AMYOT (Jacques
P.A.,9p. 1/2 in-fol.
Document extrêmement précieux pour la biographie d’Amyot et pour l’histoire d'Auxerre, car il renferme une relation détaillée des troubles qui éclatèrent. en cette ville, à la suite de l'assassinat des Guises, aux Etats de Blois de 1588, et des dangers que les ligueurs auxerrois firent courir à leur évêque. Il porte au dos la cote suivante : « Apologie pour messire Jacques Amiot, evesque d'Auxerre, contre frère Claude Trahy, guardien des Cordeliers. » — Comme autographe, c’est aussi une rareté de premier ordre.
878. BÈZE (Théodore de), théologien protestant et écrivain, qui contribua par ses ouvrages à la renaissance des lettres en France, n. à Vezelay (Bourgogne), 24 juin 1519, m. 13 octobre 1605.
L. S., avec la souscript. aut., à Du Plessis-Mornay; Genève, 6 août 1600, 2 p. in-fol., cachet. — A. S. 5. — $S. KR. (Xecherché.)
Très -belle lettre où il l’assure de son amitié.
879. DU FOUILLOUX (Jacques), le célèbre auteur de la Vénerie, livre plein de verve gauloise et d'observations curieuses, dont les travaux des naturalistes modernes démontrent l'exactitude, n. à Bouillé, près de Maillezais (Bas-Poitou), dans les premiers jours de septembre 1519, m. au Fouilloux, en Gastine poitevine, 5 août 1580.
PAS: 141 oct.
1556, 1 p. in-fol — A.
S. R*, — $S. R?. — (Ré servé.)
Réception d’aveu rendu au château de Bouillé par Jean Poictevin, habitant d’Oulmes, qui possédait une maison noble à Guinefolle.
880. YVER (Jacques), écrivain d’une imagination féconde, dont le principal ouvrage, intitulé le Printemps d'Yover, a joui, de son temps, d’une cr vogue , n. à Niort (Poitou), 1520, m. dans la même ville vers
P. S.; 8 avril 1560, 2 p. in-fol. Fortement mouillée. — R*. —- { Réservé.)
,Compromis passé entre Jacques Yver et un certain Paul Esserteau pour l’achat en commun d’une maison située au quartier de la Folie, à Niort.
881. TYARD (Pontus de), évèque de Chalon-sur-Saône, un des poëtes de la
He ve
pléiade de Ronsard, n. à Bissy, 1621, m. à Bragny-sur-Saône, 23 sep-
tembre 1605.
P. S.; 27 juin 1593, 1 p. in-12 oblong. — A. S. R*. — S. R°.— (Il existe de Pontus de Tyard un admirable por-
trait, gravé par Thomas de Leu, dont il est une des 71 Es meilleures œuvres. La tête Q nu À £ 5 a cela de particulier, qu’elle W
M Run absolument Te }= à { C G + Los
Quittance d’une certaine somme à lui due sur le domaine de Bissy.
RONSARD (Pierre de), grand poëte épique et lyrique, l’un des rénovateurs de la langue française, bien qu'il ait eu le tort de vouloir trop asservir l’idiome national à ceux des anciens, n. au château de la Poissonnière, en Vendômois, 11 septembre 1524, m. au prieuré de Saint-Cosme-de-l'Isle, près de Tours, 27 décembre 1585.
L. A. S., 1 p.in-4. — A. S. et A. R°. — S. R°. « Monsieur, je vous supli vouloir tant faire de bien à ce pouvre enroué et morfondu de lui despartir de vos nouvelles, et si avés rien
apris de nouveau depuis que je ne vous
vys. L’ode de S'-Gelais est faite, et ne veux ‘
la lui faire tenir sans vous l’avoir premiè-
rement communiquée. Je me recommande
humblement aux plus que divines graces
et charités de mademoiselle de Moret, et
aux vostres pareillement. À
« Vostre obéissant frère, serviteur et amy, « RONSARD. »
RONSARD (Pierre de).
P. A.,9 p. 1/4 in-fol.
C’est la minute originale du Discours au Roi sur les passions, que le poëte prononça devant
Henri III, dans le sein de l’Académie fondée par ce prince. Certains passages de ce discours sont fort remarquables.
BOUCHET (Guillaume), auteur des Sérées, n. en 1526, à Poitiers, où il se livra, à partir de 1556, au commerce de la librairie, m. dans la même ville, vers la fin du XvI° siècle.
P. A. S.; Poitiers, 18 juin 1584, 1 p.in-4 oblong. — A,S. R*. — $S. R. —
( Réservé.)
Reçu de la somme de 24 livres 12 sols, pour quatre vacations comme commissaire-syndic des libraires.
PIBRAC (Guy DU FAUR, seigneur de), magistrat et poëte moraliste, rendu célèbre par ses Quatrains, dont on admire encore l’excellence des préceptes et la forme concise, n. à Toulouse, 1529, m. à Paris, 27 mai 1584.
L. A. S. à Catherine de Médicis ; Steing, au pays de Hesse, 21 déc. 1573, 2 p. in-fol., adresse et cachet. — RX,
Superbe et précieuse lettre, dans laquelle Pibrac fait connaître à la reine mère les particu-
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LS pe
larités du voyage qu’il effectue à la suite du duc d'Anjou, se rendant prendre possession du trône de Pologne. Celui-ci l’a reçu dans son chariot, avec le duc de Nevers, afin de les entretenir en particulier de ses affaires privées et de celles du royaume qu’il va gouverner. De temps à autre, le prince écoute les discours qu’il lui fait sur la politique d’Aristote, « qui est la science de l’estat et du gouvernement, par laquelle les roys apprennent la raison de leur charge et debvoir, et à maintenir et agrandir leur couronne avec honneur et justice. » Le reste des journées est employé aux correspondances officielles, qui sont très-nombreuses. Grâce à ces occupations continuelles et à sa sobriété, le duc d'Anjou éprouve peu d’ennui et de fatigue de ce long voyage.
886. LA BOËETIE (Etienne de), auteur de la Servitude volontaire. (V. série des Znitiateurs, n° 10.)
887. JAMYN (Amadis), poëte et traducteur d'Homère, disciple de Ronsard, n. à Chaource (Champagne), vers 1530, m. à Paris, 1585.
P. S., sur vélin; Paris, 31 déc. 1577, 1 p. in-4 oblong. Tache qui n'altère pas le texte de la pièce. —- S. RS.
Reçu de la somme de 600 livres à lui payée pour un an et demi des gages de secrétaire de la chambre du Roi.
888. LA NOUE (François de), dit Bras de fer, célèbre capitaine protestant, écrivain militaire et commentateur de Guichardin, n. à La Noue- Briord, dans le pays de Raïs, en 1531, m. le 4 août 1591, des suites d’une blessure reçue devant Lamballe.
P. 5. ; 22 mars 1571, 1 p. 1/2 in-fol. — A. S. 5. — S. 5, — S. François de La
Noue, F£. (Recherché) — (Les fac-simile reproduisent la signature officielle et la signature privée de Ea Noue.)
Transaction intervenue entre François de La Noue, chevalier, seigneur dudit lieu, de La Gacherie, Chavanes et La Roche-Benart, gentilhomme de la Chambre du Roi, d’une part, et Jean de Laval, chevalier de l’ordre, baron de Mailly, La Roche-Corbon, Bressuire, etc. d'autre part, au sujet de la succession de François de Laval, seigneur de Marcilly.