L. B. 412. — B.-du-R
817 1300 — 20 juillet.
Le procureur de Raymond de Mévouillon fait appel devant le pape Boniface et le Sacré-Collége de l'ordonnance rendue par Mathias de Theate, recteur du Comtat, qui prescrit aux dauphins viennois Humbert I et Jean son fils, et à ses partisans, de lever le siège mis devant le château de Mérindol, dépendant de sa baronnie de Mévouillon, dans lequel se trouve renfermé Bertrand de Baux IV, prince d'Orange, qui s'en est emparé injustement. — Acte à Pernes.
Cartons de la B'' de Mévouillon, ■— Isère.
818 1300 — 20 juillet.
Quittance donnée par Bertrand Raolin, procureur de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, à Rostan, archevêque d'Arles, de la somme de 1570 livres de nouveaux provençaux coronats à titre d'à-compte sur les 2000 livres tournois dues au Comte d'Avellin pour la vente de Trinquetaille. — Acte à Arles. — Autre quittance de 530 livres le 28 juillet.
Reg. Trinquetaille F.F. t. 1", ch. U, 15. — ArcJi. munie. r/'AWes.
819 1300 — 9 août.
Compromis et sentence arbitrale terminant les différents survenus entre Bertrand de Baux, comte d'Avellin, et la communauté d'Aubagne. Par cette sentence, l'arbitre Bertrand Raolin crée deux syndics à vie qui fixeront le prix des denrées, il règle les devoirs respectifs des vassaux et du seigneur, oblige le juge et le bailli à prêter serment de conserver les franchises et libertés du pays avant d'entrer en exercice, impose un payement annuel de 12 deniers en faveur du seigneur et de 3 sous par feu s'il vient à être fait prison-
^më^Torsque ses Dis seront aniiiis chevaliers, ou lorsque ses filles ' se marieront ou entreront au couvent. Les habitants s'obligent à donner 20,000 sous de royaux curonats au seigneur pour reconnatlre les nouvelles franchises qui leur sont accordées. — Acte à Aubagne.
Charleorig— Ai'r/i, munie. rCAii'i'.'jiic- — C'o'rjr. arrhttil.d'Arler, Jr 1876, |i. 13«. [lar le U' IJai'lliâleiiiy,
aso
Le Conseil général de Marseille déclare, à propos des cxactionsil commises par Bertrand de Baux II, seigneur de Berre, que Jorcnavanl aucun droit de représailles ne sera exercé sur les barques, bateaux et bêles portant du blé et victuailles dans la ville. VL' accorde à toute personne la liberté de vente , d'entrée et de aortift des marcliaiidises ; sont exceptés de cette franchise, les vassaux du seigneur de Berre, qui seront gagés à cause des impositions et péages illicites que Bertrand exige des citoyens de Marseille traversant ses domaines. — Acte à Marseille. Bfirie B. li. ii' 11. — Arch. ijiunir. de Mari.
1300— 13 août,
Bertrand de Baux, comte d'Avellin, déclare, en présence de Rostan, archevêque d'Arles, qu'il percevait annuellement comme seigneur du château et de la ville de Trinquetaille et son territoire la somme de 15 livres de provençaux coronats, et celle de 17G livres de revenus pour la tête du pont d'Arles sur le Rhône, les ports du RhôUÉ à Arles, et ceux du petit Hhùne et de Fourques, y compris son droit de péage par terre et les produits de sa juridiction et autres droits sur Trinquetaille et dans tous les lieux de la Camargue que lui et ses prédécesseurs tenaient en fief de l'église d'Arles, avant la vente de Trinquetaille. — Acte ù Salon dans la chambre de l'archevêque,
liufa'. rrin'iMtaUk; t. !■■ F. cli. 17. — ,l>r/(. i.iuni.-. ,fAi-k^.
i;fOO — 21 août.
Bertrand de Baux IV, prince d'Orange, fils de feu Raymond et de Malberjone de Chiltillon, donne une terre située dans le terri-
loiiT- de Marlîsiinn. :\ Onillnume Bér;ird -h- Hu'^woU ym \e
récompenser de nombreux services qui lui ont été rendus. — Acte à Orange.
Cart. (le Vâvéchâ de Carpentras, l. 3, t" 348. — Biblioth. de la ville.
823 1300 — 25 septembre.
Abandon pour trois ans à Bertrand de Baux, comte d*Avellin, par les chevaliers Pierre de Vintimille et Arnaud d'Eguilles, d'une pension de 50 livres de provençaux coronals que leur avait donné autrefois Barrai de Baux, père de Bertrand , sur les péages d'Arles et Trinquetaille. — Acte dans la maison du temple d'Arles.
Liv, d'or, ch. 433. — B.-du-R.
824 1300 — 25 septembre.
Vente par Bertrand de Baux, par la grâce de Dieu, seigneur des Baux, comte d'Avellin, à Rostan, archevêque d'Arles, des péages, droits et revenus qu'il perçoit dans la ville et bourg d'Arles et Trinquetaille à l'entrée et sortie par eau de toutes marchandises, des cens et services, des payements en blé, vin et viande, et généralement de tout ce qu'il perçoit de divers emphitéotes. Il vend pareillement ses droits de seigneurie et juridiction, et ceux qui en sont la conséquence, tels que droits de prélation, trézain et acaptes sur les propriétés vendues , et tous droits qu'il tient en fief de l'église d'Arles, ainsi que les tenaient ses ancêtres. Cette vente est faite pour le prix de 4500 livres de menus provençaux coronats qui serviront à racheter les châteaux de Bédouin et Loriol qu'il a forcément engagés à la cour du Comtat, et sous la condition qu'une partie des revenus sera perçue par divers créanciers qu'il désigne jusqu'à complet payement de leurs créances, et que l'on payera pendant trois ans la somme de 50 livres à Pierre de Vintimille et à Albert de Rusticacio pour une pension perpétuelle à eux donnée par Barrai de Baux, son père. Le Comte promet de faire ratifier cette vente par Agathe, son épouse, dans 15 jours. — Acte dans la maison du temple d'Arles.
Liv. d'or, ch. 432. — B.-du-R.
825 1300 — 8 octobre.
Ratification par Agathe, épouse de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, de la vente faite par son mari à l'archevêque d'Arles de tous péages et droits qu'il percevait dans la ville et bourg d'Arles,
la ville de Trinquetaille, et divers droits de leydes sur le sel, vin, les étangs et sur l'entrée et sortie par terre ou par eau de toutes marchandises ; laquelle vente fut faite au prix de 4500 livres de meuus provençaux coronats et par une urgente nécessité, pour racheter les châteaux de Bédouin et de Loriol, comme le constate l'acte du 35 septembre de Guillaume Drogoli, notaire d'Arles. — Acte au cbùteau de Monteux.
Ree. Trinqwtain<: I. !■■ F. F. cli, la. — Ari->: munie. rf'Arie.i.
826 1300 — 13 noveniJjre.
Lettre de l'archevêque d'Arles déclarant à l'évéque de Vaison, que l'abbesse de Sainl-Césaire céda en fief à Barrai de Baux, seisneuT des Baux, les châteaux de Nyons, Vinsobres et Mirabel et leurs dépendances, pour lui el ses héritiers, sous le cens annuel d'un marc d'argent fin ouvré ; que Bertrand de Baux, comte d'Avellin, son fils et héritier, ne paye plus le cens depuis trois ans el ce qui est plus grave, a aliéné ces châteaux au Dauphin viennois, qui s'en est emparé violemment en déclarant la guerre aux habitants, les chassant de leurs maisons, et faisant battre monnaie, en son nom, au château de Nyons, sans le consentement do l'église d'Arles et de l'abbesse ; suit l'injonction à l'évéque de fairo cesser ces désordres, sous les peines qui pourraient être portées contre lui comme violateur des biens et droits ecclésiastiques. — Acte à Trinquetaille.
Chartricr (U SahH-CÙMtrc, 1. 5, eh. fi. — li.-dii-H.
■ !" décembre.
Testament de Bertrand de Baux ill, co-prînce d'Orange et seigneur de CourUieson , par lequel il fait divers legs pour oeuvres pies, il lègue à Mabile, sa fille, 10 livres en sus de ce qu'elle reçut lorsqu'elle entra eu religion, à frère Baucelin, son fils, 50 livres, à Guillaume et Barrai ses fils, 10 livres, et 10 livres à sa sœur Rixende. — Il désire que son héritier fasse couvrir l'église Saint-Georges au terroir de Gourtheson, et lègue 10 livres pour services religieux h prendre sur le péage de Courtlieson ; il donne 50 livres ii son fils Hugues, el à son fils Amiel, 3000 sous de coronats. Il lègue à Bertrande, sa femme, 3000 sous de coronats qu'il a payés pour elle à. propos do l'affaire de Malaucène ; il lègue à Sibylle, fenmic de Raymond de Baux, son fils, 50 livres de coronats et à Bertrand, son fils, tout le domaine des Baumeltes cl la
quatrième partie du château de Courtheson. Si sa femme est enceinte, il laisse à son futur enfant 100 livres, et institue pour héritier universel Raymond de Baux, son flls.
Mss. du D' M. Millet.
828 1301 — 1" mars.
Lettre de Guillaume de Soleillars, juge d'Aix, menaçant Hugues de Baux de Meyrargues, de procéder contre lui, s'il persiste à léser les droits de Pellet, seigneur d'une partie de Roquevaire ; suivie de la donation d'une maison faite le 7 avril suivant par le dit Pelet à Alasie Flotte, sa 'cousine.