‹ Inventaire de Marie-Josèphe de Saxe, dauphine de FranceChapitre 35 sur 88 · AUTRES BIJOUX · texte numérisé non relu

AUTRES BIJOUX

Une tablette d’agathe garnie en or et en diamants dans laquelle est le portrait de la feue Reine de Pologne

Une grande boëte quarrée d’agathe à parfiller* 1 2.

9 mars i — 58. Il fit ses vœux chez les PP. Jésuites le 2 novembre 1 58 - . Il mourut à Rome le 21 juin i5gi. Béatifié par le pape Grégoire XV en 1621, il fut canonisé par Benoît XIII en 1726.

Malgré toutes les recherches que nous avons pu faire, il nous a été impossible de savoir ce que l’on appelait farine de Saint- Louis de Gonzague. Les PP. Jésuites, qui comptent ce saint comme un des principaux de leur ordre, ne connaissent point cette substance. Nous croyons que c’était une poudre de toilette quelconque alors en usage.

1. Marie-Josèphe, fille aînée de l’empereur Joseph Ier et de Guillelmine-Amélie de Hanovre, née le 8 décembre 1699. Elle se maria à Frédéric- Auguste III, le 20 août 1 719, et elle mourut à Dresde le 17 novembre 1757. Elle était la mere de la Dauphine. Un de ses portraits est à Versailles. Cette princesse fut célèbre par sa grande vertu et par la dignité et l’énergie qu elle montra, lorsque gardée à vue dans son palais, elle était insultée par les soldats de Frédéric.

2. Parfilage. Ce fut une mode extravagante et très-ignoble du dix-huiticme siècle. Je puis me flatter de l’avoir fait tout a

M A R I E - J 0 S E P II E DE SAXE

Un baradel * 1 de lacq garni en or.

Une montre d’amétiste garnie de diamants

coup tomber par la critique que j’en fis dans Adèle et Théodore . Je dirai seulement ici, sans détails et sans réflexions, ce que c’était que le parfilage, espèce d’ouvrage qui, pendant douze ou quinze ans, suspendit, pour un grand nombre de femmes, les utiles travaux de la tapisserie et de la broderie.

« On demandait à tous les hommes de sa connaissance leurs vieilles épaulettes d’or, leurs vieux glands d’épée d’or, leurs vieux galons d’or, etc., que l’on enlevait ainsi à leurs valets de chambre, et l’on parfilait toutes ces choses, c’est-à-dire qu’on séparait l’or de la soie pour le vendre ensuite à son profit. En outre, on recevait aux étrennes des bobines d’or ou de petits meubles couverts d’or, que de même on parfilait et que l’on vendait. J’ai vu le malheureux duc de Lauzun donner à une dame de la société (Mme A. de B.) une fausse harpe de grandeur ordinaire toute recouverte d’or de bobines. Communément une habile parfileuse gagnait à cet étrange métier environ cent louis par an. « (Mme de Genlis, Dictionnaire des Etiquettes de la Cour.)

1 . Le Baradelle était une « écritoire » de poche garnie de ses divers accessoires, c’est-à-dire un étui en nacre, en laque ou en or, aux deux extrémités duquel se trouvaient la plume et le crayon que l’on rentrait dans l’étui lorsque l’on ne s’en servait plus . (Collections de Mme la baronne Adolphe de Rothschild et de Mme la baronne de Bourgoing.) Il doit son nom au sieur Baradelle, « fabricateur d’instruments de mathématiques, quai de l’Horloge du Palais, à l’enseigne de l’Observatoir ». Un nommé Lefebvre, quay des Morfondus, aux Deux Globes, revendiqua pour son père l'invention de l’écritoire de poche que Baradelle prétendit tenir du P. Sébastien. Ce serait M. le duc

DAUPHINE DE FRANCE. i',7

avec sa chaîne 1 garnie de meme dans un étui verd .

Une autre montre d’amétiste la chaîne de même garnie de diamants dans un étui rouge.

Une montre d or émaillée à répétition avec sa chaîne et crochet de même et un cachet.

Une autre montre d’or à répétition avec sa chaîne et crochet de même, un petit étui de galucha contenant un petit flacon et une petite bague d or tenant à la chaîne de ladite montre l’ aiguille garnie de diamants.

Lu grand éventail d’amétiste 2 garni de diamants.

I n étui de coté 3 d agathe monté en or garni avec la chaîne cà laquelle il tient.

I ne lunette d’aproclie, une cassollette et un

du Maine qui aurait possédé le premier Baradelle. (Courajod. Lazare Duvawr.]

i . Chaîne signifie châtelaine; à cette époque les montres se portaient déjà sur le côté avec un crochet.

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