RELIQUES, CRUCIFIX ET TABLEAUX LÉGUÉS
Un crucifix d’or dans un étui de velours bleu.
Un beau chapelet d’agathe avec un médaillon d'or.
In grand reliquaire de la vraie croix, dans une boëte d’or ovale en relief, tiré des poches de Madame la Dauphine.
I n autre en vermeil contenant de la vraie croix, tiré des poches de Madame la Dauphine.
In autre idem, de la vraie croix, tiré des poches de [Madame la Dauphine, dans une boëte ovale en vermeil.
Un livre de prières manuscrit sur velin '.
Sept petits portraits en migniature de la maison de Saxe encadrés île bois.
i. Ce petit manuscrit a du être remis a Madame Adélaïde avec tous les authentiques, car dans le catalogue de la bibliothèque de cette princesse, dressé par les autorités révolutionnaires de 1792. on signale un petit livre de prières sur vélin, eent par Jarrv, qui paraît être celui désigné dans l’Inventaire.
MARIE-JO S EPHE DE SAXE
Un crucifix d’argent avec son pied d’ébenne.
Un grand reliquaire de cristal de roche monté en or et garni de pierres précieuses contenant de la vraie croix.
Deux reliquaires de cristal de roche montés en or, l’un contenant du bois de la vraie croix et l’autre des reliques de saint Ambroise1.
Deux reliquaires sur pied montés en argent.
Une Vierge d’yvoire.
Une relique de saint Jean Népomucène2 dans un étui de velours.
1 . Saint Ambroise, père de l'Eglise latine, était (ils du préfet des Gaules. Né vers 34o, il était gouverneur de la Ligurie lorsqu’il fut acclamé par le peuple évêque de Milan. Tout le monde sait la fermeté qu’il déploya dans ses fonctions, et qu’il ne craignit pas de refuser l’entrée de son église à l’empereur Théodose à la suite du massacre de Thessalonique. Il mourut en 397 .
2. Saint Jean Népomucène naquit à Nepomuck, en Bohême, vers i33o. Chanoine de Prague, il fut l’aumônier de l’empereur Wenceslas, qui le lit noyer dans la Moldau en 1 383 parce qu’il avait refusé de lui révéler le secret de la confession de l’impératrice Jeanne. Jean Népomucène fut canonisé par le pape Benoit XIII. Ce saint est un des plus populaires de l’Allemagne du centre. Tous les ans, le jour de sa fête, des milliers de pèlerins arrivent.de la Bohême, de la Saxe et de la Moravie, à Prague, pour faire un pèlerinage à la chapelle située sur le pont d’où il fut jeté dans la Moldau.
La relique citée dans l’inventaire était un legs de la reine
Un reliquaire de saint Xavier mourant, en émail, sur une pierre précieuse1 avec son cadre doré d’or moulu.
Un petit reliquaire de saint Louis de Gonzague dans un filigrane d’argent.
Un reliquaire de vermeil doré envoyé à feu Monseigneur le Dauphin pendant sa maladie.
Lue relique de saint Louis dans un reliquaire de vermeil doré.
Un tableau de l'immaculée conception eu pierres précieuses, sa bordure de bronze doré d’or moulu.
L ue relique de la vraie croix dans une croix de cristal.
Lu reliquaire monté en vermeil.
Deux grands tableaux peints sur toile repré-
de Pologne à sa fille. « A ma fille Josèphe la grande relique de saint Jean Népomucène. » (Testament de la reine Marie- Josèphe, Archives de Dresde.)
La dévotion de saint Jean Népomucène était encore particulière à la Maison de France. On trouve dans le testament de .Marie Leczinska : Je laisse... à Louise mon beau Saint Jean
Népomucène avec le nœud qui est avec... ». (Archives nationales.)
t. Probablement de l’émail a froid, c’est-à-dire de la peinture au vernis, 1 émail vitrifiable sur pierre n’étant point possible.
sentants le fen Roy et la feue Reine de Pologne 1 .
Un tableau de tapisserie de Caries Maratte2.
Un tableau peint par La Tour3, représentant la princesse Christine4.
Un tableau représentant saint Jean qui baise la main de Notre-Seigneur.
Un tableau représentant saint Xavier mourant, dans une bordure de bois.
Deux grands tableaux faisant pendants, l’un de saint Joseph tenant l’enfant Jésus sur ses genoux, l’autre Agar dans le désert.
1 . Probablement par Louis de Sylvestre, actuellement conservés à Versailles, n08 2787 et 2788.
2. Carlo Maratti (tu Maratta, peintre italien, élève de Sacchi, né à Camerino en 162 j, mort en 1713. Il travailla particulièrement pour le pape Alexandre III. Nous n’avons pu retrouver ni aux Archives, ni aux Gobelins le détail de cette tapisserie. Ce tableau avait appartenu à la reine de Pologne et lut légué par elle au Dauphin. « Au Dauphin le grand crucifix d’ivoire de ma chapelle, avec son piédestal, et aussi le portrait sur cuivre de notre chère madame de Czestochowa, et le tableau d’après Carlo Maratta qui est dans ma chambre à coucher. » (Testament de la reine Marie-Josèphe, Archives de Dresde.)
3. La Tour a fait le portrait de tous les princes et princesses de la famille royale.