‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de BauxChapitre 12 sur 207 · L. B. 309. — B.-du-R · texte numérisé non relu

L. B. 309. — B.-du-R

179 1216 — 7 février.

Achat par Hugues de Baux à la mère du chevalier Caulier, pour le prix de six livres et dix sous de nouveaux raymondins, du droit perçu par son mari sur le sel et sur certaine quantité de poissons péchés dans l'étang de Valcarès. — Acte à Trinquetaille.

Reg. B. lOSO. f 234. - B.-du-R.

180 1216 — septembre.

Frédéric II, roi des Romains et de Sicile, confirme à la demande de frère Ayraeric, précepteur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, les donations faites au dit hôpital de Saint-Jean par Tiburge d'Orange, fille de feu Guillaume, épouse de Raymbaud Guiran, par Raymond d'Orange, fils de Guillaume et de Chauze, et notamment, de ce que Guillaume d'Orange, père de Tiburge et grand-père de Raîmbaud, possédait dans la dite ville. Il leur accorde de plus les châteaux de Barret, Serignan, Camaret et Martignan avec leurs dépendances ; il confirme également l'accord survenu entre l'ordre de Saint-Jean et Guillaume de Baux I, à propos des différents occasionnés entre eux par la donation de la moitié d'Orange et de ses dépendances, faite au dit hôpital par Tiburge et Raymond d'OrangCâ

Orange. — Beg. 78. — Mss de Peyresct Blbliot. de Garpentras.

181 1216—11 septembre.

Le doyen de Tarchevêché d'Arles, avec le consentement du chapitre et de beaucoup de fidèles, donne^ par évidente nécessité et

pour le bien de son église, à Hugues de Baux, vassal de l'archevêque, le château de Mornas pour eu avoir la garde, ainsi que la perception du péage de Piolenc el tout ce qui dépend du dit château, à la condition de le défendre de tout son pouvoir, et de rendre te tout à la première réquisition de l'archevâque. Hugues donne, en garantie de l'observation de la convention, les châteaux de Ti-inquelaille, Villeneuve, Méjanes et leui-s dépendances. Barrait ralifie l'engagement de son mari. — Acte à Triiiquetaille. Lia. vert d'Arles, f 357. — B.-du-R.

182 1-216 — 8 octobre.

Approbation par Raymond de Baux II, vicomte de Marseille, de l'échange fait par Astor^ue, abbâ de Franquevaiix, du coussou des Saules don lé à sou monastère par ses aijuls Bertrand de Baux I, seigneur d'Orange, et Tiburge son épouse ; échange déjà approuvé par Élîennetle de Baux, sa mère, dans le château d'Istres, avec promesse de ne jamais exiger aucun droit de passage et de pâturage sur ce coussou. — Acte dans la maison d Etienne Parpesse.

Ch. de Saint-Céaaire. — Notre-Dame, W 2. — B.-dj-fl.

Raymond de Baux, vicomte da Mars.Mlle, accorde, pour la rémission de ses pécliéà et ceux dâ sis parents, à B., abbé du monastère de Senantjua, exemption de péage et tous autres droits sur ses terres, a. ec fajulté d'entrer et sortir de ses domaines saua être soumis à aucuns charge. — Acte à Meyrargues, en présence de B,, archevêque d'.\is.

Cart. (le l'ubba'je de Sciuinquc, cli. ÎSi. — VauclusB.

184 1217 — 4 mars.

Raymond de Baux II, vicomte de Marseille, voulant terminer les difCércnls siirvetm-^ entre les habitants d'Lslres, Fos, et ceux de Berre, à propos des prétentions qu'avaicjit les premiers d'empéchcr les habitants de Bcrre de picher avec certains filets dans j'étanj du Martigues, déclare û Raymond Geoffioy, mandataire des hommes d'Istres et Fos, que les habitants de Bcrre auront droit de pjoher dans l'étang sous certaines restrictions exprimées, el seulement sur diveis puinls. Raymond Geo;lroy accepte cette ■ f.-ii

peine de cent marcs d'argent. — Acte dans le château d*Istres, en présence d'Étiennette de Baux.

Rej. B. 147, ^ 198 v. — Keg. B. 2, f 94 v. — B.-du-R.

185 1217 —8 avril

Confirmation par Hugues de Baux, en présence de Barrale et de leurs fils Gilbert et Barrai, de la vente faite par diverses personnes à Etienne, abbé de Pîerredon, de la seigneurie d'une sixième partie du château de Mouriès et son territoire ; il se réserve les cavalcades, lalbergue et autres droits, et confirme à la même abbaye tous les biens présents et à venir qu'elle pourra acquérir, à la réserve des droits seigneuriaux qu'il pourrait avoir sur ces possessions, à propos de la concession qui lui fut faite par P., roi d'Ara-, gon. — Acte au château de Trinquetaille, en présence de Raymond, Hugues et Jauffret d'Aubagne.

R3g. B. 1039, f 208 v. - B.-du-R.

186 1217 — 2 juillet.

Donation à acaple par Hugues de Baux à Arnaud Gras des abords d j marais, confrontant du levant, la terre de l'hôpital des Pauvres, du couchant celle de l'hôpital Saint-Thomas, avec faculté d'aliénation en faveur de tonte personne, à l'exception des chevaliers et maisons religieuses, et à la condition du payement d'un cens annuel de 12 deniers, et pour acapte de la somme de 13 livres et 10 sous de nouveaux raymoadins. — Acte dans la maison de dame Sacrestane.

Reg. B. 1069. f» 233. — B.-du-R.

187 1217 — 1" octobre.

Sentence arbitrale de Pierre Audibert et Raymond Vayentor, terminant les différents survenus entre Raymond de Baux et Raymond Geoffroy, agissant pour lui et au nom des coseigneura et habitants de Fos, à propos de la navigalion par le canal du Comte, des saisîes-gageries et de Timposltion de 12 deniers exigée depuis longtemps par les seigneurs et habitants de Fos des vassaux de Raymond de Baux, qui traversent le dit canal avec leurs barques chargées. De l'enquête il résulte que Raymond Geoffroy et les habitants de Fos possèdent les bourdigues et leurs fermetures pour retenir* l'eau des canaux de l'étang de Caronte, qu'ils s*y livrent à la pèche, et que les habitants de Berre passent habituel-

l«ment par le grand chenal avec leurs barques. En conséquence, les arbitres déi;!arent les vassaux de Raymond de Baux dispensés de payer les 12 deniers réclamas de tout marinier pour le passage ; car il n'est pas permis de croire que quelqu'un ait jamais empêcha de traverser l'étang de l'ironie. — Acte à (sans nom de lieu.) Reg. B. 2, (« 93 v. — B.-du-R.

188 1218 — 30 juillet

Bulle du pape Honorius m aux prélats pour les engager à fomenter la guerre contre les Toulousains, Avignonais et autres hérétiques, dans laquelle il est déclaré que Guillaume de Bauxl, prince d'Orange, tréa illustre et pieux personnage, a été sssassîai par les Avignonais.

Lxyetm du Triaor des Chartta, p. 46S, L !•*.

Le pape Honorius III, donne une bulle de sauvegarde â la veuve de Guillaume de Baux I, prince d'Orange, à Guillaume de Baux II, et & ses frères, et prend sous sa protection leurs personnes et les biens qu'ils possèdent à Sablât, Seguret, Gamaret et Sérignan. — Doimé à Latran.

Ms3 du D' M. Millet, d'Oran^a.

190 1219 — 19 février.

Promesse par Hugues de Baux, en son nom et au nom de son neveu Raymond, aux recteurs de Marseille, d'employer tous ses elTorts pour obtenir paix et cjiicorde entre eux, la communauté, les particuliers et l'église, et de s'interposer auprès du cardinal, de l'archevOque d'Arles et de Tévèque de Marseille pour avoir au plutôt la levée de l'excommunicalion ou interdit, qui pèse sur la ville. — Il promet, après leur absolution, de les défendre contre tous leurs ennemis, — Acte dans l'église des Accoules.

Série G- G. n* 11. — Arc'i. munie, de Alar. —Hist. da Prov., L 2, p. m., Papon.

Hommage et reconnaissance par Hugues de Baux à Hugues, archevêque d'Arles, pour ce qu'il tient en fief de son église, c'est-àdire, le château et ville de Trinquetaille, et tout ce qu'il possède

192 1219 — mai.

Hommage et serment de fidélité prêtés par le vicomte Raymond de Baux de Berre à larchevôque d'Arles, pour ses terres du port de Saint-Genîës et son droit de pâturage dans la Crau. ---- Acte à Salon.

Uv. rouge d'Arles, ^ 333 v». — B.-du-a

193 1219 -24 juin.

Donation par Raymond de Baux II de Berre, vicomte de Marseille, à la maison de Bertaud, Raymonde de Mesara étant prieure, de la faculté de faire traverser ses domaines par terre, ou par eau, à Taller et au retour, à tous les objets nécessaires au monastère» sans payer aucun droit de péage. — Acte au château de Mey« rargues.

Reg. a 78. f m V. - B.-<ltt-R.

194 1219 — 17 juillet

Promesse à rarchevéquô d* Arles par Barrale, épouse d^Hugues de Baux, de faire donner, pour la rédemption de son âme, à Téglise de Saint-Trophîme, la dime de toutes les possessions qui furent de sa mère. — Acte à Trinquetaille en présence de Gilbert (Giberni) et Barrai de Baux frères, de Cécile, fille d'Hugues de Baux, de Pétronille et de sa nourrice, etc.

Chartrier de Salon, f« 412. — Lit?, vert d'Arles, 382 v^. — B.-du-R.

195 , 1219 — 8 décembre.

Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, confirme la vente d*une maison servile au couvent, faite par Guillaume Bernard de Massis â Bertrand Hugolin, sous un cens annuel de 8 deniers de royaux coronats ; elle reconnaît avoir reçu le trézain â propos de cette vente. — Acte â MarseilUi dans le monastère.

Ch, de Saint^auveur, — B.-du-R,

Hermeline de Baux, abbesse du monastère Salnt^Sauveuf de Marseille, signifie à Pierre de Montlaur, évêque de oeltê ville» qu'elle faitappsl devant le Pape de la sentence qui condamne les religieuse» à iortir de leur couvent^ parce qu'ellee ne possèdeût M

dehors de la ville aucun logement où elles puissent habiter, qu*il n'est poinl convenable qu'elles soient dispersées et que chacune d'elles rentre d^ns la maison paternelle ; d'autant plus que leur sortie de Marseille ne peut servir à pacifier les discussions survenues entre l'évêque et les habitants. Elle déclare, au nom des religieuses, qu'elle met sous la protection du Pape tous les biens, droits et dépendances de son couvent, et spécialement l'église des Accoules et les prêtres qui ta desservent. — Acte à Marseile. Ch. de Saint-Sauueur de Marseille. — B.-du-R.

"197 1220 -avril.

Hugues de Baux, choisi pour arbitre k propos de différents survenus entre les enfants et la veuve de Bernard Arnaud, prononce sa sentence dans le château de Trinqnetaille, en présence de Barraie de Baux. La décision est approuvée par les parties, qui prorasttent de s'y conformer. — Hugues d'Aubagne et sa femme Maris l'approuvent également comme parties intéressées. — Acte à Trinque taille.

Ch. de Saint -Ci}aaire. — Cirton 8. B. 2. — Sainte-Geneviève, n- 3. - R-du-R.

198 1220 — 27 novembre.

Donation par Hugues de Bans, vicomte de Mnrseille, et Barrale, son épousa, à Pons, abbé de Saiiitj-Mariij de SiKacane, de la moitié de soncoussou de la Crau, app3!é coussou Bausa^nque, confrontant En ressen et Istrcs, en écliaiig.^ de 7 muids et i setiers de vin qu'il est ob'ifîé île d inner annuellement aurlit couvent, par suite de la donation de feu Bertrand de Baux, sin père. — Acte à Aubagne, dans le cloître de l'égliss. — Gilbert cl Barrai leurs lils confii-menl cet acte.

Le G des ides du mois de janvier, le vicomte Raymond de Baux et Bertrand son fils approuvent et confirm;;nt cet éch:mgo. — Acte & Marseille, dans la cour du Temple.

Ch. de Sili-acane. — Ch. du monastcre Saint-Ciiaire dWrtes. — B.-du-R.

199 1220 — 27 novembre.

Donation pnr Hugues de Bnux, Barrale son épouse, Gilbert et Barra) leurs fds, au monastère de Silvacane et à Pons abbé, du privilège de faire passer sur leurs domaines t:us les bestiaux dudil

espèce de droit à eux et à leurs successeurs. Ils déclarent de plus prendre sous le ir protection tons les biens du monastère, et ordonnentà leurs descendants, leurs barons, vassaux et amis, d'obserrer cette déclaration et de protéger les biens du monastère comme ceux des donateurs et comme la prunelle de leurs yeux. — Acte dans le château d'Aubagne, c'est-à-dire dans le cloître de Téglise,

Çh, de Silvacane. — B.-du-R.

200 1220 — Il décembre.

Hugues de Baux, vicomte de Marseille, vend à Guillaume Vivaud le Jeune, fils de feu Guillaume Vivaud, le château de Cuges, son territoire et toutes ses dépsndances, pour le prix de 25 mille sous de royaux coronals, et le cens annuel d'une masmodine d'or. Il se réserve les calvalcades telles que les fait le château d'Aubagne. Barrale de Baux, son épouse, confirme cetle vente, ainsi que leurs fils Gilbert et Barrai, quoique mineurs. — Acte à Aubagne.

Lit. jaune de la Major, {• 38 v. — B.-du-R.

Confirmation par Étiennelte et le vicomte Raymond de Baux, en faveur du prévôt et de l'archevêque d'Arles, du coussou de Malcrasset, qui fut lai^^sé par testament à cette église, à la réserve du droit de tiézain et de l'acapte ordinaire qui est de 8 livres de raymondins. — Acte à Istres, dans la chambre d'Éliennelte.

Lie. noir d'Arles, V 157. — Liv. rouge d' Arles jt'' 156 v\ — B.-du-R.

202 ■ 1221 —23 janvier.

Compromis entre Bonfils, abbé de Saint-Victor, et Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs fils Barrai et Gilbert, avec sentence arbitrale de Bermond Cornut, archevêque d'Aix, qui remet Saint-Victor en possession de la troisième partie du Tolonée de Marseille, dont Hugues s était emparé violemment — Acte dans la cour du Temple.

Ch. de SainUVictor, n» 521. — B.-du-R.

203 1221—9 février.

Hugues de Baux, et Barrale, sa femme, déclarent en présence de leurs fils Gilbert et Barrai, à Raymond Julien, prévôt de la Major, qu'ils vendirent autrefois à Hugues B^roard, prévôt de Marseille,

maintenant archevêque d'Arles, le château Babon et toutes sei dépendances, droils de cens, trézains, etc., pour le prix de huit mille sous de royaux coronats. — Acte dans le cb&teau d'Auhagne, dans la chambie où Barrale venait d'accoucher.

cil. de VEaédié. — B.-du-H. — Antiq. de VEgliae, t 2, p. (OS. BelBUQce.

204 1221 —5 juin.

Balte du Pape Honorius III, ordonnant à l'archevêque d'Aix, à la demande de l'abbé de Saint-Victor de Marseille et d'Hugues de Baux, présents à Rome, de lever l'interdit auquel était soumis le château de Saint-Marcel, parce que, d'après la déclarotionderabbô et d'Hugues, un compromis avait élé passé par les parties, en présence de l'archevêque. Ce dernier ne devra lever l'interdit qu'aprâs avoir reçu une caulîon stifTisante, et pourra le renouveler si l'une ou l'autre des parties contrevenait aux clauses de ce compromis.— Donné à Latran.

Bulle n" eO. — Arc/i. de SaiM-Victor. — B.-du-R.

205 1222 - 9 mai.

Contestation entre Bcrmond de Clausonne, abbé du monastère Saint-André d'Avignon, et Giraud-Amic, (ils de feu Giraud-Amic et de Tiburga, gsndre d3 Gui[lau:n3 dj Biux I", prince d'Orange, à propos des prés de Todono, qui furent adjugés par sentence arbitrale à l'abbé.

■n, (• 18 V, - Ms3 latin, n' 13016. de la

SOC 1223— 29 octobre.

Donation et investiture par Birenger, prévôt de la Major de Marseille, et les chaiioin3s, a Hu, 'lies lie Baus, Gilbsvt et Barra', de la troisiè;n3 pirlie du ch.V.eau d'Aulnjiie, dj canx de Roqiefort et Juilaiis qui avaie:il app irteiv.i à Roni:eli:i et étaient tombés en C)rii-ni:iec;itre le U'S m lins, niul^pu-lui d'avoir p:iyj le cens obli^îitoire dspuis phK ai quinzu ans. Les sil^neu/s de Baux do:in3nl 103 livres d; roya ix cora:iat-i et p-ôt:nt liomuiagâ etsermi.iK de II lélité. — Acte à laprJvilê d^ M.irs:i!le.

207 1224 — 25 janvier,

Hugues de Baux, Barrai son fils et Raymond de Baux assistent comme témoins à l'acte d'investiture des châteaux de Brégançonet d'Hyères, donnés par Raymond-Bérenger IV à la commune de Marseille. — Acte dans Thôtel de la Masque.

Série A. A. ch. 28. — Arch. munie, de Marseille.

208 1224 — 8 mai.

Quittance donnée par Barrale, épouse d'Hugues de Baux, à Pierre Bertrand, syndic de la cité vicomtale de Marseille et mandataire de la commune, de la somme de 20,000 sous de royaux coronats, de 1,700 sous de la môme monnaie, qui lui étaient dus, et de 10,000 sous dus à Raymond de Baux, son neveu, sur les 40,000 que la ville doit payer par suite d'une transaction passée entre les seigneurs de Baux, elle-même, Alasacie, épouse de Raymond de Baux, et la commune. La somme qui reste due sera payée par la ville à son mari Hugues ou aux siens, suivant leurs volontés.— Acte à Marseille, devant la tour du Tolonée.

Série C. G. ch. 6. — Arch. munie, de Mars,

209 1224 — 15 mai.

Qnttance donnée par Hugues de Baux à Spine de Surrexina, podestat de Marseille, de la somme de 435 livres de royaux coronats que la commune a promis de payer par son ordre à divers créanciers, sur la pension de 500 livres qu'elle lui devra à Saint- Michel prochain, à l'occasion de la transaction passée entre lui, Raymond de Baux, son neveu, et ladite ville. — Acte dans le Chapitre de Marseille.

Série C. G. ch. 7. — Arch. munie, de Mars,

210 1224 — 9 juillet

Hugues de Baux reconnaît que ses prédécesseurs ont donné à emphithéose à divers particuliers pour le prix de 1,500 sous de raymondins, le marais appelé Boca lacosa, à la condition d'en opérer le dessèchement. Il renouvelle aux ayants droit la donation ancienne, les affranchit du droit de lodspour leur faciliter la culture des terres desséchées, sous la réserve de quelques parcelles de terrain qu'il désire donner à divers habitants de Trinquetaille, demeurant sur ces terres, et de la septième partie des revenus qui lui

seront payés après le prélèvement des dépenses faites et de la dlme ordinaire due à l'église. — Acte au ctiâteau de Trinquetaille, Reg. B. 1069, ^ S27 v. — B.-du-R.

211 1224 — 10 août.

Traité de paix entre Garin de Montaigu, grand- maître de l'iiôpital Saint-Jean de Jérusalem, et GuillauTiie de Baux I!, co-prince d'Orange, à la suite de nombreuses contraventions faites par Guillaume aux traités passés : 1* entre l'hôpital et Guillaume de Baux, I, son père ; 2" entre les hommes d'Orange et le même Guillaume, par l'intermédiaire de frère Emmanuel, alors prieur de la maison de Saint Gilles. Par cette nouvelle convention, les parties jurent l'observation des anciens traités, ainsi que dame Esmeniartz, au nom de ses flis Guillaume, Raymond et Bertrand ; elles prometteat d'oublier les injures et voies de fait commises contre elles par les habitantsd'Orange, et de restituerlesbienssaisis sur ceux qui quittèrent la ville, à la condition qu'ils y rentreront en prêtant serment de fidélité, et pourront, en cas de nouvelles contestations, recourir au tribunal ordinairement établi par le grand maître et le seigneur d'Orange. Hugues de Baux , Lambert de Monteil et autres nobles jurent sur les Saints Evangiles de faire observer ce nouveau traité de paix. Guillaume, sa mère, ses frères, Hugues de Baux, leurs amis et lesprincipaux habitants de la ville se soumettent, en présence d"IIngues, archevêque d'Arles, et d'Amie, cvèque d'Orange, à encourir les peines rie l'excommunication, s'ils contreviennent aux clauses du traité. — Acte dans la cour de la maison de l'hôpital.

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