‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 161 sur 227 · L. A.S. à M. Oliva; Paris, 17 avril 1863, 1 p. in-8. — C · texte numérisé non relu

L. A.S. à M. Oliva; Paris, 17 avril 1863, 1 p. in-8. — C

Belle lettre qui se termine ainsi: «Quant à avoir Courmont et Arago, je crois qu'il y faut renoncer et qu'ils ne me verront plus, en buste, qu’à l'exposition même. »

NIEUWERKERKE (Alfred-Émilien, comte de), sculpteur, surintendant des Beaux-Arts sous le second Empire, auteur de la statue de Guillaume le Taciturne, n. à Paris, 6 avril 1811, d’une famille originaire de Hollande.

L. A. S. à M. B. Fillon; (Paris), 24 avril 1869, 2 p. in-8, papier au timbre de la famille impériale. — C.

Ilne peut lui échanger son grand médaillon de Louise de Savoie, l’ayant promis à M. Chabouillet, pour le cabinet des antiques de la bibliothèque de la rue Richelieu. DELABORDE (Henri, vicomte), peintre d'histoire, auteur de travaux

estimés sur les arts, conservateur du Cabinet des estampes de la

Bibliothèque nationale, n. à Rennes, 2 mai 1811.

P. A. S., 1 p. 1/2in-4. — R.

Note sur les portraits de la famille Gatteaux, dessinés à la mine de plomb par Ingres.

GAUTIER (Théophile). (V. Série des Ecrivains, n° 1272, l’article de ce littérateur d'élite, qui ne prit la plume qu'après avoir manié le crayon et le pinceau.) | P. À. S.,3 p. in-4. — (Aéservé.)

Article sur les sculptures du salon de 1844.

MARILHAT (Prosper), paysagiste, dont les toiles sont imprégnées des rayons du soleil d'Orient et d’un indicible sentiment de mélancolie, n. à Vertaizon (Puy-de-Dôme), 1811,-m. à Paris, 1847.

L. A. S. au directeur du journal l'Aréiste, 2 p. in-8. — FF. (Xecherché.)

« L'Artiste m'ayant toujours été envoyé sans que je le demande, c'était pe amitié pour M. Ricourt que j'avais promis un dessin, et non comme paiement d’un journal queje ne tenais pas à recevoir, étant, du reste, trop pauvre pour le payer. J’envoie avec cette note le dessin promis. L’empressement que je mets à payer cette dette, demandée d’une si étrange façon, m'empêche de faire un nouveau dessin. J’envoie une de mes études d'Italie... »

PENGUILLY L'HARIDON (Octavien), peintre de genre et archéologue, directeur du musée d'artillerie, n. à Paris, 1811, m. dans la même ville, 3 nov. 1870.

L. A.S. à M. B. Fillon; Paris, 2 janv. 1865, 4 p. in-8. — (ÆRéservé.)

Très curieuse lettre sur des épées des x1°, XIIe, XI1I°, XIV*, xve eb xvie siècles, découvertes dans le lit de la rivière de Vendée, dont on lui avait communiqué les dessins. Essai de classement de ces diverses armes et opinion sur l’origine française ou étrangère de plusieurs d’entre elles.

CABAT (Louis-Nicolas), peintre, membre de l’Institut, directeur de l’Académie de France à Rome, n. à Paris, 6 déc. 1812. L. A. S. à Goddé; samedi matin, 1/2 p. in-8. Jolie pièce. — R'.

1992. DUPRÉ (Jules), paysagiste célèbre, n. à Nantes, 1812.

L. A. S. à son ami Alfred Sensier ; (Pierrefonds), 7 oct. 1865, 4 p. in-8, enveloppe

-avec adresse. — RP. (Recherché.)

Relative à un tableau qu’il achève. « La grande affaire, c’est de finir, et, malgré ma trop vieille expérience, c'est toujours, pour moi, un rude tour de force à donner. » — Son ami Hébert n’étant pas venu le voir à Pierrefonds, comme il le lui avait annoncé, il faut le prévenir qu’il retourne à l’Ile-Adam, dans quelques jours. Il ira du reste à Paris, vers la fin fu mois. — La lettre se termine par d’affectueuses protestations.

NANTEUIL (Célestin), peintre et lithographe coloriste, directeur de l'École des Beaux-Arts de Dijon, n. à Rome, de parents français, 1813, m. à Marlotte, 4 déc. 1873.

L. A. S. à l'un de ses amis de Paris; Dijon, 10 mars 1871, 4 p. in-8, tête imprimée de la direction de l’école des Beaux-Arts de cette ville. — R°. ( Recherché.)

Belle et intéressante lettre, où il fait la poignante peinture de ses angoisses passées et de celles de l’heure présente:

« Depuis tantôt sept mois je n’ai reçuaucune nouvelle de Paris, ni de nos amis, et je suis dans l'ignorance la plus complète sur les éventualités qui ont pu surgir, pour eux, des lugubres événements que nous traversons, et qui manquent tout à fait de gaité. Nous étions et sommes encore, ici, au secret; car l'occupation continue pour nous, et, très malheureusement, il est à craindre qu’elle ne soit pas prête de finir, le département de la Côte-d'Or étant probablement compris dans la zone qui restera envahie jusqu’au paiement définitif. C’est à y renoncer. Je

me sens un peu à bout de courage et j'ai des envies folles de mettre la clef sur la porte et de me sauver dans un coin, bieu loin, aussi loin que possible de tout cela! D’autant que j'ignore quelle est notre position officielle, et s’il y a encore une école des Beaux-Arts à Dijon. — Ce que je sais, c’est que nous ne sommes pas payés depuis près de neuf mois ; que je suis forcé de faire vivre à mes frais les petits employés, et de pourvoir aux dépenses de l'école, que j'ai cru devoir rouvrir, malgré tout, à l'époque habituelle, afin d’exister en tout cas. Il va sans dire que, sauf-les tout jeunes enfants, rien n’est resté. Les uns sont mobiles, les autres prisonniers en Allemagne, ou tués, ou blessés. Le travail n’est donc pas fatiguant. Pour moi, je n’ai pas touché au crayon depuis six mois, et c’est ce quine m'était jamais arrivé. Il est vrai

ue les obus, le canon, la mitraille, les charretées de blessés, les ambulances, l'incertitude Er l'heure et de la journée qui va suivre, l’incendie, le pillage, les réquisitions, la bataille, les morts à enterrer, les vivants à craindre, votre lit et votre chambre en question à chaque instant; les bruits alarmants, les faits sinistres, l'inquiétude générale, l’anxiété particulière, le froid, la neige, la famine, les exigences folles et brutales de l'ennemi, la gaîté intempestive des amis, le présent plein de faits lugubres, l’avenir gros de tempêtes, ne vous laissent que le désir ardent d’être en un lieu où il soit possible de ne rien voir et de ne rien entendre... Jusqu'ici le musée n’a eu aucun sinistre à déplorer. Toutefois, malgré la plus active surveillance, quelques médailles, heureusement sans valeur, ont été soustraites, sans doute comme souvenirs. Par bonheur, c'était en zine et ça représentait le duc de Berry. Si vous mettez la main sur Hugo, n'oubliez pas de mettre la mienne dans la sienne. »

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1994. ROUSSEAU (Pierre-Etienne-Théodore), grand paysagiste, qui, par la

magie de sa couleur, nous fait aimer et visiter avec lui les lieux champêtres où il nous introduit, n. à Paris, 15 avril 1812, m. à Barbison, 22 déc. 1867.

L. À. S. à son ami A. Sensier, 2 p. in-8. (Col. A. Sensier.) — F. (Recherché.)

« Mon exposition durera bien six semaines encore. Burty n’a pas encore fait le catalogue: Le temps manque à chacun. Je vous l’enverrai aussitôt. — Raffermissez votre santé et pro— longez le plus possible votre congé. J’ai hâte de vous voir; mais j’aime mieux attendre que vous nous reveniez joufflu, Au besoin, j'irai bien passer un ou deux jours avec vous. »

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ROUSSEAU (Pierre-Étienne-Théodore).

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