TTRE DU GÉNÉRAL MARCEAU
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BELLIARD (Augustin-Daniel).
1° L. A. S$. à Berthier; Tournay, 24 thermidor an XI (12 août 1803), 1 p. 1/2 infol., tête impr. et vig.
Il mande que des paysans de la commune de Ghoy, arrondissement de Tournay, ont empéché un huissier d'exécuter un jugement du tribunal et il déclare qu’il est nécessaire de châtier ces mutins.
29 L. S. au général Jardon; Bruxelles, 29 pluviôse an XII (19 février 1804), 2 p. in-4, tête impr.et vig.
Il annonce qu’une conspiration tramée par la perfide Angleterre contre le premier consul vient d’être découverte. ( Il s’agit de la conspiration de Georges Cadoudal.) « Les jours du remier consul sont en sûreté ; la police qui veille et l’étoile de Bonaparte déjoueront toutes es tentatives des hommes corrompus par l'or de l’Angleterre... »
3° L. S. à un général...; Metz, 5 janvier 1814, 3 heures du soir, 1 p. 3/4 in-4.
Ordre de rejoindre le maréchal duc de Raguse qui se retire sur la Sarre.
SOULT (Nicolas-Jean-de-Dieu), sous-lieutenant en 1791, général (1794), lieutenant de Masséna dans la campagne de Zurich et à la défense de Gênes, maréchal de l’Empire (1804), duc de Dalmatie (1807), commandant en chef en Espagne (1809), ministre de la guerre sous Louis-Philippe, n. à Saint- Amans-la-Bastide (Tarn), 29 mars 1769, m. dans sa terre de Soultberg, 26 nov. 1851. En 1847, il fut créé maréchal-cénéral, dignité que Lesdiguières et Turenne avaient seuls eue avant lui.
L. A. S. à Bouchotte; Metzerwisse, 22 ventôse an II (12 mars 1794), T p. 1/2 in-fol.
— À. S.R!.—S, C. (Recherché) — (Après 1805 il signa Ze maréchal duc de Dalmatie.)
Ii lui adresse son état de services, son extrait de naissance et l’original de sa nomination d’adjudant général faite par les représentants Lacoste et Baudot. « Ma conduitte politique a été et sera toujours celle d’un franc sans-culotte qui cherche à pénétrer ses concitoyens des bienfaits de la Révolution et du bonheur d’un peuple qui, en brisant ses fers, a exterminé les tirans et les despotes. » Il sollicite la ratification de sa nomination comme adjudant général et l'expédition du brevet de ce grade.
LANNES (Jean), volontaire en 1792, général en 1796, maréchal de l’Empire en 1804, duc de Montebello en 1809, un des meilleurs lieutenants de Napoléon Ie", n. à Lectoure (Gers), 11 avril 1769, blessé à Essling, le 22 mai 1809, et mort à Vienne (Autriche) le 31 du même moIs.
L. A. S. à son ami Pouzols; an V, 1 p. pl. in-fol., tête impr. et vig. de l’armée
d'Italie. — A. S. R$. — $S. R.
Très curieuse lettre, écrite comme général de brigade. L'armée d'Italie vient de députer le général Augereau auprès du gouvernement pour protester contre les agissements des royalistes. « Cinquante mile républicains sont près à marcher pour leurs faire avaler deux paires de bayonette, et si cinquante mile ne sufisent pas il pourroient en partir trois cens, comme je dis dans mon adresse, Nous avons toute la joue pocible pour tennir nos soldats ; ils veulent aller vous vanger. Réveillais-vous donc, braves patriottes, chassés tous sçais prêtres réfractaires qui ne sessent de prêcher la contre-révolution… »
LANNES (Jean).
L.S., avec la souscript. aut., au général Buget, à Tudela; quartier-général aux Ecluses devant Saragosse, 30 janv. 1809, 1 p. 1/2 in-4.
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Pièce historique. « Vous pouvez dire aux incrédules que nous sommes logés dans la ville de Saragosse. Nous avons pris aujourd’hui deux couvents de la plus haute importance. J’espère avant peu forcer la ville à se rendre... Réunissez toute la cavalerie qui est à vos ordres et faites des colonnes mobiles pour éclairer tout le pays. Recommandez bien aux chefs de faire respecter tous les villages.
C'est 5 seul moyen de nous ;
faire des amis. Le corps de Crete
M. le maréchal duc dé Dale OA] cacag matie est entré à la Corogne
et au Ferrol. Le général an- L glais Moore a été tué. » (Le
21 février suivant, Lannes em-
porta d'assaut Saragosse.)
JOUBERT (Barthélemy-Catherine), volontaire en 1792, général en 1795, un des héros des campagnes d'Italie, conquérant du Piémont (1798), n. à Pont-de-Vaux (Aïn), 14 avril 1769, tué à la bataille de Novi le 15 août 1799.
L. A. S. à son ami Rasoul; Trente, 11 ventôse an III (1% mars 1794), 3/4 de p. in-4, tête impr. et vig. — À. $S. Rf. — 6. Rf.
Belle lettre où il l’engage à venir dans sa division.
SEGOND (Adrien-Joseph), un des plus intrépides marins des guerres de la Révolution, commandant de la Loire, avec laquelle 1l soutint contre les Anglais les immortels combats d'octobre 1798, n. à Montluçon (Allier), 10 mai 1769, m. à Quimper, 15 janvier 1813.
P. $.; à bord de Za Comète, 9 floréal an X (29 avril 1802), 1/2 p. in-fol. — R°.
Il accorde à son équipage une ration extraordinaire en boisson.
BERTON (Jean-Baptiste, baron), général, qui se distingua dans la guerre d'Espagne et combattit à Waterloo, chef de la conspiration de Saumur contre les Bourbons, n. à Francheval (Ardennes), 15 juin 1769, décapité à Poitiers le 5 octobre 1822. Il a laissé un mémoire historique sur la campagne de Waterloo.
L. A. S. au colonel Muriel; Perpignan, 27 mars 1814, 1 p. in-fol. — R‘.
Accusé de réception des cartes de Cassini et demande de plusieurs autres.
BONAPARTE (Napoléon), lieutenant d'artillerie (1785), capitaine (1792), général de brigade au siège de Toulon (20 déc. 1793), commandant en second de l’armée de l’intérieur au 13 vendémiaire ( oct. 1795), commandant en chef de l’armée d'Italie (2 mars 1796) et de celle d'Egypte (1798), premier consul (24 déc. 1799), empereur des Français (18 mai 1804), n. à Ajaccio, 15 août 1769, m. à l'ile de
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Sainte-Hélène, 5 mai 1821. (V. série des chefs de gouvernement,
nes 178 et 179, 182, 183, 184 et 188).
P.S., écrite par Junot ; (Marseille, février 1794), 6 p. in-fol.
Précieux document, signé le général d'artillerie Buonaparte, et qui compte parmi les œuvres de Napoléon I. Il est intitulé : « Changements à faire aux batteries et forts des environs de Marseille. » Bonaparte y signale tous les changements ou toutes les améliorations nécessaires pour la défense de Marseille. — (Bonaparte, qui avait été confirmé dans son grade de général le 6 février 1794, fut appelé peu après au commandement de l’artillerie de l’armée d'Italie.)
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BONAPARTE (Napoléon).
L. S., comme général en chef de l’armée d'Italie, à Petiet; Toulon, 4 germinal an IV (24 mars 1796), 1 p. pl. in-fol., tète impr. et vig.
Il annonce son arrivée à Toulon et son départ pour Nice. L’emprunt forcé n'étant pas encore en recouvrement dans ces départements, il éprouve de grandes difficultés. Il a opéré le mouvement de la cavalerie, et n’est parvenu qu’avec des peines infinies à lever les diffi— cultés qui s’opposaieut à l’approvisionnement des étapes. « Les administrations de ce département ont besoin d’être électrisées. » — (Bonaparte partait pour son immortelle campagne d'Italie.)
BONAPARTE (Napoléon).
P. S., comme général en chef de l’armée d'Italie; Milan, 8 thermidor an V (26 juillet 1797), 1 p. in-fol., tête impr. et vig. . Ordre à toutes les communes de donner l’argenterie qu’elles doivent. « L'abonnement
d’un million par mois doit être payé jusqu’à la paix définitive. » (Le traité de Campo-Formio ne fut signé que le 17 octobre suivant.)
BONAPARTE (Napoléon).
Procès-verbal de ce qui s'est passé le 26 messidor à la fèle de la (Fédération) à Milan, pièce autographe, avec ratures et corrections ; (juillet 1797), 4 p. in-fol.
Précieuse pièce où Bonaparte raconte la célébration de la fête de la Fédération par l’armee d’Italie à Milan le 14 juillet 1797. A onze heures les troupes se sont rendues au champ de la fédération et se sont rangées en bataille autour d’une pyramide sur les faces de laquelle étaient inscrits les noms de tous les militaires tués dans la campagne. Les vétérans et les blessés ont ensuite défilé et le général en chef a passé la revue. Il a adressé des félicitations à certaines brigades, entre autres à celle qui avait fourni la garnison de Vérone égorgée traitreusement par les habitants. Puis on a procédé à la distribution des drapeaux. « Citoyens, a dit Bonaparte, que vos drapeaux soient toujours les symboles de la liberté et de la victoire. » Un caporal s’est alors approché du général en chef et lui a dit qu'il avait sauvé la France et l’a adjuré de sauver la République. « Les larmes inondoient le visage de ce brave soldat. » Au dîner qui a suivi la fête, les généraux ont porté la santé de Bonaparte et ont bu à la mémoire des généraux Stengel (tué à Mondovi) et Dubois (tué
pos
dans le Tyrol) et de tous les héros morts pour la défense de la liberté. On a également porté un toast au Directoire exécutif et au Conseil des Anciens.
BONAPARTE (Napoléon).
P. S., comme général en chef de l'armée d'Egypte, écrite par Duroc; quartiergénéral de Malte, 30 prairial an VI (18 juin 1798), 1 p. 1/2 in-fol., vig. et tète impr. où Bonaparte prend le titre de #embre de l'Institut national.
Pièce historique réglant la juridiction de l’évêque de Malte.
« Art. 1e. L’evêque n’exercera d’autre justice qu’une police sur les ecclésiastiques. — Art. 2. Il est expressément défendu à l’évêque et aux ecclésiastiques de recevoir aucun argent pour l’administration des sacrements, les devoirs de leur état étant de les administrer gratis. Ainsi les droits d’étole et autres pareils restent abolis. — Art. 3. Aucun prince étranger ne pourra avoir aucune influence n1 dans l'administration de la religion, n1 dans celle de la justice. Ainsi aucun ecclésiastique ni aucun habitant ne pourront avoir recours au pape ni à aucun métropolitain. »
(Bonaparte, se rendant en Égypte, avait pris Malte le 9 juin 1798. Cette place nous fut enlevée par les Anglais le 5 septembre 1800.)
TILLY (le comte de), aide de camp de Dumouriez en 1792, défenseur de Maestricht contre le prince d'Orange, général en Vendée, un des héros de la guerre d'Espagne, m. à Paris, 10 janvier 1822.
L. A. S. au général Chabot; Nantes, 26 germinal au VII (16 avril 1800), 3/4 de
p. in-fol., tête impr. et vig. — R?.
Il mande que le général en chef s'occupe de faire avoir au général Chabot un poste convenable et qu’il a écrit à cet effet au premier consul.
SUCHET (Louis-Gabriel), volontaire en 1792, général (1798), qui s'illustra pendant la guerre d'Espagne, maréchal de l’Empire (1811), duc d'Albufera (1812), n, à Lyon, 2 mars 1770, m. au château de Saint-Joseph, près de Marseille, 3 janvier 1826:
L. A. S$. au général Garnier; Fontan, 14 prairial an VII (3 juin 1800), 1 p. in-fol,, tête impr. — À. S. R5. —S.C. (Recherché.) — (A partir de 1812 il signa le maréchal duc d'Albufera).
Ordres militaires pour assurer le blocus de Vintimille et le rétablissement de toutes les batteries de la côte.
RICHEPANCE (Antoine), général (1796), qui se couvrit de gloire à la bataille de Hohenlinden (3 décembre 1800), commandant en chef de l'expédition dirigée contre la Guadeloupe, n. à Metz, 25 mars 1770, m. de la fièvre jaune à la Basse-Terre (Guadeloupe), 8 septembre 1802.
L. A. S. au général Durutte ; Erbach, 29 floréal (an VIII-19 mai 1800), 8 heures du soir, 1 p. 1/2 in-4. — R7. — (C'est à tort que les historiens ont orthographié le nom de ce général avec une s au lieu d’un c.)
Ordre de repasser le Danube au pont d'Erbach avec sa brigade et d'aller prendre position au village de Dehnesingen. Ce mouvement doit être exécuté dans le plus grand silence pour ne pas donner l’éveil à l'ennemi. Le général Ney viendra le lendemain occuper la ligne d’avant-postes.
DAVOUT (Louis), élève de l’école de Brienne, chef de bataillon dans