BRANCHE DES BAUX, JUGES D'ARBORÉE (SARDAIGNE
Après la défaite de Raymond de Baux I, seigneur de Berre, et la restitution à ses enfants par Raymond Béranger II d'une partie des biens de la famille, Hugues, fils aîné de Raymond, devint seigneur des Baux et de Trinquetaille, sous la suzeraineté des comtes de Provence. Désirant améliorer par le commerce le sort de ses vassaux, il négocia, de concert avec Tarchevôque d* Arles, en 1155, un traité d'alliance avec desseigneursGônois(Lîôcr Jurium^ t. 2, cil. 5, — MonUmenta patriœ) pour réglementer la navigation des navires de Gênes sur le Rhône, la conservation des marchandises et la sécurité des équipages dans la ville d'Arles. Les contractants jurèrent de se prêter un mutuel appui pour leurs navires naviguant en pleine mer.
En 1157, nous trouvons Hugues de Baux assistant à Oristano, capitale du judicat d'Arborée, en qualité de mandataire de Raymond, comte de Barcelone, à la donation de diverses terres faite par Bareson, fils du juge de Torre, à sa femme Agalburge, fille de Pons de Cervera et parente du comte Raymond {Cod. diplomaticus Sardhiiœ, 1. 1, ch. 62, Monum, patriœ).
Après quelques années de paix, Hugues voulant de nouveau tenter le sort des armes, s'allia au comte de Toulouse et rechercha l'appui de l'empereur Frédéric Barberousse , qui lui confirma l'investiture du comté de Provence, donnée à son père par Conrad en 1145. Muni de cette inféodation, avec le prestige de laquelle il espérait soulever la Provence, il prit ouvertement les armes contre son suzerain, mais il fut bientôt vaincu par les comtes Bôrenger-Raymond et Raymond-Bérenger, qui vinrent en personne l'assiéger dans son château des Baux en février 11 GO.
Nous ignorons complètement les conditions imposées à Hugues après sa défaite ; le 18 août nous le retrouvons à Turin, à la Cour de l'Empereur, où s'était rendu le prince catalan pour faire juger d'une manière définitive les droits respectifs des prétendants au comté de Provence. Ce recours des deux rivaux au jugement de Frédéric dut singulièrement flatter son amour-propre, car il consacrait les prétentions de suzeraineté sur la Provence, que les
— lise —
empereui"» (l'Allemagne avaient toujours cnnsidï^r^^e com impi^riale, sans y avoir jamais possédé un pouvoir effe (lâciaion du jiiKefut prompte, radicaleet dictée par les iotét tiques dti Tt-mpire ; Frédéric fit donation du comté à Ra Bérengi^r UI et lui accorda sa nifïce Hicbilde en mariage. Hu la douleur de voir révoquer la double investiture donné père et fi lui-même, sous le ridicule pr(.Hexte que Conrad, Jamais vu Kaymund, ij'avail pu lo mettre en possession du Comté, et que lui-même, en (confirmant la première invi no savait pas que les terres du comte (tilberl et tle sa femt Iwrîte comiiosaient le comté de Provence.
Depuis cette fatale journée. Hugues n'apparall plus qu'u fois dans nos chartes de Provence ; 11 assiste, on mai tl acte de donation de diverses églises du Var. faite pa d'Aragon, comte de Barcelone, aux religieuaesde La Celle, . rail do la scène politique et de la Provence en y laissant u nom de Raymond, né d'une femme iucomme, Ce Oernier sans alliance en 1 173, et nomma pour héritier son oncle Be prince d'Orange.
Nous ne connaissons pas d'une manière certaine le i l'exil volontaire de IIukiips : cependant, si l'on veiit biei
|i;(Uiuiiiiiii.' . iiii .:fii(i|ircii(lr;i ricilcniL'iil (|u"il ilfv;iit saisir iiiiiT |iri''li'!ili' qui s'olTrivail il lui puuv combattre la puii i'tniiperi'ur et lui svtsi'iler des oiuiciiiis. Nous rruvuns <|iio l'iiisli-aiioii d'll(i<;luusc, n^i d'An-<m. cuiivoitiuU ainsi aiicélivs ia cnuquiUcilela Sanlat^iic, (|ii'il s'e\i>alri;i |ii>nr s une iHfiivplli' l'nrluiK'.
I.'itivrsliliin' (II.' I;i S.'jrdai^'UP, nuconléo le 17 avi'ij 1 !'oi,i|ifrM(iv IVi'ili'cir i, l;i lU'>|iiil)lii|Ue lie Pise, crniten;nt calinii iU- (unies l(.>silniialir.iis anli'rii'iiiTsdc l'Ile et siiêfial. Mil' laiLc ru fav.aiv liu duc de Sp..],.!,.. P:ir ,-,■[ jttie, l'K .■iiinulail, .snns la luenliouni'i'. la vculedu lilru di> lîoî i;t rj, M'minolL' di- In Sa^!ai,^'ne, au pri^i iIl' i,UO(l niarr^ r passiT (pioiifues niuisaupavnvanl à Baresou, juge de Torrf 'lu pi'liKM? ura^initiis, par sa feuiiuc A3nil>urge, reine i.V> C- iMiivcl rirl,- .le fouilM^vIr de rmléric irrila le nii IMolnn
rnllllviriilil k'S vues M tllldl irUSl.'S, H . ,lrl.'VMliu;i pi-nlKibi.
aventureux et entreprenant, pour en faire Tinstrument de sa vengeance et de sa convoitise.
En Tabsence de documents, il est impossible de préciser Tannée du départ de Hugues et son arrivée en Sardaigne, pays avec lequel il avait eu des relations passagères comme député du comte de Barcelone. Nous savons seulement qu'il y épousa une fille de Bareson, juge de Torre, et qu'il en eut un fils appelé Hugues, sive Pondus, lequel était âgé de moins de 14 ans le 2 octobre 1186 [Cod. diplom,, t. I, p. 256), ce qui porterait sa naissance peu avant 1173, et l'arrivée de son père dans Tlle entre les dates extrêmes de 11G7 et 1171. Le mariage de ce dernier fut le premier acte politique du prince d'Aragon, et le point de départ d'une protection intéressée qui s'accentua après la mort de Hugues par le secours d'armes, et par la direction donnée à son jeune fils, neveu de la reine d'Arborée.
M. L. Blancard, archiviste des Bouches-du-Rhône, est le premier auteur qui ait annoncé dans une note imprimée dans la Revue des Sociétés savantes, année 1875, p. 438, qu'une branche de la famille de Baux avait régné en Sardaigne. Ce fait est d'autant plus remarquable qu'aucun historien n'en a parlé jusqu'à ce jour, bien qu'un grand nombre de diplômes delà chancellerie sarde aient été publiés par le Gouvernement italien dans les Momtmenta pati^iœ. Nous adoptons pleinement l'opinion de ce savant, et nous reconnaissons comme lui qu'il est difficile de ne pas admettre l'identité du nom latin de Hugo de Balcio, de Baucio, avec l'appellation lalino-sarde de Hugo deBas, Bassis, Basso, Bassu, et môme Bassio, (Cod. diplom.. Sardinier t. I, p. 283). Cette identité de nom appliquée au même personnage deviendra encore plus certaine si elle est rapprochée de la forme suivante donnée en langue provençale, à divers membres de cette famille de Baux : Hugo de Bas et Rajpnondus de Bah (\),
Si ces rapprochements ne paraissent pas sufïisants pour faire adopter l'opinion du savant archiviste, nous fournirons comme corollaires divers documents qui prouvent d'une manière évidente que les Baux de Provence et du Comtat possédèrent des biens en Sardaigne, et certains droits non-déterminés, dont il nous est impossible d'indiquer l'étendue et la nature. Le premier en date
(1) Licro noir fV Arles f 42. — Ch. incd. de Saint-Victor, n» 525, 507 — Cart. (le Saint-Victor, n'BUS. — Arch, des B.-du-Rh.
se trouve dans la PoiypUqns de Cliaries i rl'Anjon, qui c l'énumi'Tatinn des drnits et revenus de la Cour en Provt y est du il iiropos du chAteau des Contes Ccouité de predictum castruin fuit dominorum de Baiido..., poatn transacio magno t empare^ renit GuilMmw de Batu itsit in Sardiniam. nominv Buorum et aliorum dominât
Baucio. et recuperavit castruin de Cwnplùa , etc. (R(
ni-cA. des Bouciieii-du~Rh6iie). Or, ce même Guillaun coprince d'Orange, lègiie par testament du 1" Juin 124B, qui naîtra de sa fenime enceinte. Gatbur^e de M(ïvouiIIon, X biens qu'il possède en Sardaigne,
Guillaume i5tant[mort sans posliîrilé, ses neveux Bertran Baymniid, lUs et liériliers de Raymond II, coprince d'Oranf gnonr de Suze et de Courtlieson, fédèrent le 'A octobre 1280 cousin Bertrand de Bans, comte d'Avellin, tous les droîL possédaient aur la terre de Bardiuetto, dans la province dcG^ dans le» Judicats de Torre, Arbordc et Gallura, ainsi que le c de Bosa. Cette cliarte est niallieureuseinont perdue, mats trouve la mention ii lapa^e 78 de l'tiistoire d'Orange par La î une courte analyse dans un manuscrit du siècle dernier qu avons eu souvent l'occasion deciler dans la première pa
■ ik' Meyrarpiics, fait ilu
■ Ben'p, de lous les lii
N.iiiv ,l,.niici- .luruiiinil s is,laqui'lli' llusui'.s de Baii\, si>it;u ;i siiii cousin BiM'lraiid, si'i^'uenr liroilfi f[u'il possèdi? L'U Sardiiifîtie .■ — jum seu rntionci cohi^ Un, rrl i/ii'rrj.i.iiictrrt' j>rjf,n-riiiil ni t>-rra S'iriUnie... ~ ■m, (irrlK '/(■« IS;m-ht-«^>li,-lfhùi<v. \
Punr Ijtrililor ]'intellijî.Mu-r dis cliartes donl nous dnnm l',^llalysl^ uuns croyons îndisiieiis.Tiile de rappeler i[iig hioii rari'iw''!' (Ir lloLfinjs lii' liaus l'ii Sanlaîgne. celte ile, divi i|iKdre cirfoiii^criplinns, on Judicats, était Rouvernt^e \m SiiMVL'iviiiis |i.iilanl le iinni de justes, un demis, qui l'Uiienl iiu (laids les nus ih-s ;iiiii'Os, si>ns In suzeraineti} des Pape: Jndieats. connus sons le iioiiid'AHjoriie, Gallura, Ca;îliarî dt ' avaient pour capitales Drislano, Terranova, CasUari et S: Leurs pelils primes vivaloiil entr'cnx dans ilu é lai de triievre
r.-ii
l't'piii
ivali"
1 el (le Fi;
; lesquelk':
faire tomber la Sardaigne sous leur domination ou leur protectorat.
A la fin du XII*' siècle survint un autre compétiteur plus dangereux pour rindépendance de Tîle que les républiques italiennes ; nous voulons parler d'Ildefonse, roi d*Aragon,qui inaugura sa politique ambitieuse par l'envoi en Sardaigne de Hugues de Baux. Nous savons déjà que ce dernier eût de son mariage avec la fille de Bareson, juge de Torre, un fils portant le nom de son père et surnommé JPo;^c^««, qui par son mariage avec N..., devint neveu d'Agalburge, reine d'Arborée, parente du prince Aragonaîs. Il succéda à sa tante, décédée en 1192, et forma la dynastie des Baux de Sardaigne qui se perpétua jusqu'à la fin du XIV* siècle.
Les archives de la chancellerie sarde, quoique incomplètes, nous permettent de connaître la prépondérance prise sur les autres juges par les princes d'Arborée, à dater du XIII"' siècle, sous l'influence de leur ambition, dirigée par les conseils intéressés des rois d'Aragon. Cependant, ce ne fut pas sans combat que la dynastie naissante réussit à concilier son intérêt privé avec les exigences de la Cour romaine et les prétentions des républiques de Gènes et de Pise, rivales du Saint-Siège. En effet, depuis Innocent III jusqu'à Grégoire X, les Papes ne cessèrent de réclamer la suprématie sur la Sardaigne, et de soutenir la lutte contre les princes Sardes, les Génois et les Pisans, pour la conserver en leur pouvoir; tandis que ces derniers, sous prétexte de protéger leurs nationaux établis dans l'île , se mêlaient activement à toutes les dissensions survenues entre les Juges afin d'obtenir de nouvelles concessions de terres, et affermir ainsi leur puissance aux dépens des uns et des autres.
Ces guerres incessantes entre les républiques italiennes et les rois Sardes amenèrent à la fin du XIII"* siècle la disparition des judicats de Torre, Gallura et Cagliari, au profit du juge d'Arborée, qui agrandit ses domaines de terres considérables, appartenant aux anciens juges. Les Génois s'emparèrent à leur tour d'une partie des Judicats de Torre et Gallura, tandis que les Pisans occupant une bonne part de celui de Cagliari, fortifiaient cette dernière ville, Bosa et Iglesias.
Le pape Boniface VIII, voyant que la souveraineté de l'île allait lui échapper, passa un traité d'alliance avec Jacques II, roi d'Aragon, lui donna l'investiture de la Sardaigne, sous la condition de foi et hommage, et s'engagea à lui faciliter la conquête de Tile.
Géaef, et PUe refu.«èi«nt de caler aux aiUiritalioRS da Pape ; Œdt dernière républùTMarraa secrètement pour «iéfendrescseooqnètes «mire le imureau Roi : mais Manamis de Bsox 0. v-nnvtni des Ksans. EUi^it ivsolumpnt le parti de Jacques n qui loi arait promis la rooseiratioo du jodicat d'Arfaoré«. Soo âl$ Hugues de Baux m eut U gloire de battre les Pisans et de s'emparer avec ses troupes de Ca^iari et dlglésias ; il fat récompensé de sa valeur par le dm de direrses terres , et par la tacollê de créer des apo- Bages eu Eaveor de ses fils, et de disposer pour eux des titres de cootes, Ticooiles et marquis.
Malgré les eonqoéles des princes aragonus aa nord et au midi de nie. avec le secours des armées génoises et satdes. leur sooverainetè n'avait point encore pris ractite en Sardaigne. elle était entourée d'ennemis qui n'aspiraient qu'à chasser le prince étran^r di fomccon parti Battooal. Le rci lierre [\\ d'Aragon, tn^ «nMï^T des services rendus à son royaume par les juges d'At^ fcwée. oonsnt U bote de refuser à Mariantis m le don d'AIgliem, h BtM eo liberté de son &cre Jean, et la reslitutiou à ce prince de sa MJgjiiiiii de Montacuto. Cet acte impolilique détermina Hiriuios de Baux à ^iand>i>nner le parti du Roi et à se ménager MCii'Irmmt des alliances a^tc les Doria et les Malespioa, grands proprîétaites de l'Ue. quoiqu'il eût refusé en 1353 la souveraineté de laSUdaâfDe ifue lui EU oOrir le Doge par son amiral Antoine de CkiBsUL ■ fiMnmrnta avec ses seules forces une nouvelle guerre 9^ M M pas iKareose, et se termina quelques années après par MB mile de paix avec le rot ISerre.
CeW paix oe (lit pas de kngae durée ; Hugues IV, tlls de Mariaitas. pf*nd d* '-^ïiy^'î te anoe*. se fait chef du parti t\tù aspirai!
son despotisme ; les provinces du judicat se soulevèrent à leur tour et se constituèrent en république sous le protectorat de Gènes. La princesse Eléonore, femme de Brancaléon-Doria, et sœur du dernier juge d'Arborée, se trouvait alors à la cour du Roi. Elle revint en toute bàle pour comprimer la révolte, soutenir les droits de son fils aîné Frédéric, et faire prêter serment de fidélité au jeune prince par ses grands vassaux. Elle se mit résolument à la tète des bataillons sardes pour continuer la guerre et obtenir la délivrance de son mari, détenu prisonnier en Espagne au mépris des anciens traités. Elle combattit pendant deux ans et força par ses victoires le roi Pierre à revenir sur les accords passés en 1386.
Un nouveau traité de paix signé en 1388 par Jean I, lils et successeur du roi Pierre, ne fut pas de plus longue durée. Eléonore reprit les armes après la mort de Frédéric pour défendre la couronne de son fils cadet Marianus de Baux IV ; elle tint en échec les troupes aragonaises pendant quelques années, et serait parvenue avec Tappui de ses sujets, qui détestaient la domination étrangère, à chasser les princes espagnols de la Sardaigne, si la mort n'était venue la surprendre en 1404. Son fils Marianus demeura sous la tutelle de son pèl'e Brancaléon, et mourut peu d'années après.
La succession au trùne d'Arborée fut disputée à Brancaléon par Guillaume II, vicomte de Narbonne, petit-fils de Béatrix d'Arborée, sœur de Hugues de Baux IV , laquelle avait épousé le vicomte Aymeric IX. Guillaume, proclamé juge d'Arborée par une assemblée générale des nobles du judicat, tenue à Oristano, accourut avec un bon nombre de soldats se mettre à la tète des troupes sardes. Il fut encouragé dans sa lutte contre le roi d'Aragon par les principales familles de Sardaigne, mais le sort des armes lui fut défavorable ; vaincu dans plusieurs combats, il fut assiégé dans sa capitale et retourna en France pour chercher de nouvelles troupes (i).
Les Arboréens n'espérant plus aucun secours de Brancaléon- Doria fait prisonnier, ni du vicomte de Narbonne, choisirent pour nouveau chef Léonard Cubello, allié par ses ancêtres aux anciens juges d'Arborée.
(l) La nionnai<^ (rapp»!'e par ce juge pst rl*uue cxtréfue raretr. M. Albert do La Marmora en a pnblii^ un exemplaire (Revue de Numinni., I8ii, p 4il). H représente, d'un côté, un arbre avec ses feuilles et ses racines, avec la légende G* jiDEX AUBOiuoE, ct (le l'autre côté, une croix pattée. accostée d'un G et d'un éru, avLM! la légende v et vïcecomes narboe (pour Narbonne).
Sui'jueurs de Baux, Juges d'Arbwée (Sardaignc).
il.s
Le vicumlc Hugues (i!e Baux] assiste en qualité jjué di! UayiuuiKi. omulûde Harceloue, à la donation d< leiTes tic Saittaigue ïaiUï par Baresoii, fils et sticceasenri juge d'Arborée, à su rcmme Agalburg«, lllle «le feu Poe vera, et parente du caïute Kaymunil. — Acte iOristano tuA'.t rfi/JoiHOiK»» Sariit'iie. X. I.. ch- 62, p. SO.— ,
■2 IIM —
Agaibnrge, reine il'ArborC'e, fctiimcen deuxièmes noc Ilareson, deitiande du accours îi ta cuiuiimiic de Giînes PIsans, seseniientis. Arnaud f alatin et Raymond Gilib du comle de Foîx, jurent au nom île la Reine etdesoDi
■!<• IIt!:,'iif*si1(' TinuK O'i- /l^(-^^■;y, (II' reinplirlescan.lilinna
,! llH(i;{iUi
Ihii'l'oiiriL', r.ihrAn-.m, r l.^ ilr. Il.nivolniio fl uiavciiii
\L>iiri', cinilii'iiie iiii\ C"Ii^mN '{■• (li''in.'S les |iraiiicriSfs faiU
\<v iviirElu-LT-liriii.M'.l II iiiM' s.,iisl:i Ini.lii .^eniKMit
liivli; |>LirsiJii iii;m(l:il;iiif I'hiisiIû Cerverla. df dùlemlre . iiiiiiie lîiKili'i! ics l'isi'iiis, on Imil iinlrL' l'iineiiii, ii Tesc ri-'.ni]>"ivin'. Si (iiiies esl ;iLLM7Ui''e ii caiise ilu dernier ;(\(r s;i iii,''co ,\-:ilhMr-i'. i'1 llusiies ilu Hawa. ! de D assis) iiirlln.' .:ii |ti.is-.-.?s^iiin lin .Indii-at d'Arljoit-'e, il idilera i ;iM'i' si'S hviuiiu'^, |hL']iil;uit la dnrOe de la giieri'e. — I
Convention par laquelle Comita II, roi de Torre, et son fils Marianus se reconnaissent citoyens génois, et promettent au député de Gênes de faire la guerre aux Pisans et de payer annuellement à la commune de Gênes la somme de 100 livres, s'ils peuvent conquérir la partie du judicat d'Arborée qui avait appartenu à Hugues de Baux (de Basso). — Sans nom de lieu où Tacte est passé.
Codex diplom. Sardinie, 1. 1, p. 270. — Monum, patriœ»
5 1192 — 20 février.
Promesse faite à la commune de Gênes par Hugues de Baux (de Basais), roi et juge d'Arborée, avec le consentement de son oncle paternel et curateur Raymond de Turrigia, de protéger les sujets Génois sur ses terres et de les défendre contre leurs ennemis. Il promet de donner annuellement à cette commune la moitié des revenus 'de son royaume et de son patrimoine, ou la somme de 1. 000 livres, et de lui concéder à Oristano, au lieu dît Porl de Gênes, le terrain nécessaire pour construire des églises, des cimetières et 100 magasins. — Acte dans la basilique de Saint-Michel, à Oristano.
Cod, diplom, t. t, p. 273.— Liher Ju}iHm,i. 1, p. 391. '■^Monum, patrirr.
6 1192 — 20 février.
Compromis entre Pierre I, juge d'Arborée, fils de la première femme de Bareson, et Hugues de Baux (de Basais), appelé Poncet, lils de feu Hugues, assisté de son oncle et curateur Raymond de Turrigia, pour terminer les dilTérends relatifs à la juridiction de leur judicat d'Arborée. Guillaume Burun, consul génois, leur arbitre, déclare que les deux princes jureront une paix perpétuelle, que la couunune de Gênes percevra annuellement la moitié des revenus du royaume d'Arborée, jusqu'à ce qu'elle-même et les Génois soient intégralement payés de ce qui leur est dû, et l'autre moitié sera partagée entre les deux Rois. Lorsque ceux-ci seront dans le même lieu, ils rendront la justice en commun. Si l'un des deux s'absente du royaume, Tautre jugera seul les aiïaires civiles et criminelles. Les châteaux du judicat seront mis au pouvoir de la Commune, qui les pourvoira de munitions aux
lies liant priaces. Si Pierre meurt sans enfai^t légitime, le I OBBBB if Arborée appartiendra en totalité à Hugues di; Baux. 1 Amiter arrivé à l'âge de 1 1 ans confirmera celte conveDlion et I 'Hnaucellem la couliriiiaUon à 20 ans et à 25. — Acte dans ta | Dt-»ch<eL
i. :iipiuin^, t. !, (tiTJ. — Munum. fiatrin;
1192 — l-niapti
Je Tturi^. en son nom et pour son pupille Hugutsl
« etrig? d' Arborée, promet avec sou frère Raymond 1
^Guilaiime Burm, con^ de Gènes, de garder au noal
de Série avec ses dépendances, ■
semblables â celles des autres chÂ- 1
d'Arborée, et de le défendre coutrt I
ite» Sardaigne. — Acte â Salavane.|
Stew L>«etr Arbora..
1 1, |L 397. — SlonuM. pKlri.r.
38aoni.J
s Je Baiu, nice Pondus, juge d'Arborée, h I .^fttft^lkwài^paAietat deG^nes, de protéger les pei-soanesl «k linfr «Ikbi^ Ik Gteoê dans son Judicat d'Arborée et sut! ■MMA feft kl>i*s ^11 pourra acquérir. Il fera rendre à ctiaque I pg^/Ut^ Imtï BBiins iiéuots naufragés sur son douiaii w^tak^iMHS fMT ééfeodre la commune de Gènes en cas dt I ^«■nk^nv h» ffeia-i. «u a^vc l'un des juges de Sardaigne, v\ I S k faix saus soo t-onseutement. — Suivent divers | ^wJ*»ti ti viliipdf G-'nes. — (Ihif^ies déclare aii
IIGNE
K, jii^<' d'Arborée, marié \ Benkdetta , as.sassiiiée à rà^ço de 1383. ) '20 ans. avec son père.
r avant
rs II, 1
jy^g ^.^ mariée à Branxalkon-
: fils ?' — Mari» ;ra.
viconde de Narbornie.
Fbédkric. — Projet de mariage avec BiANCHiNA , fdle du Doge de Gènes.
Marianus IV, juge d'Arborée, sous la tutelle de son père.
^Iir-ti *,!■
/•" «t'y*'' .lnAitill -l» *• '
Hugues de Baux, juge d'Arborée, qu'il s'est séparé d'elle après avoir découvert leur parenté à un degré prohibé, et qu'il consent à abandonner ses concubines, s'il est autorisé à reprendre sa femme, ou à divorcer et à se remarier. Innocent III donne toute liberté à l'archevêque de terminer cette affaire scandaleuse au mieux de l'intérêt de l'Eglise. — Donné ii Latran.
Lettres d'Innocent m (EdiL Migne), liv. 7. leltr. 107.
10 1206 — 9 juin.
Lettre du pape Innocent III annonçant à l'archevêque de Torre qu'il a appris par une lettre de Guillaume I, marquis de Massa, juge de Cagliari, et d'après la rumeur publique, que l'une des filles de celui-ci devait épouser Hugues de Baux, juge d'Arborée, malgré sa parenté à un degré défendu par l'Eglise. Guillaume demandant à savoir si le mariage est possible, le Pape ordonne à l'archevêque de prendre des informatioris et de lui faire connaître le résultat de son enquête. — Acte à Ferentino.
Lettres d'Innocent III (Edit. Mignc), liv. 0, Icllr. 7î).
11 1207 — 27 octobre.
Bulle du pape Innocent III reprochant à l'archevêque de Cagliari d'avoir autorisé le mariage incestueux de la fille de Guillaume I, marquis de Massa et juge de Cagliari, avec Hugues de Baux (de BassisJ, Il lui intime Tordre de se rendre à Rome après avoir obtenu du marquis et de Hugues de Baux la séparation des nouveaux mariés.— Donné àCorneto (1).
Cod, diploni, t. 1, p. 310. — Monnm patriœ,
Comita II, par la grâce de Dieu, juge de Torre, et Marianus, son lils, déclarent au député de Gênes qu'ils se reconnaissent citoyens Génois et en rempliront toutes les obligations, pourvu qu'ils soient dispensés d'habiter cette ville. Ils s'engagent à protéj^er les Génois et leurs propriétés sur toutes leurs terres actuelles et sur celles qu'ils pourront aecjuérir, et à payer un cens ammel de 1 00 livres
(1) Guillaume de Ma^sii eut deux filles : BenedeUa, inarice à Kareson. lils uni([uc de Pierre, juge d*Arl)orée, et de Peregrina de Lncou; 2* Agnès, mariée â Mariauus II, juge de Tori*e, flls de Comita II, (uot. duC. dipl. p. 281.)
s'ils peuvent conquérir la partie d'Arborée qui Tut de Hugues de Baux. S'ils sont aidés dans leurs conquêtes par les troupes Génoises, ils abandonneront à la commune de Gènes la moitié des terres conquises. — (Sans nom de lieuj.
Liber Juriuin t Tp. 381. — Moniim. patriie.
13 I2-22— juillet Bulle du pape Honorius ni confirmant au prieur de Saint- Saturnin de Cagliari la possession des terres et la jouissance des libertés accordées autrefois à son couvent par feu Hugues de Baux fde Bas) II, juge d'Arborée, par son oncle P. de Serra et par Benédetta, dame de Cagliari. — Donné h Saint-Jean-de-Latran.
Même conflrmalion par Innocent IV le 9 juin 1347.
cil. de Saint-Victor. ii"5ÏJ, 597, — Arch. ihi B.-i!ti~R.
14 • 1324 — 7 septembre.
Promesse faite par Marianus, fils de Coniita n, par la grâce de
Dieu, juge de Torre et d'Arborée, de donner àPierre Doria, député de la commune de Gènes, un cens annuel de 100 livres de deniers, s'il peut conquérir la partie d'Arborée qui fut de Hugues de Baux. S'il fait la conquête de toute la Sardaigne, ou d'une de ses provinces, avec le secours des soldats Génois, il abandonnera à Gênes la moitié des terres conquises, ou payera les dépenses faites par la Commune pour Teutretien de ses soldats. — Acte à Arborée, au lieu dit Furonus.
Cwt. rliittom. l. I, ]). 337;, Moniiin. patrifr.
1238— 18 janvier.
quedu, au-dessus de l'église. — (Ch. en langue sarde, sans nom de lieu où lacté est passé).
Cad. diplom.y t.l, p. 342. — Monum, jxitriœ.
Confirmation par Pierre de Lacon I, juge d'Arborée, vicomte de Baux, avec le consentement de sa femme Diane, de l'autorisation donnée au monastère de Sainte-Marie de Bonarcado par son père Hugues de Baux II et sa mère Précieuse de Lacon, de pouvoir pécher en mer avec deux barques. — (Cli. en langue sarde, sans nom de lieu où Tacte est passé).
Cad. diplom., t. 1 p. 349. — Monum. j^atriœ,
Traité de paix et d'alliance d'Ubald, juge de Gallura et de Torre, avec Pierre I, juge d'Arborée, par l'intermédiaire du légat du Saint-Siège, portant obligation pour les parties de se prêter un nmtuel secours dans la défense de leurs biens contre tout ennemi, excepté contre le souverain Pontife. — Acte sur les confins des territoires de Torre et d'Arborée.
Cod. diplom,^ t. 1, p. 350. — Monum. pairiœ,
19 1237 - 3 avril
Pierre I, juge d'Arborée, reconnaît la haute seigneurie du pape Grégoire IX et de ses successeurs sur sonjudicat, et sur toute la Sardaigne. Il prête serment de fidélité et de vasselage entre les mains du légat, et jure de défendre les droits de la Cour romaine contre toute personne. — Acte à Bonarcado.
(Cod. diplom., t. 1, p. 351. — Monum. jHxtrue.)
20 1237 — 3 avril.
Investiture de la seigneurie d'Arborée, donnée par le légat du Saint-Siège au juge Pierre I, vicomte de Baux. Ce dernier déclare la tenir en fief de la Cour romaine, et s'engage à donner au Pape un cens annuel de onze cents besants d'or. S'il meurt sans postérité, -son judicat reviendra au Saint-Siège. — Acte dans l'église Sainte-Marie de Bonarcado.
Cod. diplom t, t. 1, p. 352. — Monum, patriœi
Prestalion de sernieTilde ncli5iilé au Saint-Siège, avec pi (l'ubùlssance aux urdres du souverain Poiilire et de son lé] Pierre de Baux l. juge d'Arborée, et les nobles el prélats royaume. — Acte dans l'église Sainte-Marie de Boiiarcada
ÇMK'lii'Iom,, t.\. |i. J'ij. — Wonum. jîn/i'iu-. ^
Renouvelleuient de l'investiture du royaume d'Arborée er de PieiTe I du Baux et de aa femmu par le légat du Saint avec obligation pour le jufie de donner à la Cour de Home i annuel de onze cents besants d'or. S'il n'a pas de poster judicat retournera au Pape, qui en est le seigneur suzei Acle dans l'église de Sainte-Marie de Bonarcado.
Le légat du Saint-Siège ord"iinc à Pierre I, vicoinlu *i( jugi) d'Arborée, de payer à i'artlievèciue d'Arborée, les onz l)esants d'or dus an nuelle tuent â la Cour de Rome, i d';ilKciiri' (In ihiir-i;, !■[ lui lîOfend iW. ciintrncler niiciirie r
I rvL'Mliun de l'ini.' I, ,ju;;l' .l'Arlj.'nT, et dThjilu V
liviilrdf p;iix iKis^é ciiliv ),■ ciniili' Hoiiiiordi liMl-hci'i. -...■^ M-^ )if\i'MN, .1 hi Hrimliliipir di> l'i,si>. iiliisioiirs sr'ti^n,-
la ninhVv. .-1 l.'i r.i^.-mr. -^ Actr <l;ins IV-lis,. ,!,■ I>i.,.,
Il IV 'U- Piurn', r.-i iTAra-on t't lir Sii'iio, à \\::n:i ni- de li;lli^,,jlfK(''^Al■l)ulv.■, |i.>Nr k' |iri,T de lui faîiv .s l'is;!,is drux iKLviiv:, s^ii^i-. ]>ar oux dans If -ulf,. ,\cC:
{■■A \;i!rinv.
2G 1286 — 1" avril.
Lettre tr Alphonse, roi d'Aragon, comte de Barcelone, à Marianus I, vicomte de Baux, juge d'Arborée, pour lui témoigner son désir de continuer avec lui Tamitié qu'il avait pour son père Pierre I, et de terminer les affaires commencées entre eux. — Donné à Barcelone.
Cofl. fh'plo)n., t. 1, p. 390. — Monuni, patrifp.
27 1299— 24 juillet.
Procuration donnée par la commune de Gênes, en présence de Tabbé Nicolas Ferrari, au notaire Louis Calvo, à Teffet de conclure une trêve, ou traité de paix, entre la commune de Pise et Jean, vicomte de Baux (de BassoJ, juge d'Arborée. — Acte à Gênes, dans le palais de la commune.
Liher Jui'lum, t. 2, p. 388. — Monum. jiatviœ.
28 1300 — 31 juillet.
Louis Calvo, procureur des communes de Gênes et de Sassari, le chevalier Jean de Panevini, de Crémone, et Jean de Vada, citoyen de Pise, procureurs-syndics de Jean I, vicomte de Baux, juge d'Arborée, déclarent faire une trêve et traité de paix qui aura la durée de celui fait récemment entre les communes de Gênes et de Pise. Ils promettent au nom du Juge d'oublier tous les dégâts, incendies, vols et homicides commis de part et d'autre, d'observer toutes les conditions de la trêve, et de ne porter aucun dommage sur terre et sur mer à aucune des parties. — Acte à Gênes.
La procuration de Jean de Baux est datée de la ville de Lacon le 1*' juillet (X^6er/wr^^<;?^, t. 1, p. 398).
Liber JuriumyiA, p 394. — Coc/. diplom., t. 1, p. 471.— Monum, paiviœ.
29 1310 — 31 mars.
Marianus II, vicomte de Baux , juge d'Arborée , accorde en récompense à plusieurs des seigneurs qui l'ont aidé à défendre le grand pont d'Oristano, l'exemption pour eux et leurs héritiers de tout tribut, charges et impositions dont ils sont redevables envers lui. — Acte à Oristano.
Cofl. (Hplom,, t. 1, p. bOb. — Monum, patriœ.
30 132? — îO décembre.
Lettre par laquelle Jacques, roi d' Aragon, de Valence, de Sardaigne, de Corse et comte de Barcelone, déclare avoir reçu de nombreux secours de Hugues m, \icointe de Baux, juge d'Arborée, pour conquérir la Sardaigne et la Corse, n promet, la conquête de l'Ile étant terminée, de lui rendre ses titres, droits et honneurs, et d'accorder de grandes faveurs à luietàsesauits. — Donné à Tarragone.
Cod. /liptom., t. 1, p. 6J9. — Monum. j«ilri>
31 1332 — 29 décembre.
lettre de Jacques, rui d'Aragon, comte de Barcelone, etc., donnant pouvoir àHugues Ill.juge d'Arborée, d'accorder des fiefe et bénéfices, des franchises et fibertés, et danlres récompenses â ceux qui sont disposés à coopérer à la conquête de la Sanlaîfme et à reconnaître sa souveraineté. — Donné â Tarragone.
Coil.diplom..l. I.p. 6âtt. — Monum. jMtri'v.
1323 — 18 avril.
Lettre du vicomte de Baux, juge d'Arhorée, priant Jacques, roi d'Aragon, de tenir sa promesse en venant promptement en Sardaigne. Il lui annonce qu'il a empêché les ennemis du Roi d'armer les hommes qui sont sous leur dépendance, et qu'il en a fait massacrer un grand nombre. Ne pouvant plus résister tout seul sans courir de grands dangers, il demande un secours de trois cents soldats et de mille arbalétriers dont il payera la dépense. — Donné à Orîstano.
Lettre du vicomte Hugues de Baux III, juge d'Arborée, témoignant à rinfant Alphonse d'Aragon tout le plaisir qu'il a de connaître son débarquement en Sardaigne. Il lui annonce la prise de Cagliari, son arrivée à la ville de Décimo, et son prochain départ pour investir le chàteau-fort de Cagliari (1) aftn d'empêcher les Pisans de se ravitailler ; il attendra de nouveaux ordres pour continuer ses opérations. -— (Acte sans nom de lieu).
Cod, diplom., t. I, p. 065. — Cod, diplom, Ecclesiensis^ p. 372. — Monxun. pat vice.
(\) Castellum castri — appelé raairo par les Aragonals — castello par les Italiens — ca:iteddu en langue Sarçie.