AUDE
LA ROCHEJAQUELEIN (Henri DU VERGIER, comte de), un des héros de l'insurrection vendéenne, général en chef (octobre 1793), n. au château de la Durbelière (Poitou), 3 août 1772, tué près de Nouaïllé le 4 mars 1794.
L. À. $., sig. aussi par Zescure, à Messieurs. ; Chatillon, 21 mai 1793, 1 p. in-32. — À. S. R*. —$. R.
Précieux autographe, probablement unique. En voici le texte : « Messieurs, je vous prie de vouloir bien faire suspendre l'exécution de l’ordre que vous avés donné de faire enlever les bûches qui sont à Aubert chez Mme Tocqué et de donner des ordres promptement pour en empêcher l'exécution. »
LA ROCHEJAQUELEIN (Henri DU VERGIER, comte de).
L. $S., écrite et signée par Bernard de Marigny, sig. aussi par Duhoux d’'Hauterive, Donnissan, Lescure, Bonchamp, ete., aux habitants de Niort; Fontenay-le- Comte, 28 mai 1793, 2 p. 1/2 in-4.
Précieux document historique. C’est une sommation adressée aux habitants de Niort par les chefs vendéens. Ils ont appris que l’ordre avait été donné de ne faire aucun prisonnier de leurs armées ; ils protestent contre une pareille mesure. « D’après des principes aussi sanguinaires que les vôtres, d’après ceux qu'on emploie pour égarer les esprits, d’après les menaces et exclamations horribles que vous lancez contre les chefs des armées catholiques, nous pourrions user de représailles envers vos familles. Mais nos sentimens purs et religieux nous commandent impérieusement de remplacer les crimes que la Révolution fait commettre par autant d'actes de vertus. Nous ne craignons ni menaces, ni sentences attroces ; nous voulons le bien, nous le voulons et nous espérons que, soutenus par Dieu et la pureté de nos sentimens, nous triompherons de cette horde de factieux qui ne mesure plus sa faculté de commettre des crimes... Les prisonniers que nous rendons à leurs familles attesteront nos vertus et nos bienfaisances, et ceux que nous détenons sauront vous exprimer un jour la douceur avec laquelle ils auront été traités... »
BOURMONT (Louis-Auguste-Victor, comte de), général vendéen de 179% à 1800, maréchal de France en 1830, après la prise d'Alger, n. au château de Bourmont (Maine-et-Loire), 2 sept. 1773, m. au même lieu, 27 oct. 1846. (V. série des ÆZommes de guerre, n° 2839 et 2840.)
de A. S. au général (Chabot) ; Meslay, (près de Laval), 22 janvier 1800, 3/4 de p.
In-4. É à
Intéressante lettre écrite après le combat de Meslay où Bourmont avait été battu par le général Chabot. « Je viens d’être informé que MM. d'Autichamp, de Suzannet et de Chatillon avoient conclu la paix avec votre gouvernement. Comme il peut être intéressant pour le Maine que je sois instruit des conditions de cette paix, je m'adresse au général Hédouville pour les connoître et je vous prie de lui faire passer ma lettre. Veuillés bien me mander si vous pouvés suspendre la marche de vos troupes jusqu’à la réponse du général Hédouville... » (Une convention avait été signée à Montfaucon, le 10 janvier, pour la pacification de l'Ouest de la France.)
FORESTIER (Henri), commandant de la cavalerie vendéenne sous Stofflet (1793), organisateur, avec Puisaye, de la chouannerie, lieutenant de Georges Cadoudal, condamné à mort par contumace en 1804, n. à La Pommeraye (Anjou), 1775, m. à Londres, 14 septembre 1806. Son courage l'avait fait surnommer l’Achille vendéen.
A HIUURES L. A. S. à Massonneau, maire, à Liré; (1793), 2 p. in-8, lrace de cachet. — RS. Il lui demande, de la part de
MM. de Bonchamp et d’'Elbée, s’il a envoyé cette nuit une Ë garde de 60 hommes sur la vallée, ainsi qu’il en avait recu LI l’ordre. « Je vous préviens en ù bon frère que si cela n’est pas
mis ennéxéchusion il vat ar-
river malheur à votre pa- ‘ [@ roisse... » Il lui envoie une ; femme qui paraît être une es-
pionne et qu'il devra interroger.
— (Forestier était alors greffier du comité central de l’armée catholique d'Anjou et du Haut- Poitou.)
CHARLES-AUGUSTE, chef des chouans du Maine.
D'À 5: ; 20 mars 1795, 1 p. 1/2 in-4. — Ref.
11 se rendra à Rennes pour conférer avec les généraux en chef de la Vendée. « Il sera impossible par là d’être trompé de la part des républicains desquels nous nous défions toujours. »
GESLIN, chef des chouans.
L. S. à Cogro, capitaine des chouans; Sablé, 12 avril 1795, 1 p. in-4.— Rf.
Ordre de venir à Sablé pour s'entendre avec les autres chefs afin de faire cesser les hostilités. (Le 2 mai suivant eurent lieu la soumission de Stofflet et la pacification de Saint- Florent.)