septembre
Lettre do Borlrand de Baux, comte d'Avellin, à Alpiiautde SoUiers, sénéchal de Provence, puur lui signifier les préjudices portés à lui et ii ses officiers par la cour d'Arles, qui, au mépris de toute justice, s'est saisie des biens de divei-s habitants de Trinquetailtc malgré les protestations de son bailli, et a pris en gage des propriétés qui sont sous sa juridiction en Camargue , il demande lu punition îles coupables. — Acte à Arles dans le palais royal.
cil. 6. ceK, Trinrj-n-lailic t. I"' K, K, - ArW., mum,: d'Arles.
1293 — 26 décembre.
Protestation de Guillaume du Caslellet, précepteur de l'aumùne Saint-Victor de Marseille, par devant Isnard-Léon Baylo, lieutenant du bailli d'Aubagiie, faisant fonction de juge, contre une sentence qui le condamne à faire démolir dans 10 jours les constructions faites dans la maison de rAmiiùnc, au quartier de C;unpmajor, qui sont des dépendances d'un moulin déjà terminé, sous peine de 200 livres pour lui et de ii) sous pour les ouvriers qu'il emploie; considérant cette sentence comme injuste, et très nuisible au monastère, il déclare se mettre sous la protection de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, en appeler devant lui pour la révision <]\i procès et l'exécution de la sentence. — Acte dans la curie d'Auhagne. — Hugues Sarde, notaire de la cour, à Aubagne.
Cui.ie sur papitr. - L. ;n du I-o'i-h .le Saml-Virtvr — lf.-i.lu-H.
Lettre de l'archevêque, du prévôt et du chapitre d'y\ix, exposant aul'a|n.Mpn:,],.tnmL'.;mli.|ui
nant à son église, est tenu en fief par la maison de Baux, qui ne leur paye aucun cens, et n'est soumise qu'à la prestation d'hommage et serment de fidélité à chaque nouvelle nomination d'archevêque ; que Hugues de Baux, dernier seigneur du lieu, a passé une transaction avec le roi Charles d'Anjou pour la cession de ce château après sa mort ; que leur suzeraineté n'a jamais pu y être exercée par suite de la turbulence et du mauvais vouloir de cette famille. Ils déclarent au pape que le Roi, en échange de cette suzeraineté, leur fait don de plusieurs fiefs et de GO livres de provençaux coronats à prendre annuellement sur divers lieux, et le supplient de leur permettre d'accepter l'échange proposé. — Daté d'Aix.