CHARLES BORROMÉE
L. À. S. à son oncle le pape Pie IV; Milan, 18 oct. 1565, 2 p. in-fol., trace de À À 7° cachet. Très légère déchirure.
Précieuse lettre sur les affaires de son diocèse. Intéressantes considérations sur la piété des Milanais.
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2487. FRANÇOIS DE SALES, évêque de Genève, n. 1567, m.1622. (V. série des Zcrivains, n° 932). | ; 4 L. A. S. à Son Exc., à Chambéry; Annecy, 13 déc. 1611, 2 p. 1/4 in-fol., cachet.
9 Ô Importante lettre où il raconte son voyage à Gex. Les Huguenots s’étant plaints en leur assemblée de Saumur de l’inexécution de l’édit de Nantes, le roi de France a député des commissaires en toutes les provinces « pour rendre partout ledit édit exécuté ». Le sieur de Mazuyer, vicomte d’Ambrieux, représentait les catholiques, et le sieur de Villarnoul, beau-
| x fils de Duplessis-Mornay, les huguenots. « L'un et l’autre estans arrivés à Gex, il fut pro-
le f posé de venir aux effects de leur commission, et par conséquent de me remettre toutes les Cy églises et tous les biens ecclésiastiques possédés par les huguenotz affin d’estre par moy pourveu en chasque lieu de pasteurs et services convenables. Mays parce que je n’estois pas
là, la proposition se fit en mon nom par un très bon et digne Père capucin originaire de
Beugey, mays natif de Chambéri, qui néanmoins n’ayant point de procuration promit de me
faire ratifier. Sur cela estant adverti et conjuré par les catholiques, de me rendre en pré-
sence pour un coup de si grande importance, j'y allay nuit et jour et me treuvay assés tost
pour une assemblée générale de tout ce pais là où je refis à vive voix mes réquisitions et
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m'essayav de respondre aux allégations des ministres qui n’ont rien oublié de leur costé pour empescher le fruit de cette commission, demandée imprudémment par leurs confrères, qui ne prirent pas garde que, si ailleurs l'exécution de l’édit leur estoit favorable, à Gex elle leur estoit extrêmement contraire. Et enfin après trois ou quatre assemblées ainsy générales et publiques, la multitude des oppositions et allégations de nos adversayres fut cause que le tout a esté renvoyé au conseil privé pour estre par iceluy ordonné selon qu’il verra à faire ; sauf pour le regard de l’église des Carmes de Gex toute ruinée et une chapelle jointe à icelle fondée par un bastard de la mayson de nos Princes, comme encor de ne d’Alemaigne, qui sur-le-champ m'ont esté remises. J'espère néanmoins que dans bien peu de moys on me remettra tout le reste, ayant tant de rayson comme j'ay de mon costé, si bien que ce voyage n'aura pas esté infructueux..….. »
LOUIS DE GONZAGUE, fils de Ferdinand de Gonzague, n. Castiglione, 9 mars 1568. Il entra au noviciat des Jésuites Rome en 1585, se fit remarquer par son mysticisme et mourut à Rome, d’une fièvre lente contractée au service des pestiférés, le 20 juin 1591, à l’âge de vingt-trois ans. Il fut béatifié par Grégoire XV en 1621 et canonisé par Benoit XIII en 1726. On le considère comme le patron des jeunes gens.
L. À. S. à son père le marquis de Castiglione (Ferdinand de Gonzague), à Mantoue ;
Castiglione, 1° oct. 1581, 1/2 p. in-fol., cachet. — A. S. K.
Précieux autographe, écrit à l’âge de quatorze ans. Louis répond, au nom de son frère Rodolphe, malade, aux questions posées par le marquis relativement à l'administration de ses domaines.
CHANTAL (Jeanne-Françoise FREMIOT de), fondatrice de lordre de la Visitation, n. à Dijon, 1572, m. à Moulins, 13 déc. 1644. Elle fut grand’mère de Me de Sévigné. Béatifiée en 1751, elle fut canonisée en 1767.
L. À. S. au Mis de Piannesse; 17 fév.(1640), 3 p. in-4, cachet.—. A. S. R$. (La pièce reproduite dans l’Zsographie estune copie contemporaine et non un autographe.)
Superbe lettre où elle parle du triste état des sœurs de Turin exposées aux hasards de la guerre. Elle commence ainsi : « J’aprens que la grandeur de nos péchés s'oppose à la douceur de la divine miséricorde en la grasse qu’elle voudroit faire à son cher peuple, luy donnant une sainte pais. Seit pourcoy prévoiant la grandeur des misères dont nous sommes menasés je tourne mes yeux avec une douloureuse compation sur nos pauvres chères seurs de Thurin qui sont sy fort exposée à la baterie. Je sé bien, Monsieur, le soin que vous en avés heu et me confie absolument que vous veiilerés sur elle celon les ocations de leur besoin, et après Dieu, qui est ma souveraine espérance, je me reposse en vous de cela. Je m'assure que vous aurés su, Monsieur, les hasars qu’elle on couru d’estre tuée par les canons, mais Dieu les a si paternellement protégée qui ne seit jamais treuvé personne es lieus où les balles ont fait leur fracas.….. »
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VINCENT DE PAUL, fondateur de l’œuvre des Enfants trouvés, de l'institut des Filles de la Charité et de la congrégation des Prétres de la Mission ou Lazaristes, n. 1576, m. 1660. I1 fut canonisé par Clément XII, le 16 juin 1737. — (V. série des Zritiatewrs, n°10 56147)