans la cour du monastère.
C/i. de Saint-Sauveur de Marseille, — B.-du-R.
114 1204 — 4 octobre.
Hugues de Baux, vicomte de Marseille, et Guillaume de Baux I, prince d'Orange, assistent comme témoins au testament fait par les deux frères Pierre, roi d'Aragon, seigneur de Montpellier, et Ildefonse, comte de Barcelone, contenant la donation réciproque de leurs biens, pour le cas où ni Tun ni Tautre de ces princes n'aurait d'enfants mâles, nés d'un légitime mariage.— Acte à Marseille.
Hlst, de Provence, Bouche, t. 2, p. 1060.
115 1204 — novembre.
Guillaume de Baux I, prince d'Orange, déclare se séparer de sa femme Ermengarde, à cause de leur degré de parenté, en présence de Raimbaud, évêque de Vaison , et jure de n'avoir plus aucune relation avec elle, si elle ne veut obéir aux ordres du Pape.Il hypothèque sur ses biens de Jonquières et Tulette les sept mille sous de raimondins, reçus en dot de Raymond de Mévouillon, son beau-père, et douze mille sous de viennois de son beau-frère Raymond ; il abandonne le domaine de Revest qui lui avait été donné à l'occasion de son mariage. — Acte dans le château de Valréas.
Ch, orig, — L. 14, princ, d'Orange. — Vaucluse.
116 1 204 — 1 0 novembre.
Lettre du pape Innocent III, constatant que Pierre II, roi d'Aragon, comte de Barcelone, seigneur de Montpellier, s est rendu en Italie avec une flotte de 5 navires ; qu'il a débarqué près d'Ostie, emmenant avec lui l'archevêque d'Arles, Sanche, son oncle paternel, Hugues de Baux, Roncelin de Marseille et autres nobles et puissants seigneurs ; qu'il s'est rendu à Rome pour recevoir des mains du Pape la couronne, et se faire armer chevalier; qu'il a été coui'onné le jour de la fête de Saint-Martin, a prêté serment de fidélité au Pape, et juré de défendre la foi catholique et les libertés de l'Eglise. — Donné à Rome.
Lettres d'Innocent IIL — Edit. Migne. — Liv, 7, ^ 229i
Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, accorde le droit de lods à Pierre Serrallier pour l'acbal d'une maison près de l'église des Accoules, servile à son couvent, au cens annuel de trois deniers et une obole. Elle déclare avoir reçu le trézain à propos de cette vente.— Acte à Marseille daii3 le couvent.
Ch. S de Saini-Sauv&ur de Mareeille. — B,-du-R.
118 1205 — novembre.
Donation par Guillaume de Baux I, par la grâce de Dieu, prince d'Orange, pour la rédemption de son âme et celle de ses prédécesseurs, à Deude, maître de la maison de Richerenches, et à ses frères, de tous les droits qu'il a, ou peut avoir, sur les biens possédés par la milice du Temple, et qu'il pourra acquérir, sur les maisons, vignes, pâturages, eaux, terres cultes et incultes en tous ses domaines d'Orange, Courthésonet Jonquières. Cette donation confirmant d'autres privilèges plus anciens est suivie de l'approbation du bailli de dame Tiburge et de Raimbaud d'Orange. — Acte à Orange,
Ordre de Mal lo. — (Jommanderie d'AEzijnoii, — Orange ch, 2. —
Ii.-(lLl-R.
119 1206 — 8 octobre.
Donation en fief par Ildefonse, comte et marquis de Provence, des châteaux de Mouriès et Maussane avec leurs dépendances, à Hugues de Baux et à ses successeurs, avec confirmation de tout ce qu'il possède de la part de sa femme Bavrale, dans le comté de Marseille, te bourg d'Arles, ou ailleurs. — Hugues de Baux prête serment de fidélité. — Suit un traité d'alliance offensive et défensive par lequel ils promettent de se défendre unituellement, soit en guerre, soit en Justice. Le Comte se réserve sur les domaines donnés, el ceux que Hugues pourrait acquérir en Provence, le droit de haute seigneurie et les cavalcades. — Acte à Saint-Gilles.
Reg- B. 14a. (~ .'W. — Rog. B. 1008. {' 'îî. — h. B. M3. — Reg. B. 2. l"-;9. — B.-du-R.
Vente par Barrale, dame de Baux, en son nom et au nom de
— sales millerolles légales de Marseille, avec lesquelles esl mesuré le vin vendu ou acheté, suivie de la faculté de les louer à q li il voudra au prix d'une obole par jour. Barrale recevra un cens annuel d une raasmodîne d'or. — Acte à Marseille. — - Bertrand Gombert rétrocède ce droit de millerolles à la commune de Marseille, au prix de 200 livres de royaux coronats, le 19 octobre 1221.
Série G. G. n^ 1 et 4. — Arc/i. munie» de Mar,
121 1207 - 25 avril.
Hugues de Baux, consul d'Arles, terminant Tannée de son consulat, ne peut s'entendre avec les autres consuls pour le choix de leurs successeurs ; Michel, archevêque de la ville, nomme de sa propre autorité ceux qui devront leur succéder.
Liv. rouge clArles, t* 47. — B.-du-R.
122 1207 — 13 mai.
Sentence arbitrale réglant les différents survenus entre Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, avec Ancelme aîné, à propos d'une propriété servile du couvent sous le cens annuel de 12 deniers de royaux coronats, qu'Ancelme voulait donner à acapte à diverses personnes. Les arbitres déclarent que le couvent abandonnera à perpétuité la moitié du droit de trézain, et que loi'sque la propriété sera aliénée, en toutou en partie, Ancelme et ses descendants payeront à Tabbesse l'autre moitié du trézain. — Acte dans le couvent.
Ch, orig. de Saint-^Sauceur de Marseille. — B.-du-R.
123 1207 — juillet
Confirmation par Ildefonse, marquis de Provence, du don fait à Hugues de Baux, du bourg neuf d'Arles avec ses dépendances, et de laquatrième partie delà domination et juridiction de la ville d'Arles pour en jouir en toute liberté, ainsi que d'un domaine situé près de l'hôpital du Saint-Esprit ; suivie de la promesse de lui faire rendre le château de Saint-Gabriel. Les parties posent des articles de convention de défense mutuelle avec livraison d'otages de part et d'autre pour en assurer l'observation. — Acte dans le Bourg d'Arles.
Li Bi 305. — Reg. B. 10G8, f«23. — B.-du-R.
- juillet.
Ildefonse, comte et marquis de Provence, fuit donation entre vifs àGuillaume Porcellet, Hugues de Baux, Bertrand Porcellet et autres seigneurs du bourg dArles, de tout le méjan qui part du milieu du chemin existant entre les murs de la cité et ledit mi.*jan vers le Bourg, avec toute sa largeur comprise entre le milieu du chemin et le Boury, et sa longueur depuis le portait des Curies jusques au Rliûne ; de telle sorte qu'eux et leur successeurs ayent sur ledit méjan la même juridiction et seigneurie qu'ils possèdent dans le Bourg, sur les hommes qui y habitent et habiteront à l'avenir; il autorise tout navire montant par le Rhône vers le Bourg , û s'arrêter au port sans pouvoir le dépasser, k l'exception des navires armés, mais ne portant aucune espèce de marchandises. — Suivent certains règlements de juridiction entre les citoyens d'Arles et ceux du Bourg. — Acte dans la maison de Guillaume Fabri Duporl.
Reg. B. 1000. f- iJl. - B.-du-R.
-juillet
Acte de donation par Ildefonse, comte et marquis de Provence, et Hugues de Baux ù Guillaume d'F.y gui ères, Bertiand Porcellet et autres seigneurs, du droit de percevoir une taxe niiifiirnie de six deniers par charge de toutes marcliandises entrant, ou sortant de la ville et bourg d'Arles, par terre ou par eau, au lieu de celle dedeux deniers par niuid île sel montant le Rhùne, d'une obole par charge de sel sortant de la ville, et de six deniers sur autres marchandises, telles que bois, blé et farines, perçus jusqu'à ce jour.
Kcg. invoiit. B. 120y, ir r.S. - B.-du-It,