‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 5 sur 227 · L. S. au Roi ; Troyes, 21 septembre, 1 p · texte numérisé non relu

L. S. au Roi ; Troyes, 21 septembre, 1 p

pl. in-4, trace de cachet. — F.

Importante lettre sur le malheureux état de puerx la ville de Troyes et de ses habitants. Il de- k

mande que M. de Chastillon, qui est à Châlons, vienne à Troyes, car il est nécessaire « pour si grand peuple qui est en ceste ville, qu'il y ait homme de grant autorité trop plus que moy... »

CHARLES DE VALOIS, duc d'Orléans, poëte, auquel ses œuvres françaises et anglaises, pleines de grâce et d'originalité, assurent un rang à part dans notre histoire littéraire. (V. série des Chefs de gouvernement, n° 212.)

P.S., sur vélin, avec une ligne autographe; Vierzon, 15 juillet 1461, 1 p. in-4 oblong.

Ordre de payer la somme de 157 livres dix sols tournois à Pierre de Cens, son médecin, pour un terme de sa pension, à prendre sur la recette du comté de Blois.

COMMYNES (Philippe de), l'illustre historien de Louis XI. (V. son article, n° 303 de la série des Zommes d'Etat.)

P.S., sur vélin, par Louis XI ; Dinechien, près le Puybelliard (Bas-Poitou), décembre 1472, 1 p. gr. in-fol. — { Réservé.)

Lettres patentes de Louis XI donnant à Philippe de Commynes la principauté de Talmont, et les châtellenies de Curson, Olonne, la Chaulme, Châteaugaulthier, Brem et Brandois, sises en Talmondais, et la terre de Berrye, au pays d'Anjou. Ce don, faiten présence du chancelier et de Tanneguy du Chatel, était la juste récompense du service capital que Commynes avait rendu à Louis XI à Péronne. Le texte de la pièce contient les détails les plus précis et les plus intéressants sur cette page d'histoire ; aussi ce document est-il un des plus remarquables de la collection de M. B. Fillon.

COMMYNES (Philippe de).

P. S.; 11 fév. 1489 (1490, n. s.), 6 p. 1/2 in-fol.

Transaction intervenue entre Philippe de Commynes et Jean Moreau, secrétaire du Roi, demeurant à Tours, au sujet d’une galéace naviguant sur la Méditerranée. Cette curieuse pee remplie de détails sur le commerce maritime de la fin du xve siècle, est couverte, à la

uitième page, de notes autographes de Commynes.

On a joint à ce document la procuration donnée par Commynes pour vendre ladite galéace, pièce sur vélin, du 20 avril 1486, 1 p. gr. in-fol.

COMMYNES (Philippe de).

L. S. au duc de Milan (Louis le More); Venise, 4 février (1494), 1 p. in-4, adresse, trace de cachet.

Relative à des sommes dues à certains marchands de Milan. Elle se termine par cette phrase : « S'il est vray ce qu’on dit, le pape (Alexandre VI) monstre qu’il est homme de mauvaise foy. » =

On a joint à cette pièce une lettre signée d'Hélène de Chambes, femme de Philippe de Commynes, datée d’Argenton, le 29 septembre, et adressée à Hilaire Cottereau, procureur d’Argenton, alors à Vouvent, 1 p. in-4.

BOUCHET (Jean), chroniqueur estimable et poëte fécond, dont les divers écrits sont très-recherchés, n. à Poitiers, 30 janvier 1476, m. dans la même ville après 1550.

L. A. S. à Louis de La Trémoille, vicomte de Thouars; Poitiers, samedi 26 juillet,

1 p. 1/2 in-fol., adresse. — A. S. R. — S. K.

Précieuse et rare lettre par laquelle il le remercie du don qu’il a fait à son gendre, Pierre Brunet, de l'office de tech de Gençay, et entre dans divers détails sur la façon dont Ne cède dans la conduite de ses affaires au palais de Poitiers et devant d’autres juridictions. [lui parle, en même temps, des

difficultés que, De il y

éprouve, et finit sa lettre en

nant l'éloge du savoir et CNE D RE Eh) Éde l'expérience du docteur

Maurice Vernou, celui qui Gong harangua François Ier, com-

me maire de Poitiers, lors- ï

que ce prince fitson entrée en cette ville, le 5 janvier 1519.

ms à

MARGUERITE DE VALOIS, dite d'Angoulême, reine de Navarre, qu'ont illustrée les nobles qualités de son cœur, ses divers écrits et la protection qu’elle ne cessa d'accorder aux gens de lettres. (V. série

des Chefs de gouvernement, n° 222.) L. S. à Guillaume Vernade, son receveur à Fontenay-le-Comte ; 8 avril, 1 p. in-4 oblong, trace de cachet de cire brune. — (Æéservé.)

Ordre de payer à Jean Bouchet, procureur à Poitiers, la somme de vingt-huit écus soleil qu’elle lui a octroyée en récompense «des services qu'il lui a renduz en les besoignes que on luy a commandées de sa part. » à re 1 !

{Cette pièce doit être de 1520, Marguerite n’ayant possédé le domaine utile de Fontenay que du 30 juillet 1519 à la fin de l’année 1521; encore cette dernière date est-elle incertaine. Il est probable que les besoignes que Jean Bouchet avait faites, en cette circonstance, étaient purement littéraires.)

RABELAIS (François), l’auteur de Pantagruel. (Voir son article à la série des Znitialeurs, n° 6, où est décrite la quittance datée de Rome, le 18 juin 1548.)

L. A.S., en latin et grec, à Guillaume Budé; Fontenay-le-Comte, 4° jour avant les nones de mars (1522 ?), 2 p. 4/4 in-fol., adresse, trace de cachet. — ( Réservé.)

Lettre de la plus'haute importance, au point de vue de la biographie de Rabelais, et qui jette un jour complet sur ses premières relations avec Budé. Elle apprend que Rabelais, alors jeune, car il se qualifie « adolescens, » avait adressé, précédemment, une autre lettre à l'illustre érudit, mais que la réponse ne lui était pas parvenue, ce dont il n’avait pas été étonné, eu égard, d’un côté, à son infimité, de l’autre, à la haute position de Budé et à ses incessantes occupations. Néanmoins, il avait conservé quelque espérance de recevoir tôt ou tard cette réponse, si impatiemment attendue, entretenu qu’il était dans cette pensée par tout ce qu'il entendait dire autour de lui du caractère Honva lat de l’homme illustre auquel il s’adressait. Il n'avait, du reste, pris cette hardiesse qu’à l’instigation de Pierre Lamy, son maître. S'il est frustré dans cet espoir, c’est à ce dernier qu'il devra légitimement s’en prendre, étant la cause réelle du préjudice causé. Lamy l’engage à ne point se décourager et à adresser une nouvelle lettre à Budé, bien qu’il sache tous ses instants absorbés par l’exercice des devoirs de ses fonctions, et la peine qu’il prend pour inculquer le goût des sciences et des lettres à un personnage, désigné sous le nom de Ent, lequel, malgré les conseils qu’on lui donne, malgré la bonne volonté de s’instruire qu’il montre, ne peut rompre avec ses anciennes habitudes. La lettre se termine par quatre vers grecs adressés à ce Plutus, dans lesquels Rabelais l’'adjure de s'abandonner entièrement à la direction de Budé.

Ce beau document, le plus précieux, à certains égards, de la collection, n’est pas entièrement inédit. Son texte a été inséré dans le Bulletin du bibliophile belge, mais avec si peu de soin, qu y est criblé de fautes qui le rendent presque inintelligible. Il sera prochainement publié

ans un travail que M. B. Fillon prépare sur les premières années de la vie de Rabelais.

(De toutes les collections publiques ou privées, il n’en est aucune qui renferme des autographes aussi importants de Rabelais. On ne connaissait jusqu'ici que les trois mentions autographes signées, apposées sur les registres de la faculté de médecine de Montpellier, cinq signatures diverses sur des actes conservés dans la même faculté, et des annotations sur des livres qui sont à la Bibliothèque nationale. On a signalé, dernièrement, aussi une lettre de Rabelais adressée, en 1532, à Erasme, dont l'original autographe serait dans la bibliothèque de Zurich ; mais ni M.B. Fillon ni moi n'avons vu cette pièce. En 1876, le docteur Gordon a publié, chez l'éditeur Coulet, les fac-simile de tous les autographes de Rabelais conservés à

Montpellier. Grâce à cette curieuse publication, aux pièces décrites ici et aux recherches -

de M. Rathery, on connaît actuellement, d’une manière exacte, l’écriture de Rabelais, qui a subi de notables modifications, à mesure qu'il avançait en âge. Ainsi celle de la missive à Budé, qu'il faut, selon toute vraisemblance, rapporter à l’année 1522, est moins caractérisée que celle de la lettre du 28 janvier 1536 à Geoffroy d’Estissac. L’approbation placée en bas de la quittance de 1548 est d’une calligraphie encore plus personnelle. Rabelais, d’ailleurs, avait adopté, de très-bonne heure, l'écriture italienne, employée de préférence par les partisans des idées nouvelles, tandis que la gothique était restée chère aux stationnaires.)

RABELAIS (François).

L. $. à Geoffroy d'Estissac, évèque de Maillezais: R 8 : | in-fol., trace de cachet, Li aillezais ; Rome, 28 janv. 1586, p-A1/2

Il a reçu les lettres du second jour de décembre (1535), qui lui ont appris que ses précédents

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