LETTRE DE LODOVICO ARIOSTO
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sance, n. au château de Capreze, près d’Arezzo, 6 mars 1475. m. à
Rome, 17 février 1564. (V., plus loin, à la série des Artistes.)
P. AÀ., à la 3° personne ; 26 oct. 1521, 1/2 p. in-fol. — A. S. R°. — A. F7.
Reçu de diverses sommes qui lui sont dues par un certain Lionardo. 11 mentionne le paiement de quatre ducats d’or fait à Federigo, dit Frizzi, sculpteur florentin, qui a fini une figure du Christ à Rome, et parle de son domestique Pietro Urbano, qui lui fut si attaché et qu’il soigna avec tant de dévouement dans sa dernière maladie. RUCELLAI (Giovanni), poëte et restaurateur de la scène tragique en
Italie, n. à Florence, 1475, m. 1525.
L. A. S. à Paolo Vettori; Rome, 15 sept. 1524, 1 p. in-fol., adresse êt cachet. Rognée en tête. — R7.
Recommandation en faveur de Paolo Jovio.
NARDI (Jacopo), historien florentin, traducteur de Tite-Live, n. à Florence, 1476, m. 1533.
L. A. S. à Francesco del Nero, à Florence ; Rome, 19 fév. 1518, 1 p. 1/2 in-fol., adresse, traces de cachet. — R7.
Très-belle lettre, signée Jaco N. in Roma.
SADOLETO (Jacopo), cardinal, protecteur des lettres, type parfait de l’'humaniste chrétien, n. à Modène, 14 juillet 1477, m. à Rome, 18 octobre 1547.
L. S., sur vélin, au nom de Zéon X, à Achille Pelavani ; Rome, 9 mai 1513, 1 p. in-fol. oblong, adresse, traces de cachet. — A. S. R7. — S. R*. (Les pièces, signées au nom de Léon X, sont plus communes.)
CASTIGLIONE (Baldassare), poëte plein de grâce et de sensibilité, littérateur célèbre, auteur du Courtisan, ami de Raphaël, qui en a laissé l’admirable portrait conservé au Louvre, n. à Casatico, duché de Mantoue, 1478, m. à Tolède, 1529. (V. série des Artistes, article Raphaël.)
TRISSINO (Giovanni- Giorgio), poëte illustre, favori de Léon X, auteur de Sophonishe, «la première tragédie raisonnable et purement écrite, dit Voltaire, que l’Europe ait vue après tant de siècles de barbarie, » n. à Vicence, 8 juillet 1478, m. à Rome, dans les premiers jours de décembre 1550.
L. A. S. à Piero Alcandro, vicaire de l’évêque de Vicence ; Corneto, 9 sept. 1530, 1/2 p. in-fol., cachet. Légères taches. — R$. — (On remarque, dans l'écriture de Trissino, plusieurs lettres grecques, entre autres l'epsilon et l'omega : le fac-simile de la signature offre, dans le nom Giorgio, l'exemple de l'omega par opposition avec l'omicron.)
Très-belle lettre de remerciements d’un service qu’il lui a rendu. HD, Cie 1QUA a We
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GUICCIARDINI (Francesco), en français : GUICHARDIN, célèbre homme d'Etat et historien, dont le caractère austère et inflexible se reflète dans son œuvre principale, l’ÆZistoire d'Italie, où il a fait preuve de beaucoup d'impartialité, n. à Florence, 6 mars 1482, m. 22 mai 1540. L. S. à Giovanni Buomromei ; Reggio, 21 juillet 1517, 1 p. in-fol., adresse, cachet.
— A. S. R7. —S. I. (Guichardin signait souvent en abrégé.)
Relative à l’arrivée d’une ambassade du Roi très-Chrétien et du Roi Catholique, auprès de l'Empereur, afin de régler les différends qui existent entre l'Empereur et les Vénitiens,
GUICCIARDINT (Francesco).
L. A. S.: Fr.Guicc. à son frère Aloisio Guicciardini, à Florence ; Reggio, 13 déc. 1518, 3/4 de p. in-fol., trace de cachet. Très-léger raccommodage.
Belle lettre, pleine de détails intimes.
. GUICCIARDINT (Francesco).
L. À. S. à son frère Aloisio; Reggio, 20 fév. 1520, 2 p. 3/4 in-fol. Cette pièce a beaucoup souffert de l'humidité sur les bords et toutes les lignes sont incomplètes.
Lettre politique et militaire, très-intéressante.
/ Frbres
JOVIO (Paolo), évèque de Côme, historien peu véridique, mais qu'il importe parfois de consulter, n. à Côme, 1483, m. 1552. Il était grand amateur de portraits, dont il avait réuni une collection précieuse dans sa villa, construite sur les ruines de celle de Pline le Jeune.
L. À. S:11 vescovo Jovio, au grand Chancelier ; Côme, 13 oct. 1543, 1 p. in-fol., adresse, cachet armorié. Tachée d'humidité. — R7.
Intéressante lettre sur une agression dirigée contre le peintre Francesco da Pesina, alors qu'il peignait au Musée l'A mour avec une villageoise, ol un certain Scanagata, LÉ De . pêcheur Giorgio. Les deux agresseurs ont été bannis; Jovio sollicite la grâce du pêcheur.
NERLI (Filippo), historien, n. à Florence, 1485, m. 1556.
L. S., avec la souscription autographe, au duc de Florence ; Volterre, 14 déc. 1543, 3/4 de p. in-fol., adresse, traces de cachet. — A. S. R7. — $. KR.
Il exprime ses regrets sur la mort de la princesse Marie.
COLONNA (Vittoria), marquise de PESCAIRE, femme poëte, l’illustre amie de Michel-Ange, n. à Marino, 1490, m. à Rome, février 1547.
L. A. S. à M.-Antonio della Mirandola ; Santa-Anna, 28 août, 2 p. 1/2 in-fol. Légers raccommodages. — A. S. R. — $S. R.
Précieuse lettre, où elle lui donne les plus sages conseils, et lui montre combien il a raison de se consacrer au service de Dieu.
1359. VIDA (Marco-Hieronimo), évêque d’Albe, un des premiers poëtes latins de son temps, n. à Crémone, 1490, m. 1566.
L. A. S. à Gianbattista Speciano, à Milan; Rome, 18 octobre, 1 p. in-fol., adresse, traces de cachet. Le papier a pour filigrane une sirène. — A. S. R7. — 92.6,
Il se réjouit que sa patrie soit retombée au pouvoir de son naturel, légitime et désiré souverain, le duc de Milan.
1360. ARETINO (Pietro), dit l’Arétin, poëte, que ses œuvres licencieuses et autres écarts d’une plume vénale ont rendu tristement célèbre, n. à Arezzo, 20 avril 1492, m. en riant, 1556.
L. S., avec la souscription autographe, au cardinal Caracciolo, gouverneur de Milan; Venise, janvier 1537, 1 p. in-fol., adresse, cachet avec monogramme, composé des lettres B. T. C., surmontées d’une étoile. — A. S. FR. — S. R. — {On voit, par les deux fac-simile reproduits ici, que l’Arétin écrivit son nom de deux façons ; la seconde est celle qu'il adopta définitivement.)
Superbe lettre où il adresse les plus grands compliments au cardinal et parle de sa pension. Il dit qu’il est né mendiant avec un cœur de roi.
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1361. ARETINO (Pietro).
L. A. $S. au duc Côme de Médicis ; Venise, 29 octobre 1547, 1 p. in-fol., adresse, traces de cachet.
Belle lettre, où ille re- ge:
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1362. TASSO (Bernardo), père du Tasse, poëte, auteur de l’Amadis de Gaule, n. à Bergame, 1493, m. 1569.
L. A. S. à Sperone Speroni, à Padoue; Venise, 30 août 1560, 1 p. in-fol.,
adresse, cachet. — A. S. R5. — S. R*. (Bernardo Tasso fut secrétaire de Renée de
France, duchesse de Ferrare, et on trouve des lettres signées de cette princesse,
écrites et contre-signées par le poëte.) Superbe lettre où il splits que Mona, dont il parle dans son livre d’Amadigi, est une
ile des côtes de la Bretagne. Il mentionne, vers la fin, son fils Torquato.
ALAMANNI (Luigi), poëte florentin, qui passa plusieurs années en France à la cour de François L et de Henri IL, n. à Florence, 1495, m. 1550.
L. A. S. à Battista della Palla, en Cour (à Paris); Lyon, 20 août 1522, 1 p. in-fol., adresse, traces de cachet. Légères taches. — EC: Belle lettre, où il annonce son arrivée à Lyon.
VARCHI (Benedetto), historien de Florence et poëte, n. à Florence, 1502, m. 1565. | Jo L. À. S. de ses initiales à Carlo Strozzi, à Florence ; Padoue, 9 avril 1540, 1 p. 1/2 in-fol., adresse, trace de cachet. Légères taches d'eau.— A. $. R7. — À. FR. Très-belle épitre politique et littéraire.
90 L. À. à Francesco Riccio, 1 p. in-4 oblong. Intéressante.
VARCHI (Benedetto).
P. A.; 15 janv. 1541, 3/4 de p. in-fol. À
A ue le texte de l'inscription gravée en bas de la statue du philosophe fiorentin Francesco erini. 3
CASA (Giovanni della), archevêque de Bénévent, poëte et prosateur célèbre, un des écrivains les plus élégants du xvi° siècle, auteur d’ZI Galato, que Belleforest a traduit dans notre langue, n. à Mugello, près de Florence, 1503, m. 1556.
L. A. S. l'Arc. di Benev., à Pietro Vettori, à Florence ; Vérone, 1°" sept. 1554,
5 p. in-fol., cachet armorié.
Superbe lettre, où il parle littérature et religion.
CASTELVETRO (Lodovico), célèbre critique, adversaire déclaré d'Annibal Caro, n. à Modène, 1505, m. 1571.
L. A. &. à G.-B. Ferrari, à Pise ; Modène, 1°" mai 1552, 1/4 de p. in-fol., adresse, traces de cachet. — KR.
Il annonce qu’il est rentré chez lui sain et sauf.
FRANCO (Niccolo), poëte satirique et érotique de beaucoup de talent, adversaire de l'Arétin, n. à Bénévent, 1505, m. pendu à Rome, 1569. Pièce de vers autographe, 1 p. in-fol. — F$.
Véritable curiosité autographique. C’est une pièce adressée par Franco à l’Arétin.
CARO (Annibale), poëte et écrivain classique, dont la belle traduction de l'Z'néide est restée le principal titre de gloire, n. à Cittanuova (marche d'Ancône), 1507, m. à Rome, 1566. | L. A. S. à Lucia Bertana, à Modène ; Parme, 3 fév. 1557, 2 p. 344 in-fol., trace
de cachet. Légère déchirure dans un angle. — KR, (Recherché.) Superbe lettre sur ses différends avec Castelvetro.
CARO (Annibale).
L. A. S. au duc de Parme ; Rome, 21 oct. 1559, 3 p. in-fol., cachet. Fortement tachée d'humidité et raccommodée.
Très-intéressante lettre, pleine de détails sur le conclave. (Paul IV étant mort le 18 août 1559, après quatre mois de conclave, il fut remplacé par le cardinal Gianangelo de Medici, qui prit le nom de Pie IV.)
ARRIVABENE (Gianfrancesco), poëte, auteur des Zgloques maritimes, n. à Mantoue, vers 1510.
L. A. S. à César de Gonzague ; Tolède, 20 avril 1560, 1 p. in-fol., adresse, cachet armorié. — F6,
Chargé de négocier le mariage de César de Gonzague, il lui mande que les fêtes de Pâques l'ont empêché d'approcher de Philippe II.
VASARI (Giorgio), peintre, architecte et écrivain, auteur des Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, n. à Arezzo, 1512, m. 1574. (V. plus loin son article, série des Artistes.)
. VALVASONE (Erasmo di), poëte, auteur du poëme de la Caccia et de
celui de l'Angeleida, où l’on à cru trouver la première pensée du Paradis perdu de Milton, n. en Frioul, 1523, m. 1593.
L. A. S. au cardinal Cajetan ; Valvasone, 24 fév. 1588, 2 p. in-fol. — R7.
Relative aux moyens à employer pour réconcilier les comtes Martio Collalto et Pirro, PIGNA (Gianbattista NICOLUCCI, dit), historien de la maison d’Este,
réfutateur de Machiavel, n. à Ferrare, 1530, m. dans la même ville, 4 novembre 1575. 7
L. A. 8. à Ariosto, ambassadeur de Florence à Venise, 1/2 p. in-fol, adresse,
cachet armorié., — R°.
Relative à uné question de préséance.
GUARINI (Gianbattista), célèbre poëte, auteur du Pastor fido, ami et défenseur du Tasse, n. à Ferrare, 10 déc. 1537, m. à Venise, dans une auberge, 4 oct. 1612.
L. A.S. à Filippo Pepoli, à Bologne ; 8 juin 1591, 3 p. in-fol., adresse, traces de
cachet. — R
Très-belle lettre, pleine de détails intimes.