‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de BauxChapitre 14 sur 207 · L. B. 318. — B.-du-R · texte numérisé non relu

L. B. 318. — B.-du-R

227 1228 — 23 décembre.

Sentence arbitrale de Guillaume, comte de Genève, réglant les conditions de paix entre Raymond de Baux, Bertrand son fils, et Raymond Bérenger V, comte de Provence* Les constructions que doit faire le Comte dans File Saint-Geniès seront protégées par les seigneurs de Baux et faîtes avec leur concours ; ils abandonneront au Comte leurs droits sur cette localité et l'étang, à l'exception du droit sur la pêche et les salins ; ils s'abstiendront de toute coalition avec quelque ville ou communauté que ce soit, qui pourrait

être nuisible au prince, ou à son comté de Provence, et s'obligeront à faire la guerre à tous ses ennemis. Raymond, Bertrand son iils et leurs héritiers, n'auront rien à prétendre sur la seigneurie de Roquevaire, qu'ils la vendent ou non; en cas de contestation, elle sera réglée par le tribunal du Comte. Comme garantie de la paix, l'arbitre tiendra dans ses mains le château d'Eguilies, et le Comte celui de Gardaune, pendant deux ans. Les prisonniers faits de part et d'autre seront mis en liberté. Le Comte s'engage à ne faire ni trêve ni paiii avec les Marseillais, sans maintenir les droits de Raymond de Baux et de son épouse sur la pension annuelle de 3,000 sous qu'ils doivent lui faire. — Acte à Aix.

B. 318. — B.-du-R. — Cougr. arcltéol. d'AHei iSJS . p. 397.

228 1229 - 19 avril.

Du consentement de l'évéque d'Orange, RostaTig de Cadolet et Albert Eventi sont choisis pour arbitres afin de terminer le différent survenu entre Pierre de Scrignan, prévôt de l'église d'Orange, et son chapitre d'une part, et Raymond de Baux I, Guillaume n et Bertrand II, frères, prince co-princes d'Orange. — N* Rostang Gras.

Reg. Inveiit. <ie l'ÊL-ê-:hé d'Orange, n' 1. — Vaucluse.

259 1229 — 2 novembre.

Transaction entre Hugues de Baux, les hommes de Castillon et des Baux d'une part, et l'archevêque d'Arles, à l'occasion de lâchasse aux lapins dans une partie du territoire de Vacquières appartenant à l'archevêque. — Acte dans l'appartement de Barraie de Baux, dans le bourg d'Arles.

lie. noir 'l-Artr^, 1" iM. — Lit: i:vrl (/'.li'lw. f- Ii3. - B.-du-R.

230 Avant 1230.

Dans l'énumération des revenus de Charles d'Anjou, comte de Provence, tl estdil que le château de Contes (comté de NiceJ avait appartenu à la famille de Baux, qui l'hypolhéqua aux seigneurs de Chateauneuf pour la somme de cinq mille et quatre sous; que longtemps après, Guillaume de Baux (d'Orange), qui alla en Sardaigne, au nom de siens et autres princes de sa maison, le recouvra et le vendit ix Bertrand Richier, sur lequel il fut saisi par Ray-

pliis tard aux seigneurs de Châteauneuf, et en toucha les revenus pendant sa vie. Aujourd'hui il ne rapporte plus rien à la cour.

Reg. B. 170. — Polyptique de Charles I d'Anjou. — B.-du-R.

231 1230 — 14 janvier.

Hugues de Baux I reconnaît avoir donné au monastère de Saint- Victor tout ce qu'il possédait dans Marseille, et hors de cette ville, à l'exception des châteaux. Il renouvelle la môme donation , promet à l'abbé Bonfils de la faire confirmer par son épouse Barrale, et de lui faire abandonner, en faveur de son monastère, tout ce qu'elle possède dans Marseille et son territoire. — Suit la confirmation du don et de la promesse d'Hugues par Gilbert et Barrai de Baux ses fils. — Acte à Marseille.

Cart. de Saint-Victor, — Ch. 908.

De graves discussions ayant lieu entre Hugues de Baux, son épouse Barrale, leur fils Barrai et Gilbert, et la commune de Marseille, les parties passent un compromis devant le cardinal de Saint-Ange, légat du pape, et choisissent pour terminer leurs différents Gilbert de Baux de Marignane et Vivaud de Lamure ; en cas de défaut d'entente des arbitres, elles nomment l'évêque de Nîmes. — Acte à Aix.

Liv, noir de Marseille, ^ 88 v*. — Ardu munie.

233 1230 — 16 janvier.

Vente par sentence arbitrale de l'évêque de Nimes, à la commune de Marseille, des seigneurie, juridiction et droits possédés par Hugues de Baux, Barrale son épouse et leurs fils Gilbert et Barrai, dans la ville vîcomtale de Marseille et son territoire, pour le prix de quarante-six mille sous de royaux coronals ; dont quarante mille pour la cession de la seigneurie et juridiction de la ville, et six mille pour le Tolonée. La commune affranchira de toute dette et obligation la troisième partie du château d'Aubagne et de ses dépendances, et spécialement de celle contractée par Hugues envers Rotond d'Aubagne. Elle agira de même pour les châteaux du Castellet, La Cadière et Ceiresle, dont les habitants seront libérés de tout engagement envers Marseille, ainsi que ceux de La Cadière, qui seront dispensés de tout serment ou obligation quelconque. La commune payera à perpétuité à Hugues, à Barrale

et à leurs hénlîers el successeurs, une pensîou annuelle de trois mille sous de royaux coronats pour la cession de cette juridiction et seigneurie, — Acte en parlement public dans l'église Sainte- Marie-des-AccouIes.

SÔrieA, A. cil. 35.— Là". iioi'j'</c.Un»-8P(/(c,(-C8v.—A.Wt. munie

234 1230 — 30 janvier.

Hugues de Baux et divers chevaliers se déclarent cautions envers Benoit, évëque de Marseille, pour l'exécution de la sentence qu'il prononcera, en sa qualité d'arbitre, afin de terminer les différents survenus entre le monastère de Saint-Victor et la commune de Marseille, à propos de la juridiction de la ville vlcomtale, de la perception de certains revenus, et de l'exercice de la juridiction sur le château de Roquefort, et la 3"' partie de celui d'Aubagne, doonésau monastère par le vicomte Roncelin. — Acte à Marseille. L. 112, foiidf de Saint-Victor. — B.-da-K

235 1230 — 6 février.

Barrale, avec le consentement de son mari Hugues de Baux et

de ses fils Gilbert et Barrai , donne de sa pleine volonté et pour le repos de son âme, au monastère de Saint- Victor, tout ce qu'elle possède de la part de son oncle Roncelin dans la ville de Marseille et son territoire, exceplé les chàleaus el domaines qui sont hors de cette ville. — .A.cte dans la commune des Baux. Cartid. de Saint-Vi'-Ioi: - Ch. 'J09.

236 1230 — 4 avril.

Compromis el sentence arbitrale entre Raymond I, Guillaume II et Bertrand 11, ses frères, priiice et co-prînces d'Orange, Raymond des Monts, précepteur de l'hùpilal de Saint-Jean d'Orange , avec l'abbé du monastère Sainl-André d'Avignon, à propos de la seigneurie de Campredons (indication d'acte).

Msj. latin de la Bibliut. iiatiun. ii' lo9IG. l- 19.

237 1230 — 26 septembre.

Reconnaissance par Hugues de Baux là Guillaume , abbé de Montmajour, de tout le territoire de la Viscléde, contenant renonciation à tout droit auquel il pourrait prétendre à l'avenir, moyen-

t la

avoir reçus. L abbé abandonne en fief un tiers de ce territoire, sous la promesse faite par Hugues de Baux pour lui et ses successeurs de faire reconnaissance au monastère et de prêter hommage.

Invent, de Mont ma jour : Visclède , n" 125. — Hist. maints, de Montmajour de Chantelou, p. 230. — B.-du-R.

Les mandataires des prévôt et chapitre de la Major demandent à Barrale, fille de feu Barrai, vicomte de Marseille, la restitution au chapitre de la 3"* partie d'Aubagne, dont Hugues Béroard, prévôt de la Major, s'était emparé après la mort de Roncelin, et qu'il avait livrée à Hugues de Baux, son mari, à la condition de la rendre à sa première demande. Barrale obéit à cette injonction. Les mandataires la lui donnent immédiatement, et elle prête hommage et serment de fidélité avec son fils Gilbert pour tout le château d'Aubagne elj ceux de Gémenos, Roquefort, Cuges et JuUans. Les procureurs du prévôt se font restituer également le tiers possédé par son mari Hugues, et le troisième tiers de Mabile de Monteil, pour défaut de payement de cens ; Barrale livre les clefs du château ; les chanoines font arborer Tétendard de la Vierge Marie sur la tour , et donnent en commande tout le château à Barrale, jusqu'à la fête de Saint'-André, à la condition de venir à Marseille avec ses fils et Mabile, pour faire hommage. — Acte à Aubagne.

C/i. ong» de la Major, — B.-dii-R.

239 1230 — 7 novembre.

Les syndics de la ville de Marseille, assemblés en Parlement dans le cimetière des Accoules, donnent à viager, avec le consentement du peuple, à Raymond Vil, comte de Toulouse, pour cause de nombreux services rendus, la ville vicomtale, y compris la juridiction et tous les droits que possède la Commune sur les terres de la vicomte, avec pouvoir d'en prendre possession. Raymond jure, en présence des syndics et du peuple, de défendre les Marseillais, leur ville et leurs propriétés, et de conserver leurs franchises et libertés, se réservant la faculté de rendre la vicomte à la commune lorsqu'il le jugera à propos.— Acte dans le cimetière des Accoules, en présence d'Hugues et de Raymond de Baux.

Layettes du trésor des Chartes, t. 2, p. 188. — Ch. orig, avec le sceau de la ville de Marseille, — Série A. A. n* 37 bis. — Ardu munie*

240 123Û — 18 novembre.

Ratification, par Hugues de Baux et son fils Gilbert, de la vente faite par divers propriétaires de la guab-ième partie qu'ils possèdent par indivis sur le moulin vieux de Mouriës à Guillaume de Sauso, abbé de Sainte-Marie de Pierredon, pour le prix de trois cents sous de nouveaux raymondîns; sauf leurs droits de seigneurie. — Acte dans la ville de Saint-Remy. B«. B. 1069, MOT V. — B.-du-R

241 I 1230 — 5 décembre.

Hugues de Baux, Barrale sa femme et leurs nis Gilbert et Barrai, reconnaissent au prévAt et au chapitre de la Mujor de Marseille les ch&teaux d'Aubagae, Gémenos, Roquefort, Cuges et Jullans, l'obligation de payer un cens annuel, et la faculté pour le prévôt, seigneur suzerain, de pouvoir faire flotter sur ces châteaux Tétendard de la Vierge-Marie à la volonté du Chapitre. Ils prêtent hommage et serment de fidélité. — Acte à Marseille, dans la maison de la prévôté.

Ch, de la Majon — B.-du-R.

242 1231 -16 février.

Hugues de Baux I, seigneur des Baux, donne en franc-alleu à Guillaume Arnaud età sa mère unjardin dans le territoire de Trinquetaille, au quartier de Gallègues, sous réserve de la faculté de rachat par préférence â toute personne s'il vient à être vendu. Guillaume et sa mère donnent en contre-échange à Hugues de Baux la partie de seigneurie qu'ils possèdent dans le fief cominal. — Acte dans la maison de Barrale.

Reg. B. 1039, !• 228 v. — B.-du-R.

243 1231- 14 juillet.

Promesse parle podestat, Parceval Doria, et les syndics d'Arles de payer au procureur de Raymond-Bérenger V, mille marcs d'argent pour la délivrance d'Hugues de Baux, si de ce jour au mois de septembre, ce dernier n'est pas parvenu à conclure une trêve entre les comtes de Toulouse et de Provence, si pendant ce temps le comte de Toulouse traverse le Rhône avec son armée pour entrer

en prison à Aix où il est détenu. — Acte dans le palais de la com^ mune d'Arles.

Hist. de Prov. t. 2, page 59, Papon.— Reg. B. 16, !• 69. — B.-du-R,

Lettre de l'empereur Frédéric, roi de Jérusalem et de Sicile, prévenant Caille de Gurzan, son mandataire, qu'il vient d'engager Raymond-Bérenger à marcher au secours du Saint-Siège avec une armée convenable ; ce qu'il ne peut faire à cause de sa guerre avec la ville basse de Marseille, les seigneurs de Baux, Guillaume de Sabran et autres seigneurs de Provence ; il lui ordonne de se rendre auprès des belligérants et du Comte de Toulouse, et d'en obtenir un traité de paix ou de trêve, sous peine d'être assignés devant sa cour et, en pas de désobéissance, d'être mis au ban de l'empire. — Acte à M^fi.

Ch. orig, — L. B. 324, — B.-du-R.

245 1233 — mars.

Promesse par le vicomte Raymond de Baux le vieux. Bertrand et Guillaume ses fils. Barrai de Baux, fils de Hugues, Raymond de Baux I d'Orange, Giraud-Amic et Guillaume de Sabran, avec le consentement de Raymond VII , comte de Toulouse, à Caille de Gurzan, envoyé de l'empereur Frédéric, d'obéir aux ordres de l'Empereur touchant la guerre qui existe entre les comtes de Toulouse, de Forcalquier, eux-mêmes, la ville basse de Marseille et Tarascon, contre Raymond-Bérenger, comte de Provence, et la ville d'Arles, suivie de l'obligation de lui donner en garantie leurs châteaux ou tout autre gage , suivant sa volonté ou celle de l'Empereur.

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