‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 121 sur 227 · L. A. S. à un collaborateur; 18 sept. 1728, 3 p. in-4. — K · texte numérisé non relu

L. A. S. à un collaborateur; 18 sept. 1728, 3 p. in-4. — K

Relative à l'exécution des gravures du Sacre de Louis XV, travail auquel il donne tous ses soins et qui l’a beaucoup fatigue.

BOFFRAND (Germain), architecte, premier ingénieur et inspecteur général des ponts et chaussées, n. à Nantes, 7 mars 1667, m. à Paris, 8 mars 1754.

L. A. S. à Du Chesne, prévôt des bâtiments du Roi; Paris, 4 juin 1750, 1 p. 1/2 in-4, adresse et cachet armorié. — F.

Il indique Jacques Barozzi, dit Vignole, comme ayant fourni les plans du château de

Chambord, tandis qu’on sait aujourd’hui qu’ils sont l'œuvre de Trinqueau.

GABRIEL (Jacques), architecte, inspecteur général des bâtiments publics, qui donna le plan des grands égouts de Paris, n. à Paris, 1667, m..dans la même ville, 1742.

L. A. S. à son frère Pierre (commis à la dépense des bâtiments royaux, grand amateur de musique) ; Paris, 16-fév. 1706, 2 p. in-8. — À. S. K.

11 lui mande que Coysevox se plaint de ce qu'il luia proposé de solder en partie son compte en assignations sur l'emprunt. — A la suite, est la réponse a. s. de Pierre Gabriel, établissant qu’il n’a fait que se conformer à la lettre des assignations délivrées à Coysevox.

TOURNIÈRES (Robert LE VRAG de), peintre, élève de Bon Boülogne, connu spécialement pour ses portraits, n. à Caen, 1668, m. dans la

genville, deux personnages de Robert Le Vrac et de Tournières ; tandis que ce sont sim-

lement deux noms portés par un même individu. Jal dit, en effet, que Françoise Dauvin

épousa, en secondes noces, le peintre Robert Le Vrac, et Tournières, en troisièmes, scindant

ns en deux parts une seule union, contractée en 1693, et qui ne paraît pas avoir été très eureuse.

AUDRAN (Benoît), habile graveur en taille-douce, n. à Lyon, 1668, m. à Louzouer, près de Sens, 2 oct. 1721.

P. A. S.; Paris, 17 avril 1709, 1/2 p. in-4. — À. S.R7.

Reçu de la somme de 208 livres, qui lui a été remboursée par le s' Lefebvre pour le prix du papier et de l'encre ayant servi au tirage de ses planches du Mausolée de Cluny et de l'Ouverture de la porte sainte. — On y a joint la copie du Fr er des frais de la gravure du monument de la maison de Bouillon, construit dans l’église de Cluny, et qui a été dessiné par le sr Gilles-Marie Oppenordt, architecte.

POILLY (Jean-Baptiste), graveur en taille-douce, n. à Paris, 1669, m. dans la même ville, 29 avril 1728.

Pièce, sur vélin, sig. par Antoine Coypel, Coysevox et de Largillière; Paris, 28 juill. 1714, 1 p. in-fol. oblong. — S. R:.

Lettres de réception de J.—B. Poilly comme membre de l’Académie de peinture et de sculpture. Elles sont munies de l'empreinte du sceau de l’Académie en cire verte. (V. sur ce sceau, Nouvelles Archives de l'art français, année 1872, article de M. A. de Montaiglon.)

ARCYS (Marc), sculpteur, élève de Rivalz, n. à Toulouse dans le dernier tiers du XvII° siècle, m. 1741.

P. A. S.; Toulouse, 12-21 mai 1722, 2 p. pet. in-fol. — Rf.

Devis du bas-relief du maître autel de la chapelle des Augustins de Toulouse, représentant saint Augustin en extase, soutenu par des anges, qu’il s'engage à sculpter moyennant livres. Les reçus autographes de Marc Arcys sont au verso du devis, qui n’est que signé

e sa main.

BOUSSEAU (Jacques), élève de Coustou, sculpteur du roi d'Espagne Philippe V, dont les œuvres principales décorent Madrid, n. à Chavagnes-en-Paillers (bas Poitou), 1681, m. à Madrid, 13 fév. 1740.

P. À. S.; Paris, 2 janv. 1734, 1 p. in-4.

— À. S. R5.— S.R'. — (Réservé.) a | Certificat délivré au sr Nicolas Macé, « son /

cousin à la mode de Bretagne, » constatant qu’il a travaillé chez lui à la sculpture l’espace de cinq ans.

WATEAU (Jean-Antoine), le peintre des fêtes galantes, un des maîtres dans l’art de la couleur ambrée et du dessin coquet, aquafortiste du goût le plus raffiné, n. à Valenciennes, 10 oct. 1684, m. à Nogentsur-Marne, 18 juillet 1721.

Lettre de Sirois (le marchand de tableaux qui acheta les premières œuvres de

Wateau) à Madame Josset, libraire, à Paris; 23 nov. 1711, 3 p.in-4, cachet. — (Les autographes de Wateau sont de toute rareté.) — (Æéservé.)

Important document, où Sirois parle en ces termes du célèbre artiste : « Cest original qui fait d’abondant de la painture comme Monsieur Le Sage fait des comédies et des livres, avee la différence que Monsieur Le Sage est quelques fois content de ses livres et de ses comédies, et que le pauvre Wateau n’est jamais satisfait de ses tableaux; ce qui ne l’oppose d’estre un des roys présents du pinceau. Il m'a promy de paindre pour moy une feste de la Foire du Landit, de quoy j’ay advancé cent livres des trois cents convenues. Elle sera son chef-d’œufvre, s’il met la dernière tousche; mais s’il est repris de son humeur noire et possession d’esprit, le voilà loin du logis, et adieu le chef d’œufvre. Monsieur Le Sage luy a procuré la comande de deux

endens, tirés du Diable boiteuæ, à cent trente livres la pièce. Il n’espère qu’on les aura; can

ateau paint à sa fantaisie et n’aime les sujets comandés. S'il se peut fixer, son premier

tableau sera pour monsieur Duchange, sans qu’il en sache rien, crainte de mescompte. Le médecin l’a remis au régime du quinquina, depuis cinq jours après sa venue. »

Ce document est d’autant plus précieux, qu’on possède très peu de renseignements biographiques sur Wateau, et qu’on ignorait jusqu'ici ses relationsavec Le Sage, dont le génie n’était pas, du reste, sans analogie avec le sien. On remarquera aussi que Sirois écrit, non pas Watteau, mais Wateau, ce qui doit être la bonne orthographe. L'artiste signait : Vateau, à la française.

NATTIER (Jean-Marc), portraitiste d’un agréable talent, n. à Paris, 17 mars 1685, m. dans la même ville, 8 nov. 1766.

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