‹ Inventaire de la "librairie" de Philippe le Bon (1420)Chapitre 25 sur 40 · XLI · texte numérisé non relu

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ducs. C'est pour cet ouvrage que je réserve également la réponse méthodique aux questions relatives à ce qu'on, peut appeler la constitution des divers fonds de la librairie de 1420. Ainsi, nous savons que Philippe le Hardi, fils et frère de princes lettrés, avait, dès le bas âgé, pris en France le goût des livres. Nous aurons à nous demander : N'apportait-il que cela en Bourgogne, et son père, le roi Jean II, ne l'avait-il pas pourvu de manuscrits lorsqu'il l'envoya résider dans ce duché? Nous aurons également à nous poser des questions telles que les suivantes : Qu'a-t-il, par après, reçu de ses frères, le roi Charles V, les seigneurs Jean de Berry et Louis d'Anjou? D'autre part, en arrivant dans ses"* États de Bourgogne, a-t-il trouvé une riche collection de livres parmi ce qui avait appartenu à la dynastie précédente? Que possédait en l'espèce Marguerite de Maie, la veuve du dernier duc de cette dynastie, Philippe de Rouvre, qu'il épousa en 1369? Fille de Louis de Flandre, elle eut sans doute des manuscrits en dot, mais sa corbeille de noces en renfermait-elle beaucoup? A la mort de son père (1384), elle devint comtesse de Flandre, de Nevers, de Réthel, d'Artois et de Bourgogne. Hérita-t-elle aussi des œuvres provenant de ce prince et de ses prédécesseurs?

La bibliothèque de Philippe le Hardi s'est pareillement formée par les achats qu'il a faits et par les cadeaux qu'on lui a offerts. Dans quelle mesure?

D'analogues interrogations se posent pour Jean sans Peur, de même qu'il faudrait aussi, en parlant du recensement de 1420, parler des goûts littéraires de Philippe le Bon et voir, entre autres choses, si, dès avant cette date, il n'avait pas déjà commencé de jouer son rôle d'amateur et de protecteur des lettres, rôle qu'il devait tenir, de manière . si distinguée, durant son règne.

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Il me faut maintenant dire comment j'ai édité mon texte.

Me conformant aux principes de publication de la Commission Royale d'Histoire, j'ai résolu les abréviations d'après l'analogie des passages où les mots sont écrits en toutes lettres; j'ai employé, pour rendre le texte facile à consulter, les points, virgules, apostrophes et accents qu'il fallait, ainsi que les majuscules et les italiques qui étaient nécessaires pour attirer le regard sur les éléments importants du manuscrit signalé. Et ces éléments sont le titre, que j'ai reproduit en capitales, l'incipit et l'explicit, ou bien les premiers mots du second et du dernier feuillet, pour lesquels j'use des italiques en donnant la majuscule ail mot initial, sauf quand celui-ci est coupé ou, tout au moins, a l'air de l'être : en ce dernier cas, je fais précéder la minuscule d'un tiret (*).

Dans les notices en petits caractères, qui accompagnent le texte ou les titres des manuscrits, j'ai donc mentionné les Inventaires où ces manuscrits se retrouvent ou bien paraissent se retrouver. Pour les identifications qui ne sont pas douteuses, je cite, sans* plus, lesdits Inventaires. Lorsqu'elles ne sont pas assurées, je l'indique par le sîgle Cf. (*). Je désigne les éditions de ces Inventaires par les noms : Peignot, Barrois, Dehaisnes, Le Glay, MiCHELANT, Gachard, Viglïus, Sanderus, Franquen, Gérard. Pour Barrois, Viglius, etc., qui ont leurs manuscrits numérotés, j'en donne le numéro; pour les autres, qui

(i) Voir, par exemple, les no» 156, 163, 191, 205 et 217.

(2) J'use du même sigle pour tels ouvrages que certains de mes nianuscrits pourraient renfermer : voir, par exemple, au n9 197, la- Chevalerie Ogier, et au n^ 226, la Chronique d*Et-noul.

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n'ont pas ce genre de désignation, je renvoie à la page, mais en même temps je reproduis assez souvent le texte de l'article : je veux par là faciliter les recherches à ceux qui désireraient contrôler mes identifications et recourir, à cet effet, aux ouvrages eux-mêmes où sont publiés les Inventaires. Mais j*ai eu deux autres raisons encore de citer certains titres tout au long : la première, c'est de mettre sous les yeux du lecteur les preuves de telle identification qui pourrait être contestable; la seconde, c^^est, pour telle histoire de manuscrit qui n'est pas complète, de lui mettre également sous les yeux, de lui fourni des indications qui sont de nature à résoudre le problème (1).

. Un mot également sur les renseignements bibliographiques que je donne ensuite. Pour les manuscrits retrouvés, qui sont déjà décrits et bien décrits dans un catalogue de bibliothèque ou quelque autre livre, je me contente de renvoyer à ce catalogue ou à ce livre, sauf, toutefois, à en reproduire certains détails d'un intérêt particulier sur la confection et l'histoire des manuscrits en question (^). De plus, pour le grand nombre des volumes de 1420, qu'ils soient ou non retrouvés, j'indique en quel endroit le Grundriss de M. Grôber ainsi que les Sources de l'histoire de France de Molinier (3) signalent les textes qui

(*) Voir les no» 163, 167, 195, 202, 206, 207, 210, 238, etc. '(*) Voir ce que j'ai dit, p. xxxvii, du Catalogue de Bruxelles, (S) Les sources de l'histoire de France depuis les oriqines jusqu'en 1815. — Première partie : Des origines aux guerres d'Italie (1494), par Auguste Molinier, III, Paris, A. Picard et fils, 1903, h^-S^. . — Les sources de l'histoire de France des origines auoa guerres d'Italie.(i494) , par le MÊME, IV, Les Valois, i328-i46i. Ibid., 1904.

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sont dans ces volumes (*). De la sorte, j*infonne le lecteur, aussi brièvement que possible, du contenu de mes manuscrits et par là je me dispense de citer toutes les références bibliographiques qui figurent dans ces deux répertoires (*).

Il ne me reste plus qu'à m'ac^juitter des différentes dettes de reconnaissance que j*ai contractées en préparant cette édition. C'est à M. A. Bayot que j'ai à payer la plus forte. Ainsi que je l'ai déjà dit, il a bien voulu prendre pour moi à Paris une copie du texte. En outre, depuis qu'il est à Bruxelles, attaché à la section des manuscrits de la Bibliothèque royale, il m'a communiqué bien des renseignements précieux (3). A chaque demande que je lui ai adressée, il a toujours répondu avec un soin et une complaisance dont je ne saurais assez le remercier. Enfin, il m'a, de plus, rendu le très précieux service de revoir mes épreuves.

Dans les pages qui précèdent, j'ai déjà eu aussi l'occasion de parler des lettres par lesquelles MM. Léopold Delisle et Jules Finot m'ont fourni d'utiles indications sûr la provenance des Inventaires bourguignons du xv« siècle (*). J'ai

(*} C'est naturellement au Grundriss que j*ai le plus souvent Toccasion de renvoyer, puisqu'il embrasse toute la littérature française.

(2) Au besoin, je les ai complétés. En ce qui regarde spécialement le Grundriss, il ne faut pas oublier ce que dit l'auteur» dans sa préface de février 1902, p. II, au sujet des publications récentes qu'il ne lui a pas été possible de mentionner.

Les tomes III et IV de Molinier sont, comme on vient de le voir, datés de 1903 et 1904.

(«) Je lui dois des notes pour les n»» 6, 7, 8, 51, 87, 99, 106, 117, 119, 125, 137, 140, 173, 178, 18i, 182, 189, 192, 206, 213, 214. 229, 234, 235, 241, 242. 244 et 245.

(*) Voir ci-dessus, pp. xvi, xviii.

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