L.B.283.— B.-du-n
Pierre Laurel promet à Raymond-Bérenger, si Etiennelte de Baux et ses fils ne lui rendent pas le château de Trinquelaille et ses fortifications dans dix jours, de lui payer mille sous de melgoriens; et s'ils persistent à ne pas le rendre à la demande du comte, iljure de ne les aider, ni secourir dans leur révolte. L. b. 283. - B.-du-R.
Bemiond d'Uzès et ses fils promettent aux comles Raymond-Bérenger de ne point s'allier à Etiennette de Baux et à ses fils dans le cas où ils ne voudraient rendre le château de TrinquetaiUe et ses fortifications, de se constituer prisonniers dans l'Ile de Vallabrègue sur le Rhône, avec leurs compagnons, et de ne pas en sortir jusqu'à ce que le chùleau soit rendu. S'il n'est pas livré aux comtes do Barcelone, Bermond et ses compagnons s'engagent ù payer dix mille sous de melgoriens, Raymond de Saint-Privat promet, dans ce cas, de payer mille sous de la môme monnaie. L. B. m. — B.-du-R.
Confirmation par Frédéric 1 (dit Barberousse), empereur des Romains, à nobles Hugues de Baux, Bertrand et Gilbert ses frères, à leur mère Etiennette et à leurs descendants du privilège accordé par Conrad III, le 4 août 1145, de faire battre monnaie à Arles, Aii et TrinquetaiUe. Il leur donne en fief toulcs les terres possédées par leur aïeul Guillaume-Hugues et leur père Raymond, ainsi que tout ce qu'ils ont légitimement acquis depuis le décès de leurs ancêtres, et toutes les terres possédées par feus Gilbert, comte de
Sous le règne de Tempereur Frédéric. Cession par Etiennette de Baux et ses fils Hugues, Bertrand et Gilbert, à l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem, à la maison de Saint-Thomas et à Laugler son précepteur, de leurs droits sur les sept muiées de terre inculte dans le quartier de la Furane, données autrefois à cet hôpital par Francou Artaud, moyennant la somme de 200 sous de melgoriens pour acapte, et sous la réserve des droits de tasque et dime à percevoir comme sur les autres terres. — Acte à Trinquetaille.
Ordre de Malte. — Lio, authent, de Trinquetaille, ^6.— B.-du-R.
Etiennette de Baux et ses fils Hugues, Bertrand et Gilbert donnent à acapte à Pons de Lavalette et aux siens, une pièce de terre située près du port de Saint-Gilles, avec la réserve des décimes, tasque, etc., et à la condition de payer soixante sous melgoriens nouveaux pour droit d'acapte. Acte à Trinquetaille.
Regr. B. 1037, f' 211 v. — B.-du-R.
60 1160 — 11 janvier.
Hugues de Baux s'engage à observer les termes de la reconnaissance faite par Raymond V, comte de Toulouse, en son nom et pour son frère Alphonse, à Raymond, évêque de Carpentras, de toutes les possessions de son église depuis la rivière d'Ouvèze jusques à la Sorgue, promet de défendre sa personne et ses biens, et de lui faire restituer les droits de lods que les seigneurs et habitants de Monteux ont usurpés sur son évêché.— Acte sur le pont du Vidourle.
GaUia christ,, t. 1 , p. 149. — Pièces justif.
61 1160 —11 janvier.
Bertrand de Baux est témoin de la donation par Raymond V, comte de Toulouse, à Raymond, évêque de Carpentras, pour le prix de 2,000 sous de melgoriens, du château de Venasque avec ses dépendances, qui sont les châteaux de Baux et de Malemort, les domaines Saint-Didier et Saint-Félix ; sauf et réservé pour lui et son frère Alphonse, les droits d'albergue et de cavalcade sur ces châteaux.
Layette du trésor des Chartes, t. 1, p. 82;
62 1162 - 18 août.
Lettre d'investiture de l'empereur Frédéric I", en faveur de Raymortd-Bérenger III, des comLûs de Provence et de Forcalquier, des viiles d'Avignon, Aries, et autres châteaux étant du domaine de l'empire, à ia condition d'un cens annuel. Il déclare que les deux diplômes d'intéodation dont se prévaut Hugues de Baux sont sans valeur, l' parce que Conrad, auteur du premier acte, n'avait jamais vu Hugues, et n'avait pu lui donner l'investiture tangible ; 2' Parce que lui, Fi'édéric, auteur du deuxième acte, en investissant Hugues des terres du comte Gilbert et de la comtesse Gerberge, son aïeul et aïeule, ignorait que ces domaines étaient le comté de Provence, — Acte à Turin.
L. B. 2(t5. —B.-ùa-h.— Recherdtea sur Ai;ignort, parP[e(rel<n*3, — Bouche, Higt. de Prov., p. 132,
63 1162 — 18 août.
Accord passé entre l'empereur Frédéric, et les comtes de Provence et de Barcelone. Il est dit dans cette charte que s'il plaît aux comtes de poursuivre comme parjure et homicide Hugues de Baus, et qu'il ne veuille pas se défendre, ou se reconnaisse coupable, l'empereur fera justice de cette accusation en sa cour ; s'ils le traitent de trailre et félon, et que Hugues de Baux ne veuille pas tenter l'épreuve du duel, ou y soit vainnu, ou s'avoue coupable pendant, ou hors du co!'ibat ; l'empereur donnera lee Baux en fief au comte de Provence, et Hugues perdra tout son héritage.
Si Hugues accepte le duel, les comtes de Provence et de Barcelone lui feront justice devant la cour de l'empereur ; mais dès maintenant, ils rendront le château des Baux aux délégués impériaux, et non-seulement ne lâcheront pas de le leur reprendre, mais ils les aideront ù s'y maintenir.
L. U. îdj. — li.-tiu-lt. — Vongr. nrrh.}ol. dWilfs, 1776, p. 393,
UCT
Hugues de Baux et Raymond son fils assistent i l'acte de donation d'iidefonse I, roi d'Aragon, comte de Barcelone, duc de Provence, au monastère Saint-Victor de Marseille et aux religieuses du monastère de la Celle, dépendant de Saint-Victor, des églises
. Col
Benoît, et Georges de Bormette, et de toutes leurs possessions de Bormes, Bras, Saint-Pierre de Brignoles et Sainte-Marie de Cabasse. — Acte à la Celle, en présence de Guillaume, prieur du lieu, et de dame Boniface, prieure.
GàlL christ, t. !•', p. 67. — Pièces justif.
65 1170—7 septembre.
Testament de Raymond de Baux, fils de Hugues. Il laisse à l'hôpital de Saint-Jean, son château de la Galla et toute la vallée de Marignane, excepté le four et le moulin qu'il donne aux frères Pierre et Bertrand Bérengier ; il réserve le revenu de ses biens pour vêtir cinquante pauvres, en nourrir mille pendant vingt ans , et dire mille messes pour son âme ; lègue â Raymond de Villeneuve , à Pierre de Lambesc , son cousin , ce qu'il possède à Puyricard et à Meyrargues, donne la liberté de pâturage sur toutes ses terres aux maisons religieuses qui y sont établies ; lègue à Pierre Garnier, ses possessions d'Istres. Il nomme son oncle Bertrand de Baux, héritier de toutes ses terres à VitroUe, Châteauneuf, au Port et au pont Saint-<}eniès, Istres, Miramas, Cornillon, Lançon, Berre, La Fare, La Garde, Ventabren, etc.; lègue au comte Raymond ce qu'il possède sur ses domaines et les parts de Bertrand, son oncle^ et de Pierre de Lambesc, s'ils attaquaient son testament.
Mss. du D' M. Millet, d*Orange.
66 1171 — décembre*
Division en deux parts des biens communs entre Bertrand de Baux I, prince d'Orange, et Raymond de Baux, son neveu. Sont placés à la première partie, le château d'Istres et ses dépendances ; à la deuxième, le château des Baux, ses dépendances et les pâturages de la Grau. Ce partage est fait pour cinq ans, à l'expiration desquels, Raymond choisira la part qui lui conviendra. En cas de mort de part et d'autre sans enfants, les biens reviendrort au dernier survivant. Guillaume de Sabran, Dragonet et les fils de Pierre de
Lambesc approuvent cet accord. — Acte fait en présence de
et d'Hugues de Baux.
Reg. B. 1069, f« 215. — B.-du-R. Congr, archéol d^Arles, 1776, p. 389, D' Barthélémy.
Bertrand de Baux et Guillaume de JuUans se rendent garants du prêt de 2,000 sous de melgorîens fait par Raymond, archevêque d'Arles, à Guillaume de Beaulieu, procureur du roi d'Aragon, à la condition de recevoir en gage le château d'Eyguières, avec droit d'albcrgue, de faire ratifier cet acte par le roi, et de pouvoir garder en leur possession ce château jusqu'à entier payement. Livre noir d'A ries, f 40 v. — B.-du-R,
Testament de Raimbaud IV, d'Orange, par lequel il donne à Bertrand de Baux, son beau-frère, mari de Tiburge, et à ses enfants Guillaume, Bertrand et Hugues de Baux, tout ce qu'il possède à Orange, Courtheson, et en deçà du Rhûne ; à Adhemar de Murvieux et aux enfants qu'il a eus de sa sœur Tiburgette, ses possessions d'au delà du Rhône, et à l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem, deux condamines à Orange.
Mss. du D* Martial Uillat, d'Orauge.
69 1175 — octobre.
Par suite de discussions soulevées entre Bertrand de Baux, Autart Guillaume et sa sœur Douceline, sur la possession de diverses terres, Raynaud Arvier, nommé arbitre, déclare, que parmi ces terres, situées à Badasacs, la petite appartient par droit de fief à Autard et à sa sœur, et que Bertrand de Baux ne doit posséder que la moitié de la grande terre.
Beg. B. lOliO. f- 336. — B.-du-H.
Bertrand de Baux donne, pour le salut de son âme, à l'église de Sainte-Marie d'U!met,une condamine sur les bords du Rhône, sous le cens de 4 deniers. — Acte fait dans la maison d'Ulmet. Beg. B. 1069. f 23S v. - B.-du-H.
1178 —juillet.
L'empereur Frédéric I siégeant sur son tribunal, Bertrand de Baux I, prince d'Orange, prouve par divers témoins les dernières
Bertrand et à ses fils toutes ses possessions d'Orange, Courtheson et autres lieux, avec ordre, en mariant ses filles, de leur donner en dot seulement de l'argent et des immeubles, et nuls châteaux et seigneuries. L'Empereur approuve les dernières volontés du testateur, et en concède acte à Bertrand et à ses successeurs. — Acte à Orange.
Mss. du D' M. Millet, d'Orange.
72 1178 — 22 juillet.
Frédéric I, empereur, siégeant sur son tribunal, Bertrand de Baux fait certifier par témoins que Hugues de Baux, son frère, institua héritier par son testament Raymond, son fils, avec ordre, s'il venait à mourir sans enfants, de laisser son héritage à Bertrand et à ses flls. Bertrand de Baux jure de respecter la volonté du testateur, et TEmpereur lui concède acte de sa déclaration. — Acte à Arles.
Mss. du D' M. Millet, d'Orange.
73 1180 — avril.
Des discussions s'étant élevées entre Odin, prieur de Saint- Gilles, et Bertrand de Baux, à propos de l'héritage de Raymond de Baux, son neveu, le légat du Saint-Siège, après avoir pris connaissance du testament et des conventions passées entre Bertrand et Raymond de Baux, déclare que le Prieur remettra à Bertrand, en présence des religieux, les sommes déjà touchées, et abandonnera ses prétentions sur le legs concernant les châteaux d'Eguilles et de Marignane.
Bertrand de Baux cède à l'hôpital Saint-Jean, pour la rédemption de son âme et celle de son neveu, sa condamine du petit Rhône, une terre à Marignane, la moitié des vignes qu il y possède, des places pour bâtir des maisons autour du château, et la faculté de tenir une barque sur Tétang de Bolmon sans payer aucun cens. — Acte à Avignon.
Ordre de Malte, Trhiquetaille, domaine, eh. 1. — B.-du-R.
Le même jour, Odin, en présence de ses frères en religion et de Guillaume de Baux, déclare abandonner sa demande en délivrance de legs sur les châteaux d'Eguilles et Marignane. — Acte à Avignon.
Reg. B. 1069, !• 238 v. — B.-du-R.
1180 — 31 octobre.
L'archevêque d'Arles et son chapitre donnent au prévôt de Saint-Paul du Mausolée, avec le consentement de Tiburge d'Orange, dame des Baux, les églises de Saint-André, Saint-Vincent, et de la Vierge-Marie, existant dans le château des Baus, sous le cens annuel de 40 sous.
Tiburge , dame des Baux, et ses fils , abandonnent au prévôt de Saint-Paul leur droit de lods sur ces églises données par l'archevêque, à la condition par le donataire, de ne tenir dans le territoii'e que des ofEciers de probité.