‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 139 sur 227 · L. A. S. au ministre de la maison du Roi, 2 p. in-fol. — C · texte numérisé non relu

L. A. S. au ministre de la maison du Roi, 2 p. in-fol. — C

Demande de la décoration de la Légion d’honneur. Cette demande est appuyée par la plupart des membres de l’Académie des Beaux-Arts, qui y ont joint des apostilles ou leur signature, entre autres Guerin, Houdon, Regnault, Gérard, Gros, Lemot, Percier, Carle Vernet, Cherubini, Le Sueur, Cartellier, etc., etc.

1889. TURPIN DE CRISSÉ (Lancelot-Théodore, comte), paysagiste et écrivain, n. à Paris, 9 juill. 1782, m. dans la même ville, 15 mai 1859. L. A. S. à Rollin père (le marchand de médailles); Paris, 6 oct. 1828, 2 p. in-4. — C.

Il lui envoie une vue de l’île de Procida, dans le golfe de Naples, tableau qu'il lui donne en échange d’une statuette de bronze.

1890. RUDE (François), illustre statuaire, qui considérait l’art comme un sacerdoce, auteur de la Marseillaise de l'arc de triomphe de l'Etoile, n. à Dijon, 4 janv. 1784, m. à Paris, 3 nov. 1855. L. À. S. à un ami; 10 juin, 1 p. 1/2 in-4. — RY. (Recherché.) — (Réservé.)

Invitation à venir voir son esquisse du bas-relief destiné à l'arc de l'Etoile. « Je crois, cette fois, avoir réussi, car il y a là dedans quelque chose qui me fait passer à moi-même chaud et froid dans l’âme. Mes guerriers courent à la défense de la patrie, non à la gloire. Toi qui es un patriote, tu sentiras cela; c’est ce qui me fait désirer d’avoir ton sentiment sur

mon esquisse, »

1891. RUDE (François).

L. A. S. à son ami Noirot, propriétaire à Fixin, près Dijon; 11 mars 1846, 1 p. 1/2 in-8, adresse.

Il vient d'achever le modèle en terre du monument de Napoléon qui sera élevé à Fixin. Il

sera prochainement moulé en plâtre, puis coulé en bronze.

5 inauguration pourra avoir lieu le 5 mai 1847.

A la suite, se trouve une note au crayon de M. Noirot, où ilest dit que Rude a commencé ce monument en 1842.

1892. GAILLARD (Jean-Georges), forçat artiste, sculpteur en ivoire, n. à Rouen, 21 sept. 1785, m. vers 1860.

L. A. S. à M. Eugène Guinot, rédacteur du Siècze; Rouen, 16 mars 1848, 3 p. in-fol.

M. Guinot lui ayant témoigné autrefois de l’intérêt, il sollicite de nouveau son appui, pour trouver le moyen de gagner honorablement sa vie. Condamné à 20 ans de travaux forcés, par la Cour d'assises de la Seine, le 5 septembre 1832, il s’est si bien conduit au bagne, a montré tant d'aptitude artistique dans les sculptures qu’on l’a chargé de faire pour la marine, qu’il a obtenu une remise de peine de cinq années. Rentré dans ses foyers le 22 octobre dernier, il se trouve sans ressources à l’âge de 63 ans. Qu'on l’aide seulement à acheter des outils et un peu de matière première et il se tirera d'affaire. Lettre touchante, à laquelle est jointe copie du certificat honorable, qu’on lui a délivré à sa sortie de prison.

SCHNETZ (Jean-Victor), peintre d'histoire, directeur de l'École de Rome, n. à Versailles, 15 mai 1787, m. à Paris, 15 mars 1870.

L. A. S. à M. de Musigny, près et par Arnay-le-Duc; Rome, 13 fév. 1824, adresse et cachet de cire rouge. — C.

Lettre intime, dontdeux paragraphes méritent d’être recueillis, ayant trait à deux artistes d'élite. « J’ai reçu dernièrement une lettre de M. David, dans laquelle il me parle du tableau qu’il fait maintenant, et, en bon et excellent maître, il me donne quelques conseils que je tâcherai de mettre à profit. Je ne sais si sa main est encore aussi bonne que sa tête ; celle-ci a conservé toute sa vigueur. Nous venons d'apprendre aujourd’hui que ce pauvre Géricault a succombé à sa longue et douloureuse maladie. C’est une perte pour les arts et pour la France; pour la France, car les premiers jets de son talent annonçÇçaient qu’il devait être, un jour, un de ses artistes les plus distingués. Pour ma part, j'ai, de plus, à regretter un bon ami et un excellent camarade. »

SCHNETZ (Jean-Victor).

L. A. S. au comte de Forbin; Rome, 5 mars 1828, 2 p. 1/2 in-8, adresse,

On lui écrit de Paris que les deux tableaux qu’il a au Conseil d'Etat sont fort mal placés; il le prie, en conséquence, de remédier, si faire se peut, à ce désagrément, et de penser à lui pour quelque nouvelle commande; car il compte être de retour à Paris vers le milieu de l'été prochain.

SCHNETZ (Jean-Victor).

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