‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 2)Chapitre 53 sur 65 · LYROT DE LA PATOULLIÈRE · texte numérisé non relu

LYROT DE LA PATOULLIÈRE

P. A. S.; 30 avril 1793, 1 p. in-8 oblong. — Rf.

Ordre de mettre en lieu sûr des effets et des bestiaux.

FROTTÉ (Louis, comte de), officier d'infanterie avant la Révolution, chef des royalistes de Normandie, avec lesquels il tenta une insurrection en 1799, n. en Normandie,1755, fusillé à Verneuil le 19 février 1800. Il avait reçu un passeport pour venir traiter avec les généraux républicains et 1l fut arrêté et exécuté contre le droit des gens.

L. A. S. L. de F. au baron d'Hugon; mercredi 12, à 5 heures, 1 p.in-4.— R‘.

Il voit bien que leurs perfides et insolents ennemis les traiteront plus durement que les autres, parce qu’ils sont les derniers. « N'importe, il faut bien souscrire à tout, mais jamais au désarmement... Pour tâcher de le prévenir, en cas qu’on l’exige, faites provisoirement prendre les fusils de tous les recrus et autres soldats peu sures et mettés-les en magasin. Notre situation est bien critique, mais faut espérer qu’elle ne durera pas. Notre tour viendra. O mon cher d'Hugon, que j'ai de chagrin; jamais mon cœur n’éprouva plus d’amertume. Que ne puis-je réunir sur ma tête toute la haine de nos ennemis pour nous tous. Le serais plus satisfait; du moins je prendrai sur moi le plus que je pourrai pour aléger es autres... »

COTTEREAU (Jean), dit Jean Chouan, le fameux organisateur de la chouannerie, n. à Saint-Berthevin (Mayenne), 30 oct. 1757, tué le 29 juillet 1794.

L. A. S. au juge de paix de Moisdon ; (1794), 1 p. 1/4 in-4. — À. S: R*— SR? |

Très curieuse lettre, écrite sur du papier à musique. En voici le texte :

« Citoyent, je te pris de me faire passer ta poudre que tu m’a promis et toute les balle. Tu m'avais dit que tu me les orais donné quand nous fume à Moisdon, mais tu a manqué de parolle. Je te pris de me les faire pasés où tu m'avais promis dans l’androit même où tu sès bien. Si tu ne tien pas ta parolle, je te tus la prochain foiz que je te trouve. Tu sé bien “a n’a tain qu’à moy de te tué, mais je né pas vouleux, pasque tu m’avois promis de me

onner ce que je té demandé. Citoyent, je te félicite des bonne chose que tu fais, mais sé

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