juillet
Lettre de Philippine de Baux, damed'Apchier, autorisant Aycard [ de Roquefort, châtelain du Castellet, à retenir en faveur de ses neveux le moulin de cette localité, vendu par Raymond Gamel au prix de 32 florins, en donnant à l'acquéreur cinq florins en sus de 1 son prix d'achat, et de le revendre ensuite à Hugues de Roquefort, I s'il le trouve utile, tout en conservant les droits de seigneurie du ] Comte d'Avellin, son neveu. — Donnû à Avignon.
Heg. de l'ierre Armeotaire n*. — Arch. munie, de Marseille.
■ 2B aoûL
Lettre du pape Clément VI à Hugues d'Arpajon, chanoine de I Marseille, pour lui confier jusqu'à nouvel ordre les alTaires spirituelles et temporelles de la prévôté de la Major de Marseille, par I suite de la déclaration faite par le prévût, Antoine de Baux, de ne J pouvoir pour le moment exercer convenablement les fonctions de sa charge. — Donné i\ Avignon.
U.>iiienl VI. — LcUi-ef serrcU:-'. A, X. I" 51 \--~ Arc/.. ,lu Vatk Note KomiTmiiiijuéi! par M. lu clianuine .Mbaiiùs.
)venibrc.
Letlre du roi Louis et de la reine Jeanne annonçant aux communautés de Tourves, Saisson et Gaillet, du bailliage de Brignoles et Saint-Maxiniin, qu'ils donnent irrévocablement ces localités avec leurs territoires, la haute et moyenne seigneurie et juridiction, les vassaux et forts, leurs revenus et aulros droits, ù Raymond de Baux, comte de Soletto, maréchal de Sicile, et à ses descendants, en considéralion des immenses services rendus :i leur royaume, avec ordre de le reconnaître comme seigneur et de prêter hommage à ses procureurs parce que des affaires urgentes renipéchenl d'aller, en personne, prendre possessionde ces châleaux.— Donné à Napies.
itfj,'- It. 21, f3:il V, - H.-diL-H.
Compte du clavaire de Marseille constatant que la Cour paye annuellement sur les revenus du péage de Meyrargues aux héritiers de Raymond de Baux, seigneur de Marignane, la somme de 29 livres^ 16 sous et 6 deniers; à ceux de Blacas de Beaudinard, gendre de feu Hugues de Baux d'Aix, 55 livres, 8 deniers ; et à Raymond de Baux, prévôt de Glandève, celle de 2G0Jivres, en deux paiements.
Heg. 1597, ^ 175. — B.-du-R.
1335 1353 — 2 mars.
Antoine de Baux, prévôt de la Major de Marseille, nomme Raymond de Baux , bâtard militaire, pour son procureur, afin de prendre possession de l'église de Saint-Jérusalem (sicj de Piscaria, à lui donnée par lettre de collation de la reine Jeanne et d'en demander et recevoir les revenus. — Acte aux Baux, dans la salle du comte d'Avellin.
Ch.de la Major. — B.-du-R.
Le juge Pierre de Massa de Graniano et Richard, notaire du Royaume, attestent en présence de témoins à la demande de Raymond de Baux, comte de Soletto, grand camerlingue de Sicile, que le Comte a constitué pour son procureur le chevalier Amiel Gassoli, de Saint-Maximin, à l'effet de confirmer les nouvelles franchises bénévolement accordées aux habitants de Tourves, Saisson et Gaillet, avec pouvoir d'en accorder de nouvelles, si cela lui parait convenable, promettant d'avance de ratifier toutes les concessions faites à ses nouveaux vassaux. — Acte à Naples.
Reg. 21, f 404 v.— B.-du-R.
1337 1353 — 4 mai.
Noble Raymond Bonard, de Marseille, vicaire général de Robert, seigneur des Baux, de Puyricard et comte d'Avellin, vend pour dix ans les revenus des salins de la mergue Baucenque, dans le territoire de la ville de La Mer, avec le consentement d'Étiennette de Baux, dame des Baux et comtesse d'Avellin, son aïeule. - Acte à Arles.
Reg. de Pons Rodelli, n" d'Arles, Ip 44.
ISaS 1353 — 9j^
PrestaLioii d'hommage et reconnaissance à Raymond Bonard|;| vicaire général de Robert de Baux, seigneur des Baux et comte J d'Aveilîn, pour ses terres de Provence, par Bertrand de Colle, fils de feu Bérenger de Trets, seigneur de la Bastide d'AlIauch, et par ses nièces Alasacie et Bérengère, épouses de Bertrand de Montolîeu et de Laureiis de Lingris, citoyen de Marseille, tilles de Capiitî, chevalier de Trets, pour la Bastide d'AlIauch, ses droits et dépendances, qu'elles déclarent tenir en fief sous la haute seigneurie des comtes d'Avellin. — Acte à Marseille.
ïtog. proUicolJe de Jacq. Aycanl. — Etude de H* Uecormla de Mars,
1339 1353— 14 juin.
Aniiel Gassoli et Bernard Garde, procureurs de Raymond de Baux, comte de Solelto, s'étant présenlés sur la place publique de Tourves pour le faire reconnaître comme seigneur des châteaux deTourves, Saisson etGaillel; noble Bertrand Seguin, de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, et Bérenger Pioult, au nom des nobles et d'un grand nombre de roturiers de ces communautés, demandent, avant du reconnaître la donation faite par la reiue Jeanne et. . îîon mari, que le Comte confirme leurs anciennes libertés et leur ^ accorde des estimateurs pour les dnmmafjcs faits aux champs, des mesureurs pour le vin, des otliciers cxOcuteui-ss dos onloiinanccs du Conseil de ville et capablt^s d'apaiser les discordus entre particuliers, une création plus large du Conseil <,'onLmunal, avec un notaire pour secrétaire, n'ayant pas voix delibérative. . .etc.. . Les procureurs du Comte assurent que ces priviK-ges seront confirnit^ dans six mois. — Acte à Tourves, sur la place publiipip. HeK. H. n. l-:m ■.-".- B,-dn-R,
i:i:i3 — -24 juin.
Quittance par Raymond de Baux V, prince d'Orange, à .lacques Lempereur, trésorier des guerres, de la somme de H80 livres tournois, reçues par avance sur ses gages et ceux de sa compagnie, servant ou devant servit- en ces présentes guerres de Ca-scngne, sous le commandement de Jean, comte d'Armagnac, lieutenant du Roi. — fCollect, Claircmbaull, T. 11, f* 671). Bibliotli, nation.) — Autre quittance du mOmcde 25 écus d'or, donnûe le 34 juillet par ordre de Jean, comte d'Armagnac, lieiitenanl<lii Roi en Languedoc,
pour services rendus pendant la guerre. — Acte devant Saint-An-, tonin.
Beg, 231. — Gh. 14, pièc. orig. — Bibliot. nation.
1341 1353 — 4 octobre.
Raymond de Baux, bâtard militaire, et Raymond Bonard,viguier général de la vallée d'Aubagne pour Raymond II, seigneur des Baux et comte d'Avellin, confirment la vente faite pour quatre ans de tous les revenus et de la juridiction du château de Saint-Marcel à noble Guibert Terrici, bailli, et à Samuel de Lunel, juif d'Aubagne, clavaire de Saint-Marcel, pour le prix de 70 florins d'or par an, à la condition que cet arrentement soit ratifié par Étiennette de Baux^ comtesse d^Avellin, et son petit-fils Antoine de Baux, prévôt de réglise de Marseille.
Reg. de Jean de Thama n* de Marseille. — Etude de M« de Laget.
1342 1354 — 23 mars.
Les nobles et les roturiers de Tourves, Saisson et Gaillet, assemblés sur la place du marché par ordre de Foulques d'Agout, seigneur de Reillane, sénéchal de Provence, et à la demande de Raymond Jourdan, bailli de Tourves, et de Raymond Puget, notaire et bailli de Gaillet, déclarent être prêts à jurer à leur nouveau seigneur l'hommage et serment de fidélité qui leur est demandé, à la condition que les commissaires députés par Raymond de Baux, comte de Soletto, s'engageront à faire ratifier la confirmation de leurs privilèges dans six mois. Après avoir obtenu cette promesse sous serment, ils prêtent hommage au Comte en formulant leurs nouvelles demandes de franchises et libertés sur les moulins, fours, arrosages, chasse, pêche, etc. . . , etc. . . — Acte à Tourves.
Reg. B. 21, f 391 v». — B.-du-R
1343 1354 — 20 mai.
Raymond de Baux, comte de Soletto, grand camerlingue du royaume de Sicile, voulant vivre en paix avec ses vassaux des châteaux de Tourves, Saisson et Gaillet, confirme les anciennes franchises et libertés dont jouissaient les habitants et ratifie les nouvelles qui leur ont été accordées par ses procureurs concernant la faculté de moudre leurs blés dans quelque moulin que ce soit, de pouvoir faire bâtir moulins, fours et paroirs, la liberté
d'arrosage et de pèche avec ou sans Ûlet, de pâturage pon^M^i troupeaux dans les bois, terres gastes et cultivées, découper du bois dans les forais; celle de chasser aux perdrix, lapins, lièvres, sangliers, cerfs, chevreuils, renards, oiseaux et animaux sauvages, de faire fouler leur blii par qui que ce soit et de le vendre à toute pcrsonoe ainai que leurs vins, huiles et autres choses vendables. Le Comte leur accordeàperpétuilii un Conseil de dix hommes à élire tous les ans, lesquels en choisiront dis autres en sortant do charge, et diversesautreslibertâsetfranchiacs demandées par les communautés. — Acte h Naples, en présence de Raymond < Baux II, seigneur des Baux, comte d'Avellîn. Reg. H. 2I.(MUà.- U.-du-H,
1354— 22juille)
Noble Amiel Gassoli de Saint-Masimin, viguicr général des tei> res et châteaux de Raymond de Baux, comte de Soletlo, Raymon*' Jourdan, bailli et clavaire, Antoine Gombert, notaire, tous oMciers du Comte, jurent obciissance entre les mains des conseillers et habitants de Tourvcs, Saisson et Gaillel, aux articles des statuts concédés le SO mai par Raymond do Baux, portant que les bailli iX% notaire ne seront nommés que pour un an, qu'ils continueront à résider dans ces châteaux pendant quelque temps après l'expiration de leurs fonctions; que les olliciers du Comte, avant d'entrer en charge, jureront le maintien des libertés octroyées, et qu'en cas de désobéissance, ils pourront être cités devant les Cours de Brignoles et de Saînt-Maxiniin. — Acte a Tourves.
Heg. ms. — Fouds MorLreuil. — Uibliot. unljuu.
1355 — IG mars.
Lettre du roi Louis et de la reine Jeanne ordonnant d'exigerde Raymond de Baux II, comte d'Avellin, la somme de 2,500 llorins qu'il doit à la Cour pour ses terres féodales de Sicile et pour sûreté de laquelle il a obligé tous ses biens et fourni pour cautions Raymond de Baux, comte du Soletto, grand camerlingue du royaume de Sicile, et Foulques d'Agout, sénéchal de Provence. — Donné ù Naples.
1346 1355 — 16 mars.
Résultat des recherches faites par ordre du roi Louis de Tarente et de la reine Jeanne aux archives du royaume touchant certaines •aliénations et pensions faites à diverses personnes sur le domaine royal depuis la mort du roi Robert. Il fut donné à Raymond de Baux, comte de Soletto, Tlle de Saint-Geniès et les pêcheries qui produisent 600 livres de coronats, déduction faite des 450 livres prises annuellement par les monastères du Nazareth d'Aix et de Saint-Zacharie ; les châteaux de Tourves, Saisson et Gaillet produisant 80 livres de coronats, plus 400 florins d'or de Florence à prendre sur la gabelle de Berre.
• Il fut donné au môme Comte, Jonquîères, le château de la Couronne et celui inhabité dit : Marseillais, ainsi que la Roque-d'Odour d'un revenu total de 10 livres de coronats.
Le château de Mison avec sa juridiction et ses revenus de 400 livres, fut cédé à feu Bertrand de Baux, comte de Montecaveoso.
Reg. B. 1139, f 7 et 32. — B.-du-R.
1347 1355 — 27 avril.
Raymond de Baux V, prince d^Orange, désirant être agréable aux habitants, cède à perpétuité ses droits sur tous les patis de Codolet, situés dans la ville, ses faubourgs et son territoire, occupés ou non par quelque personne que ce soit, à la condition expresse que la communauté ne pourra jamais actionner le Prince à propos des revenus produits par ces terrains. — Acte à Orange, dans la maison des frères Mineurs.
Série A. A. reg. 11. — Arch, munie, d'Orange,
1348 1355 — 9 mai.
Lettre delà reine Jeanne signifiant à Foulques d'Agout, sénéchal de Provence, qu'elle a appris avec regret que Robert de Duras, oublieux des services qu'elle lui a rendus, s'est emparé inopinément à main armée du château des Baux et de quelques terres appartenant au comte d'Avellin, dont il détient les habitants prisonniers. Le comte Raymond II d'Avellin, étant rentré complètement dans les bonnes grâces de la reine, elle ordonne au sénéchal de l'assister de ses armes et de l'aider à recouvrer, par tous les moyens possibles, ses châteaux et domaines saisis. — Donné à Naples.
Le 9 juin, Foulques d'Agout, en faisant donner lecture de cette lettre aux conseillers de Toulon, demande un secours d'hommes armés pour lesjoindre à ses troupes et ol)éir aux ordres de la reine. — Acte à Toulon, dans le palais royal.
8«rU E. E. — Ch. 10. — Art/i. munie. ,le Toulon.
1355 - 22 juillet!!
Raymond de Baux H, comte d'Avellin, fait vendre par son procureur Gtirard de Valesio aux habitants de La Cadière, et pour le prix de 600 florins d'or de Florence, tous les cens, services et corvées (pi'ils lui doivent annuellement, sous la réserve de ses droits de lods et Irézain k prendre sur toutes les propriétés du territoira de celte ville.
Cil. 13, — Arch. munie, de La Cadiira.
1355 — 27juillet.l
Bertrand de Baux d'Avellin, chevalier, seigneur de Branles et Plaisians, bailli de Seniis. donne quitlance à Jean Chanuel, trésorier des guerres du Roi, de la somme de 225 livres tournois, reçues en prêt sur ses gages et ceux des gens d'armes de sa compagnie, servant en ces p!'és;entes gnen'e^. — Acte, à Mante.'î. — Autre quittance de 90 livres au même, donnée à Paris le 27 août.
Uollccl. CiaiixmiMuU. I. W-, Cfi/l). — Itibliul. luIîjli.
1355 — novembre.
Bcrirand de Baux d'Avellin, sire de Courtlieson, Branles et Plaisians, donne quittance définitive de 78 livres pour les K^gcs de Geofïroy Delorme, d'un autre clievalier-bachclicr, de S8 L'cuyeis, 35 arbalétriers et '.)3 sergents de pied faisant partie de sa compagnie lorsqu'il était sénéchal do Sainlonge, sons le gouvernement du comte de Forez, depuis le 10 juillet 1347 jusqu'au 20 octobre. — Donné à Paris.
CuUecl. Clairembault, t. 11, Mi77. — Bibliot. iialioii.
Prise de possession pour Raymond de Baux, comte de Solelto, du lieu de Jonquières, dn cliâlcau de Saint-fienifo, et du qnarlicr
avec l'autorisation de tenir une barque pour sa garde dans l'étang du Martigues, suivant l'ancienne coutume.
Répert, génér. de Varch, d'Arles, de 1713. — B.-du-R.
1353 1355 — 26 novembre.
Raymond de Baux II, seigneur des Baux et comte d'Avellin, héritier universel de Raymond de Baux III, seigneur de Puyricard, déclare qu'ayant plus de 14 ans et moins de 25, il a le droit de passer des contrats sans curateur, et qu'il vend, en conséquence, à Pierre Giraud', procureur du monastère Sainte Claire d'Aix, les 200 livres de pension annuelle que lui sert la Cour sur les revenus du péage de Meyrargues, en qualité d'héritier de Raymond. Cette vente est faite pour le prix de 200 onces de carlins et de 1000 florins d'or de Florence, dont il donne quittance. Quant aux 200 onces de carlins d'argent, dont 60 valent une once, il les abandonne pour payerpareillesomme empruntée le 5 avril 1347 à ce couvent par son père Hugues, lorsqu'il était à Naples. Le Comte fait confirmer cette vente par Étiennette, son aïeule, par ses frères, Antoine, prévôt de la Major, et François, et par Phanete, leur sœur. — Acte au château d'Eguilles. — {Parmi les religieuses de Sainte-Claire se trouve Marthe de Baux),
Mss. de Peyresc, — B.Qg. 69, ^ 49. — Bibliot. de Carpentras.
1354 1356 — 19 novembre.
Noble Raymond Gavaudan, vîguier général de Raymond de Baux n, comte d'Avellin, donne, au nom du Comte et pour le mariage de sa sœur Phanete de Baux avec Guibert Terrici, damoiseau, fermier des revenus du château de Saint-Marcel, la somme de 60 ilorins d'or de Florence et divers cens et propriétés que le Comte possède à Saint-Menet et à Saint-Marcel. •— Acte à Aubagne in primo patuoFortalicii,
Gh. inéd. de Saint-Victor. — B.-du-R.
1355 1357 — 21 janvier.
Raymond de Baux II, comte d'Avellin, vend à Catherine Hugues une maison qu'il possède à Aubagne dans la rue des Nobles. — Acte à Aubagne dans la salle brûlée du Comte.
Cartul. d'Aubagne, — B.-du-R.
13Ô6 1357 — 19 avrili,!
Letlro do Raymond de Baux 11. seiptieuv des Baux, coratO-J d'Avelliii, ordonnant à GuibertTerrici, son chAtelaîn et bailli de I Saint-Mai'cel, de faire assembler ses vassaux, silôt lettre reçue, ft \ l'efTet de donner plein pouvoir à quatre députés pour veair immédiatement traiter avec lui d'une affaire déjà commencée, ou de s'entendre avec son ami Laurent de Bcrre, auquel cas il les dispense du voyage. — Donné au château des Baux.
L'assemblée qui eut lieu le 23 avril députe quatre habitants, avw mission de traiter avec leur seigneur, de ne s'engager que jusque! ^ la fête de Saint-Jean, et d'obtenir quelques grâces en faveur d divers liabîlants. — Acte dans le cimetière, près de l'égl Saint- Marcel.
Reg. do Jean do Thama, n* da Marseille, aux mains de M. Kotiicn.f
1357 1357-24 jniUetJ
Trahison des habitints de Saînl-Cannat envers leur seigneur, évèque de Marseille, accomplie au commencement de la guerre, en s'emparant du chftleau et le livrant à la garde d'Amiel de Baux, qui parcourait alors la Provence à la tôle d'une multitude armée de gens de Gascogne et d'nntres pays. Aniiel, qui se trouvait alors au château des Baux, en compagnie du comte d'Avcllin son neveu, accepte le don de celte place, et détache de son armée, cantonnée à Salon, une compagnie qui arbora son enseigne sur la tour du château de l'évèque , et les habitanis prêtèrent hommage et serment de fidélité à Amiel, qu'ils reconnurent pour leur seigneur. Liore oort de VKvachê da Mars. t= 3a y. — B.-du-li.
. 19 août.
Quittance de 300 livres tournois donnée par Amé de Baux, écuyer banneret, à Jean Chanuel, trésorier des guerres du Roi, pour ses gages cl ceux de 7 chevaliers- bacheliers, 15 écuycrs cl 2 haubergiers de sa compagnie, servant en ces présentes guerres. — Donnée à Paris.
Oillect. Claivembault, t. [1. f C77. — BiWiot. z:,nlioii.
1350 1357 — 28 septembre.
llugues-Jean Martin, Esparron et divers Marseillais portent
seille, frère du comte d'Avellîn, pour vol d'argent et pour saisie faîte hier, à main armée, de bêtes de somme chargées de blé, qu'il a fait conduire au château de Saint-Marcel.
Reg. des délih. de la commune de Marseille, — Arch. munie.
1360 1357 — 29 septembre.
Hugues d'Esparron prévient , au nom des seigneurs et habitants d'Auriol, le Conseil communal de Marseille qu'un prêtre de Salon, nommé Calagaspac, suivi d'une bande de malfaiteurs d'Aubagne, Saint-Marcel et d'autres châteaux appartenant à Raymond de Baux^ comte d'Avellin, parcourt les routes en détroussant les voyageurs et volant aux habitants d'Auriol les blés, farines et autres victuailles qu'ils ont l'habitude de transporter à Marseille.
Reg. des délib. de la commune de Marseille, — Arch. munie.
1361 1357 — 3 octobre.
Le viguier et le Cionseîl de Marseille ordonnent aux frères mineurs de faire enlever de leur église et de détruire les armes de Raymond de Baux n, comte d'Avellin, à cause de sa rébellion contre le Roi et la Reine de Sicile.
Rôg. des délib. de la commune de Marseille. — Arch. munie.
1362 1357 — 31 octobre.
Le procureur d'Anne de Viennois, princesse d'Orange et veuve de Raymond IV, voulant terminer toutes contestations avec le prince Charles, flls aîné du roi de France, à propos de diverses sommes dues sur le château de Mirabel par l'ancien Dauphin, vend au trésorier du Dauphiné tous les droits de la princesse sur ce château pour 3000 florins d'or, dont II donne quittance. — - Acte à Romans.
Reg. B. 2614, H. Pilat n% ^ 87. — Isère.
1363 1357 — 1" novembre.
Pierre Martin, bailli de Châteauneuf, présente au Conseil de Marseille une lettre d'introduction de Roger de Reillane, seigneur de Rognac et viguier-général du duc d'Andrie, il offre à la Commune les services de son seigneur, et prévient l'assemblée que ses espions lui ont appris qu'Amiel de Baux d'Avellin, son frère Bertrand et le frère de l'archiprôtre sont avec 1500 cavaliers
Acte par lequel le chevalier Aymar, seigneur de Roussillon i d'Annoiiay, fils d'Artaud, fait donation entre vifs du cliiltcau d'Annonay à son épouse Étiennette de Baux, fille de feu Hugues dtA Baux, comte d'Avellin. — Acte à Roussillon. N" ÏKl. — :«ère.
Lettre de Raymond d'Agout, lieutenant de son père Foulques sdnéclial de l'rovence et de Força Iqiiior, au viguier de Marseille; datée d'Aix le 12 courant, pour lui apprendre que les ten-es dij comte d'Avellin sont mises par la Cour au pouvoir du comte d'Api magnac, et qu'il doit faire proclamer dans Marseille la défense i qui que ce soit d'attaquer ou de faire attaquer les châteaux ayai appartenu à Raymond de Baux II, à l'exception de PuiTicanl, soa^ peine d'une amenilc de 100 marcs d'argent fin.
Heff. lies iUlib. ili- In rvmmune de MiirsuiSle. — Arch. mmiic.
l-^riT — 27 novembre.
Donation par Anne de Viennois, princesse d'Orange, à son fils Raymond de Baux V, de l'usufruit à elle léguô par son mari Raymond IV sur la principauté d'Orange, pour l'indcinniseï' des fortes dépenses faites (lorsqu'il fi.it armé chevalier en Ilulic. — Acte à Orange.
Ch, ùriij. avcr sri'au 'li- ploinli. ~- Arch. de La Haye. 13G7 i;)58 — 'janvier.
Le bailli de LaCadière écrltauxsyndicsdcToulon que vers midi le prévôt de Marseille, Antoine de Baux, suivi de IIIO cavaliers, d'un grand nombre de piétons et d'une bande du Castellet, a envahi le territoire de La Cadière, enlevant tout le hélail tombé sous leur main pour le conduire au château du Casleliel, qu'on am'ail dû détruire pour avoir la paix, et qu'il est urgent pour eux de veiller attentivement, car il est probable que cette troupe armée se dirigera vers leur ville. — Donné â La Cailiére.
1368 1358 — 13 janvier.
Lettre du bailli de La Cadière avisant le Conseil de Marseille que samedi 6 janvier, le prévôt, Antoine de Baux, avec 100 cavaliers et une forte troupe de piétons, est arrivé à Roquefort, qu'il en est sorti pendant la nuit pour s'embusquer dans les environs de La Cadière, et que le 7, entre 6 et 9 heures du matin, suivi par les habitants du Castellet et sa troupe, composée en grande partie de Gascons, il a attaqué le château, blessé et fait prisonniers beaucoup de personnes ; que tous leurs troupeaux ont été enlevés et menés au Castellet; que les soldats se sont conduits comme de barbares Sarrasins; que le 12 ils sont retournés pour ravager le territoire, ont mis le feu partout, pillant tout ce qui était à leur portée, et qu'il est indispensable pour Marseille de mettre fin à tous ces brigandages, si elle veut conserver la Provence au Roi et à la Reine. — Donné à La Cadière le 12 janvier.
Reg. des délib. de la commune de Marseille. ~ Arch. munie.
1369 1358 — 28 janvier.
Le Conseil communal de Marseille représente à Foulques d'Agout, sénéchal de Provence, que les ennemis de la Reine ont repris le château de Roquefort et l'ont garni de troupes et de munitions ; qu'ils partent de ce point pour commettre leurs vols en s'efforçant de réduire en leur pouvoir les autres châteaux saisis sur le comte d'Avellin, et demande leur destruction parce qu'ils sont trop rapprochés de Marseille. Le sénéchal lui accorde la faculté de détruire, même par le feu, les châteaux de Saint-Marcel, Aubagne et tous ceux ayant appartenu au comte d'Avellin qui tomberont sous leurs mains, s'ils le jugent nécessaire à la sûreté de leur ville. — Acte à Marseille.
Ch. — Série E. E. — Arch. munie, de Mars.
1370 1358 — 25 février.
Le Conseil de ;Marseille ordonne au viguier de faire proclamer que toute personne habitant la ville, née sur les terres de Raymond de Baux II, comte d'Avellin, devra faire inscrire ses nom et prénoms, et déclarer si elle a son père, des frères ou des parents rapprochés dans les rangs ennemis. On fera sortir de la ville et du territoire tout habitant qui sera dans ce dernier cas.
Reg. des délib. de la com,mune de Marseille. — Arch. munie.
135a ~ 9 mar^
Lottpo du roi Loiiiset rie la reine Jeanne au sânôchal de I veiice, pour le prévenir da la réception faite aux ambassadeurs I envoyés par la ville de Marseille et de la détermination prise, leur demande, de faire abattre complÈtement le château d'Aubagnel saisi sur Raymond de Baux II, comte d'Avellin, à cause de sv] proximité de Marseille et du danger que sa reprise par les enna-« mis pourrait faire courir à leur ville. — Donné à Naples.