L. A. S. à un provéditeur ; Madrid, 29 no
vembre 1518, 1 p. in-fol., adresse et cachet armorié. — À. S. R7. — $S. R.
Il accuse réception d’une lettre et de dépêches adressées au roi, et annonce que le même courrier Ca va transmettre ces dépêches.
CERVANTES SAAVEDRA (Miguel de), le plus beau génie littéraire de l'Espagne, immortalisé par son Don Quichotte, livre qui a enterré dans le ridicule les caudataires de la chevalerie féodale, n. à Alcala de Henarès (Nouvelle Castille), 9 oct. 1547, m. à Madrid, 23 avril
P. A. S. de trois lignes ; 4 fév. 1593, 1 p. 1/2 in-fol. — R*.
C’est une sorte d’accusé de réception, à la fin d’une lettre à lui notifiée le 4 janvier 1593, lui demandant la relation de ce qu'il a fait et la note de ce qu’il a reçu en vertu d’une commission de Francisco Benito de Mena. Autographe rarissime.
HERRERA-TORDESILLAS (Antonio de), écrivain, dont le style est très-prisé en Espagne, auteur de divers ouvrages historiques, parmi lesquels son grand travail sur l'Amérique tient le premier rang, n. à Collar, 1559, m. 1625.
ARTE L. A. S.; Madrid, 14 octobre 1612, 6 p. 1/2 in-fol. — KR.
Importante lettre politique, où il donne des nouvelles circonstanciées de ce qui se passe à la cour, et notumment du prochain voyage du Roi avec la duchesse de l’Infantado.
VEGA-CARPIO (Felix-Lope de), le premier poëte dramatique de l'Espagne, dont le génie facile rachète le défaut de profondeur par le charme de l'invention, n. à Madrid, 25 nov. 1562, m. 26 août 1635. P.A4:8r; 8 p. pet. in-4. —R*.
Préface de la comédie du Cardinal de Belen. A la suîte se trouvent les noms des personnages de la pièce. — (On sait que les autographes de Lope de Vega sont extrémement rares. C'est peut-être le seul qui existe dans une collection française.)
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SOLIS (Don Antonio de), une des premières réputations littéraires de l'Espagne, historien et poëte, auteur de l’Æästoire de la conquête du Mexique, n. à Plaisance, en Estradamure, 1600, m. 1686.
Le A. à au marquis de Castelnovo ; de sa maison, 30 sept. 1683, 1 p. 1/4 pet.
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Il remercie le marquis de Castelnovo de toutes les marques d’estime qu’il lui a données, et lui recommande, d'une facon très-chaleureuse, un certain Don Diego Joseph Dormer. Dans le post-scriptum, il le prie de protéger les hommes de lettres.
LLORENTE (Don Juan-Antonio), auteur de l’ÆZistoire de l'Znquisition, qui lui valut de nombreuses persécutions, n. à Rincondelsoto (Aragon), 1756, m. 1823.
L. A. S., en français, à Raynouard; Paris, 13 janv. 1822, 1 p. 1/4 in-4. — C.
Il désire avoir le texte de la réponse que le comte François de Neufchateau a faite à ses . Observations sur les romans de Gil-Blas de Santillane et du Bachelier de Salamanque.
ANGLETERRE
BLACVOD (Adam), conseiller au présidial de Poitiers, l’apologiste de Marie Stuart et du pouvoir absolu, dont les œuvres ont été rééditées, en 1644, par Gabriel Naudé, n. à Dublin (Ecosse), 1539, m. à Poi-
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P. S., en français, sur vélin, sig. aussi par sa femme; Poitiers, 28 mai 1605, 1 p. in-fol. oblong.
Aveu, rendu par lui et Françoise Baron, sa femme, à Gabriel de Saint-—
Georges, de son hôtel des Huguelleries, en Saint-Sauveur, relevant de
la baronnie de Couhé.
BACON (Francis), l'illustre philosophe. (V. série des Znitiateurs, n°13). MILTON (John), un des plus grands génies littéraires des temps mo-
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dernes, auteur du Paradis perdu, secrétaire de Cromwell, n. à Londres, 9 déc. 1608, m. dans la même ville, 8 nov. 1674.
Sa signature : Joannes Miltonus, en regard de ces mots : « Si Loc tuum in primis verum el immortale decus, Anglia, quod loanem Wiclefum edideris, primum ausum romanæ meretrici bellum palam indicere, » écrits sur le titre d'un exemplaire des portraits des réformateurs et réformés illustres, publiés par Théodore de Bèze (Genève, J. Liaonius, 1580, in-4), qui lui a appartenu. La reliure en veau, qui paraît dater de la première moitié du xvrr siècle, porte le n° 318. — A. S. R*. — 5. R, — (Réservé.)
Ce volume a été apporté d'Angleterre en Bas-Poitou, vers le milieu du siècle dernier, en même temps qu’un exemplaire de La navigation du roy d’Escosse Jacques, cinquiesme du nom,
autour de Son royaume et isles Hebrides et Orchades, soubs la conduicte d'Alexandre Lyndsay, excellent piloite escossois. Paris, Gilles Bey, in-4. Sur le
côté gauche de la marge du titre de ce volume se trouve également la signature de J. Milton et deux petites 7 ]lionus lignes de sa main. On m'a également signalé un troisième Se
ouvrage, ayant même provenance, mais il n’a pu être retrouvé.
1437. LOCKE (John), illustre philosophe sensualiste et rationaliste, précur-
seur de Condillac par son Z'ssai sur l'entendement lumain, et de Jean-Jacques Rousseau par ses traités du Gouvernement civil et de l’Zducation des enfants. (V. série des Znitiateurs, n° 26 et 27.)
L. A.S. à M. de Juigné-Locé, chez Mme Ayrauld, à Angers ; Angers, 22 août 1678, 1 p. 1/2 in-4, adresse, traces de cachet. — (Réservé.)
« Monsieur, un ami de M. l'abbé Froger m'a engagé de passer par Thouars, Fontenay et Marans, me rendant à la Rochelle. Cette route là est, suyvant luy, à préférer à l’autre que j'avois résolue de suyvre, et ce qu’il m'a conté des richesses du chasteau de M. le duc de la Tremouil a commencé à me faire faire reflection en sa faveur... Une route cahoteuse ne me déplaist point, pourveu que le pays soit plaisant, sans fâcheuse rencontre. Je veux bien employer mon voyage à conoistre lès provinces où je seray passé, et ne pas négliger ce qu'elles ont de curieux et rare, comme il arrive aux étrangers mal conseillers, ou du tout, par des tuteurs généreux... »
= Mb LOCKE (John).
L. A. S. J. L., en français, à Thoynard ; Bexwells, à 10 milles de Londres, 6 juin 1679, 2 p. pl. in-fol., adresse et cachet armorié. Le papier est jauni par partie et a de nombreuses piqüres de vers qui n'entament en rien le texte.
Très-importante lettre, et l’une des plus curieuses de la correspondance de Locke avec Thoynard, écrite peu de temps après son retour de France en Angleterre. On s'étonne, en le lisant, de la gaieté et de la verve spirituelle du philosophe, qui prétend néanmoins que «son cervel » est comme du plomb. Après force détails intéressants, ilécrit, en effet, à Thoynard : «de n'ai pas eu le temps encore pour aller à la Société royal, si bien que je ne puis pas rien dire de ce qui se fait parmi nos virtuoses. En peu de temps, j'espère, je me réconcilierai avec les muses, ou, si la méchanceté de nos européens ne permet pas qu’on mène une vie si humaine et si honeste en repos, me voici tout prest à vous accompagner à l’isle de Bourbon. Mais si vous pouvez vous contenter d’estre éloigné de ces meschantes gens par le grand Océan, qui estoit le bornal à l’ambition et à l’avarice de leurs aieules, sans passer la line, et vous establir aux antipodes, où tout le corps de la terre soit comme un boulvart entre deux, nous irons, à la Caroline, à une fort bonne isle, qu’on m’a fait l’honeur d'appeler de mon nom. C’est là où vous serez empereur, parce que Je puis vous respondre que tout ce qui s’appelle Locke est disposé à vous obeyir, et c’est là où vous establirez un empire de repos et de létres. A ce fin, je souhaite (si vous faites quelque voyage) que vous allassiez plustost avec Monsieur Saint-Colombe qu'autre part, parce que j'espère qu’estant sur mer et dans la Manche, il vous prendra l'envie de mettre pié à terre à Ric ou à Dover, si bien que nous aurons la commodité de parler ensemble de cet affaire et de prendre nos mesures pour cet establissement là. Il y a bien des autres raisons pourquoi je souhaite avec empressement l’honeur de vous voir en Angleterre, que vous sçaurez à vostre arrivée, entre autres, j'ai commandé pour vous une belle fille pour estre vostre femme. N’aiez pas peur, ny quittez le dessein de vostre voyage, comme fist nostre bon ami Monsieur Bernier. La condition des hommes est beaucoup meilleure ici qu’en Ethiopi. Si elle ne vous agré pas, après que vous l'aurez expérimentée quel— ques temps, vous la venderez, et je crois à plus grand prix qu'un homme retira, pour sa femme, à Londres, la semaine passée, où il la venda pour quatre sous la livre. Je crois que la vostre rendra 5 ou 6 s. par livre, parce qu’elle est belle, jeune, est bien tendre et marchandise bien conditioné pour cet espèce là. Je vous prie d'amener avec vous Monsieur Saint- Colombe, qui, je crois, iroit bien loign pour vous voir marié, et encore plus loign pour estre à la marché où vous vendrez vostre femme à tant par livre, comme j'ai veu vendre des pourceaux à Montpellier. Faites lui mes humbles baise mains, et dites lui, s’il n’avoit pas une excellente femme comme est la sienne, je le conseillerois de l’amener avec lui. Je ne sçai sil faut parler de cela à vos abbés (les abbés Renaudot, Formentin, de Gyvès et Froger), parce qu’ils ne sont pas de cette sorte des abbés qui se mellent de cette sorte de trafique, et même on dit que messieurs les abbés qui s’en mellent ont les femmes des autres à meilleur marché qu'à 4 s. par livre. »
(Locke avait rédigé en français, pour Nicolas Thoynard, sous forme de lettre, une Nouvelle méthode de dresser un recueil des lieux communs, qui a été insérée, en: anglais, dans les œuvres posthumes du philosophe.)
SWIFT (Jonathan), publiciste et écrivain humoristique, qui nous à laissé un chef-d'œuvre dans les Voyages de ulliver, n. à Dublin, 30 nov. 1667, m. dans la même ville, 9 oct. 1745.
L. A. S. au docteur Clerk, au collége de Dublin; 12 déc. 1734, 2 p. 1/2 in-4,
cachet brisé. Léger raccommodage. — R?.
Curieuse lettre sur un mémoire du docteur Clerk réclamant des réformes dans l’Université de Dublin. Swift croit que le Gouvernement ne tiendra pas compte de cette réclamation et il déplore le mauvais style des ecrivains et prédicateurs ir andais, qui semblent prendre modèle
sur leurs confrères anglais.
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BOLINGBROKE (Henry SAINT-JOHN, vicomte de), homme d'État et écrivain, n. à Battersea, 1° oct. 1678, m. 15 déc. 1751. L. A. S., en français, à l'abbé Alary ; 30 mars 1718, 1 p. 1/4 in-4. — À. S. R7. — AE:
Charmante épiître où il le félicite du rétablissement de sa santé et des relations qu’il a entamées avec Mwe de Ferriol. « Je rends graces à Dieu, avec Guy Patin, de ce qu’il ne m'’ait faict naître ni prêtre ni femme, ni juif. Pour les Turcs, ce sont de bonnes gens, ceux de Ja secte d’Ali s'entend. Mais il m'est arrivé cent fois, depuis que vous avez pris le petit colletde souhaitter le contraire. Je voudrois être évêque ou archevêque, et vous avoir pour mon grand vicaire. »
POPE (Alexander), un des poëtes anglais les plus purs, célèbre par son Æssai sur l’homme et par celui sur la Critique, qui est une sorte d'Art poétique, n. à Londres, 22 mai 1688, m. à Twickenham, 30 mai 1744.