L. H. 379, — B.-du-R
G65 1286 — 4 octobre.
Raymond de Baux I, seigneur de Puyricard et d*Eguilles, déclare en présence de Philippe de Laveno, sénéchal de Provence, qu'il n'entend diminuer en rien la seigneurie et juridiction de Téglise d'Aix, mais qu'il proteste conti*e l'ordonnance lancée le 14 septembre 1286 par l'archevêque contre lui, à l'occasion de certains démêlés qu'il a eus devant la cour royale avec son frère Hugues de Baux, pour le partage des biens féodaux de leur père, c'est-à-dire pour Puyricard, Meyrargues et la Bastide du Sambuc, qui sont des fiefs de Téglise d'Aix, dont la connaissance appartient, dit-il, à la cour archiépiscopale ; lesquels démêlés se sont terminés par une sentence arbitrale attribuant à Hugues le château de Meyrargues et la Bastide du Sambuc, et à Raymond le château de Puyricard et autres biens, etc.. etc.. Suivent d'autres plaintes portées par Tarchevôque contre Raymond au préjudice de l'église d'Aix, au sujet du refus de la prestation d'hommage et du serment de fidélité, et de la conduite de Raymond en cherchant par ses actes à se soustraire à l'obéissance due à larchevêque, son suzerain, qui le déclare rebelle pour dommages de toute espèce portés à sa personne et à ses droits. Raymond de Baux proteste contre la conduite de l'archevêque, pour s'être livré à des actes injurieux et de félonie contre lui, principalement en autorisant la prise de possession du château de Meyrargues par son frère Hugues de Baux, contrairement à la décision de la sentence arbitrale, et de la promesse faite à ceux qui voulurent s'opposer à la perpétration de cet acte, et pour l'avoir fait citer à comparaître devant lui au château de Sainte-Réparade dont il est le seigneur, et pour faute de comparution, l'avoir fait insulter par ses hommes, déclarer son ennemi et avoir pillé le château de Puyricard et ses habitants. Le sénéchal et le procureur fiscal, après avoir ouï les plaintes des deux parties, déclarent qu'ils jugeront ce différend, puisque chacun des plaignants est vassal du Roi, et que la Cour royale est seule compétente pour connaître de leurs différents. — Acte à Aix.
Reg. T/iesanrH.< de Varch. d'Ai.x, !• 28 et suivants. — B.-du-R.
666 1286 — 1" décembre.
Bertrand de Baux III, co-prinee d'Orange, fils de feu Raymond, rachète de Raymond de Sahune, fils d'autre Raymond, et de
Guillaume ilc Sahune, fils de Reybaud, lu di-uit sur le sceau i prince au prix de trente livres touniûis, et eelui qu'ils possèdent sur le vieux péage d'Orange au prix de 35 livres. MsB. duU'M. Mille).
128G — 10 décembre
Jacques d'Eyguiôres, prieur de Mallemort, procureur de lalibé de Monlmajour, donne quittance h Guillaume Alpliant, bailli et châtelain de Bertrand do Baux, comte d'Avellîn, seigneur de Pertuis, de 50 saumées de blti et seigle, provenant du cens annuel que le Comte est tenu de payer ii l'abbii le 15 août. — Acte à Pertuia, dans la cour de l'abbiS.
cil. fie Monlmajour. ii" 8, — H,-dii-H,
1286 — 29 décembre.
Robert de Manosque, bailli de Trinquelaille pour Bertrand de Baux, comte d'Avellin, paie, le jour de Saînt-TrophimEj le cens obligatoire de dix lapins avec leurs peaux au procureur de Guillaume de Beaudinard, bailii du chapitre d'Arles-
ChdTtritr 'l\i Chapitre d'Arle:'. cb. 3W. — B.-dii-H.
Transaction entre l'abbé de Montmajour et Bertrand de Baux, comte d'Avellin, à propos de la seigneurie de Perluis. Le Comte donnera à Giraud de ReiUane, procureur de l'abbé, la moitié de la propriété des moulins qui existent à Pertuis, et dont il s'attribuait l'entière possession; ils resteront indivis entre les parties, qui partageront leurs revenus et ceux du péage de Pertuis et son terroir, et payeront par égale part les dépenses à faire pour leur entrelien et perception. La prison sera établie hors de la ville et sera faite et entretenue à frais communs, le bailli de chacun des seigneurs en aura une clef. Les sentences au civil et au criminel seront prononcées par leur juge conunun. Le Cuinte s'enga^je à n'exiger <lcs honmiesde Pertuis aucune taille, quisle.. . etc. . ., ou don gratuit, sans le consentement de l'abbé, qui s'oblige également ù ne rien exiger des mêmes vassaux sans l'aulorisatlon du Comte. — Acte fait dans le monastère.
Vente à Tencan de la juridiction et de la haute et moyenne seigneurie de Puyricard, appartenant à Raymond de Baux I, chevalier, seigneur d'Eguilles, faite par le procureur de l'archevêque JAix, à cause d'une somme de plus de 5000 livres que lui doit Raymond, par suite des nombreuses condamnations encourues et parce qu il ne possède pour le moment aucuns biens meubles et immeubles saisissables sur les terres de larchevôché. La mise à Tencan faite sur le domaine de Tarchevôque comprend non-seulement la seigneurie de Puyricard, mais tout ce qu'il possède dans ce territoire et celui de Lignane, et les 200 livres annuelles qu'il perçoit sur le péage de Meyrargues. Jean Gasqui, procureur de Tarchevêque, se rend adjudicataire du tout pour la somme de 2500 livres de provençaux coronats, comme plus fort enchérisseur. — Acte à Aix, dans la cour archiépiscopale.
Keg. Titesaurus de Vurch. fl'AU\ f ' 20 v\ — B.-au-R.
671 1287 — 4 mars.
Défense faite par rarchevèque d'Aix à Hugues de Baux, seigneur de Meyrargues, de chercher à recouvrer, suivant son intention, du sénéchal de Provence ou de tout autre, les châteaux et forts de Meyrargues et du Sambuc, et de les donner à Bertrand de Baux II, seigneur de Berre, à cause du préjudice porté à rarchevôché, sous peine de perdre ce qu'il possède sous la seigneurie et juridiction de l'église d'Aix, ni de les donner en gage à quelque personne que ce soit. Hugues déclare qu'il obéira à la volonté de rarchevèque.—