‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 46 sur 227 · L. A. $. à l'abbé Lemonnier, 2 p. 1/2 in · texte numérisé non relu

L. A. $. à l'abbé Lemonnier, 2 p. 1/2 in

Invitation à venir passer une journée avec lui à la campagne. « Si cela vous convient, demain vous serez tout vêtu, tout chaussé, tout aimable, tout gai, à sept heures du matin,

tinais le tout à l’achat d’une

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que j'irai vous prendre chez vous, pour disposer de vous comme il vous plaira. Si l’on vous met à mal, eh bien! cher abbé, vous vous en consolerez... »

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DREUX DU RADIER (Jean-François), polygraphe, qui s'est exercé dans tous les genres, particulièrement connu par sa Zibliothèque historique et critique du Poitou et par son Z'urope illustre, n. à Chà-

teauneuf-en-Thimerais, 10 mai 1714, m. au même lieu, 1% mars

L. À. S. à Mme Duchesne, libraire à Paris; Saint-Maixme, près Châteauneuf,

9 mars 1771, 2 p. 3/4 in-8, adresse et joli cachet. — KR.

Charmante et rare lettre, écrite probablement à l’occasion de sa traduction des Satires de Perse, qui parut l’année suivante. « Pour les propositions que je vous ay faites, je les croyais raisonnables : je des— FAURE LE

boete ou tabatière d’or. Il y a cinquante ans que je m'en passe, et je suis assez philosophe pour m'en passer très gayement, cinquante ans encore. »

HELVETIUS (Claude-Adrien), philosophe sensualiste et littérateur, auquel on doit le livre de l’ÆZsprit, qui fut brûlé par arrêt du Parlement, n. à Paris, 26 janv. 1715, m. dans la même ville, 26 déc. 1771.

L. À. S. à Voltaire, aux Délices ; (1758), 2 p. in-4, cachet. — A. S. R'. — A. R. (Recherché.)

Lettre remarquable sur son livre de l'Esprit et dont voici le texte : « Monsieur,

« Je compte que vous aurez reçu mon livre avant que ma lettre vous parvienne. Du moins,

mon libraire, qui s’est chargé de vous le faire tenir, le croit déjà entre vos mains. Je désirerois fort que cet ouvrage fût digne de celuy auquel je l'envoie. Les Jésuites, les abbés Gauchats, Trublet et une infinité d’autres auront beau crier que je ne suis qu’une bête impie, si j'ay votre suffrage, sublimi feriam sidera vertice. Lorsque tout le monde me persécute, il est du devoir d’un grand homme de consoler l'opprimé; et c’est ce que vous avez fait, en m’annonçant que cet ouvrage ne vous paroit pas aussy dépourvu d'esprit et de talens que le disent ces Messieurs.

. «Je sçais qu’on trame encor de nouvelles horreurs contre moi. On fera ce qu’on voudra ; je prendray mon party, quand il en sera tems. Ce qui me déplait le plus, dans ma situation, c'est de me voir déchiré par une infinité de petits drôles, et de me trouver lié par certaines moe, de manière que je n’en puisse écraser aucun. Il est triste de se voir dévoré soy vivant.

« Mandez-moy si vous avez mon livre et permettez-moy de vous assurer du respect le plus flatteur. C’est celuy que doit à vos talents et à votre génie,

« Votre très humble et très obéissant serviteur.

+ « HELVETIUS. »

se buiase

VAUVENARGUES (Luc de CLAPIERS, marquis de), militaire philosophe, écrivain moraliste, émule de La Bruyère, avec plus de sympathie humaine, n. à Aix, 6 août 1715, m. à Paris, 28 mai 1747.

L. A. S. au marquis de Villevieille, capitaine au régiment d'infanterie du Roy, à

Sommières ; Nancy, 2 mai 1743, 1 p. in-4, adresse et cachet aux armes de Vauve-

pargues : d'or à trois faces d'azur. — À. S. R. — À. F7.

Le régiment dont il fait partie devait partir de Nancy le 10 ; mais il paraît que ce ne sera que le 22; il faut néanmoins que Villevieille rejoigne au plus vite son corps, à moins qu'il nait une prolongation. Il ne lui parle pas du cui— sinier qu’il a promis de lui amener. « J’ay acheté,

ajoute-t-il, un cheval pour luy, de la batterie de cui- L/rauet 21 27 nel un mulet pour la porter. Si toutes ces dépenses me devenoient inutiles par votre oubli, je ne vous

le rte de la vie. Adieu, trop inintelligible et laconique baron. »

VAUVENARGUES (Luc de CLAPIERS, marquis de).

P. A., 3 p. 1/4 in4.

Remarquable jugement sur une certaine classe d'écrivains. Cette pièce commence ainsi : « Les écrivains, qui ne devroient se proposer que d’aprendre à penser et à sentir aux autres hommes, s’avilissent eux-mêmes jusqu’à n’avoir d'autre objet que d’amuser leur frivolité, come des comédiens et des pantomines, lorsqu'ils ne travaillent que pour tirer de l’argent de leurs ouvrages. Que ne font-ils donc le métier de leurs pères, puisqu'ils ne veulent pas sortir de leur condition. Pourquoy veulent-ils qu’on les distingue du peuple, puisqu'ils ne travaillent que par les mêmes moûfs. Est-ce à cause qu'ils font un métier d'esprit qu’ils se on au-dessus des autres artisans : mais qu’ils le fassent donc avec sens et avec no-

esse... »

BARTHELEMY (l'abbé Jean-Jacques), savant antiquaire et littérateur, auteur du Voyage d'Anacharsis en Grèce, n. à Cassis, en Provence, 20 janv. 1716, m. à Paris, 30 avril 1795.

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