L. A. $S. au cit. Danglade, commandant à
Paimbeuf; Challans, 2 nivose (22 décembre 1793),
1 p. in-4, trace de cachet. — R.
Il donne l’ordre de fouiller la forêt afin de s'emparer des brigands qui l’infestent.
CARTEAUX (Jean-François), peintre, officier de la cavalerie de la garde nationale parisienne (1792), général (1793), qui commença le siége de Toulon et défendit la Convention au 13 vendémiaire, n. à Aillevans (Haute-Saône), 31 janv.1751, m. 1813.
1° L. S. au représentant Letourneur ; Paris, 26 thermidor an TITI (13 août 1795),
1 p. 1/2 in-fol., vig. et tête impr. — A. S. Rif. — $S. Rt.
Importante lettre où il se plaint de n’être pas employé par le Comité de salut publie. On prétexte qu’il a marché contre Lyon et qu’il est lié avec Albitte. Il déclare qu’il n’a pas marché contre Lyon, puisqu’à cette époque il assiégeait Toulon, « où j’établis toutes les batteries et où Dugommier, qui me rend justice, n'eut, en quelque sorte, qu’à paroître pour vaincre. » Quant à Albitte, il n’a pas de liaisons avec cet homme qui est le principal auteur de ses malheurs. « Soldat de la patrie, je l’ai loyalement servie, j'ai loyalement combattu et travaillé pour elle, je n’ai point encore été vaincu. Vous pouvez m'’enlever tout peut-être, mais rendez-moi l'honneur et le service de mon grade... » — Une apostille aut. sig. du représentant Poultier vante la bravoure et le civisme de Carteaux.
20 Pièce, sur vélin, portant la griffe de Dalbarade et de Bouchotte ; Paris, 15 mai Sp ér. in-[0l tête impr.
Nomination de Carteaux au grade de chef de brigade. — Cette pièce contient les états de service de ce général et la date exacte de sa naissance, 81 janvier 1751, qui avait été inconnue aux biographes.
3° 2 L.S, de Berthier à Carteaux ; Paris, an xn, 2 p. in-fol., vig. et têtes impr.
Relatives au fils du général et au plan de la bataille d’Arcole.
TROGOFF (Jean-Honoré, comte de), contre-amiral, qui se distingua dans la guerre d'Amérique, mais qui ternit à jamais sa gloire en livrant Toulon aux Anglais en 1793, n. à Lanmeur (Finistère), 5 mai 1751, m. en rade de Porto-Ferrajo (île d'Elbe), février 1794. 1° P. S.; (Toulon, 1793), 1 p. 1/2 in-fol. — FR.
Le besoin de marins dans l’arsenal de Toulon exige que les vaisseaux de l’escadre fournissent chaque jour quarante-deux hommes et deux officiers mariniers.
20 P. S.; à bord de la frégate Za Perle, 15.sept. 1793, l'an Tu règne de Louis XVII, 1 p. in-fol.
Ordre de faire appareiller quatre vaisseaux pour transporter dans leurs postes respectifs les équipages des ports de Brest, Lorient et Rochefort, qui se trouvent à Toulon.
21730. WESTERMANN (François-Joseph), grand baïlli du directoire de la
noblesse d'Alsace et échevin de Strasbourg, général (1793), qui se
distingua par son audace en Vendée où il battit les rebelles à Châ-
tillon, au Mans et à Savenay, n. à Molsheim (Alsace), 5 septembre
1751, décapité à Paris avec Danton, son ami, le 5 avril 1794.
L. A. S. à Robespierre ; Fontenay-le-Peuple, 19 sept. 1793, 3/4 de p. in-4. — A. S. Rÿ. — $S. P?.
Curieuse épître dont voici le texte : « Hier l’armée a rétrogradée sans être attaquée. Nous voilà de retour à Fontenai. Le soldat est désollé.
Le peuple armé de concert, plus d’un tiers est déserté. L’on a pour ainsy dire ny brulé ny ôté Pb) LIAT ETS NTI, aucune ressource à l’ennemy. Je ne sçais ce que tout cela veut dire. J’en suis bien désolé moy-
même. » > TT TERRES
MOULIN (Jean-François-Auguste), ingénieur, volontaire en 1791, général (1793), qui commanda en chef l’armée des côtes de Brest et se distingua en Vendée, membre du Directoire, n. à Caen, 14 mars 1752, m. à Pierrefitte (Seine), 12 mars 1810. Il s’opposa énergiquement au 18 brumaire, mais reprit du service sous l’Empire.
L. $S. aux administrateurs du district de Chateaubriant ; Rennes, 17 vendémiaire an [IT (8 oct. 1794), 1 p. 1/2 in-4, tête impr. de l’armée des côtes de Brest. — A. S&. F5, — S. R!.
11 mande qu’il va leur envoyer un excellent bataillon pour les défendre contre les chouans. « Cette guerre est bien affreuse, mais elle cesseroit vite si les habitants'patriotes des campagnes se réunissoient à nos troupes aussitôt qu’ils apprennent la marche ou le lieu d’un rassemblement de ces scélérats, quand même ils n’auroient que des haches, des fourches, ete. Il faut courir sus et les exterminer sans pitié... »
BEURNON VILLE (Pierre RIEL, marquis de), général, un des héros de Valmy et de Jemmapes, ministre de la Guerre, livré aux Autrichiens par Dumouriez, ambassadeur à Berlin et en Espagne (1802), maréchal de France (1816), n. à Champignolles (Aube), 10 mai 1752, m. à Paris, 23 avril 1821.
L. S., avec 3 lignes autographes, à Kleber ; Mulheim, 15 brumaire an v ( 5 nov.
1796), 5 p. 1/4 in fol., vig. et tête impr. de l’armée du Nord. — A.S. C.
Document de la plus grande importance où Beurnonville se plaint de la détresse de son armée et de celle de Sambre-et-Meuse et parle des généraux Ligneville et Bernadotte, dont il fait le plus grand éloge. Il a écrit au Directoire qu'il ne pouvait envoyer des troupes à Bonaparte, qui n’en a pas besoin s’il reste sur la défensive et conclut un armistice. « Nous PO AES avec ce que nous avons entre lui et moi conserver la rive gauche et les quatre dé-
ouchés, et notre héros de vingt-cinq ans qui, avec trente mille hommes constamment éternels, a déjà détruit quatre armées, pourra avec toutes ses forces, en prenant Mantoue, reprendre ses équipages de siège qu'il n'a pas avoué lui avoir été pris. Par cette mesure on ne perdra pas deux superbes armées pour conserver la sienne, qui a été au moins
2°‘) ms OL e
mangée trois fois et qui ressemble à la lame du couteau de Jérôme Pointu qui a déjà usé trois manches et qui est encore toute neuve. Cette phrase toute triviale qu’elle est, mon cher général, vaut bien votre as de pic. » Après ces traits décochés à Bonaparte, il dit qu'il faut imaginer quelque coup fourré pour faire rendre justice aux armées du Nord et de Sambre-et-Meuse, sacrifiées à l’armée d'Italie.
BEURNON VILLE (Pierre RIEL, marquis de).
L. $. à l’armée du Nord; Utrecht, 7 vendémiaire an VI (28 septembre 1797), 3 p. 1/4 in-fol., vig. et tête impr.
Proclamation de Beurnonville à son armée, auprès de laquelle il revenait après plusieurs mois d'absence. En voici un passage : « Soldats! bientôt peut-être vous donnerez de nouvelles preuves de cette constante unanimité des troupes républicaines. Déjà vos frères de Sambreet-Meuse n’attendent plus que le signal des combats pour voler à de nouvelles victoires. Vous participerez sans doute, comme vous l’avez déjà fait, à cette gloire nouvelle et vous montrerez qu’il n’y a entre les soldats français de rivalité que pour combattre et pour vaincre. » Il parle ensuite de l’heureuse journée du 18 fructidor et finit par ces mots : « Vive la République! Haine au royalisme! Haine à l’anarchie! »
KLEBER (Jean-Baptiste), architecte, lieutenant au service de l’Autriche, volontaire en 1792, général en Vendée, un des plus illustres capitaines qu’ait enfantés la Révolution, commandant en chef de l’armée d'Egypte après le départ de Bonaparte (1799), n. à Strasbourg, 9 mars 1753, assassiné au Caire le 14 juin 1800.
P. A.S. de 9 lignes, comme général de brigade ; Nantes, 8 sept. 1793, 1 p. in-fol.
— À. S. R. — $S. R!. {Recherché.)
Pièce écrite alors qu’il revenait du siège de Mayence et servait en Vendée, avec toute la garnison de cette ville, qui avait promis de ne pas porter les armes contre les ennemis pendant un an. Il autorise un capitaine à échanger des chevaux qui sont hors de service.
KLEBER (Jean-Baptiste).
L. À. S. au représentant du peuple Gillet; Cologne, 1° frimaire an III (21 nov. 1794), 1 p. 3/4 in-4.
Superbe lettre où il exprime ses regrets de se voir séparé d’une armée sans cesse victorieuse. « Mais enfin il faut obéir et savoir sacrifier tout à l’amour de sa patrie. Je partirai douc après-demain et marcherai à grandes journées. Je pense, mon ami, que toi et Jourdan ne me refuserons pas la consolation de pouvoir amener avec moi l’adjudant-général Ney afin qu’en arrivant dans cette nouvelle armée, je puisse au moins parler toute suite à
quelqu'un qui connoise mon langage... » Il lui envoie
une note concernant l'avancement de la jeunesse qui l'entoure. « Ce sont mes enfants et tu sçais que je ne
les épargne pas; tu sais aussi le zèle avec le quel ils se d
précipitent au devant des périls au moindre signe que
je leur fais. Il me seroit bien (doux) de te devoir ainsi
qu’à Jourdan la récompense due à leur valeur...»
KLEBER (Jean-Baptiste).
L. S.à Aubert-Dubayet; quartier général de l’abbaye du Lac, (28) nivôse an IV (18 janvier 1796), 1 p. in-fol.
Très remarquable lettre où il mande qu’il a refusé le commandement par intérim de l’ar— mée de Sambre-et-Meuse, mais qu’il a dû l’accepter provisoirement par suite du départ de Jourdan. « J’y mets cependant la restriction que dès que les hostilités devront recommencer, vous voudrés bien renvoyer le général Jourdan à son poste où me faire remplacer par le général que vous jugerés à propos. Ma résolution n'est pas un jeu de modestie, mais le résultat du calcul de mes moyens, et je suis déterminé à ne jamais m'en départir. »
KLEBER (Jean-Baptiste).
Sp ne
L. A. $S. au Directoire exécutif; Paris, 25 nivôse an VI {14 janvier 1798), 3/4 de p. in-4.
Superbe lettre dont voici le texte:
«Je viens d'apprendre par le ministre de la guerre que le Directoire exécutif m’avoit compris parmi les généraux de l’armée d'Angleterre. E’importance de la tàche imposée à cette armée, les périls qu’elle doit affronter, la gloire qui l’attend, vous donnerons, citoyens directeurs, la mesure de ma sensibilité de cette marque de confiance. Encore cette fois je tâcherai de laisser derrière moi quelques traces honorables, et en donnant de nouvelles preuves de mon amour pour la patrie je réusirai sans doute à convaincre le gouvernement
de mon entier dévouement.