CORRESPONDANCE DE FRANÇOISE DE LACHASSAGNE 32 I
On lit m marge : Monsieur de Fargues (i) vous baise humblemant les mains et et vostre servitur.
Au dos : A mon révérant père le révérant père Marcentoine à Bourdeaux.
Marie de Gamaches a monsieur de Gaufreteau (2)
Monsieur — Je vous asure que vous ne recevrès plus d'incoumodité des inportunités de ce marchant, et que je le ferey paier dans peu de tamps. Monsieur de Fargues est à ceste hure à Bourdeaus, si le savest il le conteroit. J'y envoirey esprès. Je vous suis fort obligée de la paine que vous avès pris, je demeurey en revanche, monsieur, vostre très humble servante.
M. DE Gamaches.
Le 7 juin 165 1, le syndic des Feuillants présente une requête au Parlement de Bordeaux dans laquelle il expose : que Tan 1600, M. Florimond de Raymond
(i) M. de Fargues était Louis de Lur Saluces, mari de M"'; de Gamaches.
(2) Jean de Gaufreteau, le jeune, ancien conseiller au Parlement et alors curé de Libourne.
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et Suzanne de Marin, son épouse en secondes noces, avaient fondé une rente annuelle de 150 livres destinée à diverses œuvres pies ; que sur la demande de François de Ravmond, fils de Florimond de Raj-mond et de dame Suzanne de Marin, le corps de Florimond de Raymond a été descendu dans un caveau de la nef proche le balustre du grand autel et que néanmoins les religieux n'ont pas encore été payés de la rente qui leur est due, en .conséquence il demande que Florimond de Raymond, petit-fils du premier Florimond de Raymond, soit condamné à leur payer ce qui leur est dû.
Le 5 mars 1655, ^*^^ frères vocaux du monastère des Feuillants étant capitulairement assemblés, le révérend dom prieur leur a proposé s'ils agréeraient un échange qu'il avait minuté avec M. de Fargues, héritier de la chapelle de Montagne, appelée de Saint-Bernard, pour en disposer à leur volonté, en une autre qu'on lui ferait bâtir en la place qui est entre ladite chapelle de Saint-Bernard et la muraille de la rue, en y transférant les mêmes droits et privilèges qu'il a dans l'autre; sur quoi le chapitre ayant délibéré a approuvé unaniment cette proposition... etc. (H. 275, f" 192, v".)
CORRKSPONDANCr DE FHANÇOISE DV. I.Af:H\?S.\(iNr. p^
Le 21 décembre 1657, Florimond de Raymond ayant vendu son office de conseiller à M. Duhamel, avocat, les Feuillants font saisie arrêt entre les mains de l'acquéreur pour être payés du legs à eux fait par le grand père du vendeur.
20 novembre 1659. Les Feuillants n'étant pas encore payés et M, Duhamel n'ayant pas été admis comme conseiller, un arrêt du Parlement, rendu sur la requête des Feuillants et d'Anne de Massiot, veuve de messire Jean Daflîs, second président du Parlement, ordonne que M. Charles Duhamel ne sera admis conseiller qu'après avoir justifié qu'il a desintéressé les opposants.
Le I" août 1660, noble Pierre de Raymond, écuver, arrière petit fils de Florimond de Ravmond, n'avait pas encore payé les sommes réclamées par les Feuillants.
Le 21 avril 1676, M. Charles Duhamel, conseiller au Parlement, avant conservé entre ses mains deux sommes de 360 livres chacune, provenant de la fondation faite en 1600 par Florimond de Ravmond, les pères Feuillants les réclament pour paver les frais des maisons qu'ils font bâtir dans la rue Cahernan par le sieur Jean Batanchon (H. 275, f" 289, v°).
Enfin le 5 juin 1803, un arrêté du Préfet de la Gironde autorise M. Joseph de Ségur-Montaigne à
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faire réintégrer dans l'église des Feuillants le corps de M""^ de Lestonnac, que le commissaire général Pierre Pierre avait fait transporter en grande pompe dans le musée, le prenant pour le corps de l'auteur des Essais. (Voyez : Archives historiques de la Gironde,
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