PORTE CRAYON
Un porte crayon d’or de la somme de quatre vingt seize livres, cy 96 ,f
Revenant, toutes les sommes non tirées hors ligne à ladite première ci-dessus de cinq mille huit cent trente six livres, cv. . . . r)8'3(3"
MARIE-JOSEPH E DE SAXE
Au sieur DEYOS1, marchand orpheure, la somme de dix neuf cent vingt quatre livres pour deux boettes d’or qu’il a fourny pour la corbeille de Madame la Dauphine, cy. . 1924*
Au sieur de BECHE2, marchand, la somme
1. Jean-Baptiste Devos, reçu maître orfèvre en raison des finances fournies au Roi en 1720 (remboursement de 80000 liv.), habitait rue de Seine en 1769. La liste des brevets d’apprentis de la Cour des Monnaies nous le signale comme ayant un apprenti et le rôle de capitation de 1770 comme faisant peu d’affaires. Son poinçon portait les lettres JDB et pour devise une hermine.
2. Gérard Débèche, né à Liège en 170$ ou 1706, vint s établir à Paris vers 1730. Il excellait dans l’art de ciseler au repoussé les montres, tabatières, bonbonnières, pommes de cannes, etc., etc. Il avait conservé certaines habitudes flamandes qui n’étaient pas des plus recommandables. Ivrogne incorrigible, ce qui ne l’empêcha pas de vivre fort vieux, grand coureur de filles, il n’eut pas moins de quatorze enfants, dont la plupart paraissent avoir fini à l’hôpital. Il ne mourut pas à Paris et probablement alla, fort âgé, finir ses jours dans son pays natal. L’ Almanach-Dauphin nous apprend qu’en 1769, Débèche père demeurait rue de la Juiverie, et en 1778 rue de
de deux mille deux cents livres pour une tabatière chinoise émaillée qu’il a fourny pour ladite corbeille, cy 2200"
Au sieur BAILLON* 1, horloger du Proy, la somme de dix sept cent quarante livres pour
la Pelleterie ; Debèche fils, ciseleur également, demeurait en 1769 au Pont-au-Change. (Voir A. Jal, Dictionnaire critique, e t les Sauve II ex Archives de l’art français.)
1. Mathieu Bâillon, marchand horloger, demeurant rue Saint-Honoré, décédé à l âge de 37 ans, le 26 novembre 1752 (acte de décès aux archives de l’état civil).
Jean-Baptiste Bâillon, marchand horloger, frère du précédent et horloger de la Reine, nommé premier valet de chambre de Marie Leczinsta avec ses grandes entrées le i5 septembre 1 743 : un de ses enfants eut comme parrains la Reine et le Dauphin.
Bâillon signait les montres que Duvaux se chargeait de transformer en bijoux pour ses clients. Bâillon était un curieux. Il existe une Notice des tableaux , bronzes , etc., qui composaient le cabinet de feu M. Bâillon , écuyer , premier valet de chambre de Madame la Dauphine et son horloger , dont la vente se fera en sa maison , rue Dauphine , Paris , 1772, in- 8. (Courajod,