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L’empreinte du signet d’Ignace de Loyola a disparu, mais son type est bien connu : on y voit le monogramme du Christ, ainsi que sur celui de François de Borgia, reproduit plus loin, n° 2482. — Qu'on me permette, à ce sujet, une courte digression ; elle a son intérêt :
Ignace ne créa point ce type; il l’emprunta à saint Bernardin de Sienne, qui avait été accusé, jadis, de faire adorer le soleil, sous forme d’un emblème magique, pour lavoir exposé, agencé dé la sorte et entouré de rayons, aux regards des fidèles. Catherine de Sienne en fit aussi, elle, usage ; aussi le voit-on avec la légende : Zn nomine Jesu, au revers d’une médaille à son effigie, exécutée en 1457 par Antonio Marescotti, de Ferrare. Il apparaît encore sur une seconde médaille du même modeleur, portant au droit le buste de saint Bernardin luimême et la légende : Cœpit facere et, postea, docere (1). J’ajouterai, de plus, que les Jésuates, fondés par Giovanni Colombino, au xrve siècle, se l’étaient approprié très nes temps avant que le fondateur de l’ordre des Jésuites l’eût fait sien. Il figure, par exemple,
eint en miniature sur le premier feuillet de l’exemplaire, que j'ai eu sous les yeux,
’un livre précieux, achevé d'imprimer à Florence par Nicolo di Lorenzo d’Allamagna, le 10 septembre 1477, et qui a pour titre : EL MonTE Santo pi Dio composto da messer Antonio (Bettini) da Siena, reverendissimo Veschovo da Fuligno, della congregatione de poveri Jesuati (2). — C'est un ouvrage ascétique d’une insigne rareté, renfermant les premières planches, gravées sur cuivre, qu’on ait employées à l'illustration des livres. Elles sont au nombre de trois, et ont été attribuées à tort, selon moi, à Baccio Baldini d’après Sandro Botticelli. Je les crois plutôt l’œuvre d’un orfèvre florentin de moindre talent que ces artistes célèbres, dont elles ne rappellent exactement, du reste, ni le faire, ni le style.
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(1) Actes des apôtres, ch. 1, 1. (2) Ce volume a fait partie de la bibliothèque A.-F, Didot.
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Il résulte de ce qui précède qu’à divers points de vue, Ignace de Loyola a fait plus d’un emprunt aux ascètes siennois, puisqu'il leur a pris jusqu’au nom de son ordre et la forme de son emblème typique. En y regardant de plus près, on constaterait qu'il s’est permis bien d’autres plagiats non moins curieux, car la conception du législateur de la Compagnie de Jésus brille moins par l'originalité de la mise en scène que par la vigueur du mécanisme gouvernemental qu’elle est venue fonder. — (Cette curieuse note sur le fondateur 4e l’ordre des Jésuites est de M. Benjamin Fillon, qui l’a écrite peu de temps avant sa mort.)
y 79481. PIE V, pape, n. 1504, m. 1572, canonisé en 1712. (V. série des \___" Pages, n° 2447).
2482. FRANÇOIS DE BORGIA, petit-fils du pape Alexandre WI, n. à Gandia (royaume de Valence), 1510, m. à Rome, 4° octobre 1572. Vice-roi de Catalogne, il entra, après la mort de sa femme, chez | les Jésuites, fut un des meilleurs lieutenants ee 4/1 d'Ignace de Loyola et devint général de la com- ÿ pagnie en 1565. Il fut canonisé par Urbain VIII. L.S., enitalien, avecla souscript. aut., au cardinal Farnese;
Rome, 28 juill. 1563, 1 p. in-fol., cachet portant le monogramme du Christ. — A. S, R*. — $S. RS
Superbe lettre où il exprime l'intérêt que la Compagnie de Jésus porte à la santé du cardinal.
2483. CATHERINE DE RICCI, religieuse dominicaine à Prato dès l’âge de quatorze ans, prieure perpétuelle de son couvent à vingt-cinq ans, n. à Florence, 1522, A m. 2 fév. 1589, Elle fut béatifiée par Clé- er £. 24 ment XII en 1732 "2 ANT C h et canonisée par Be-
noit XIV en 1746. FA ÈS
L. À. S. à Buonarotti; 0 Prato, 27 septembre 1561, 1/2 p. in-4 oblong. Jolie Re (a lettre. — A, S. R7.