‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 130 sur 227 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

DAVID (Jacques-Louis).

P. A.S., 1 p. in-4 oblong. — (Réservé.)

Autorisation, donnée à son collègue Romme, de voir son tableau de Marat eæpirant, non encore termine.

DAVID (Jacques-Louis).

L. A. S. au Comité de salut public; prison des Quatre-Nations, 27 messidor an LIL, 2 p. in-fol.

«J'avais obtenu un congé pour aller rétablir ma santé à la campagne, et j’y vivais solitaire, paisible, étranger aux manœuvres et aux complots qui ont, un instant, troublé l’ordre public, lorsqu’à l’occasion des événements qui se sont passés à Paris dans les premiers jours de prairial, on est venu m'arracher à ma retraite, pour me mettre de nouveau dans les fers . .. Citoyens représentants, lisez ma défense, les scellés, apposés sur mes papiers, viennent d’être levés : jugez-moi.... Je ne suis coupable que d’avoir aimé cette liberté, l’objet de nos vœux et de vos efforts, avec toute la passion d’un cœur formé pour elle. — Je n’ai jamais accusé, dénoncé, ni fait arrêter personne. Mes ennemis les plus acharnés n’ont pu citer contre moi un seul fait de cette nature et leur ardeur de nuire s’est épuisée sur des suppositions et des conjectures, auxquelles ils n’ont trouvé d’autre bâse que la chaleur de mon patriotisme et l'exaltation de mes opinions. Ma santé s’altère, mes forces dépérissent, je sens s’évanouir dans la douleur cette faible portion de talent que je reçus du ciel, et que je voulus consacrer à la gloire de mon pays. Ne me condamnez pas à cette perte cruelle, ne me forcez pas de survivre à moi-même. »

(Sa captivité finit par le décret d’amnistie du 24 octobre 1795. Ce fut pendant cette seconde détention qu’il composa la première esquisse de son tableau des Sabines.)

A cette lettre se trouve jointe la pétition signée de Gautherot, Mulard, Godefroid, Dubois, Taunay, Genty, La Neuville, Topino-Lebrun, Harriet, Boduin, Lafontaine, Lemaire, Gérard, Liger, Berthon et Devillers, élèves de David, et adressée au Comité de salut public pour demander la mise en liberté de leur maître. « Rendez David à l'instruction de ses élèves, aux travaux d’un art qu’il a toujours consacré à la propagation des vertus républicaines, auxquelles il a voué ses pinceaux bien avant la Révolution. »

DAVID (Jacques-Louis).

Portrait, signé : Z. David, de Dubois de Crancé, membre de la Convention, vu de profil, à l'encre de Chine. Œuvre puissante, de l'effet le plus saisissant.— ( Réservé.) DAVID (Jacques-Louis).

L. A. S. à Denon; 8 nivôse an XII, 1 p. in-8, adresse. Taches d'humidité.

Il lui envoie la liste des têtes antiques dont il a besoin pour exécuter le tableau, auquel il travaille en ce moment, savoir : Jupiter, n° 116; Esculape, no 40; Ptolémée, sans n°; Mars, plus petit que nature, n° 157; Antinoüs, no 177.

DAVID (Jacques-Louis).

P.S.; 15 sept. 1807, 2 p. in-4.

Etat pour servir au paiement de cinq mille francs (par mois) accordés par Sa Majesté l'Empereur et Roi pose les tableaux du Sacre et de la suite des Cérémonies du cowronnement, exécutés par M. David, son premier peintre. — Au 15 septembre 1807, 35,000 francs

avaient été payés. A la suite se trouve l’ordonnancement de l’intendant général de la liste civile, signé : Daru.

DAVID (Jacques-Louis).

P. À.; mercredi, 24 fév. 1808, 2 p. in-4.

Pétition à l'Empereur pour lui demander de faire cesser le différend qui existe entre lui et

Daru , intendant de la liste civile, au sujet du paiement du prix des quatretableaux où seront représentées les Cérémonies du couronnement, évalués chacun 100,000 francs.

DAVID (Jacques-Louis).

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