L. S. ; Freyberg, 13 juin 1732, 3 p. 1/2 in-fol. — F
Belle lettre sur la construction et sur le prix d’un orgue.
HAENDEL (Georg-Friedrich), appelé par les Anglais, ses compatriotes d'adoption, le Wilton de la musique, n. à Halle (Saxe), 23 fév. 1685, m. à Londres, 13 avril 1759.
L. A. S., en français, à Michael Dietrich Michaelsen, son beau-frère, docteur en droit à Halle (Saxe) ; Londres, 20 fév. 1719, 3 p. in-4, cachet armorié, de cire noire. — À.S. À. Musique : KR.
Il s'excuse de n’avoir pu se rendre près de lui; des affaires, d’où dépendent sa fortune, l’en ont empêché. Il espère pouvoir se mettre en route dans un mois, aussi le prie-t-il d'en avertir la Mama et toute la famille. Lorsqu'il sera rendu à Halle, il soldera le montant de la lettre de change, non payée par le marchand de Magdebourg. En attendant, il , annonce à son beau-frère que l’étain demandé « sera bientôt acheminé pour ses endroits. » — La lettre, toute remplie de sentiments affectueux, se termine ainsi: « Vous pouvez être assuré que je conserveral toujours vivement le souvenir des bontés que vous avez eues pour feue ma sœur, et que les sentiments de ma reconnaissance dureront autant que mes jours.» Compliments à M. Rotth, son ami.
BACH (Johann-Sebastian), génie original et fécond, une des gloires
de l'art musical allemand, n. à Éisenach, 21 mars 1685, m. à Leipzig, 30 juill. 1750.
Morceau de musique aut. pour cor de chasse, 1 p. in-fol. — À. S. R°, —$. A — Musique : R.
GLUCK (Christoph-Willibald), un des plus vigoureux génies qui aient honoré la scène lyrique, l’immortel auteur d’Orphée et d’Zphigénie en
Tawride, n. à Weidenwang (Haut-Palatinat), 2 juillet 1714, m. à
Vienne, 25 nov. 1787.
L. A. S., en français, à la comtesse de Fries ; Paris, 16 nov. 1777, 2 p. in-4. — A. S. R. — Musique : FF.
Pièce capitale, qui est non seulement un des plus récieux autographes connus de Gluck, mais une page de l’histoire de la musique. En voici la transcription littérale :
« Madame, « On m'a si tracassé sur la musique, et j'en suis si dégoûté, qu’à présent, je n’écrirois pas seulement une notte pour un louis; concevez par là, Madame, le degré de mon dévouement our vous, puisque j'ai pu me résoudre à vous arranger pour la harpe les deux chansons, que J'ai l'honneur de vous envoyer. Jamais on a livré une battaglie plus terrible et plus disputée de celle que j'ai donné avec mon opéra d'Armide. Les cabales contre /phigénie, Orfée et Alceste n’étoient que des petites rencontres entre les troupes légères en comparaison. L’Ambas-
.sadeur de Naples, pour assurer un grand succès à l'opéra de Piccini, est infaticable pour
cabaler contre moi, tant à la cour, que parmi la noblesse. Il a gagné Marmontel, La Harpe et quelques académiciens, pour écrire contre mon sistème de musique et ma manière de composer. M. l’abbé Arnaud, M. Suard et quelques autres ont pris ma défense, et la querelle s’est échauffé au point, qu'après des injures, ils seroient venu aux faites, si les amis communs n’auroient pas mis l’ordre entre eux. Le Journal de Paris, qu'on
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débite tous les jours, en est plein. Cette dispute fait la fortune du Rédacteur, qui a déjà au delà de 2,500 abonnés dans Paris. Voilà donc la révolution de la musique en France. avec la pompe la plus éclatante. Les entousiastes me disent: Monsieur, vous êtes heureux de jouir des honneurs de la persécution; tous les grandes génies ont passé parlà. — Jeles enverrois volontier au diable avec leurs beaux discours. Le fait est que l'opéra qu’on disoit d’être tombé, a produit, en 7 représentations, 37,200 livres, sans compter les loges louées pour l’année, et sans les abonnés. Hier, 8 représentation, on a fait 5767 livres. Jamais on a vu une plaine si terrible et un silence si soutenu. Le parterre étoit si serré, qu’un homme qui avoit le chapeau sur la tête, et à qui la sentinelle disoit de loter, lui a répondu : venez donc vous même à me l'oter ; car je ne puis pas faire usage de mes bras ; cela a fait rire. J'ai vu des gens en sortant les cheveux délabrés et les abits baignés comme s'ils étoient tombez dans une rivière. Il faut être François pour accheter un plaisir à ce prix là. Il y a 6 endroits dans l’opéra qui forcent le publie à perdre la contenance et de s’emporter. Venez y, madame, à voir tout ce tumulte; il vous amusera autant que l'opéra même. Je suis au désespoir de ne pouvoir pas encore partir, à cause du mauvais chemin ; ma femme a trop de frayeur. Je vous prie de faire mes compliments à monsieur le Baron et à monsieur Gontard. Je suis avec la considération la plus parfait, «Madame, « Votre très humble et très obéissant serviteur, « LE CHEVALIER GLUCK. »
« P. S. Ma femme vous fait mille tendres compliments. » « Paris, 16 novembre 1777. »
HILLER (Johann-Adam), compositeur d’opérettes, critique d'art, le premier qui ait exposé en Allemagne les principes de l'art du chant, n. à Windischassig, près de Goerlitz, 25 déc. 1728, m. à Leipzig, 16 juin 1804.
L. A. S. à une amie; Breslau, 25 déc. 1787, 4 p. pl. in-4. —R.
Belle lettre, pleine de détails de famille.
. NAUMANN (Johann-Gottlieb}sélève de Tartini, maitre de chapelle de
la cour de Saxe, auteur des opéras d'Amphion, de Gustave Wasa et d'Orphée, qui lui valurent, de son temps, une grande réputation, n. ONE près de Dresde, 17 avril 1741, m. au même lieu, 31 oct.
L. A. 8. à l'avocat Brummer, à Altenburg; Dresde, 31 mai 1798, 1 p. in-4, Ca-
chets brisés. — R.
Relative à Cora, un de ses opéras.
VOGLER (l'abbé Georg-Josef), compositeur et théoricien, plus connu par ses travaux sur l'harmonie que par ses productions musicales, et qui eut l'honneur d’être le maître de Beethoven, n. à Würzbourg, 1749, m. à Darmstadt, 1814.
L. A. S. de son monogramme, curieux et connu, 1/2 p. in-4. Cette lettre est incomplète du commencement. — À. S. R'. — À. K.
STERKEL (Johann-Franz-Xaver), pianiste et compositeur distingué, n. à Wurzbourg, 3 déc. 1750, m. 21 oct. 1817.
L. A. S. à un ministre ; Aschafenburg, 27 mai 1816, 3 p. in-fol. — K.
Il le prie de lui permettre de faire exécuter ses messes à Dresde, devant le roi de Saxe.
SCHICHT (Johann-Gottfried), directeur de musique de l’école Saint-
Thomas de Leipzig, n. à Reichenau, près de Zittau, 29 sept. 1753, m. à Leipzig, 16 fév. 1823.