L. À. S.; Rome, 14 mars 1699, 2 p. in-fol. — KR
Belle lettre, où il parle, entre autres choses, de la mort de Joseph Scaliger.
RINUCCINT (Ottavio), poëte lyrique, dont le drame d’'Zwridice, joué à Paris en 1600, fut déclamé avec notation musicale, appelée depuis récitalif, n. à Florence, 1562, m. 1621.
P. A., 13 p. in-fol. Le dernier feuillet est doublé. — R?.
Mémoire sur son séjour à la cour de France, et sur le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV. Document des plus précieux, qui mériterait d’être publié, s’il ne l’est déjà. Il contient des détails intéressants, qu’on ne rencontre pas ailleurs. (Rinuccini avait suivi Marie de Médicis à la cour de France et il était devenu gentilhomme de la chambre d'Henri IV.)
TASSONI (Alessandro), poëte, qu'a rendu célèbre son poëme de la
Secchia rapita, n. à Modène, 28 sept. 1565, m. dans la même ville.
25 avril 1635.
L. A. S. (au chevalier Annibal Sassi, à Modène) ; Rome, 5 nov. 1624, 1 p. in-fol. Fe: | |
Très-curieuse lettre sur les intrigues de la cour de Rome.
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MARINO (Gianbattista), dit le Cavalier Marin, poëte fécond, auteur des poëmes d’Adonis et du Massacre des Innocents, appelé en France par Marie de Médicis, n. à Naples, 18 oct. 1569, m. dans la même ville, 25 mars 1625.
L. A. S.; Turin, 2 mai 1614, 1 p. in-fol. Rognée en bas. — A. S. KR. — 5, À (On trouve, de lui, des quittances de la pension qu'il touchait à la cour de France.)
Belle lettre, relative à un de ses sonnets.
MARINO (Gianbattista).
L. A. S. à G. Mancini ; Turin, 23 mars 1615, 1 p. in-fol. Jaunie. Lettre de félicitations sur Hercole incoronato.
DAVILA (Enrico-Catarino), historien des guerres civiles de France, au service de laquelle il a été pendant de longues années, n. à Sacco, près de Padoue, 30 oct. 1576, m. 1631. |
L. A. S., en latin, à Aloisio Lollino, évêque de Bellune; ides de mai 1617, 1 p. 1/2 in-fol. — KR. (Recherché.) ,
Lettre signée en tête, selon la coutume latine; elle est relative à des questions d’érudition et émaillée de citations grecques.
DAVILA (Enrico-Catarino).
L. À. S., en latin, à l'évêque de Bellune ; ides d'octobre 1617, 2 p. 1/2 in-fol. Lettre signée en tête. Considérations sur la vie qu’il mène et sur les occupations de l’évêque. DAVILA (Enrico-Catarino).
L. A. S. à l’évèque de Bellune ; veille des nones d'avril 1620, 1 p. 1/2 in-fol. Tachée d’eau. | Lettre signée en tête. II se plaint de la rareté des lettres de l’évêque.
BENTIVOGLIO (Guido), cardinal, littérateur, historien des guerres civiles de Flandre, nonce apostolique en France, n. à Ferrare, 1579, m. à Rome, 4 sept. 1644.
L. A. S. au cardinal Rosciafoco; Rome, 19 avril 1622, 1 p. in-fol. — FR. Relative à l’évêché de Senlis.
SIRI (Vittorio), bénédictin, aumônier et historiographe de Louis XIV, auteur de Mémoires, n. à Parme, 1608, m. à Paris, 6 oct. 1685. L. A. S. ; Parme, 26 mars 1658, 3 p. in-4.
Lettre politique sur les événements du temps.
ROSA (Salvatore), célèbre peintre, graveur, poëte, musicien, artiste d'une singulière énergie, n. à Arenella, près de Naples, 20 juin 1615, m. à Rome, 15 mars 1673.
Pièce de vers A. S. Salvator Rosa, 1 p. 1/2 pet. in-fol. — A. S. F5. — À. $. de ses initiales : R*. —(ARéservé.)
Violente diatribe contre les peintres de Rome, ses rivaux, qu’il représente comme des ânes ayant pris un arbuste couvert de fleurs pour un chardon. L’arbuste a des épincs terribles pour se défendre, et de l’âcreté dans la saveur, pour faire repentir les imprudents d’avoir tenté de brouter son feuillage. « Ainsi, sottes bêtes, leur dit-il, vous avez fait à mon égard ; vous avez passé vos langues envieuses sur mes œuvres, espérant les effacer; mais, moi, triple artiste, je m'en venge, en reproduisant au vif, de mon pinceau ou de mon burin, vos longues oreilles, en répandant le corrosif de mes vers sur vos têtes Apps Allez! je vous donnerai cette célébrité, que vous ne sauriez atteindre; mais ce sera la seule qui vous con-
vienne, celle d’une mémoire ridicule. Si cela ne vous suffit pas, j'ai une épée qui consentira, non sans regret, à se souiller de votre sang de brute. » ;
CALCAGNINT (Matilda BENTIVOGLIO), sœur de Cornelio Bentivoglio, femme de lettres, membre de l’Académie des Arcades, n. dans la seconde moitié du XVII° siècle.
L. A. S. à son frère ; Modène, 26 mai 1699, 2 p. 1/2 in-8. — F.
Relative aux préparatifs d’une fête.
BENTIVOGLIO (Cornelio), cardinal, poëte, nonce en France sous Louis XIV, n. à Ferrare, 27 mars 1668, m. à Rome, 30 déc. 1732. L. A. S.; Rome, 10 octobre 1690, 4 p. in-8. Tachée d'eau. — A. S. 5. —S. C.
Relative aux affaires de la cour de Rome.
GIANNONE (Pietro), avocat, historien, ennemi du pouvoir temporel des papes, n. à Ischitella (Pouille), 7 mars 1676, m. en prison à Turin, 7 mars 1748.
L. A.S.; Vienne (en Autriche), 7 août 1723, 1 p. in-fol. — R7.
Lettre écrite de Vienne, où Giannone s'était retiré, après son excommunication, et vivait d’une pension à lui donnée par l’empereur Charles VI. Il proteste contre les accusations portées contre ses ouvrages.
ZANOTTI (Francesco-Maria), président de l’Institut de Bologne, écrivain pur et élégant, qui popularisa, en Italie, les systèmes de Descartes et de Newton, et traita, avec compétence, les questions d'art, n. à Bologne, 6 janv. 1692, m. dans la même ville, 25 déc. 1777.
L. A. S. à son Excellence .… ; Bologne, 6 nov. 1753, 4 p. in-4. — KR.
Lettre de compliments. Le bruit s’est répandu de la mort de M. de Fontenelle. Si la nouvelle est vraie, il manquera au monde un ornement. (Fontenelle ne mourut que quatre ans
“plus tard.)
FOSCARINTI (Marco), doge de Venise, auteur de l'ÆZistoire secrète de la cour de Vienne, et de celle de la littérature vénitienne, qu'il n’a pu achever, n. 30 janv. 1696, m. 31 mars 1763. 1° L. A. S. à Gianandrea Muttoni, à Rovigo; Venise, 22 sept. 1742, 1 p. in-4,
adresse, cachet. Raccommodée. — F&.
Belle lettre de compliments.
90 L. 8., avec la souscription autographe, au comte Fr. Algarotti, à Berlin ; Venise 7 oct. 1747, 1 p. in-4.
METASTASIO (Pietro-Antonio-Domenico-Bonaventura TRAPASSI, dit), célèbre poëte lyrique et tragique, n. à Assise, 13 janv. 1698, m. à Vienne, 12 avril 1782.
L. A. S. à Gaspard Angiolini, à Saint-Pétersbourg ; Vienne, 9 déc. 1766, 2 p. in-4, adresse, cachet représentant Pégase. — FR. (Recherché.)
Très-belle lettre, où il parle de deux de ses ouvrages, La Didone abbandonata, qui, depuis quarante ans, dit-il, assourdit de ses lamentations tous les théâtres d'Europe, et Achille in Sciro.
GOLDONTI (Carlo), poëte comique, surnommé le Holière de l'Italie, qui a donné au répertoire du Théâtre-Français le Bourru bienfaisant, n. à Venise, 1707, m. à Paris, 1793.
L. A. S.; Venise, 10 fév. 1758, 3 p. in-4. — K. ( Recherché.)
Belle lettre d'envoi des trois tomes parus de son Nouveau théâtre comique.
GOLDONT (Carlo).
L. À. S. à son Excellence … ; Paris, 3 déc. 1764, 3 p. 1/2 in-4.
Curieuse lettre. Il n’y a pas d'auteur à Paris capable de donner deux comédies en un an. Ses comédies, à lui, continuent avec une médiocre fortune. Il a dû en faire pour Fontainebleau et pour Versailles. Celle du Rendez-vous nocturne n’est qu’une farce, mais elle a fait plaisir. Il a composé un opéra comique pour Venise, La notte critica.
GOLDONI (Carlo).
L. A. S. au poëte comique Albergati Capacelli ; Paris, 18 mars 1765, 4 p. in-4.
Très-curieuse pièce. — Comme il était sur le point de retourner en Italie, la Dauphine, sa grande protectrice, l’a fait appeler à la cour par le Roi, qui l'a chargé d’enseigner la langue italienne à sa fille ainée, Mme Adélaïde. Son élève travaille beaucoup et fait de rapides pro— grès. Méthode d’enseignement. On parle de lui donner les mêmes fonctions auprès des princes. C’est le premier exemple d’un étranger enseignant les enfants de France. Cette besogne ne lui plait pas beaucoup ; mais elle lui offre la perspective d'une pension. Les pre—
miers hommes de la littérature aspirent, ici, à recevoir cet honneur de diriger une éducation
princière. L’italien est, en ce moment, enseigné aux princes par un membre de l’Académie française.
CASTI (Gianbattista), poëte et conteur, auteur des Animaux parlants et de nouvelles galantes, n. à Prato, 1721, m. à Paris, 1803. L. A. S. à une marquise ; Vienne, 15 avril 1793, 4 p. in-4. —- R*. (Recherché.)
Belle lettre où il parle des compositeurs Salieri et Koseluch.
CASTI (Gianbattista).
L. A. S. à M. Renier Ciotta, à Livourne; Pise, 6 juin 1797, 1 p. in-4, adresse, traces de cachet. Taches d’eau, dont une a enlevé les deux premières lettres de la signature.
GALIANI (Ferdinando), économiste et littérateur spirituel, souvent bouffon, n. à Chieti, dans les Abruzzes, 2 déc. 1728, m. à Naples, 30 octobre 1787.
L. A. S., en français, à M. de Scowaloff, chambellan, à Saint-Pétersbourg; Naples,
12 fév. 1782, 3 p. 1/2 in-4, adresse, cachet armorié de cire rouge. — A. S. FR. - À. R. (Kecherché.)
Il le remercie de l’envoi d’un manchon en astracan damasqué, qui lui a été remis par le prince Joussoupoff, et est ravi d'apprendre son retour en Italie. « Le Prince de Francavilla mourut avant hier; il auroit dû être le plus heureux, puisqu'il étoit le meilleur des humains ; mais pour être heureux, il vaut mieux d’être avisé que bon. » — Il a été présenté samedi par là Reine aux comtes du Nord, qui lui ont fait l'accueil le plus gracieux; ce qui a donné, sans doute, à ses jaloux compatriotes tout autant d'envie que celui que lui firent l’archiduc et l’archiduchesse de Milan. — Il achève, en ce moment, un ouvrage sur les Droits des souverains neutres; mais il ne sera pas achevé, lors du départ des grands ducs. II ne peut que lui envoyer son livre della Moneta, nouvellement réimprimé avec des notes.
CESAROTTI (Melchiore), littérateur, auquel on doit un Z'ssai sur la philosophie des lanques et une traduction italienne d'Ossian et d'Homère, n. à Padoue, 15 mai 1730, m. 3 nov. 1808.