‹ Inventaire de la collection des ouvrages et documents réunisChapitre 10 sur 169 · IV NOTICE · texte numérisé non relu

IV NOTICE

SOUS ce titre les quelques volumes dont nous ne comprenons pas la présence dans une collection exclusivement relative à Montaigne.

IX. Autographes, chartes, portefeuilles. — La première pièce et la plus importante est la fameuse lettre autographe de Montaigne que M. Guilbert de Pixérécourt, le dramaturge célèbre, avait payée 800 fr. à la vente de la collection des autographes de M"'"" de Castellane, en 1834, et dont il nia ensuite l'authenticité, parce qu'il y avait rencontré le mot passeport. La seconde est une quittance donnée le 31 janvier 1555 par Etienne de La Boëtie, revêtue de sa signature et d'une apostille de sa main. La troisième est un discours autographe, en latin, signé de Juste Lipse, daté de 1592.

Pour la classification des pièces en portefeuilles, nous avons respecté autant que possible l'ordre adopté par M. Payen, comme nous avions fait pour ses manuscrits. Les interversions qu'on pourra remarquer dans le classement alphabétique ne nous doivent donc pas être imputées; elles nous ont, au contraire, fort souvent embarrassé dans notre travail.

Parmi les lettres autographes d'éditeurs, annotateurs, admirateurs de Montaigne et autres, notons celles de Pierre Coste, François de Neufchâteau, Joseph Droz, Guizot, Charles Nodier, Villemain, Bernardin de Saint-Pierre, Alexis Piron, etc.. Nous ne pouvons passer sous silence une collection de quit-

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tances^ lettres, iictes autographes ou signés d'un grand nombre de personnages célèbres, contemporains de Montaigne, tels que le duc d'Albe, Albert VII et sa femme, la fameuse infante Isabellc- Claire-Eugénie, que Philippe II, son père, voulut placer sur le trône de France en 1593; Lazare de Baïf, saint Charles Borromée, Antoine de Bourbon, Charles IX, Henri III, Henri IV, François de Guise et Henri le Balafré, son fils, les deux cardinaux de Lorraine, Mayenne, les princes de Condé, Catherine et Marie de Médicis, Charles-QLiint et Philippe II, Clément VII et Clément VIII, Innocent IX, Grégoire XIII et Grégoire XIV, Diane de Poitiers, Elisabeth, reine d'Angleterre; Elisabeth de France, reine d'Espagne; Gaspard deColigny, les ducs de Ferrare et d'Epernon, Guichardin, Guillaume V, duc de Bavière ; le P. Joseph, dit l'Eminence grise ; Luther, Mélanchton, Calvin, Ronsard et Malherbe, Biaise de Montluc et Anne de Montmorency, Philippe de Mornay, Philippe, marquis ;de Bade ; Guy du Faur de Pibrac, Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes; Nicolas Rapin, Henri de Rohan, Louise de Savoie, Gaspard et Henri de Schomberg, François et Henri d'Escoubleau de Sourdis, Sully, le Tasse (i), Christophe et Jacques-Auguste de Thou, Henri de La Tour-d'Auvergne, Varchi, Vauvenargues, la marquise de Verneuil, le maréchal de Vieilleville, etc..

(i) Nous croyons devoir fiiirc nos réserves sur l'authenticité de cette lettre, adressée par le Tasse au duc d'Urbin, à Pesaro.

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M. Payeii avait fait monter sur onglets d'autres pièces disposées d'après l'ordre des matières, c'est-à-dire en les groupant selon le rang et la dignité des personnages auxquels elles se rapportent. Nous en avons ainsi de relatives aux officiers et capitaines de Bordeaux et de la Guyenne, aux receveurs généraux des finances, aux sergents de la sénéchaussée et aux principaux du Collège de Guyenne (Élie Vinet et Robert Balfour) ; d'autres catégories émanent des rois et reines de France, des dignitaires de leur maison, des connétables,, maréchaux et capitaines, des ambassadeurs français, des gouverneurs de villes et provinces, des lieutenants-généraux, des magistrats, membres de cours des comptes ou des aides, des intendants des finances, des prélats et abbesses, des étrangers et commandants de corps étrangers.

Enfin, un de ces portefeuilles se compose d'environ 300 portraits de Montaigne, gravés ou Hthographiés ; nous les avons classés d'après les attitudes dans lesquelles ils sont représentés, sur l'avis et avec le concours de M. le vicomte Henri Delaborde, conserv^ateur du département des estampes, à la Bibliothèque nationale.

X. Portraits, statuettes, médailles. — Cette série est de peu d'importance et n'a nulle valeur artistique.

Telle est la division qui nous a semblé la plus méthodique pour dresser le catalogue de la Collec-

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Tio\ Payhn et pour y faciliter les recherches. Il ne nous reste plus qu'à souhaiter la venue d'un zélé Montaignophilc qui sache exploiter la richesse de cette mine et donne au monde littéraire l'édition préparée avec une si patiente assiduité par le docteur J.-F. Payen.

Gabriel Riciiou.

Paris, le 20 novembre 1875.

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