‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 95 sur 227 · L. À. S. à une dame, 3/4 de p. in-4. — R*. ( Recherché · texte numérisé non relu

L. À. S. à une dame, 3/4 de p. in-4. — R*. ( Recherché

Jolie lettre, pleine de témoignages d'affection.

TENNYSON (Alfred), un des meilleurs poëtes contemporains de l’Angleterre, n. à Somersby (comté de Lincoln), 1810.

L. A. S. à M. de Goey; 6 août 1877, 1 p. in-8’ enveloppe. Jolie pièce. — R*. (Recherché.)

DICKENS (Charles), écrivain de génie, qui a retracé dans ses romans, avec une émouvante éloquence, les mœurs et les souffrances de la démocratie anglaise, n. à Portsmouth, 7 février 1812, m. à Broad- Stairs, 9 juin 1870.

L. A.S. à Horace Smith ; Londres, 19 juill. 1842, 1 p. 1/2 in-8. — FR. (Recherché.)

Il se félicite d’avoir fait sa connaissance en criant, en même temps que lui, au voleur ! dans la foule. Il espère qu’on finira par étran— gier les brigands du continent 1 éditeurs

e contrebande), mais il n’a pas autant d'espoir quant aux pirates américains.

Pourtant 1l ne faut pas céder sans mur— murer; cela les contrarie, il le sait, et c'est déjà quelque chose. Il est enchanté du passage de sa lettre qui dit que sa carrière littéraire touche à sa fin; car, tous les riches se plaignant de leur pauvreté, il croit y voir la promesse de beaucoup d'ouvrages futurs.

ALLEMAGNE

REUSNER (Nicolas), célèbre poëte et jurisconsulte allemand, profes-. eur de droit à l'Université de Strasbourg, qui reçut de l'empereur Rodolphe II le laurier poétique et le titre de comte palatin, n. à Lemberg (Silésie), 2 fév. 1545, m. à léna, 12 avril 1602.

L. À. S., en latin, à Joachim Camerarius, à Nuremberg; Iéna, 1°" août 1595,

1 p. 1/2 in-fol., cachet armorié. — FF. | Très-intéressante lettre, où il parle de plusieurs de ses ouvrages, entre autres : Poëmata,

Orationes panegyricæ, de bello Turcico selectissimæ orationes et consultationes variorum

auctorum. Curieux détails sur la difficulté de trouver un éditeur.

LEIBNIZ (Gottlieb-Wilhelm), illustre philosophe. (V. série des Zn1- ‘tiateurs, n° 33.)

WOLF (Christian von), philosophe et mathématicien, continuateur de Leibniz, chassé‘ de Prusse, en 1723, comme impie et athée, pour avoir fait l'éloge de la sagesse pratique de Confucius et des Chinois, mais rappelé par le grand Frédéric, n. à Breslau, 24 janv. 1679, m. 9 avril 1754.

L. A. S., en latin (à la marquise Du Chastellet); Halle, 6 mai 1741, 2 p. 3/4 in-4.

ps

Superbe lettre de félicitations sur le premier volume de ses Institutions physiques.

POELLNITZ (Karl-Ludwig von), aventurier et écrivain, favori du grand Frédéric, qu'il égayait par ses saillies, auteur de la Saxe galante, n. à Ifsoum (Electorat de Cologne), 25 fév. 1692, m. à Berlin, 23 juin 1775. | ;

L. A. S., en français (à la margrave de Baireuth); Berlin, 22 janv. 1751, 6 p.in-4.

— F. M Très-intéressante lettre, pleine de détails sur la cour de Prusse. Nouvelles du carnaval.

Piquants renseignements sur le procès du roi des poëtes (Voltaire) contre le juif Hirsch.

« Le pauvre poëte est hué de tout le monde; il disoit, il y a quelques jours, au Chancelier

que s’il ne lui faisoit gagner son procès, il mettroit la croix du Mérite et la clef de hambellan aux pieds du Roi et qu'il feroit des vers. Le Chancelier répondit : «Eh bien,

Monsieur, si vous rimés en françois, je rimerai en allemand.» Quoi qu’il en soit, le champ de

bataille pourroit bien rester au Chancelier, le poëte étant très-mal du scorbut et venant de perdre deux dents de devant, ce qui n’embellit pas son. masque. »

GELLERT (Christian-Furchtegott), poëte, dont les Fables et les Contes sont restés populaires, n. à Haynichem (Saxe), 4 juillet 1745 ns à Leipzig, 13 déc. 1769.

L. A. $. à une dame; Leipzig, 31 mars 1764, 1 p. 1/2 in-4. — K. (Recherché.

Superbe lettre, pleine de sentiments religieux : « Je ne pense jamais à la mort du grand

Addison sans jalousie chrétienne. Quand il renonçait aux médecins (raconte Young, l’homme le plus consciencieux) et s’était débarrassé de toutes les affaires de ce monde, il fit venir un

jeune parent qu'il aimait et qui le méritait. Celui-ci le trouva dans l’inanition la plus abso-

lue, ne pouvant pas parler : «Vous m'avez fait appeler, dit après une pause longue et respectueuse, le jeune parent, et j'espère, cher maître, que vous aurez à m’ordonner quelque chose. Quoi que ce soit, je le remplirai religieusement. » —« Non, mon fils, pas de comman— dement, dit Addison, en serrant doucement la main au jeune homme : Voyez dans quelle joie le chrétien meurt. » — Quelques minutes après, il mourut. O mon Dieu! si ma fin pouvait être pareille ! »

GRIMM (Friedrich-Melchior von), diplomate et critique, Allemand par sa naissance, Français par ses écrits, n. à Ratisbonne, 26 déc. 1723, m. à Gotha, 19 déc. 1807.

L, À., en français; Paris, 15 sept. 1754, 6 p. pl. in-4. — A. $. R*. — A. et S. R*.

(Recherché.) Publication de MM. Cochin et Bellicard sur les antiquités de la ville d'Herculanum. Eloge du talent de Cochin. — Le 4 volume de l'Encyclopédie est sur le point de paraître. Diderot

est plus sévère que qui que ce soit sur les défauts de ce livre si remarquable.— Considérations sur la musique italienne. — Texte de l’'Ode anacréontique à la rose. GRIMM (Friedrich-Melchior von).

P.S., en français; Paris, 14 juill. 1779, 3/4 de p. in-fol., cachet armorié. Curieux document. Grimm reconnaît avoir recu de Panckoucke les lettres de la duchesse de Saxe-Gotha à Voltaire, au nombre de quatre-vingt-dix-neuf. KANT (Immanuel), le grand philosophe. (V. série des Zniliateurs, n° 49).

KLOPSTOCK (Friedrich-Gottlieb), célèbre poëte, auteur de la Wessiade, n. à Guedlinbourg (Saxe), 2 juillet 1724, m. à Hambourg, 14 mars 1803. ;

Page 1