‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 2)Chapitre 21 sur 65 · MEME · texte numérisé non relu

MEME

sur ses biens l’a empêché de toucher les fonds nécessaires à son départ. Il proteste contre sa longue détention, suite d’injustes préventions et de calomnies, et 1l demande la faveur de servir dans les armées de l'Empereur. « Je suis on ne peut plus loin de croire que mes services puissent être comptés pour quelque chose. Je sens trop combien une longue inaction affoiblit ce qui étoit déjà médiocre; mais au moins ma vie entière comme toute ma carrière militaire me permettent d'affirmer que dans tous les tems j'ai cherché par mon zèle et mon dévouement à me rendre digne de la confiance dont j’ai été honoré. »

GROUCHY (Emmanuel, marquis de), général en 1792, qui fit toutes les campagnes de la Grande Armée, commandant du bataillon sacré pendant la retraite de Russie, maréchal de l’Empire pendant les Cent Jours, qui, par son inaction, eut une funeste influence sur le désastre de Waterloo, n. à Paris, 23 oct. 1766, m. à Saint-Etienne, 29 mai 1847.

L. S. aux administrateurs du département des Deux-Sèvres; Nantes, 29 prai-

Pal an (17 juin 1797), 2 p. 1/2 in-fol., tête impr. et vig. — À. S. R!. — 8, C.

Il leur envoie le général Grigny qui prendra des mesures pour maintenir la tranquillité dans leur département.

TRAVOT (Jean-Pierre), général, qui captura Charette (1796), commandant de la Vendée pendant les Cent Jours. Condamné à mort en 1816, sa peine fut commuée en vingt années de détention; il devint fou dans sa prison. Né à Poligny (Jura) le 6 janvier 1767, il mourut à Montmartre le 6 janvier 1836. Une statue lui à été élevée dans sa ville natale. | L. S. à Berthier; La Rochelle, 10 mai 1806, 2 p. in-fol. — A. S. R?. — $. C.

11 mande que les Anglais ont débarqué sur la côte de l’Eguillon et se sont emparés de la batterie de ce nom.

TRAVOT (Jean-Pierre).

10 P. A. S. ; 26 juin 1808, 2 p. 1/2 in-4.

Mémoire militaire écrit pendant la campagne de Portugal et relatif aux moyens de réduire les rebelles et d’en imposer au muple par un exemple sévère.

20 P. S., sur vélin, par Bonaparte; Paris, 8 germinal an IX (29 mars 1801), 1 p. double in-fol., tête impr. et vig.

Confirmation du grade de général de brigade accordé au citoyen Jean-Pierre Travot.

TRAVOT (Jean-Pierre).

10 L. S. au général . ; Rennes, 20 mars 1816, 1 p. in-4.

Il vient d'entendre la lecture de son jugement. « La mort à laquelle je suis condamné est peu de chose pour le général Travot, mais ce qui lui déchire l’âme est l’annonce qui vient de lui être faite d’être mis aux fers. » Il en appelle à son humanité et jure de ne rien faire pour tenter de s'évader.

20 L. S. de Macdonald; Paris, 27 mars 1816, 1 p. in-4.

Il mande qu’il a remis au roi le mémoire en faveur du général Travot, condamné à mort.

3° L. A. S. de Zanjuinais à M" Travot; Paris, 2 avril 1816, 1 p. in-4.

Il a lu les pièces concernant l’illustre opprimé, M. le général Travot, et il espère quelque justice.

49 L. À. S. de l'avocat Romiguières à M"° Travot; Paris, 27 avril 1816, 1 p. in-4. 11 réclame ses honoraires pour la défense du général Travot. 50 L. S. du duc de Feltre au comte Corvetto; Paris, 18 oct. 1816, 3/4 de p. in-fol.

Il lui mande que le général Travot, dont la peine de mort a été commuée en un emprisonnement de vingt ans qu’il subit au château de Ham, est maintenu dans la jouissance de sa solde de retraite de 6,000 francs. :

60 L. S. au comte Corvetto; château de Ham, 17 nov. 1816, 1 p. in-4. Il demande que sa pension de retraite de 6,000 francs soit payable à Paris. 1° L. $S. de Macdonald à M" Travot; Paris, 21 déc. 1816, 1 p. in-fol.

1] lui annonce que le général Travot est maintenu sur les matricules de la Légion d’honneur et qu’il jouira du traitement affecté à son grade. — Toutes les pièces ci-dessus sont fortement rognées et en mauvais état.

OUDINOT (Charles-Nicolas), général (1794), un des héros des campagnes du Rhin et d'Italie, maréchal de l'Empire et duc de Reogic (1807), qui s’illustra à Friedland, n. à Bar-le-Duc, 25 avril 1767, m. à Paris, 13 sept. 1847.

L. À. $S. à Marceau, Trèves, 23 fructidor an III (9 septembre 1795), 1 p. 1/2 in-4,

tête impr. et vig. représentant un bonnet phrygien. — A. $. R°. —$S. C. (Recherché.)

Il s’entremet pour des habitants de Trèves qui demandent à rentrer dans leurs foyers, qu’ils ont abandonnés par peur.

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