L. A. S. à madame Amable Tastu, 3/4 de p. in-8. — C
Jolie lettre de recommandation en faveur d’un éditeur pauvre et honnête, M. Werdet (avec lequel, plus tard, M. Jules Sandeau eut des démêlés).
FALLOUX (Alfred-Frédéric-Pierre, comte de), littérateur et homme politique, membre de l’Académie française, promoteur de la loi qui a livré, en France, l’enseignement public au parti clérical, n. à Angers, 7 mai 1811.
L. À. S. à M. L. Audé, secrétaire général de la préfecture de la Vendée; 7 août
1869, 4 p. in-8. — A. S. R.—S. C. (M. de Falloux use fréquemment de secrétaires et ne fait guère que signer ses lettres.) Refus de se présenter de nouveau aux suffrages des électeurs vendéens, après un premier
échec. « Les électeurs urbains obéissent, en majorité, à la gauche, qui me repousse comme clérical ; les électeurs ruraux obéissent, en majorité, au garde champêtre, qui me repousse
comme indépendant. Il y a là un double laminoir dans lequel mes amis seront broyés, jusqu’à ce que les sénatus-consultes, qui sont en fleurs aujourd’hui, mais non encore müris, aient
oussé des fruits. Il faut, en attendant, travailler activement aux élections municipales, aux sono du Conseil général, revendiquer énergiquement les réformes pratiques et la décentralisation. »
GAUTIER (Théophile), un des artistes littéraires les plus délicats de la phalange romantique, n. à Tarbes, 31 août 1811, m. à Neuilly, 23 oct. 1872.
P. A.S., 4 p. in-4 oblong. — R'. ( Recherché.) — (Gautier n'écrivait guère que des billets : ceux-ci sont communs; mais les lettres longues et intéressantes sont fort rares. Les pièces de vers sont également fort recherchées des amateurs, qui en illustrent les poésies de Gautier.)
Article sur l’Album de dessins de Victor Hugo, reproduit par Paul Chenay: :
« Il n’est pas difficile de deviner, au prodigieux sentiment plastique de l'écrivain, qu’il eût été aussi aisément grand peintre que grand poëte. La puissance d’objectivité a possède lui eût servi pour des tableaux comme elle lui sert pour des pages et pour des livres; mais il n’a pas poussé au delà du simple délassement cette faculté naturelle, surtout que ce n’est pas trop de tout un homme pour un seul art. Le dessin n’est donc pas une prétention de Victor Hugo, et, si, parfois, on a vu d’illustres maîtres tirer plus de vanité d’un talent secondaire que de l’art qui faisait leur gloire, ce n’est pas là le cas de notre poëte. Il a fallu la sainte tentation d’une œuvre charitable pour qu’on pût lui arracher la permission d’éditer ses croquis. »
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LAPRADE (Pierre-Marin-Victor RICHARD de), poëte, qui a remplacé Alfred de Musset à l’Académie française, n. à Montbrison, 13 janv.
L. A. S. à M. B. Fillon ; Aurillac, 20 janvier 1871, 2 p. in-8. — C. — (Réservé.)
Belle lettre, noblement pensée, sur les malheurs qui accablaient alors la patrie.
1274. LAPRADE (Pierre-Marin-Victor RICHARD de).
L. A.S. (à M. Morel) ; Montbrison, 12 oct. 1857, 1 p. 1/2 in-8.
Remerciments d’un article de M. Lacaussade sur ses vers, article qui avait été inséré dans
la Revue française.
1275. LAPOINTE (Savinien), poëte-cordonnier, dont les œuvres sont em-
preintes d’un profond sentiment d’honnêteté et d'amour de ses semblables, n. à Sens, 1812.
L. A.S. à M. Vallès, rédacteur en chef du journal {a Rue; Paris, 2 nov. 1867, 1 p.in-8. — Rt.
« Mon cher Vallée, en vous laissant la liberté, par délicatesse ou faiblesse, de décapiter mon article intitulé : Les Cordonniers, je n’ai pas entendu que vous dussiez mettre de la boue sur mon encre; que vous dussiez en dénaturer le sens, pour en trivialiser la forme, même en changer le titre : La Saint-Crépin. .
« Quand, en 1850, je publiai mon livre : Les Echos de la Rue, je faisais autre chose que de la charge ; je poëétisais le travail, j’élevais le prolétariat. Mon article sur les Cordonniers, que je vous adressai, était conçu dans le même esprit d’apostolat. Je ne recherche pas quels sont
les motifs mystérieux qui ont pu vous déterminer à me faire dire ce que je n'ai pas dit, dans un galimatias qui dérouterait un enfant de Saint-Flour. Je demande seulement de votre loyauté de bien vouloir donner place à cette lettre rectificative, à mon communiqué, dans le plus prochain numéro de la Zue. — Je vous serre la main.