‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 222 sur 227 · BEETHOVEN · texte numérisé non relu

BEETHOVEN

WEBER (Carl-Maria-Friedrich-August von), une des grandes individualités de l'Allemagne, le plus original peut-être de ses compositeurs, auquel il n’a manqué qu’une part plus large de sensibilité native, n. à Eutin, en Holstein, 18 déc. 1786, m. à Londres, 5 juin

L. À. S. à un ami; Prague, 16 mai 1814, 4 p. in-4, d’une écriture fine et serrée.

— À.S. À. — Musique : R. (Recherché.)

Superbe lettre, où il parle de son état de maladie et de son découragement. Il déclare n'avoir pas écrit une note depuis huit ou neuf mois. Il annonce la mort de l’abhé Vogler dont il se propose d'écrire la vie.

WEBER (Carl-Maria-Friedrich-August von).

Morceau de musique aut. sig., avec paroles ; Hostervitz, 23 août 1824, 1 p. in-fol.

« Du moins, alors, je la voyais! » Romance, dont les paroles françaises sont du chevalier Ferdinand de Coussy.

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SCHNEIDER (Friedrich), compositeur distingué, n. 1786, m. 1853.

L. A. S. à Julius Schneider; Dessau, 31 janv. 1848, 2 p. in-4, cachet. Légère tache. —- 2. +

MEYERBEER (Jacob), l’auteur à jamais illustre de Robert le Diable et des Æugquenots, « transfuge éclatant de la tradition germanique, sous l'influence du goût français, » n. à Berlin, 5 sept. 1794, m. à Paris, 2 mai 1864. — (V. plus haut, article Rameau, n° 2301.)

L. A. S.; Vienne, 16 nov. 1813, 8 p. in-4. — A. $S. C. — Musique : F. (Recherché) — (Meyerbeer signa, d’abord /. Meyerbeer, puis Jacques Meyerbeer, et enfin Meyerbeer.)

Magnifique lettre, une des plus intéressantes qu’on connaisse de Meyerbeer. Le célèbre artiste, alors âgé de 19 ans, y parle longuement de sa vie, de l’état de sa santé, de ses compositions et de la haute société de Vienne.

MEYERBEER (Jacob).

L. A.S., en français, à Francesco Pezzi, à Milan; Trieste, 14 nov. 1824, 2 p.in-4, adresse, cachet de cire rouge à son chiffre.

« Après quatre mois d'absence, je suis retourné dans cette belle Italie, que je chéris comme une seconde patrie, et pour son beau ciel et pour les chers amis que j'y possède, parmi lesquels vous occupez.le premier rang dans mon cœur. » Le baron Zyneck, en rendant compte, pour la Gasette de Milan, de son Crociato in Egitto, exagère les éloges qu’il fait de son œuvre, la mettant au-dessus de celle des maîtres italiens. Il supplie Pezzi de modifier son texte, avant de l’insérer dans son journal, de le rendre plus conforme à la vérité et moins blessant pour l’amour-propre de ses compatriotes. On a, présentement, à Berlin un véritable fanatisme pour la bijouterie en fer. Comme il lui en apporte quelques beaux spécimens, il le re de ne pas en faire l’acquisition à Milan, dans le cas où ces

nouveautés y seraient déjà rendues.

— 316 — PA MEYERBEER (Jacob).

L. A. S., en français, au comte. . .; Milan, 19 janv. 1825, 4 p. in-4.

Magnifique lettre. IL vient d'apprendre qu'on se proposait de monter au Théâtre-Italien de Paris le Crociato in Egitto, avec une partition achetée à Milan par Rossini, de M. Riccordi, marchand de musique. Or cette prétendue partition n’est qu’un « amas informe de morceaux de cetopéra, volés probablement chez un copiste du théâtre de Florence. » Il a immédiatement écrit à Rossini pour lui apprendre que, dans ce manuscrit venu en sa possession, il manquait siæ des principaux morceaux, et qu’en outre il y avait des altérations nombreuses dans les autres, ainsi que dans les parties d'orchestre, provenant des modifications apportées par la censure. — A cela Rossini a répondu en l’invitant à lui expédier immédiatement la partition réelle, car les répétitions vont commencer de suite. — Cette demande lui paraît peutêtre juste etutile pour le théâtre; mais il importe que son confrère attende, pour commencer ses répétitions, l’arrivée de la copie de la partition, qu’il fait faire en toute hâte. — I] désire que sa réclamation soit soumise au Ministre, « la suprême autorité théâtrale. » Passant ensuite à la distribution des rôles, dont il parle longuement, il termine en disant que, du moment que le Crociato in Egitto n’a pas été écrit pour Paris, il n’a pas, il est vrai, le droit de réclamer les privilèges d’un auteur français; seulement s’il ne peut invoquer des

textes en sa faveur, il a pour lui la loi de l’équité, « toujours écrite dans le cœur d’un chevalier français. »

MENDELSSOHN-BARTHOLDY (Felix), remarquable intelligence, mais cœur égoïste et froid, qui, n'ayant pu gravir d’un pas sûr les sommets de l’art, s’est réfugié dans la musique de chambre, n. à Hambourg, 3 fév. 1809, m. à Leipzig, 4 nov. 1847.

Symphonie autographe, sig. Felix M.; Berlin, 24 déc. 1821, 9 p. in-fol. —

À. S. 5. — Musique : K. (Reckerché.)

Superbe pièce, composée à l’âge de 13 ans.

MENDELSSOHN-BARTHOLDY (Felix).

Sonate autographe; 27 nov. 1823, 2 p. 1/2 in-fol.

Très belle pièce, composée par Mendelssohn à l’âge de 14 ans.

MENDELSSOHN-BARTHOLDY (Felix).

L. À. S. Felix M. B. à Julius Rietz; Berlin, 8 déc. 1841, 5 p. 1/4 in-4, cachet brisé.

Magnifique lettre, une des plus belles connues de Mendelssohn. Elle est toute relative à ses compositions musicales.

MENDELSSOHN-BARTHOLDY (Felix).

L. A.S., en français, à M'ie Bourbier; Londres, 19 juin 1844,2p.

in-4, adresse, cachet de cire rouge à ses initiales.

Il la remercie,en termes chaleureux, d’avoir participé à la réhabilitation de l’Antigone. « Je n'ai pas besoin de vous dire combien je regrette d’être .

obligé de me contenter d'une description, et de ne pouvoir venir à Paris, pour y voir moi-même une représentation et assister à vos nouveaux triomphes. »

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2413. SCHUMANN (Robert), novateur plus hardi qu'heureux, un de ces météores passagers qui s’annoncent par quelque bruit violent et s’éteignent aussitôt, n. à Zwickau (Saxe), 8 juin 1810, m. à Eudenich, aux environs de Bonn, 20 juill. 1856.

10 L. A. S. à son éditeur Hartel, à Leipzig; 12 janv. 1850, 2 p. in-8. — Fÿ. (Recherché.) Relative à un concert qui sera donné à Leipzig avec le concours de sa femme.

2° L. A. S. de Mme Cara Wieck, femme de Robert Schumann, qui a consacré son magnifique talent de pianiste à la propagation des œuvres de son mari; 28 déc. 1861, 1 p. in-8.

Belle lettre musicale.

2414. WAGNER (Richard), le grand prêtre de la réforme musicale en Allemagne, qui à résumé sa doctrine dans Zristan et Yseull, n. à Leipzig, 22 mai 1813.

L. À. S. à l’intendant de l'Opéra de Zurich, Zurich, 5 janv. 1857, 2 p. in-8.

Relative à sa partition du Vaisseau fantôme.

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2415. OFFENBACH (Jacques), l’auteur, mal inspiré, de la Zelle Hélène et autres débauches musicales, n. à Cologne, 21 juin 1819. L. A. S. à une dame; mardi, 3 p. in-4. — A. S. C. — (Réservé.)

Envoi de La Cigale et la Fourmi, mise par lui en musique.

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