‹ Inventaire de Marie-Josèphe de Saxe, dauphine de FranceChapitre 60 sur 88 · PARURES DE COULEUR ET DIAMANTS · texte numérisé non relu

PARURES DE COULEUR ET DIAMANTS

Un bouquet de diamants blancs, jaunes et rubis.

Un nœud de robes de chambre, diamants et éméraudes.

Un noeud de brillants et émeraudes avec son trèfle et sa pendeloque 1 .

Une paire de boucles et pendeloques émeraudes et brillants.

Une bague éméraude lozange avec quatre petits brillants sur le corps2.

Une aigrette brillants et éméraudes dont le milieu forme un Saint Esprit, le tout garni de cinq pendeloques.

Quatre pompons brillants et éméraudes.

Une aigrette de brillants avec deux poires éméraudes et une de brillants.

Une aigrette d'un grand rubis balet et poires de diamants avec fleurs de diamants et rubis.

I ne paire de boucles de deux grands rubis Spinel et brillants3.

I n nœud de brillants blancs et les milieux

i. Cet article et les suivants forment une grande parure, émeraudes et brillants, donnée par le Roi à la Dauphine en i-ia.

Cette parure avait été montée et fournie par Jacquemin. moyennant la somme de 670-0 1. 10 s. Comptes des dépenses secrètes de la Cour, publiés par la Convention nationale.)

?.. On appelle corps d'une bague l’anneau qui entoure le doigt et supporte la pierre.

3. Cette aigrette avec les quatre articles suivants formait une parure que le Roi avait donnée à la Dauphine en septembre 17 îi. L aigrette avait un rubis énorme provenant d’une ar-

M A R I E - J O S E P H E DE SAXE

peints en couleur de rose avec la pendeloque et son trèfle de même.

Une paire de boucles très grandes, rondes, composée de même en brillants blancs et autres peints en couleur de rose.

Une paire de bracelets de perles, de six rangs chaque, sans portrait.

Un éventail d’or garni d’amétiste et de brillants* 1.

Un collier de perles à six rangs.

Un gros collier de vingt trois perles d’Orient2.

Un autre éventail de nacre, de perles, garni de brillants, rubis et éméraudes.

Une montre et sa chaîne en bleu brodés en diamants.

Un étui de pièces et sa chaîne de même.

Un nœud de col et une paire de girandollesde topases de Saxe et six petits diamants dans le même étui, plus trois autres petits diamants.

Une paire de bracelets de brillants et émé-

mure donnée par le Sultan à Louis XV en 1722. (De Luynes, t. XI, p. 281.)

1 . En marge : L’éventail légué à Madame la princesse Christine.

2. Celui que la Dauphine porte dans scs cheveux dans tous ses portraits. (Vanloo, Klein, etc.)

raudes, garni chacun de sept rangs de perles.

U11 nœud, d’un grand rubis Spinel quarré long, avec les cotés de brillants et de rubis.

Lesquels diamants et pierreries montent à la somme de dix-sept cent trente-sept mille sept cent soixante deux livres six deniers1 suivant l’estimation (pii en a été faite par le sieur Jaequemin, jouaillier du Roy, et Le Blanc, jouaillier de feu Madame la Dauphine, commis par Sa Majesté pour faire la dite estimation.

Fait et arrêté à Versailles, le 21 juin 1767.

Saint Florentin.

Suit l'état des diamants qui appartenoient à feu Monseigneur le Dauphin, que Sa Majesté a pareillement ordonné, être remis sous la garde du sieur de Fontaines2, intendant et contrôleur général des meubles de la Couronne.

t. Le diamant sous Louis XV avait baissé de la moitié de sa valeur depuis Henri IV; depuis il s'est relevé de plus d'un tiers: ainsi une pierre valant 5 'ffi> francs en 160G valait en 17^0 202 francs et actuellement 36o francs. Officiel du 2 novembre 1877, d'après V Economiste.']

2. Il v a erreur dans le texte, c'est de Fontanieu qu’il faudrait. Voir la note plus haut.

SÇA VOIR :

Une toison1 dans laquelle il y a deux diamants de la Couronne non compris dans l’estimation.

Le surplus estimé 38 66 1 "

Une grande plaque de Saint Esprit estimée iii 820"

Une croix de cordon du dit ordre

estimée 5i 156*0’

Une paire de boucles de souliers

estimée 20 OyO"

Lesquelles dites sommes reviennent à celle de deux cent vingt-deux mille douze livres cinq sols, suivant l’estimation qui en a été faite par ledit sieur Jacquemin et Le Blanc, jouailliers ci-dessus nommés, commis aussi par Sa Majesté pour faire la dite estimation.

Fait et arrêté à Versailles.

Lesdits jour et an que dessus.

St Florentin.

Une croix de la Toison d’or.

État des tabatières bijoux et autres effets dont feu Madame la Dauphine n’a point disposé et qui ont été vendus suivant l’ordre de Sa Majesté.

SÇAVOIR

Uneboëte blanche de vernis, doublé d’éeaille, forme ronde avec cercle d'or.

Lue autre blanche ronde de vernis, cerclée d’or, sur le dessus de laquelle est le portrait d’Henry quatre.

L ne petite boëte ronde d'yvoire avec le médaillon du Roy sur le dessus.

Une boëte ronde de bois pétrifié à gorge d’or.

L ue autre boëte ronde de lacque en verd doublé d’écaille avec des cercles d’or.

Lue boëte ronde de bois d’Origvelle ? recouverte d’or.

I ne autre boëte ronde d’or de poli uni.

Une boëte de lacque rouge ovale, montée en or, en cage, sur laquelle est le portrait de Madame Christine.

I ne d agathe rubanée ovale à gorge d’or, dans un étui de galueha.

Une grande boëte qnarrée de bois pétrifié, montée en or.

Une petite boëte de chasse d’or émaillée en bien.

Une grande boëte quarrée en mosaïque garnie d’or.

Une boëte d'or quarrée émaillée à fonds rouge.

Une boëte quarrée de bois pétrifié à grande gorge de deux ors.

Une tabatière quarrée de porcelaine de Saxe en camailleux verd, montée en or, dorée en dedans, gorge de diamants à l’ouverture.

Une autre quarrée de porcelaine de Saxe, semée de fleurs, à gorge d’or.

Une boëte quarrée d’agathe à deux tabacs, montée en or, ouverture en diamants.

Une boëte de lacq montée en or émaillée avec le portrait de Madame la Dauphine étant jeune.

Une petite boëte ovale de bois pétrifié ou caillou, à gorge d’or.

Une boëte ronde de verre de composition couleur bleue montée en or.

Une boëte de chasse de vernis de Martin, montée en or.

Un Baradel de lacq garni en or en assez, mauvais état.

Une petite boëte ronde en vernis à fleurs, cercles d’or.

Une petite boëte ronde d’yvoire, cercles d’or.

Une boëte de porcelaine de Saxe en cuvette, montée en or, représentant une marine sur le dessus.

Une boëte ovale d’agathe rouge montée en or.

Une grande boëte ronde de bois pétrifié, montée en or et cassée en dessus.

Une boëte ovale d’agathe rouge montée en or.

L ne boëte quarrée de lacq doublée d’or et montée en or émaillé.

I 11e petite boëte d’or quarrée guillochée.

Lue petite boëte d’or émaillée fonds gris de lin, cartouches en fleurs.

Lue tabatière de porcelaine de Saxe, ovale, forme de boëte de chasse en cuvette avec figure chinoise.

Lue grande tabatière de porcelaine de Saxe quarrée montée en or et dans laquelle est le portrait du feu Roy de Pologne.

I ne petite boëte ronde d’écaille noire dte une journée, à gorge d or.

Une cuvette d’agathe ovale sans dessus dans une hoëte noire.

Line montre d’agathe, sa chaîne de même garnie de diamants.

Une autre montre d’or à répétition avec sa chaîne et crochet d’or à laquelle tient un étui de galucha renfermant un flacon et des anneaux d’or.

ITn étui de coté d’agathe garni et monté en or, l’ ouverture en diamants ayant une petite lunette dans un étui d’or et une demie aulne.

Lin couvert d’or composé d’un couteau, d’une cuillère et une fourchette d’or dans un étui en galucha.

LTne grande hoëte d’agathe à profil gravé en dessus et dessous.

Une loupe montée en or dans un étui de galucha.

Une paire de ciseaux d’or dans un étui de bois de rose.

Lin couteau à manche d’écaille ayant deux lames, une d’or et une d’acier dans un étui de ealuclia.

Line aiguille à broder au tambour montée en cristal de roche avec quelques karats brillants dans un étui de galucha.

Un canif à l’anglaise monté en or.

Une chemise de Chartres d’or.

Un très beau chapelet de jaspe montée en or émaillé avec un médaillon de même, représentant d’un côté Notre Seigneur et de l’autre la \ ierere dans un étui de cuir noir.

Tous lesquels bijoux ont été estimés et vendus la somme de dix mille six cent trente cinq livres.

Fait et arrêté à Versailles, le 28 juin 1767.

St Florentin.

Tous les livres qui ont été trouvés dans le cabinet de feu Monseigneur le Dauphin et dont le Prince n’a voit point disposé, ont été estimés suivant l’ordre du Pioy du premier juin dernier par les sieurs Herisseant1, libraire et impri-

1. Jean-Thomas, fils de Jean Hérissant, épousa la fille de Jacques Estienne, libraire à Paris; fut reçu libraire le 21 mai 1726, en succédant à son père. Adjoint au syndicat le 19 novembre 1750, il est nommé imprimeur le 3 septembre 1 7 G A , consul le 28 janvier 1764 et en même temps reçoit le titre de seul imprimeur des cabinets, maison et bâtiments de S. M. Le

meur ordinaire du cabinet du Roy, et par Barrois* 1, libraire à Paris, et prisés à la somme de dix mille quatre cent dix sept livres. Lesquels livres, suivant l’intention de Sa Majesté, sont restés dans ledit cabinet de feu Monseigneur le Dauphin.

Fait et arrêté à Versailles le 8 juillet 1767.

St Florentin.

L’argent comptant trouvé chez feue Madame la Dauphine a monté à la somme de vingt-deux mille cinq cent trente une livres, quatre sols,

cy 22 53 1 4"

Les bijoux dont la princesse n’avoit point disposé et qui ont été vendus suivant l’ordre

5 juillet 1770, il est syndic; il mourut le 2 août 1772; il habitait rue Saint-Jacques, paroisse Saint-Séverin. Ses enfants continuèrent son industrie, et en i83o sa librairie existait encore. Hérissant était expert en livres, rédigeait les catalogues et les imprimait.

1. Marie-Jacques, fds de François Barrois, reçu libraire le 16 février 1784; adjoint au syndicat le 22 décembre 1701. Il mourut le 20 mars 176g. Il habitait quaides Grands-Augustins ;

du Roy ont monté à la somme de dix mille six cent trente cinq livres, cy i o 635 l+ »

Somme totale. . 33 i66l+ 4 5

Laquelle somme de trente-trois mille cent soixante six livres, quatre sols, a été employée à acquitter une partie des dettes de feiie Madame la Dauphine, ainsi qu’il suit :

SÇAVOIR

Au sieur Leblanc, joaillier de feiie Madame la Dauphine, la somme de 12 636tt pour le parfait payement de toutes les fournitures et ouvrages par lui faits pour le service de cette Princesse et

jusqu’à son décès, cy 12 636 w

Au sieur Jacquemin, joaillier du Roy, la somme de 5853 H pour son parfait payement de deux tables de bracelets, montant à douze mille sept cent

sa librairie portait l’enseigne de : A la Ville de Never r. Il était fort lié avec Didot. Comme Hérissant il faisait les expertises et éditait les catalogues.

M A RIE-JOSÈPHE DE SAXE

soixante quinze livres (12775) par lui fournis à Madame la Dauphine et dont elle a fait présent «à M. de Saint Mégrin1 lors de son mariage, cy. . . .

Au sieur Tiron2 * *, orp lièvre joaillier, la somme de 4o54'+ 4% à compte de celle de 8953* qui lui étoient dus pour les bijoux et ouvrages par lui faits et fournis pour le service de feiie Madame la Dauphine

De l’autre part

1. Paul-François de Quelen de Stuer de Caussade, né le 3o juillet 1746, appelé le marquis de Saint-Mégrin , gouverneur de Cognac, et, depuis la mort de son père, duc de la Vauguyon, un des anciens menins du roi Louis XVI, nommé le 1 1 mai 1776 ambassadeur auprès des Etats-Généraux des Provinces-Unies. Il épousa, le 14 octobre 1766, Antoinette-Rosalie de Pons, fille de Charles-Armand, comte de Roquefort, dit le vicomte de Pons, brigadier des armées du Roi, et de Gabrielle-Rosalie le Tonnelier-de-Breteuil.

2. Jean-Marie Tiron, reçu maître le 26 novembre 1748, étant fils de maître, habitait place Dauphine ; après Lempe-

reur et Jacquemin, c’était lui de tout le corps de l’orfèvrerie

qui faisait le plus grand chiffre d’affaires, d’après les listes de

capitation de 1670.

Au sieur Fredou*, peintre, pour ouvrages par lui Faits pour feüe Madame la Dauphine, la

somme de

A la demoiselle de Chalus\ la somme de 2775" ios, pour des étoiles qu’elle a voit fait venir pour le service de feüe Madame

la Dauphine

A la dame Motte, première femme de chambre de feüe Madame la Dauphine, pour son mémoire de dépenses faites pour le service de cette princesse et par ses ordres, c.y. . .

2 775" 1 os

1. Jean-Martial Fredou de la Bretonnière, peintre qui jouissait d’une grande renommée vers le milieu du dix-huitième siècle ; il a fait la plupart des portraits de la famille de Bourbon, dont beaucoup ont été gravés. — Son frère François était un graveur habile. iDr G. R. Nagler, Noues aligemei/ies Künstler- Lexicon , tome IV, p. 477.)

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