‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 2)Chapitre 7 sur 65 · SOU ES · texte numérisé non relu

SOU ES

L. A. $. à M. de Sipierre, gentilhomme de la chambre du Roi et mestre de camp des chevau-légers ; Rome, 31 mars (1557), 3 p. in-fol., cachet. — A. $S. R°. — Sie

Précieuse lettre historique dont voici le texte :

« Monsr de Sipierre, vous avez sceu mon intansion par ce que j’ay escript à monsr Daumalle pour faire avencer nostre quavallerie légère avec de l’arquebuzerie sur les confins de la Bresse. Je m’assure que resevrés ceste lectre bien avant sur vostre chemin. Je vous recommande surtout de ne faire la guerre que aux personnes portans armes, et que le paizan puisse demoré en sa mayzon à sureté, et tous aultres jantishommes et seigneurs quy ne vouldront porter les armés contre nous, etpareillement les jans d’églizes, et pour ce commancement paions tout jusques au fouraige, affin qu'il nous en apporte des montaignes où il l'ont retiré ce qu’il ont peu sauvé du gast que l’on leur a faict. Il faut recommancer notre vie du passaige de la duché de Millan pour appryvoyzé ceulx du païs et les faire courre à l’arjant, ne toucher aux haraz de chevaux et jumentz, ny au bestial, non plus que au feu, et comansons à bastre à ce commencement, s’il est possible faictte du bran, et sy des chasteaux ce randent, mettez quelque arquebuziers dedens et guagné pied, et, pour concluzions, adorez ceulx quy nous seront amis, et chassez bien roide noz enemis. Les deux premières forte plasses qu’avons à trouver, c’est Chivitelle, du costé de la montaigne, et Adria, vers la mer.Sy m'en pouvés dire des nouvelles à mon arivée, tant des chemins pour y aller, passaiges, digue, commoditez de loger et de vivres, et des nasions et chez quy sont dedens, pareillement de leurs fortiffiquasion, se sera aultant d'avancement à noz antreprinzes, et ne fault pas montrer y panser. La première quavalquade que vous ferez, mettez peine de parler à beaucoup de ceulx du pais, pour les assurer de ce que je vous escry sy dessus, et ancore faictte promener voz tronpettes pour ce mesme effaict et faictte courre le bruict que je maine trante quanons et pour en tirer dis mille cous. Bayza la man je vous feray connoistre que je n’ay point perdu tamps en ce lieu, et que sy je n’y fusse venu, il n’eust esté nouvelle d’arjant ny de beaucoup d’aultres chozes et baste. De Rome ce dernier jour de mars. »

2659. LA NOUE (François de), illustre capitaine huguenot, dit Pras-de-fer, n. près de Nantes, 1531, m. à Montcontour, le 4 août 1591, d'une blessure reçue au siège de Lamballe. (V. série des Zcrivains, n° 888 et 889.) P.S.; camp de Werny, nov. 1579, 1 p. in-4 oblong, traces de cachet. ;

Sauvegarde en blane, donnée en qualité de « général de l’armée de Messr les Estatz estant | présentement en Flandres. » |

2660. SCHONBERG (Gaspard de), comte de Nanteuil, colonel-général de la

peer see

cavalerie allemande, un des principaux rédacteurs de l’Édit de

Nantes, n. en Saxe, 1540, m. à Paris, 17 mars 1599.

18CE S., avec la souscript. aut., à Du Plessis-Mornay ; Rennes, 9 déc. 1597, 6 p.in-fol., trace de cachet. — RŸ. — (Il faut noter que les Schonberg écrivaient leur nom avec une # et non une #.)

Importante lettre toute relative au sieur de Saint-Phal, qui avait tenté d’assassiner Du Plessis-Mornay. Très curieux détails.

2° L. S., avec la souseript. aut., au même ; Rennes, 24 déc. 1597, 3 p. pl. in-fol. Tres intéressante lettre relative aux affaires de la religion à Pimpoul.

2661. CRILLON (Louis DES BALBES DE BERTON, seigneur de), illustre guerrier, un des héros de la bataille de Lépante, ami de Henri IV qui ie surnomma /e brave Crillon, n. à Murs (Vaucluse), 1541, m. dec at615.

L. A. S. à Henri IV ; ce dernier de février, 1 p. in-fol. — A. S. R?. — $. RS, — (Il signait Zois de Crilon.)

Précieuse lettre où il se plaint que messieurs de Marseille aient maltraité quelques-uns des gardes du Roi. Intéressants détails.

2662. LESDIGUIÈRES (François de BONNE, duc de), un des plus grands capitaines protestants, maréchal de France (1608), connétable après son abjuration (1622), n. à Saint-Bonnet de Champsaur (Hautes-Alpes), 1% avril 1543, m. à Valence, 28 sept. 1626.

L. A. S. à Du Plessis-Mornay ; Tiret, 12 nov. 1614, 1 p. 3/4 in-fol., cachets. — A. S. R6. — $. R°. — (Ce guerrier a signé parfois Desdiquières.)

Superbe lettre où il complimente Du Plessis-Mornay sur la manière dont il conduit les affaires du protestantisme. Il déclare que n’ayant pas indiqué à Leurs Majestés la ville de Grenoble pour lieu de l'assemblée générale des Huguenots, il ne peut intervenir pour faire cette réunion ailleurs.

2663. LESDIGUIÈRES (François de BONNE, duc de). L.S., avec la souscript. aut., à Du Plessis-Mornay ; Lyon, 1° août 1620, 3/4 de p. in-fol.

Il s’est trouvé à Lyon sur le passage du corps d’un des petits enfants de Du Plessis- Mornay, mort en Italie, ek il lui fait à cette occasion ses compliments de condoléance. « Le

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passage de Mons: de Guise m'a atiré icy. Luy et moy dressons armée et espérons bien tost la conduire là où le Roy se trouvera, affin qu’elle luy serve plus tost, par nostre désir, à faire la paix qu’à continuer une guerre qui se devroit étouffer dès sa naissance... »

LESDIGUIERES (François de BONNE, duc de).

L. $S., avec la souscript. aut., à Du Plessis-Mornay ; La Chapelle-la-Reiïne,

21 mars 1628, 1 p. 1/2 in-fol.

Il envoie le sieur de La Roche à l’assemblée de La Rochelle pour engager les Huguenots

à obéir au Roi. « Le Roy n’entrera point en traicté avec eulx ; il veult seullement leur obéis-

sance par leur séparation, et n’y a point de doubte que s’ilz ne se séparent ilz engaigeront

Sa Majesté à maintenir son autorité par la force. Ce seroit un grand malheur qui aporteroit

nostre division et en suite nostre inévitable ruyne... »

GUISE (Henri I‘ de LORRAINE, duc de), dit le Balafré, célèbre capitaine, un des principaux instigateurs de la Saint-Barthélemy, lieutenantœénéral du royaume, n. 31 déc. 1550, assassiné à Blois par ordre de Henri ITT, le 23 décembre 1588.

L. A. S. au duc de Montpensier {son beau-frère) ; Paris, 10 mai, 1 p. pl. in-fol., cachets. — À. S. R°. — $S,. R'. (Recherché.)

Superbe lettre où il lui déclare que le duc de Nevers n’a en aucune façon l'intention de lui déplaire.

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THÉMINES (Pons de LAUZIÈRES, marquis de), sénéchal du Quercy, qui fut chargé d'arrêter le prince de Condé et reçut en récompense le bâton de maréchal de France (1° septembre 1616), gouverneur de Bretagne, n. vers 1553, m. à Auray, 1° nov. 1627.

L. A. S. au cardinal de Richelieu ; camp de Metray, 28 janvier 1626, 3 p. in-fol., cachets brisés. — A. $S. R°.

Superbe lettre où il se plaint qu'on le laisse manquer de subsistances et qu’on ne réponde pas à ses demandes.

BOUILLON (Henri de LA TOUR D'AUVERGNE, vicomte de TURENNE, puis duc de), maréchal de France (1592), un des principaux chefs des protestants, père de Turenne, n. 1555, m. à Sedan, 25 mars 1623: L. A. S. à Du Plessis-Mornay; Sedan, 9 septembre (1593), 1 p. pl. in-fol. —

Superbe lettre où il mande qu’il va se rendre à la cour pour assister au sacre de Henri IV. Il donne des nouvelles de ce qui se passe en Europe. « Le roy d’Espangne fet de grands . presparatif de forses au Pais Bas. L’archedue Ernest y vient. Le ture arme contre l'Ampereur pour avoir reson de la perte qu’il a ressue par les impériallistes... »

BOUILLON (Henri de LA TOUR D'AUVERGNE, vicomte de TURENNE, puis duc de).

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PÉTE SALLE

L. À. S. à Du Plessis-Mornay ; Turenne, 21 décembre (1600), 1 p. 1/2 in fol.

Il a appris la nouvelle «le la prise de Vézins. Il parle des décisions du synode et mande qu'il attend à Turenne les couches de sa femme (Elisabeth de Nassau).

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BOUILLON (Henri de LA TOUR D’AUVERGNE, vicomte de TURENNE, puis duc de).

Minute de lettre autographe à la Reine (Marie de Médicis); (1614), 10 p. pl. in-fol.

Document historique de la plus haute importance où il trace à la régente un plan de” réformes à opérer dans l’État et demande la réunion des Etats généraux (qui eut lieu en effet en octobre 1614). 11 commence ainsi : « Madame, antre les choses quy exitent davantage le commun ressantiemant äe tous hommes, c’est l'amour qu’ils portent à leur patrie et d’ autant plus haut degré qu’on y tient d'autant davantage y sommes plus obligés. Ceste amour a pour son premier object’ celle de son roy, et au second, Madame, celle à vostre personne quy

an la minorité avés une hautorité que jay avec tous les grands prinsipaux corps de ce royaume reconnue avoir esté nescessaire.., »

CAUMONT-LA-FORCE (Jacques NoMPAR, duc de), célèbre capitaine huguenot, qui fit sa soumission à Louis XIII et reçut le bâton de maréchal de France (1622), auteur de Hémoires, n. 30 octobre 1558, m. au château de la Force, 10 mai 1652. Il avait échappé par miracle au massacre de la Saint-Barthélemy qui coûta la vie à son père et à son frère ainé.

ee Moi Du Plessis-Mornay ; La Force, 27 janvier (1602), 2 p. in-fol. — A. S.

FRS lettre où il se plaint des calomnies répandues contre lui et remercie Du Plessis- Mornay de l’amitié qu'il a daigné lui témoigner.

SCHONBERG (Henri, comte de), A UE de France (1625), vainqueur des Anglais dans l’île de Ré (1627), n. à Paris, 14 août 1575, m. à Bordeaux, 17 nov. 1632. C'est lui qui see le siège de La Rochelle.

P.S$., avec 3 lignes autographes ; La Rochelle, 29 nov. 1628, 1 p. 1/2 in-4. (Coll. Pécard.) — AÀ.S. R°. — $. R*.

Mesures prises par le maréchal, au nom du Roi, après la prise de La Rochelle. I faut faire éloigner de la ville tous les habitants qui ont été en Angleterre; faire sortir lous les gentilshommes de la religion prétendue réformée qui ont pris part à la rébellion. « Que nul de ladite religion ne s Festablisse et s’habitue dans La Rochelle et que ceux qui y auront affaire n’y fassent séjour que d’une journée au plus, s'ils ne font apparoir de cause légitime pour raison de laquelle ils soient obligés d'y faire plus long séjour. » — Ce curieux “réglement comprend 13 articles.

ROHAN (Henri, duc de), un des plus célèbres chefs des huguenots, fils de Catherine de Parthenay, n. au château de Blain (Loire-[nférieure), 25 août 1579, m. à l'abbaye de Kænigsfelden (Suisse), Le 13 avril 1638, des blessures reçues, Le 28 février précédent, à la bataille de Rhinfeld. E +. Du Plessis-Mornay ; Fontenay, 4 avril 1619, 1 p. 3/4 in-fol. — A. S. R!

Importante lettre sur l'assemblée générale des huguenots. Il le prie de rédiger les mémoires nécessaires qu’on communiquera ensuite au maréchal de Lesdiguières.

ROHAN (Henri, duc de).

L. A.$. de son monogramme à sa mère (Catherine de Parthenay) ; Padoue, 5 déc. 1630, 1 p. 3/4 in-fol., cachet.

Superbe lettre où il parle des levées qu’il doit faire en Languedoc, des possibilités de paix, de son frère (Benjamin) qui lui a écrit de Londres, etc. « Quand au roy de Suède (Gustave-Adolphe), il continue à bien faire. Jay grande inclination de ce costé là et de voir donner la bataille du Rhin... »

VITRY (Nicolas de l'HOSPITAL, marquis, puis duc de), capitaine des gardes de Louis XII qui lui ordonna d’assassiner le maréchal d’Ancre et le créa, pour ce fait, maréchal de France (24 avril 1647, emprisonné à la Bastille de 1637 à 1643 pour avoir frappé l’archevêque de Bordeaux, Sourdis, n. 1581, m. à Nandy (Seine-et-Marne), 28 sept. 1644.

L. À. S.àla reine (Marie de Médicis) ; 14 janvier (1628), 1 p. 1/2 in-fol., cachets et soies. — À. S. RT, — $, Rf.

Superbe lettre où il mande qu’il n’a pas osé importuner la Reine en répondant à la lettre que celle-ci lui avait adressée pour faire rendre grâces à Meaux des victoires du Roi dans

ji de Ré. Il lui envoie le sieur Chalmot, échevin de Meaux, qui a des avis importants à aonner. 27

SOUBISE (Benjamin de ROHAN, seigneur de), célèbre chef calviniste,

frère cadet du duc Henri de Rohan, n. à La Rochelle, 1583, m. à Londres, 9 octobre 1642.

L. S.; Grenuth, près de Londres, 25 oct. 1626, 1/2 p. in-fol., cachet. — A. S. R7. — S. Rÿ. — (Il signait Soubise dans ses lettres et Benjamin de Rohan dans les actes.) Ordre de payer 700 livres tournois pour une fourniture de vin.

SOUBISE (Benjamin de ROHAN, seigneur de).

L. A. S. à sa mère (Catherine de Par-

thenay); le Bourguet, 15 déc. 1630, : FF 2 di 27 { p. in-fol., cachet. os tr e TES Ê ES ‘ A

Il fera tout ce qui lui sera possible pour 6!

le jeune homme que 2 ÉTSar/f

sa mère Jui a recom-

mandé. Gruh2£

PURE SOUBISE (Benjamin de ROHAN, seigneur de).

L. A. S. à sa mère ; le Bourguet, 12 janvier 1631, 1 p. in-fol., cachet.

Il lui donne des nouvelles de son frère (Henri, duc de Rohan), qui est à Padoue. Son plus grand désir est de pouvoir se réunir à sa mère et à son père. « Madame de Ja Trimouille est retournée en France sens que son fils l’aye voulu voir... »

SOUBISE (Benjamin de ROHAN, seigneur de).

L. À. S. à sa mère ; Londres, 2 mars 1631, 1 p. pl. in-fol., cachet.

Superbe lettre où il se plaint du grand trésorier d'Angleterre qui est aussi puissant que le feu duc de Buckingham, mais bien plus discourtois, « car il est vray englois en arogance, comme sont d'ordinaire ceux qui sont venus de peu comme luy. » Il n’a rien touché de sa pension depuis deux ans. « Il faut prendre passience. Je n’oubliray pourtant rien de ce qui poura servir à me faire paier, mès en atandant je ne laise d’en recevoir de l’incommodité, inssi que vous l’avés bien jugé. Pour le crédit de la Royne de Bouesme il n’est pas fort grand, ne ce pouvant faire paier de sa pansion non plus que les autres, ce qui est bien honteux, mès ceux qui gouvernent ont perdu la honte. » (Il s’agit d'Elisabeth d'Angleterre, fille de Jacques Ier, femme du roi de Bohème Frédéric V.)

VENDOME (César, duc de), fils légitimé de Henri IV et de Gabrielle d’'Estrées, gouverneur de Bretagne, ennemi du cardinal de Richelieu, surintendant-général de la navigation, qui battit la flotte espagnole près de Barcelone, en 1655, n. au château de Couci (Aisne), juin 1594, m. à Paris, 22 oct. 1665.

PS S. à Du Plessis-Mornay ; Loudun, 9 mai 1616, 1 p. in-fol. — A. $S. Rÿ. —

DA F I1 lui demande de lui faire savoir « les lieux de vostre gouvernement où pouront plus

facilement et avec moins d’incommodité pour ceux du pais passer les soldats de mes troupes

que je faictz licentier. »

FABERT (Abraham), un des meilleurs capitaines du siècle de Louis XIV, aussi remarquable par son caractère que par ses talents militaires, maréchal de France (1658), n. à Metz, 15 octobre 1599, m. à Sedan, 17 mai 1662.

L. A. S. (au cardinal Mazarin); Thionville, 13 sept. 1655, 3 p. in-4. — À. S. R‘.

— S. R?. (Recherché.)

Très intéressante lettre où il rend compte d’une émeute de soldats qui a eu lieu à Thion-

‘ ville et de la manière dont il l’a apaisée.

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FABERT (Abraham).

L. A. (à Arnauld d’Andilly); 13 mars 1661, 2 p. in-4. Légères déchirures.

Superbe lettre pleine de sentiments de résignation à l’occasion de la mort de sa femme. « Je veux conduire ma volonté selon vos bons advis dont je vous rends mille graces et quand au corps le laisser comme s’il avoit la fiebvre ou une autre maladie à laquelle mon esprit ne sauroit aporter de remède par résignation ou autrement. » Il vient d'apprendre la mort de Son Eminence (le cardinal Mazarin). « L’on parle de ses richesses comme d’une chose qui va mettre ses héritiers en grande division. Sy cella arrivoit qu’elle luy auroyent estez pernicieuse, car ayant beaucoup plus qu’il n’avoit de besoing durant sa vie elle ne luy ont de rien servy, et peut estre après sa mort le compte en est rude... » Il termine par ces mots : « Il y a desjà près de six ans que je concidère le monde avec un désir d’en sortir qui fait que pencer à la mort est le seul repos que j’ay trouvez. »

LA MELLERAIE (Charles de LA PORTE, marquis, puis duc de), cousin germain du cardinal de Richelieu, grand-maitre de l'artillerie, maréchal de France (1639), n. 1602, m. à Paris, 8 fév. 1664.

L. A.S.; camp (devant Perpignan), 29 août (1642) au soir, 1 p.in-4. — A. S. R‘. — $S. R?, — (Il écrivait son nom La Melleraie et non Za Meilleraye, qui est l’orthographe adoptée par les historiens).

Pièce historique où il annonce la capitulation de Perpignan (qui depuis lors est restée à la France). « Ils se doivent rendre au neufviesme du mois qui vient, ainsi que vous verrés par la copie que il vous porte, mais j'estime que vous devés dire à tous que nous y devons entrer

le quatre et mesme en faire courir une coppie affin que les ennemis entreprennent avec plus de circonspection... »

CLÉRAMBAULT (Philippe de), comte de Palluau, maréchal de France (1652), un des héros de Fribourg et de Nordlingen, célèbre par son esprit, n. 1606, m. 24 avril 1665.

L. A. S. au cardinal Mazarin; Courtray, 7 mars 1648, 3 p. in-fol., cachets. — A. S. Rf. — $S. Rÿ.

Superbe lettre signée Paluau, où il lui donne des nouvelles de l’armée et l’assure de son dévouement. « Je suis assuré que je feray un jour avouer à Vostre Eminence que j’ayme, honore et respecte sa personne d’une autre manière que le veulguere ne faict seus qui tienne vostre plase... »

CLÉRAMBAULT (Philippe de).

P.S. Philippes de Clerambault, sur vélin; 8 mai 1655, 1 p. in-4 oblong.

Reçu de 3,600 livres ee son appointement annuel de gouverneur et lieutenant général en Berri. — (Cette pièce donne la véritable orthographe du nom de Clérambault, que les biographes écrivent, à tort, avec un é.)

TUÜRENNE (Henri de LA TOUR D'AUVERGNE, vicomte de), un des plus illustres guerriers du xvII° siècle, maréchal de France (16 nov. 1643), n. à Sedan, 11 sept. 1611, tué à Salzbach le 27 juillet 1675.

L. À. S. à sa femme (Charlotte de Caumont); Amiens, 12 février 1660, 3 p. pl. in-4, cachets et soies. — A. S. Rÿ. — S. R!. (Recherché.)

Pièce historique où il mande qu’il vient de recevoir l’ordre pour la restitution des places et qu’il pense rentrer à Paris la semaine prochaine. Il a envoyé un gentilhomme à Monck (le célèbre général anglais) pour voir un peu ses sentiments. « Il n’en a pas d’autres que de suivre ses intérests, tascher d’avoir du bien et s’opposer à toute grandeur qui lui seroit contraire. » Le dit gentilhomme a entendu deux prèches en un jour, «Dans l’un desquels le ministre ayant pris son texte sur le passage des enfans d’Israël dans le désert, dit que come Dieu les y voulut faire marcher quarante ans, quoi qu’il eust peu leur faire suivre ce chemin là en moins de temps, qu’ainsi il menoit son peuple d'Angleterre par tant de traverses des-

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quelles ils ne se devoient pas estonner, leur promettant qu'après toutes ces divisions où ils sont présentement, le général Monc et le Parlement establi à cette heure les mêneront dans cette terre découlante de laict et de miel... » (On sait que Monck rétablit Charles II sur le trône d'Angleterre le 8 mai suivant.)

TURENNE (Henri de LA TOUR D'AUVERGNE, vicomte de). L. S., avec 3 lignes autographes, à M. de Beauvizé, général de la cavalerie de l’armée du Roi en Allemagne ; Soest, 16 mai 1673, 1 p. in-4, cachet brisé.

Il a recu une lettre de M. de Louvois autorisant M. de Beauvizé à prendre six ou sept cents pistoles dans le pays où il va pour lui aider à faire la campagne. 11 fait avancer du canon dans le comté de Waldeck.

SCHONBERG (Frédéric-Armand, comte de), maréchal de France (1675), un des meilleurs capitaines du xviI* siècle, réfugié en Hollande après la révocation de l’édit de Nantes, lieutenant du prince d'Orange en 1688, n. en Allemagne, 1618, tué à la bataille de la Boyne, 11 juillet 1690.

L. À. 5: (à un homme d'État anglais) ; Paris, 30 sept. 1668, 2 p. in-4. — A. S. R.

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